samedi 31 décembre 2011

A l'heure des bilans

Ma participation au Blog-ô-trésors 2009 fut très heureuse.
En effet, les quatre livres de mon bestiaire, puisés au hasard des mots dans la mégaliste élaborée en début d’année, se sont révélés de très belles et surprenantes lectures :

- Harper LEE, Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur ♥♥♥♥
- Muriel BARBERY, L’élégance du hérisson ♥♥♥♥
- Aranka SIEGAL, Sur la tête de la chèvre ♥♥♥♥
- Mark HADDON, Le bizarre incident du chien durant la nuit ♥♥♥♥

Ensuite, je ne serais probablement pas allée à la rencontre des auteurs ci-dessous, ce dont je suis reconnaissante à Grominou et tous les souscripteurs de son projet, qui m'ont permis de découvrir et d'apprécier en 2010 une vingtaine d'auteurs parmi lesquels je retiens :

- Henry BAUCHAU, L'enfant bleu ♥♥♥, magnifique
- Tonino BENAQUISTA, Quelqu’un d’autre, découverte suivie de trois autres de ses titres ♥♥♥♥
- Noëlle CHÂTELET, La dame en bleu et La femme coquelicot ♥♥♥, et en attente : La fille aux tournesols
- Alain DAMASIO, La horde du contrevent ♥♥♥♥♥
- Joe HALDEMAN, La guerre éternelle ♥♥♥, La paix éternelle et La liberté éternelle, romans dont est issue la série de BD superbement mise en images par MARVANO
- Daniel KEYES, Des fleurs pour Algernon ♥♥♥♥
- Ann Taylor KRESSMANN, Inconnu à cette adresse ♥♥♥♥
- Eric-Emmanuel SCHMITT découvert avec Odette Toulemonde, puis rapidement L'évangile selon Pilate, La part de l'autre, Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, Oscar et la dame rose, prolifique et inspiré♥♥♥♥
- Didier VAN CAUWELAERT, L'évangile selon Jimmy, puis L'éducation d'une fée, un auteur que j'apprécie de plus en plus ♥♥♥
- Markus ZUSAK, La voleuse de livres ♥♥♥

et je suis sûre qu'elle recèle encore des dizaines de précieuses découvertes...

voeux

vendredi 30 décembre 2011

La fin des voyages : un passeport bien rempli

[en cours, tous les liens ne sont pas activés]

Mes compagnies aériennes, cette année, se sont prénommées Tiphanya et Kathel. J'ai pris beaucoup de plaisir et d'intérêt aux voyages qu'elles ont proposés :
- limités à l'Europe pour l'une (Voisin voisine)
- étendus à la Terre entière pour l'autre (Carnets de voyage).

Grande-Bretagne (11) : Minette Walters, Les démons de Barton House, Jonathan Coe, Après la pluie, Stéphanie Benson, Al teatro, George Orwel, La ferme des animaux, Gemma Maley, La déclaration (histoire d'Anna), Sophie Kinsella, Les petits secrets d'Emma, Julia Bell, XXL, Charles Stross, Palimpseste, Jane Austen, Orgueil et préjugés , Rachel Ward, Intuitions et Roger Jon Ellory, Seul le silence
Ecosse (1) : Conan Doyle, Une étude en rouge
Italie (2) : Andrea Vittali, La modiste et Andrea Camilleri, La couleur du soleil et Le tailleur gris.
Espagne (2) : Carlos Ruiz ZAFON, Le jeu de l'ange (l'avis de l' Irrégulière) et Arturo Perez-Reverte, Le tableau du maître flamand
Belgique (1) : Amélie Nothomb, Journal d'hirondelle et Une forme de vie
Allemagne (1) : Katarina Hagena, Le goût des pépins de pomme en LC avec Clara, Theoma, Anis, Val-m-les-livres, Aproposdelivres
Norvège (1) : Jo Nesbo, L'homme chauve-souris (l'avis de Choupynette)
Islande (2) : Arnaldur Indridason, La femme en vert et Audur Ava Olafsdottir, Rosa candida en LC avec Aifelle, Anne, Choupynette, Lystig, Malika, Valou, Hélène, Liliba, Anis
Finlande (1) : Arto Paasilinna, Le lièvre de Vatanen
Serbie (1) : Zoran Zivkovic La bouquineuse
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La totalité du bilan Voisin/voisine (classement par lecteur et par pays) est sur Lettres exprès. Le challenge continue en 2012 chez Anne et je vais sans doute chercher à compléter ma carte d'Europe !
Ils ont rejoint ma pile à lire :
Les vacances d'un serial killer de Nadine Monfils chez Cathulu
Requins d'eau douce de Heinrich Steinfest chez Pascale
Les plumes du dinosaure de Sissel-Ann Gazan chez Lystig ou L'or des chambres
Une odeur de gingembre d'Oswald Wynd chez Manu
Voyage avec un âne dans les Cévennes de R. L. Stevenson chez Aifelle
Des nouvelles de la maison bleue de Hella S. Haasse chez Anis
L'art d'écosser les haricots de Wieslaw Mysliwski chez Hélène.
En ce qui concerne le tour du monde, par l’intermédiaire du Challenge Récit & Carnet de Voyage, que j'ai couplé à mon goût pour les découvertes en BD, j'ai visité un certain nombre de pays.
1 récit par continent
+1 récit de tour du monde (catégorie Phileas Fogg)
+1 récit de femme (catégorie Yoko Tsuno)
+ 1 récit de journaliste (catégorie Spirou et Fantasio)
+ 1 récit de fiction (catégorie Indiana Jones)


