vendredi 22 mai 2015

Jeux dangereux

Vous ne regarderez plus votre téléphone intelligent comme avant… Voilà la phrase de présentation qui m'a piégée et décidée pour ce partenariat en numérique, un format de lecture qui n'a pas particulièrement ma faveur. Merci à Jérôme Dumont éditions et à Livraddict. Du même auteur mais dans un tout autre registre, j'ai découvert dans sa bibliographie et je souhaiterais lire Maigrir sans faire de régime ? C'est possible !

Sans même avoir accédé à la requête insolite d'Amandine, Gabriel se laisse emporter par le maelström de volonté qui caractérise la jeune femme. Pourtant, elle sollicite l'avocat en dehors de son champ d'action habituel : inquiétée par les déplacements de son mari et collaborateur direct entre leur siège de Nice et leur agence québécoise, elle soupçonne d'emblée une malversation plutôt qu'une infidélité. Amandine née MacLane et très prochaine ex-Mme Deschamps, est la fondatrice et PDG d'une startup spécialisée dans le développement d'un produit addictif, au croisement des jeux en ligne et des réseaux sociaux.
Chargé de découvrir le pot aux roses, Gabriel se montre plein de ressources et d'entregent. En à peine une demi-journée d'infiltration, il parvient à déceler au milieu de tous ses échanges avec une dizaine d'employés la confidence qui permet à Amandine de tout comprendre et de contrattaquer vigoureusement. Puis il met à contribution des amis très bien placés (un certain Ange providentiel dans les situations à haut risque) et il manipule tout le monde allègrement sauf la belle qui le mène par le bout du nez.
D'un côté, j'ai trouvé le scénario gentillet, de l'autre, le (duo de) charme a opéré et j'ai eu envie de me laisser prendre aux grosses ficelles de cette histoire policière qui sentait l'eau de rose à vingt lieues. Comme il y a de nombreux autres tomes à suivre (sept parus à ce jour), je subodore que ces deux là vont passer un certain temps à jouer à " cours après moi que j't'attrape ! "
Il y a de l'action à toutes les pages et des enchainements foudroyants. C'est trépidant car les personnages foncent entre Nice et Montréal sans beaucoup laisser au lecteur le temps de réfléchir. Malheureusement, certains traits de l'intrigue ne sont absolument pas crédibles. La solution sort souvent du chapeau ou pour reprendre une image venue du théâtre, l'auteur fait trop appel au deus ex machina.
En somme, Gabriel et Amandine m'ont fait l'effet de poissons rouges qui jouent dans le bain des requins et qui pourtant les battent avec leurs propres armes.
Pour finir sur une note moins dubitative, l'aspect non fictionnel auquel Jérôme Dumont invite le lecteur à réfléchir, est convaincant. Je reste persuadée que les risques liés au développement des nouvelles technologies d'information et de communication et à l'exploitation potentiellement illégale des données collectées à l'insu des internautes (réseaux de relations, habitudes de navigation, géolocalisation, coordonnées personnelles...) sont suffisamment avérés pour être inquiétants. Justement une réalité aussi alarmante aurait mérité des solutions scénaristiques plus élaborées.
En somme, je reconnais à ce roman plein de belles qualités, excepté qu'il m'a manqué le petit plus qui fait la différence.

jeudi 21 mai 2015

Lire sous la contrainte COSMOS

en cours : L'insomnie des étoiles de Marc DUGAIN
à lire : Planète à louer de Yoss
déjà lus :
Les croisés du cosmos *** de Poul Anderson
Exoplanète *** de Martial Caroff
La planète des singes *** de Pierre Boule
Bleu univers **** de Tarek Issaoui
Dans ma wish list :

 Skippy dans les étoiles par Paul Murray Les étoiles regardent aussi par Julien Morgan Dix façons d'assassiner notre planète par Alain Grousset Une planète nommée Trahison par Orson Scott Card L'insomnie des étoiles par Marc Dugain La trilogie de l'espace : L'intégrale par Arthur C. Clarke La Trilogie Atlante, Tome 2 : Les Fils du Soleil par Corinne Guitteaud Le Cycle des Robots, Tome 4 : Face aux feux du soleil par Isaac Asimov Soleil vert par Harry Harrison Etoiles, garde à vous ! (Starship Troopers) par Robert A. Heinlein En dépit des étoiles par Michel Quint Forteresse des étoiles par Carolyn J. Cherryh Soleil dans une pièce vide et autres scènes par Claude Esteban L'Étoile de Strindberg par Jan Wallentin Valérian et Laureline, tome 10 : Brooklyn Station, Terminus cosmos par Jean-Claude Mézières Pardon, vous n'avez pas vu ma planète ? par Bob Ottum Sous le soleil de minuit par Leif GW Persson Les pommes d'or du soleil par Ray Bradbury Destination univers par  A.E. Van Vogt Planète à louer par  Yoss La Saga des Sept Soleils, Tome 1 : L'Empire Caché par Kevin J. Anderson Le Prisonnier de la planète Mars et La Guerre des Vampires par  Gustave Le Rouge