Continent européen : Alix l'intrépide (tome1) + Les voyages d'Alix, Jacques Martin
Continent américain :  Au nom de père, Serge Perrotin, (scénariste) et Clément Belin (dessinateur) LU mars
Continent asiatique : India dreams, Maryse et Jean-François Charles LU avril
Continent africain : Carnets d'Orient, Jacques Ferrandez, LU février
bonus : Madagascar, carnet de voyage, Fabien Dubois, VU
Continent océanien : Voyages aux îles de la désolation (Terres Australes et Antarctiques Françaises), Emmanuel Lepage, LU aôut

Inscrite dans les catégories :
- Spirou & Fantasio :
Récits écrits par des journalistes : Le photographe, LU
- Philéas Fogg :
Tour du monde : Corto Maltese, Mémoires, LU
- Indiana Jones :
Fiction : Balade, balade et Les voyages de Gulliver, Alain Kokor, LU
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Des auteurs à suivre :
Joe Sacco : Gorazde (Bosnie) - Palestine - The fixer (guide-interprète)
Guy Delisle : Chroniques birmanes - Shenzhen (Chine) - Pyongyang (Corée du nord)
Christin/Cabanes : L'homme qui fait le tour du monde (économie internationale)
Patrick Chapatte : Du printemps arabe aux coulisses de l'Elysée (BD reporter)
et d'autres pistes dans les commentaires
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Merci à Kathel et Tiphanya pour ces beaux challenges voyageurs !