jeudi 14 mai 2015

Daddy's girl



flag Tour du monde : AFRIQUE DU SUD

La fille à papa n'est peut être pas celle qu'on croit de prime abord en lisant ce roman. En effet, plusieurs paires peuvent fonctionner et je penche pour ma part vers la plus improbable des deux. Ceci étant dit, le texte de Margie Orford est intéressant à plus d'un titre. C'est un polar qui change les habitudes tout d'abord car l'Afrique du Sud est un terrain littéraire peu fréquenté. Ensuite, le héros est un policier de l'antigang, noir et musulman. Globalement, les rapports humains ne sont pas édulcorés et l'auteur dresse un portrait sans concession du Cap à l'approche de la Coupe du monde de football, avec ses gangs d?une brutalité inouïe et ses luttes de pouvoir post apartheid. Concernant l'écriture, on passe sans cesse d'un personnage à un autre sans indication de changement pourtant tout s'enchaîne très clairement et je n'ai jamais été perdue pour retrouver qui pensait ou agissait grâce à une construction remarquable et bravo à la traduction.
Le récit se déroule sur une semaine : sept jours pour retrouver une petite fille, disparue à la sortie de son cours de danse dans un quartier tranquille de la ville. Les possibilités sont multiples dans une ville sans pitié pour les plus faibles, entre les victimes d'un tueur en série qui s'en prend à des petites filles et la guerre des gangs qui cherche à asseoir le partage de la ville en territoires au prix de la vie de jeunes innocentes.
Pourtant la police privilégie une autre théorie maison : l'enlèvement de la petite Yasmin de 6 ans par son propre père le capitaine Riedwaan Faizal récemment séparé et en conflit avec la mère de la fillette qui veut émigrer au Canada. Présumé coupable, Faizal est écarté de l'enquête et menacé de mise à pied. Il engage une course contre la montre pour retrouver sa fille saine et sauve, avec l'aide de sa coéquipière et du Dr Clare Hart, une journaliste d'investigation et psychologue dont l'émission télévisée cherche la trace des fillettes disparues.

Info en plus (Source Payot)
Journaliste d'investigation et photographe, Margie Orford a grandi en Namibie et en Afrique du Sud/ Elle vit aujourd'hui à Cape Town et mène un combat quotidien pour la cause des femmes et des exclus de son pays.

samedi 9 mai 2015

La neuvième vie de Louis Drax

challenge numérique neuf

C'est par la voix mentale de Louis Drax, déclaré cliniquement mort par les médecins, puis reconnu simplement plongé dans un profond coma, que le lecteur découvre la vie du petit garçon entre sa naissance et ses neuf ans.
En dépit de son intelligence précoce, la narration comprend donc forcément des zones d'ombre, des passages obscurs et des interprétations fallacieuses.
Persuadé d'avoir neuf vies comme les chats, Louis a survécu déjà huit fois ! A l'occasion d'un pique nique pour fêter son dernier anniversaire, en la rare présence de son père Pierre, pilote de ligne, il est victime d'une chute dans le torrent qui coule au fond d'un ravin. Les circonstances, notamment la présence des adultes autour de lui à l'instant de l'accident fatal, sont floues. Son père, disparu depuis l'accident, apparaît comme le coupable désigné.
Le récit de Louis, entrecoupé de ses discussions avec un autre petit garçon et des entrevues de sa mère avec le corps médical, provoque un malaise diffus qui évolue en doute insidieux. Le choix du narrateur est bienvenu pour éveiller les soupçons du lecteur sans donner d'emblée toutes les clefs de résolution.
A travers la grille de compréhension d'un enfant, Liz Jensen parvient à rendre compte des ramifications et de l'absence de solution au délicat problème auquel elle a choisi de s'intéresser. L'histoire se densifie dans la seconde partie, mais je me suis ennuyée pendant les 100 premières pages. Heureusement que j'ai poursuivi car je ne me serais pas du tout attendue à un tel développement.
Lu le 25 juillet 2014
= SPOILER =
Manipulatrice et souffrant du syndrome de Münchhausen par procuration (le terme est lâché dans le roman, mais pour le contester), la mère de Louis fait plus figure de victime que de coupable. Comment accabler une mère éplorée si coopérative avec les médecins et dévouée à son enfant ?
Pourtant, elle fait partie de ces femmes qui sous couvert de protéger leurs enfants agissent en véritables bourreaux. En public, elles se montrent en mère soucieuse et forcent l'admiration de leur entourage par leur abnégation, mais elles développent une incapacité à aimer leur enfant sans avoir à le soigner. A travers la maltraitance et en provocant des symptômes à leurs enfants, elles recherchent l'attention des équipes soignantes. Incapables de tisser des liens par ailleurs, elles développent par ce biais une sociabilité qui leur fait défaut.
Info en +
En 1951, Richard Asher est le premier à décrire un schéma d'automutilation où les patients s'inventent des histoires de maladies. Asher appelle cet état le syndrome de Münchausen en référence aux exploits invraisemblables et aux tendances mythomanes du Baron de Münchhausen (1720-1797) tels que décrits par Rudolph Erich Raspe.

Autres histoires de relations filiales perturbées :
L'enfant bleu
Insecte

mercredi 6 mai 2015

Swap des prénoms

J'ai participé avec Salhuna à la 2ème édition du Swap des prénoms qui est organisé par Magicienne d'Oz.
inscriptions seul ou en binôme jusqu’au 30 novembre 2014
envois du 1er au 28 février 2015
De nombreux titres de livres contiennent des prénoms, dans tous les genres littéraires,
Voici quelques idées pour le contenu d’un petit colis :
•    Un livre dont le titre contient un prénom
•    Un mp fait main avec le prénom de votre swappé(e)
•    Une gourmandise dont la première lettre est la même que celle du prénom de votre swappé(e)
•    Un objet surprise fait main ou acheté avec le prénom de votre swappé(e)
•    Une jolie carte avec un petit mot sympa qui commencera par son prénom évidemment !

J'ai reçu un colis tout mimi avec déjà un superbe papier qui m'a fait hésiter à déballer les cadeaux
une maxi carte Mistigri, j'adore cette illustratrice qui a la faveur des swappeuses
une pochette à mes initiales, magnifique, dans les tons que j'aime en association, bleu et jaune orangé, tu ne pouvais pas mieux choisir ; tu es bien meilleure couturière que moi et je cherche encore la dernière couture...
un livre qui n'était pas depuis longtemps dans ma liste d'envies et que je devrais lire rapidement car il me tente vraiment beaucoup
un marque page original en métal avec mon prénom
en gourmandise, des cubes d'ananas mais il n'en reste déjà plus pour la photo


De son côté elle a reçu :
Merci à toutes les deux

samedi 2 mai 2015

La petite fille de Monsieur Linh

COUP DE COEUR
Coeur, style, intérêt, psychologie, La petite fille de Monsieur Linh a tout d'un grand !
Sur les conseils de nombreux blogues et notamment les chaleureuses recommandations d'Unchocolatdansmonroman, j'ai découvert ce court roman - extraordinaire - de Philippe Claudel : je rattrape donc une de mes sévères lacunes.
Lu le 8 mai 2014

Résumé :
C'est un vieil homme debout à l'arrière d'un bateau. Il serre dans ses bras une valise légère et un nouveau-né, plus léger encore que la valise. Le vieil homme se nomme Monsieur Linh.
Il est seul désormais à savoir qu'il s'appelle ainsi. Debout à la poupe du bateau, il voit s'éloigner son pays, celui de ses ancêtres et de ses morts, tandis que dans ses bras l'enfant dort.
Le pays s'éloigne, devient infiniment petit, et Monsieur Linh le regarde disparaître à l'horizon, pendant des heures, malgré le vent qui souffle et le chahute comme une marionnette.

L'histoire raconte l'arrivée de Monsieur Linh venu d'Orient, dans une ville étrangère dont il ne comprend ni la langue ni les usages. Comme nombre de déracinés, il tente au petit bonheur la chance de se conformer à ce qui est attendu de lui. Notamment, il se contente de sourire et d'opiner quand on s'adresse à lui plutôt que de montrer qu'il ne sait pas s'exprimer. L'incompréhension est à chaque rendez-vous y compris avec les gens qui veulent lui venir en aide ce qui le conduit directement à un grand nombre de quiproquos. Pourtant il réussit à se faire un ami véritable, en la personne de Monsieur Bark, veuf éploré et aussi esseulé que lui. Quant à sa petite fille, j'ai senti croître le malaise au fur et à mesure des pages, mais sans imaginer une toute autre fin que celle, macabre, à laquelle je pensais. L'écriture de Philippe Claudel est tout simplement magique. Le roman est plein de jolies surprises et de rebondissements. De manière romancée, son propos illustre à sa manière particulière, forte et délicate, la réalité décrite par b.a.ba la vie sans savoir lire.