mercredi 28 décembre 2011

Hunger games : la trilogie

L'intrigue de ce roman de Suzanne Collins ressemble beaucoup à Battle royale, où des adolescents choisis au hasard doivent s'entretuer lors de jeux annuels sanglants, pour servir les mobiles obscurs d'une entité politique, suprême et oppressive. Seul le contexte change et partant de là, il offre les perspectives les plus intéressantes.
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Le Capitole organise chaque année, aux fins de commémoration de la destruction punitive du district 13, des jeux destinés à mater tout esprit de rebellion. Douze paires d'adolescents, une fille et un garçon, désignés par tirage au sort dans chaque district doivent s'affronter dans une arène truquée, en un combat à mort, filmé et diffusé en continu. Contre toute attente, Peeta, le fils d'un notable et Katniss, qui a pris la place de sa petite soeur Prim, issus d'un des districts les plus défavorisés (les mineurs) forment une équipe gagnante. Ayant su conquérir le public capricieux du Capitole, ils arrivent en finale et osent défier le président Snow. Lu le 23 mars 2010
A mi-temps des jeux, le gagnant doit faire une tournée des districts : pour l'occasion, Peeta et Katniss vont rejouer la comédie du couple parfaitement uni. Le président Snow l'a prévenue et menacé ses proches : leur victoire conjointe a fait souffler un vent de révolte qu'ils doivent éviter d'attiser. En pleins préparatifs de mariage forcé, une nouvelle désastreuse les attend. En l'honneur des 75èmes jeux, dits d'expiation, les participants convoqués dans l'arène seront choisis parmi tous les précédents vainqueurs. Lu le 16 juillet 2011
J'ai dû attendre plus d'une année pour lire le tome 2 " L'embrasement " sorti en mai 2010, mais c'est chose faite grâce au swap anniversaire organisé par Petitebelge66, qui m'a gâtée en personne ! Je l'ai dévoré comme le premier, mais puisqu'il s'agit d'une trilogie, je vais devoir patienter encore pour connaître le dénouement ultime (prévisible d'après le titre " Révolte ").
Le suspense est de nouveau très prenant, les rebondissements sont imprévus, même s'il fallait bien s'attendre à des représailles du pouvoir présidentiel. Les jeux restent au centre du roman, mais leur description, contrairement au tome 1, n'occupe pas toute la narration. Le duo des héros est bien équilibré : face à Peeta, paré de toutes les vertus, Katniss n'est pas montrée sous son meilleur jour : personnelle et sans véritable pensée réfléchie, elle n'obéit qu'à son instinct de survie, alors qu'il est plein d'abnégation et d'esprit chevaleresque.
La critique des règles de vie et de la population du Capitole est plus présente. Katniss a mûri et elle porte un regard intransigeant sur l'équipe qui l'entoure de ses soins, même si, comme elle, ils ne font que subir le système. L'existence dans les districts, l'organisation sociétale et les modes de production sont plus développés : le lecteur, comme Katniss, a envie d'en apprendre plus sur l'origine des jeux et la faute qu'ils sont sensés expier, le mystère que protègent les grillages qui les retiennent prisonniers dans les districts.

Je ne sais pas raconter quoi que ce soit sans risquer de dévoiler une partie de l'intrigue et ce serait vraiment dommage.
Un dernier tome dans la lignée des deux précédents, La révolte réussit à digresser sur le même thème, à développer la description de cet univers bicéphale, en composant un nouveau récit original : à la fois prenante et éprouvante, l'histoire incite à prendre fait et cause pour Katniss dans son combat face à l'iniquité. Cependant Suzanne Collins n'a pas choisi d'en faire une héroïne charismatique, réservant plutôt ce rôle à la petite Prim.
On retrouve les deux soupirants de Katniss que tout continue à opposer dans la vie et dans son coeur : Gale, le compagnon des chasses interdites, qui est resté en arrière pour protéger sa famille et Peeta qui est allé dans l'arène avec elle à deux reprises, avec pour seul objectif de la faire gagner.
Parmi les proches, il y a également Haymitch, leur entraîneur et survivant des jeux : alcoolique et taciturne, maître ès manipulations jouant double jeu, il n'est absolument pas sympathique, même si en dépit de sa déchéance et de ses prises de position incompréhensibles, il semble pourtant dévoué à la victoire de ses protégés.
Le système sur lequel repose la suprématie du Capitole est tellement pourri qu'un rien pourrait tout faire basculer : le geai moqueur incarné par Katniss apparaît comme la figure messianique annoncée, autour de laquelle va se cristaliser la rebellion. De son point de vue à elle cependant, elle ne fait que des choix d'opportunité, sauf quand elle se laisse aller à de vrais moments de générosité spontanée.
Le troisième tome délivre quelques clefs pour expliquer comment les vainqueurs étaient brisés par le cruel président Snow, mais il montre aussi combien les habitants des districts ont été isolés, formatés, rendus individualistes [à suivre]
LC avec Pimousse mais attention car elle raconte un peu l'histoire...

50 états, 50 billets
CONNECTICUT (explication de Sofynet en commentaire)

mardi 27 décembre 2011

Seul le silence

L'explication du titre se trouve page 126 des éditions Sonatine : "le corps refroidit. Le sang qui sèche forme une tache noire à l'avant de sa chemise [...] Seul le silence - dedans et dehors. Je bouge légèrement. J'ai les jambes engourdies. Je pose le pistolet par terre devant moi..."