vendredi 1 mai 2015

Bilan du challenge Emprunt de livres

Un nouveau défi organisé par Mypianocanta qui devait durer toute l'année mais je l'ai fini en quelques mois, dans deux versions distinctes :
- BD niveau ministre très vite atteint car je lis essentiellement sur prêt, ceux que j'achète attendent sagement...
- romans achevé début mai pour la fête du travail avec un seul retour à mi-livre : en voilà la liste détaillée ci-dessous
  • Objectif magasinier (6 livres dans l'année)
Le sot de l'ange  de Christopher Moore (un mot des titres) LU
Ni chaud, ni froid  de Minette Walters (ABC polar)  LU
Complots capitaux présentés par Olivier Delcroix (nouvelles) LU
La lune et le miroir de Jean François Deniau LU
Oriane ou la cinquième couleur de Paul Loup Sulitzer LU
La couleur pourpre d'Alice Walker LU
  • Fin janvier : passage au niveau assistant (12 livres dans l'année)
La faute de l'abbé Mouret d'Emile Zola (ABC classique)  ABANDONNE
Le garçon qui se taisait de Lois Lowry  LU
L'homme qui vendait de la glace aux eskimos de Conor Woodman  LU
Bleu comme la peur d'Anne Cleeves  LU
Les heures secrètes d'Elisabeth Brami  LU
La brigade de l'oeil de Guillaume Guéraud  LU
  • Fin février : passage au niveau (18 livres dans l'année) 
La triste fin du petit enfant huître de Tim Burton LU
Les amants de Francfort de Michel Quint LU
Time riders d'Alex Sparrow LU
Futurs sans escale par Isaac Asimov LU
Quartier Charogne de Nan Aurousseau  LU
Oscar Wilde et le jeu de la mort de Gyles Brandreth LU
  • Fin mars : passage au grade conservateur (24 livres dans l'année)
Les perles du temps de Gérard Klein  LU
Sombre mardi : le jour où les vieilles dames parlent aux morts de Nicci French LU
2065 Les pilleurs d'eau et L'empreinte des rêves de Jean Michel Payet  LU
Comment enseigner l'histoire à un ado dégénéré en repoussant les assauts d'une nymphomane alcoolique Wilt Tome 5 de Tom Sharpe  LU
La clarté de la lune de Lian Hearn  LU
  • Mi-avril : passage au grade ministre (30 livres dans l'année)
Chroniques du monde émergé 3 tomes de Luisa Troisi LU
Prenez soin du chien de J M Erre LU
Anthologie de la peur, entre chien et loup d'Eric Jourdan  LU
Daddy's girl de Margie Orford LU

dimanche 26 avril 2015

Bingo littéraire

http://img4.hostingpics.net/pics/909936BINGO1copie.pngLigne 1
relecture : 
vieille PàL : 2065 Les pilleurs d'eau et L'empreinte des rêves
couverture à fleurs :
+ 500 pages : La femme au portrait
une romance : Très chère Sadie
Ligne 2
auteur étranger (Licia Troisi) : Chroniques du monde émergé
livre abandonné :
livre choisi :  Time riders
des fées dans l'histoire : June Le souffle
livre emprunté : Bleu comme la peur
Ligne 3
en anglais : La triste fin du petit enfant huître
bonus : Les amants de Francfort
alternance de points de vue : Outside Valentine
non fiction : L'homme qui vendait de la glace aux eskimos
adapté en film (Walher/Spielberg) : La couleur pourpre
Ligne 4
intégrale (changement) : Le clan des Otori
- 200 pages : Le garçon qui se taisait
en France : Ils attendaient l'aurore
couleur que je déteste : Tu pourrais rater intégralement ta vie
couverture bicolore Oriane ou la cinquième couleur rouge/noir
Ligne 5
livre offert : Prisonniers du temps
BD : Aâma
e-book : Daltharee
au printemps (1893)  (changement)  : Oscar Wilde et le jeu de la mort
dystopie (changement) :  La brigade de l'oeil

Le challenge se déroule du 1er février au 30 avril
je suis à 20 points livres  + 3 lignes complétées 15 points + 2 colonnes 10 points + 1 diagonale 5 points

jeudi 23 avril 2015

colis cocooning

Je remercie Asmn qui a répondu présente alors je cherchais un nouveau binôme pour finir le swap des 4 saisons. Finalement, je n'ai pas pu lui envoyer comme je me le proposais les deux livres commandés d'avance pour Tinkerbell car ils figuraient sur la WL d'Asmn qui participait au même swap et les a reçus de sa swappée principale.
J'ai été très gâtée avec un énorme colis très très lourd pour un envoi Outremer quelle générosité !


D'abord, les gourmandises car elles étaient à tomber par terre ; une vraie tuerie et là sur la photo il en reste à peine alors que le bocal était plein. En plus, une superbe décoration fait main de rubans et de fleurettes. Parfums naturels et fruits de métropole qui nous manquent, les enfants ont apprécié comme moi. J'ai hésité à lui en envoyer d'ici car elle aime peu le sucré mais je vais le faire.


Pour continuer dans les surprises de taille, un autre flacon décoré main dans les tons bleus et rempli de sels de bain fait maison si j'ai bien compris. Ils sentent sublimement bon.
Encore une autre surprise avec des boucles d'oreille pendantes dont je ne sais pas si elle les a faites, mais rien ne m'étonnerait maintenant.





Ce n'est pas tout pour les articles manuels, car Asmn a beaucoup de talent : une carte en scrapbooking avec un mot très sympa à l'intérieur. Elle a vraiment cherché à me faire plaisir, je suis un peu déçue du colis que je lui ai envoyé en échange. On s'était pourtant mises d'accord sur le contenu mais là où j'ai mis des échantillons, elle a tout fait en XXL.

Ensuite, un curieux soliflore penché, bleu pour rester dans ma couleur, où je pourrai mettre une belle fleur de saison.
Enfin comble de bonheur, deux livres SF de ma WL, récents donc pas évidents à trouver sur place et maintenant le contenu du colis dans son ensemble

 Un chaleureux merci à toi, Asmn

mercredi 15 avril 2015

Temps couvert... pas de vent

Nouvelle expérimentation du format numérique grâce à un partenariat Livraddict que je remercie ainsi que les éditions de la Rémanence, qui portent bien leur nom dans le cas présent ! L'histoire en écho de ces deux Lucienne successives, rencontrées par le père de l'auteur à une demi-vie d'écart, m'avait suffisamment intriguée pour que je passe l'écueil de la lecture sur écran.
Le 10 juillet 2007, "  temps couvert... pas de vent  " sont les derniers mots écrits par Robert, largement octogénaire, dans un des carnets qui l'ont accompagnés toute sa vie. Il y note des réflexions personnelles, d'apparence souvent insignifiante comme la météo du jour, qui prennent tout leur sens pour un homme d'extérieur qui a toujours cultivé un voire plusieurs potagers.
Des vacances d'enfant unique en Corrèze dans les années 50, les grands parents des branches paternelle et maternelle, une mère déjà difficile à vivre qui sombre peu à peu, les pouces verts et l'incroyable ardeur au travail de son père... il est difficile de ne pas y voir un roman autobiographique. A 39 ans, Lucile, célibataire sans enfant, voit s'installer dans la maison familiale une belle-mère prénommée Lucienne comme sa défunte mère. La seconde Lucienne de son père est tout l'opposé de sa première épouse, jalouse, vindicative et querelleuse. Lucienne, mère de famille et grand mère comblée, arrondit les angles, concilie les antagonismes, mène doucement Robert vers ses points de vue, parvient à se faire apprécier par l'enfant du premier lit.
La prose d'Odile Gapillout est fluide, engageante, presque surannée. Le début m'a paru un peu décousu parce que je ne comprenais pas où elle voulait en venir, avec ses courtes réflexions introduites par un titre, des brèves à la manière de Philippe Delerm, mais ensuite j'ai vu se dessiner une histoire. Je ne me souvenais plus exactement du résumé (handicapée par le format numérique où il n'y a pas de quatrième de couverture) et j'ai donc pu me laisser doucement guider par l'auteur dans sa recherche du temps perdu. De clichés en brefs instantanés, rebondissant par petits textes concis dont la mosaïque finit par dessiner une cartographie familiale complète, l'auteur rappelle le souvenir des siens à la manière de photos passées. Pétri d'indulgence et de sagesse, son roman se lit comme une succession de petits bonheurs.