Joseph Calvin Vaughan fait débuter l'histoire de sa vie le 12 juillet 1939, le jour de la mort de son père. Âgé de douze ans, il est fils unique. Son récit à la première personne alterne avec un monologue suivi, de 2 ou 3 pages à chaque fois, à la première personne également... Un drame se noue au cours de ces pages, comme l'annonce d'une catastrophe imminente et inévitable. L'ambiance s'alourdit progressivement et même lors des courts moments de répit, quand il peut croire à un bonheur possible, Joseph ne laisse totalement aller.
Autour de la petite ville d'Augusta Falls où il vit avec sa mère, dans le voisinage immédiat du plus riche propriétaire de la région Gunther Kruger, rôde un tueur de petites filles qui tient le shérif du comté Haynes Dearing en échec. Joseph a découvert une des victimes qui fréquentait comme lui la classe unique de Mademoiselle Alexandra Webber. L'autre fait marquant résulte de la découverte par l'institutrice de son goût pour la littérature : comme sa mère, elle l'encourage à écrire, à croire et à cultiver son talent. Outre la mort de son père, ces deux évènements marquent son enfance à jamais et influent directement sur sa vie d'adulte.
Comme Les leçons de mal ou Minuit dans le jardin du bien et de mal, l'action de Seul le silence se déroule principalement en Georgie : ce point commun suffit-il à expliquer la pesanteur du récit ? Ces romans, beaux et sombres, me portent à croire que l'atmosphère particulière qui règne dans cet état sudiste, porte les écrivains qui s'en inspirent au drame plutôt qu'à la légèreté. [à suivre]

50 états, 50 billets
Augusta Falls, GEORGIE

samedi 24 décembre 2011

Swap Noël en hiver : c'est le jour !

sur une idée de Juliah qui n'a pas froid aux yeux, je me suis inscite à un swap de Noël

Rappel du calendrier :
- Inscriptions et envoi des questionnaires jusqu'au 6 novembre 2011, puis attribution des swappés
- Préparation des colis à partir du 7 novembre et envoi entre le 1er et le 13 décembre (en sorte que ça arrive avant Noël !)
Composition du colis :
- 2 livres (minimum) qui se passent en hiver, ou qui ont un lien avec la neige, le froid, Noël, des pays froids, des auteurs de Laponie avec les petits marque-pages indispensables !
- 1 livre « surprise » comme cadeau de Noël
- 1 (ou plus) déco de Noël, pour le sapin ou la maison
- 1 accessoire dans l'esprit de Noël/ de l'hiver
- des friandises de Noël
- un « truc chaud » pour accompagner une bonne lecture au coin du feu
- une jolie carte de voeux pour votre partenaire de swap
- et que rien ne vous empêche de rajouter une autre petite surprise
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Ma swappée est Pimousse et son colis est déjà installé en bonne place sous mon sapin (artificiel vu le climat).
Ouverture hier soir : oui vous avez bien vu, je ne sais pas comment Pimousse a fait mais c'est plein de neige sous le sapin et plein de cadeaux aussi, je ne sais pas exactement combien, mais beaucoup, je ne finissais pas d'en sortir de sous les copeaux de neige !!
Feux d'artifice dehors sous les fenêtres


Déballage ce matin en images 
- un très jolie carte et des petits mots violets partout pour expliquer ses choix
- des cadeaux de circonstance
- des douceurs que j'adore
- des lectures tirées de ma WL
- une douce écharpe en soie faite main et signée !

GRAND MERCI PIMOUSSE


J'attends avec impatience de voir si tu auras eu autant plaisir à découvrir le tien !_ICI

vendredi 23 décembre 2011

Je suis une légende (I am Legend)

Inexplicablement immune et unique survivant d'une terrible épidémie, le narrateur a vu mourir sa femme et sa fille, se transformer ses anciens voisins en bêtes assoiffées de sang humain... Dès lors, il doit se barricader chaque soir dans sa maison et s'efforcer de ne pas entendre les hurlements et les appels obscènes de la horde qui l'attend dehors jusqu'au matin. Chaque jour, il s'efforce de survivre et d'organiser son existence solitaire dans une cité à l'abandon, vidée de ses habitants par une étrange épidémie. Se refusant à un avenir sans espoir, il traque les zombies contraints de se cacher des rayons du soleil, mais aussi, il cherche les moyens de contrecarrer la maladie, pour les ramener à leur condition humaine. Ses recherches l'amènent à faire la part des choses entre les superstitions (ce qui ne marche pas) et les mesures efficaces. Chaque nuit ramène le cauchemar d'être le dernier d'une espèce devenue légendaire.