Un mot des titres : PEAU

Des '' vieilles peaux '' :
La peau de l'ours, BD / mafia de Zidrou
Les peaux-épaisses, SF / space opera de Laurent Genefort

Pour faire peau neuve :

La peau dure d'Elisabeth Quin

Résumé éditeur : La Peau dure débute comme une petite romance urbaine. Une femme et un homme se croisent presque chaque jour dans le métro . Un jour, ils se parlent. Lui, c'est Gustave, Gu comme on l'appelle, elle c'est Catherine, Kéké pour les intimes. C'est mignon. Ils ont la trentaine qui fout le camp et, parce qu'il s'aiment, ils décident de se marier pour le meilleur et pour le pire. Sur le thème peu convenu ou encore trop tabou de l'infidélité de la femme, Élisabeth Quint signe un premier roman percutant. Perdue, lucide avec elle-même et avec ses désirs, voulant être la femme d'un seul homme tout en étant incapable de s'enfermer dans cette prison du couple, son héroïne va apprendre ce qu'il en coûte d'être indépendante.

KW pour Catherine Wu ou Kéké, une eurasienne de charme, agent d'acteur, mène les hommes par le bout du nez. De manière peu orthodoxe, elle demande en mariage Gustave, son amant/meilleur ami d'à peine quelques semaines. Forte de ce bel amour, elle le trompe dès le retour du voyage de noces, passé dans l'îlot enchanteur que possède encore sa belle famille descendante de planteurs martiniquais ruinés. Averti de la trahison, Gustave ne pardonne pas et Kéké qui mesure la perte, s'en mord les doigts. Je n'ai pas aimé cette petite fille antipathique qui casse ses jouets, mais je n'ai pas beaucoup plus de mansuétude pour ce brave (ou pauvre comme on préfèrera) Gu dans sa béatitude... Cela me fait penser au monde désenchanté de Lolita Pill mais sans le bénéfice de la prime jeunesse. La vision de la génération précédente est aussi impitoyable avec le portrait des parents divorcés de Kéké, un père professeur encore séducteur et une mère recyclée en hôtesse de luxe pour destinations ensoleillées et oisives

D'autres envies de peaux 

Peau de marbre de Slavenka Drakulic (acheté et lu en 2020 !)


Couverture Sous la peau / Under the skinSous la peau
Sillonnant, au volant de sa Toyota rouge, les paysages magnifiquement désolés des Highlands d'Ecosse, Isserley, une jeune femme aux épaisses lunettes et à l'aguichante poitrine guette les auto-stoppeurs, jeunes, grands et musclés de préférence. Dans quel but ? Est-elle une nymphomane en quête d'aventures érotiques ? Une mante religieuse meurtrière à la recherche de victimes ? Ou encore une simple intermédiaire, chargée de livrer sa cargaison de chair dans une ferme étrange ?

Couverture Nouvelles Peaux : Autres histoires extraordinaires.Et si tout devait recommencer ? Un meurtrier reçoit des sms d’outre-tombe, la mort s’invite en combinaison vinyle à une soirée lubrique, des momies philosophent sur les tombes, une fille muette hante une école abandonnée… Alors que le monde moderne pensait être débarrassé des hantises du 19ème siècle, d’étranges phénomènes perturbent à nouveau les quotidiens. Un homme prétend invoquer la peste, des étudiants en médecine mènent des expériences sur le magnétisme, un téléphone ne veut plus s’arrêter de sonner… Du Chat noir au Corbeau, dix auteurs réinterprètent à leur façon les Histoires extraordinaires et autres nouvelles tirées de l’œuvre du maître du fantastique, Edgar Allan Poe. Il faudra perdre tous ses repères, affronter le surnaturel, l’invraisemblable et la folie, pour arriver au bout de l’horreur. 

Couverture Une peau si... bleue !Certes, il n'y avait pas d'enfant. Procréer était encore interdit... Mais après ce si long sommeil, des couples s'unissaient déjà. Oui, le projet «Terra Nova», la plus fantastique expérience qu'ait jamais oser tenter la très vieille humanité, était en passe de réussir. Et cela parce que les «Volontaires» savaient qu'ils devaient s'attendre à tout, au pire, à l'imprévisible, à l'impensable même... Et pourtant! Pas un n'avait seulement imaginé ce qui lui arriverait REELLEMENT sur Therya, la planète froide...



jeudi 9 avril 2015

le jeudi c'est citation

surveille tes pensées car elles deviennent tes paroles
surveille tes paroles car elles deviennent tes actions
surveille tes actions car elle deviennent tes habitudes
surveille tes habitudes car elles deviennent ton caractère
surveille ton caractère car il devient ton destin

extrait selon les sources du Talmud ou de Lao Tseu ou d'un autre encore, bref je ne sais pas...

mercredi 8 avril 2015

Hommes à la mer

 
Pour la troisième année consécutive PriceMinister-Rakuten met  la BD à l’honneur pendant le mois de février, en organisant  un événement pour les passionnés de Bande Dessinée et en offrant des exemplaires à 800 blogueurs sur le principe d’une BD contre une critique afin d’établir un classement.