Catégorie post-apocalyptique
Très différent du film avec Robin Smith, je m'étais fait une idée fausse et assez réductrice du roman de Richard Matheson, qui aborde le vampirisme sous un angle original et mérite d'être lu sans a priori.

Comme tous ceux de son genre, ce récit de dévastation qui met en scène un héros prométhéen battu d'avance, est très dur et dérangeant : peu importe si le postulat de départ, la transformation en zombies et ses causes bactériennes ne sont pas crédibles, l'organisation de la survie du dernier homme "normal" - sur une durée limitée et avec une volonté tenace de s'en sortir - a des accents plausibles. En dépit de l'espoir, beaucoup plus présent que Sur la route par exemple ou peut être à cause de lui, la chute irrémédiable de l'humanité est encore plus bouleversante.

Richard Matheson écrivain et scénariste américain, né le 20 février 1926 à Allendale, New Jersey, États-Unis. Son genre de prédilection est la science-fiction et l'épouvante.
à lire : Journal d'un monstre (nouvelle de 1950) qui décrit la haine d'un enfant monstrueux envers ses parents.

jeudi 22 décembre 2011

Histoires de lecture : La bouquineuse

Tour du monde  : Serbie 
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Mlle Tamara est une drôle de lectrice : au détour des livres et des bibliothèques, il lui arrive d'étranges (més)aventures. En sept petits chapitres aux noms de fruits, jusqu'à la revue générale en forme de salade... de fruits, Zoran Zivkovic sème le mystère autour de ce personnage peu ordinaire, qui lit en dégustant pommes, mûres, bananes, abricots...  pour leurs bienfaits sur la santé.
Après avoir lu ce roman, je ne réussis pas à me faire une idée "physique" du personnage : Mlle Tamara semble sans âge, sans consistance... je ne suis pas persuadée d'avoir affaire à la même personne - à différents âges - dans chaque nouvelle. Pour moi, la seule certitude s'appuie sur son amour absolu des livres qui l'amène à prendre des décisions parfois bizarres.
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Zoran Zivkovic est un écrivain serbe qui enseigne l'écriture créative à l'Université de Belgrade. Le quatrième cercle lui a voulu la plus prestigieuse distinction du domaine fantastique, le prix World Fantasy Award, aux côtés de Süskind ou Murakami.

L'atmosphère générale est très étrange, fantastique, à la frontière de l'irrationnel : à la manière du Grand Meaulnes, le  lecteur se sent dans une réalité décalée et perd ses repères ordinaires mais il ne tarde pas à prendre d'autres à l'intérieur du roman. Il suffit de se laisser prendre et porter par l'écriture qui est très agréable et m'a fait passer un très bon moment de lecture.
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C'est un livre voyageur et je remercie Mélo pour la découverte.
Il participe au challenge Voisins voisines de Kathel et au cause des titres de ses chapitres, je le propose en bonus pour le challenge Fruits et légumes littéraires de ValérieK.
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D'autres lectures dans l'esprit du challenge Le nez dans les livres de George :
Le liseur de Bernhard Schlinck
La voleuse de livres de Markus Zusak
La libraire a aimé de Sophie Poirier
Dans ma liste à lire :
N'espérez pas vous débarrasser des livres d'Umberto Eco et Jean Claude Carrière
Journal désespéré d'un écrivain raté de Mary Dollinger
Je suis un écrivain japonais de Dany Laferrière

dimanche 18 décembre 2011

Chaîne du thé



Un mini-swap sympathique initié par Loula (pour les amateurs de BD, surveillez attentivement son blogue, car elle revient avec deux drôles de dames de ses amies pour une nouvelle édition de... ??!
Elle explique :
Faire une chaîne de thé ou chacun(e) envoie son thé préféré (ou sa dernière découverte) à quelqu’un d’autre tiré au sort. Du coup comme c’est dans une optique de découverte, il ne s’agit pas d’envoyer un paquet de 100g mais plutôt disons un quart de ce paquet (et comme c’est votre thé préféré, vous gardez le reste!)
Deux catégories au choix : thé nature/thé parfumé
mais pourquoi choisir, j'ai pris les deux options et je ne suis pas la seule !