Fidèle au RDV depuis 2013, j'ai choisi cette année parmi l'alléchante sélection proposée Hommes à la mer de Riff Reb's parce que j'ai découvert récemment et beaucoup aimé l'album  Loups de mer. En dépit de difficultés d'acheminement, l'album est arrivé en retard mais à bon port.
Encore mieux que dans le premier tome de la série, j'ai aimé le principe de séquences courtes inspirées de pages d'anthologie de la littéraire. Les aventures maritimes retenues et illustrées dans ces pages constituent les joyaux du genre.
Le trait sombre et torturé de Riff Reb's convient parfaitement aux souvenirs épouvantés des récits de marins friands de sensationnel. Les couleurs sourdes, dans un éclairage d'outre tombe conviennent à l'ambiance suggestive où l'irruption de l'élément dramatique semble toujours imminente. Je lui attribue 10/10 pour le respect du cahier des charges que l'auteur s'est fixé (mélange de réalisme et de surnaturel), la fidélité au texte, la force d'évocation, l'originalité du trait, la présence des personnages qui crèvent la page.

Coup de coeur du mois de mars
à lire :



mardi 7 avril 2015

James Patterson (3)

Dans le pire des cas
New York - Des enfants uniques issus des plus riches familles sont kidnappés, puis retrouvés assassinés, sans demande de rançon. Le tueur poursuit un autre but, une quête humanitaire et idéaliste pour éveiller les consciences et sauver la planète. Le thème m'apparaît un peu redondant du précédent et les ficelles de l'intrigue sont similaires : l'inspecteur Bennett de la brigade des enlèvements est mis sur l'affaire, inséparable de son équipière du FBI avisé par les familles des victimes. Au cours de l'enquête, dans le stress de l'action violente, un rapprochement s'opère avec son irrésistible collègue, mais il doit compter avec Mary Catherine, la nounou et mère de substitution de sa nombreuse progéniture.
Lu le 27 juillet 2014
ABC polar : P
Noires sont les violettes
San Francisco - Spécialiste des crimes les plus sordides, l’inspecteur Alex Cross pensait avoir tout vu avant de croiser la piste sanglante de ce tueur dont les crimes semblent l'oeuvre de bêtes féroces. Est-il ce psychopathe qui effraie ses victimes en les poursuivant dans les parcs déserts ? L'auteur joue avec les peurs et les nerfs du lecteur, brouillant les pistes à dessein. Bien sûr c'est le titre qui m'a intriguée, mais pour ma première lecture de James Patterson, je suis un peu restée sur mon attente ! Mes lectures suivantes ne m'ont malheureusement pas permis un meilleur jugement, c'est efficace, bien écrit, lu facilement mais tout aussi probablement vite oublié...

Ombre sur la ville
Manhattan - Le "Professeur" ne s'en prend qu'aux plus riches, ceux de la 5ème Avenue, qu'il prétend éduquer ou châtier. Sans souci de se montrer à découvert, il échappe en la narguant à la police de New York. Encore une déception, en dépit de la sympathie que m'inspirent l'inspecteur Mike Bennett, le héros de cette série qui compte déjà plusieurs épisodes, son duo de charme avec sa collègue du FBI l'agent spécial Emilie Parker et sa famille envahissante : un grand père curé et irlandais et dix enfants adoptifs à moitié orphelins.
Un des policiers piochés au hasard des étagères pour le challenge Un mot, des titres et d'autres ombres lues pour le 15 janvier 2013

dimanche 5 avril 2015

Les perles du temps

Les perles du temps de Gérard Klein regroupent des oeuvres de jeunesse (21 ans) rééditées par le Bélial sous le titre Mémoire vive, mémoire morte.  Les nouvelles montrent déjà le foisonnement des univers explorés, les préoccupations, questionnements et orientations futurs de l'auteur.  Je n'ai pas du tout accroché à certains textes, plutôt des prémices un peu lourdes ou des réflexions organisées qu'une réelle exploitation littéraire de l'idée de départ.  Pour d'autres, j'ai été conquise par le monde proposé, dans le format adéquat de la nouvelle, voire parfois j'aurais aimé m'y attarder à la faveur d'un développement plus long.
- Tels des miroirs gelés (horreur/manipulation/mort)
- Le monstre (absorption/fusion/solitude extraterrestre)
- Une place au balcon (nucléaire/Lune/contraction spatio-temporelle)
- La vieille maison (architecture/urbanisme/libre arbitre)
- En vacances (double et parallèle)
- Les abandonnés (mondes parallèles)
- La fête (feu d'artifice/entité volatile)
- Les hôtes (urbanisme/anthropologie/art vivant)
- Le grand concert
- L'écume du soleil
- Trois versions d'un événement (culpabilité/barrières mentales/folie)
- Les voix de l'espace (voyage insterstellaire/vie extraterrestre/temps relatif)
- Impression de voyage
- Les évadés
- Bruit et silence (télépathie/isolement/mutant)
- Civilisation 2190
- Les prisonniers
- Point final (écriture/invention/créatures/existence)