J'ai reçu très rapidement une enveloppe merveilleusement parfumée de Coïncidence Black de chez Theodor de la part de untheavec.wordpress.com qui en parle ICI.
Mon autre swappeuse mystère (et grande cachottière en plus de s'inscrire à des challenges qu'elle n'honore pas...) n'est autre que Loula, qui m'a gâtée avec deux beaux sachets :
- du thé blanc, moi je vais adorer, je le sais même sans le goûter (réglisse et oranger)
- du thé oolong, c'est elle la spécialiste qui le dit, que je vais découvrir en thé du matin
J'ai envoyé à Tiphanya un échantillon de thé noir de Chine au letchi ; j'étais embêtée car elle n'aime pas les agrumes, or la plupart de mes thés en contiennent.
En revanche, il semble que mon autre enveloppe s'est perdue : elle contenait un duo de thés à la cannelle :
- du thé rouge d'Afrique du Sud
- du thé noir de Chine parfumé.
La malchanceuse est Elodie de The-entre-filles.blogspot.com, mais pas de problème, je vais refaire un envoi.
Bonne dégustation et merci Alexe2b et Loula.

Un petit plus de la part de Tiphanya : du thé de Noël qui m'avait fait envie, déjà infusé, goûté et approuvé ! Merci beaucoup pour ton petit mot et cette charmante attention.

samedi 17 décembre 2011

Swaps maxi et mini

J'ai encore craqué pour un nouveau swap tissons des liens
Tout le colis se fera sur le principe de l’échange entre vos goûts et ceux de votre swappée : l'organisatrice est Mypianocanta et Cln a accepté d'être mon binôme.
Les dates :
- Inscriptions jusqu’au 16 décembre ; envoi des colis à partir du 1er février au 15 février, avec prolongation jusqu’au 5 mars pour les échanges en IRL
Le contenu :
- 1 livre tiré de la wish-list de votre swappée + 1 livre que vous avez très envie de lui faire découvrir : j'ai déjà consulté sa wish-list et je dois dire que je suis inspirée...
- 1 marque-pages dans les goûts de votre swappée + 1 qui dit quelque chose de vous : là on verra
- des gourmandises et/ou une boisson avec au moins quelque chose de votre région/village (ou spécialité personnelle) : pas de problème pour la spécificité, mais j'attends ses goûts !
- une (petite) surprise autour de ce qu’aime votre swappée
+ les réponses au tag proposé lors du questionnaire : je m'y mets ce week end.
Ce tag devra être “fabriqué” par chacun spécialement pour son swappée et envoyé avec le questionnaire (mais vous pouvez vous inspirer de tous ceux qui circulent sur la toile, ou faire un petit portrait chinois)

Le petit + : Je vous invite à multiplier les échanges avant l’envoi des colis mais surtout après avec au moins une lettre suite à la lecture d’un des deux livres et peut-être pour certains une vraie correspondance.

et un mini-swap entre les deux une chaîne du thé initiée par Loula
Faire une chaîne de thé ou chacun(e) envoie son thé préféré (ou sa dernière découverte) à quelqu’un d’autre tiré au sort. Du coup comme c’est dans une optique de découverte, il ne s’agit pas d’envoyer un paquet de 100g mais plutôt disons un quart de ce paquet (et comme c’est votre thé préféré, vous gardez le reste!)
deux catégories pour s'inscrire :
-nature
-parfumé

vendredi 16 décembre 2011

Histoires de métamorphose

La belle image d'après Marcel Aymé
Raoul Cérusier est marié, père de famille et gagne confortablement sa vie comme courtier en publicité : c'est un homme fiable, gentil, mais sans imagination. Un beau jour, inexplicablement, son visage prend les traits d'un jeune homme attrayant : le regard des femmes change, mais sa nouvelle identité l'exclut de sa vie antérieure. Pour parer au plus pressé, il s'invente un voyage d'affaires.
Installé dans l'appartement au dessus de chez lui, il parvient rapidement au but qu'il s'est fixé : re-séduire sa femme. Commencent alors à se poser les vraies questions...
Le regard, qui pourrait être cynique, est surtout désenchanté. Devenu Rolland, Raoul se rend compte de la fragilité sur laquelle reposaient ses convictions matrimoniales : les seuls à ne pas le trahir sont l'oncle Antonin, un original, qui reste égal à lui même et Julien, un ami éloigné qui s'inquiète de sa disparition.
Cette oeuvre fantastique est admirablement interprétée par Cyril Bonin : c'est l'occasion de découvrir les premières planches ainsi que l'actualité de son travail sur le blogue de l'auteur.