mercredi 1 avril 2015

Quartier charogne

C'est le troisième livre de Nan Aurousseau que je lis car j'aime son style et je trouve toujours de l'intérêt à ses propos. Si  j'ai trouvé dans Bleu de chauffe  et  Du même auteur, une grande part de vécu, Quartier charogne est encore plus clairement tourné vers le témoignage autobiographique comme l'auteur l'évoque lui-même :
« Est-ce que notre enfance est importante pour quelqu'un d'autre que nous-même ? C'est la question que je me suis posée avant d'écrire les premières lignes de Quartier charogne. Pourtant, une fois la première phrase jetée, le reste a suivi. Je ne voulais surtout pas faire un livre sur toute ma vie d'un coup, c'est pour ça que j'ai choisi la tranche de six à quinze ans, de notre arrivée rue des Maraîchers dans le XXe, le quartier Charonne, jusqu'à notre expulsion un matin de juin, quand ils nous ont jetés sur le trottoir, ma mère et nous, les cinq gosses, sans nulle part où aller. J'ai essayé d'être le plus franc possible, ça n'a pas été toujours facile, il y a des choses qu'on préférerait garder secrètes, d'autres qu'on aurait tendance à romancer, on est tenté de faire des petits arrangements avec sa mémoire. J'ai vraiment tout fait pour être au plus près de ce qui s'est passé pendant ces neuf années. »

Je trouve très intéressant ces romans - à commencer par ceux de mon auteur préféré Patrick Modiano - qui parlent d'une époque révolue et de la vie de quartier dans Paris. J'ai fait le rapprochement en lisant Quartier charogne (sans majuscule : à tort ou à raison j'ai toujours transposé " Charonne ") avec Les Bruyères de Bécon de Robert Belleret.
Dans les années 50 et la dureté de l'après guerre, entre un père démobilisé, travailleur mais trop porté sur la boisson et une mère qui s'escrime à élever une ribambelle de gamins et à trouver des excuses à la violence conjugale, l'auteur fait l'apprentissage de la vie dans la rue plus encore que sur les bancs de l'école, un environnement qui fait grandir les gosses prématurément. Il raconte avec un réel talent de narrateur le passage précoce de l'enfance à un âge pré-adulte presque sans transition par l'adolescence. Son quotidien échappe rapidement aux règles de bonne conduite édictée par la mère, dans la cohabitation avec les petits voyous, la conquête du respect, la débrouille et les arrangements entre amis, etc.
Je suis frappée par l'absence de jugement de valeur dans la relation des faits, de même la noirceur ne semble pas appartenir aux sentiments de l'auteur, protégé en quelque sorte par son sens de la famille d'abord, puis de l'amitié ensuite. Comme s'il n'était pas vraiment touché par la misère et la violence qu'il côtoie, une sorte d'aura se dégage de son personnage d'enfance.

Avril sera le mois de...

Edit du 14 mars : il est déjà là, dans ma Bàl aussi beau que je m'y attendais et il arrive bien car j'ai presque fini mes deux lectures en cours

Les deux drôles de dames de Book en Stock - Dup et Phooka - accueillent Manon Fargetton pour un partenariat mensuel avec interviews et questions des lecteurs. J'ai lu ce qu'elles en disent car je ne connais pas du tout cette jeune auteure.
Personnellement j'ai été tentée par la couverture du tome 1  de June, Le souffle et j'ai hâte de le recevoir

Résumé :
Tu peux partir, June, tu peux refuser d'apprendre à te servir du Souffle. Mais c'est ton héritage. Cela te rattrapera toujours. - Mon héritage ? Et si je n'en veux pas, moi, de cet héritage ? Il y a encore quelques mois, ma vie était simple. Mais depuis que j'ai découvert ce pouvoir qui pulse en moi, tout a basculé. On me dit que je suis la dernière héritière des Sylphes, et que je suis la seule à pouvoir rétablir l'harmonie dans le monde. Une quête dangereuse m'attend, vers des terres dont je n'ai jamais soupçonné l'existence...