La métamorphose d'après Franz Kafka
Qui ne connaît, au moins de nom, cette oeuvre phare de Franz Kafka, une des rares publiées de son vivant (1915) et avec son consentement puisqu'il avait demandé à son exécuteur testamentaire de détruire ses écrits, ce que fort heureusement il ne fit pas !
J'étais curieuse de découvrir l'adaptation BD qu'en propose le duo des Maîtres du jeu (#5 et 6), Eric Corbeyran et Horne : saisissant et répugnant à souhait !
La couverture intérieure entomologique reprend les différentes caractéristiques des coléoptères : communément appelés blattes (ou vermine...), ils existaient déjà à l'ère primaire et sont représentés par 3000 espèces dans le monde.
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A aucun moment, l'image ne trahit pas la nouvelle qui démarre dans le lit de Grégor Samsa, un commis voyageur tranquille et raisonnable, qui s'est transformé en insecte géant durant la nuit.
Prague, début du XIX ème siècle. Gregor, gentil garçon et employé modèle, se réveille dans une position inconfortable : immobilisé sur le dos, il ressent une énorme fatigue et ne comprend pas immédiatement ce que sont les pattes frêles qui s'agitent sous ses yeux alors qu'il tente de se remettre d'aplomb. Ses parents et sa soeur Grete, qu'il nourrit et entretient par son travail, s'inquiètent de son retard. Peu à peu, ils prennent conscience de la situation et de ses inconvénients. Chacun va réagir à sa façon, de la consternation hébétée à l'abjection viscérable : ils passent par une phase de tolérante et muette accomodation mais il n'est jamais question de compassion ou d'empathie. L'histoire suit les sentiments de cette famille petite bourgeoise qui évoluent du devoir fraternel à l'exclusion haineuse, de la résignation paternelle à la reprise en main, de l'amour maternel inconditionnel au refuge de la folie. Dans une sorte de lugubre locked-in syndrôme, Gregor, victime inoffensive et aimante, comprend tout en observateur silencieux et compatissant mais ne peut s'exprimer de manière intelligible.
Un réquisitoire inquiétant et lucide contre le rejet de la différence.
Ce court récit fantastique a inspiré à David Cronenberg le film La Mouche.
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à mettre en parallèle avec Tueur de cafard de Tardi et Benjamin Legrand
Lu le 14 octobre 2011

jeudi 15 décembre 2011

Virginia Woolf ou la dame sur le piédestal

Anne Bragance, que j'apprécie habituellement dans le registre de la fiction, a pris le prétexte de ce travail de commande " un essai relatif aux sources de l'inspiration chez les écrivains " pour revenir sur un sujet qui lui tient à coeur. Elle évoque la place très particulière, entre amour et haine, que tient Virginia Woolf dans ses réflexions et dans la genèse même de son oeuvre. Une réflexion très intéressante sur le métier et le travail d'écriture et un bel hommage, qui ne nécessite pas forcément une connaissance approfondie de l'auteur anglais (même si ça aide !) mais peut donner envie de la (re)lire : par exemple, j'ai inscrit Flush dans ma PàL et me suis replongée dans Une chambre à soi.

Lu une première fois le 31/08/2010
Participation au challenge Virginia Woolf de MyLouBook
Pour enrichir cette lecture : bibliographie_sur_Virginia_Woolf

mardi 13 décembre 2011

TTT

Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon un thème littéraire défini sur la blog de Iani - rendez-vous initialement créé par The Broke and The Bookish
       ****
       Thème de la semaine :
Les 10 noms de personnages que vous vous
verriez bien donner à vos enfants
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alors c'est un peu facile pour les premières réponses parce que j'ai effectivement donné des prénoms de personnages à mes enfants :
Il y a eu désacord sur Agathe au bois dormant d'Yvon Mauffret donc c'est
Aurore => pour l'histoire de La Belle au bois dormant
Arielle => pour La petite sirène d'Andersen
Arthur => pour la légende des Chevaliers de la table ronde
ensuite il faudrait que je réfléchisse car je me suis arrêtée là !
Sinon, j'aime les prénoms italiens de Côme ou Titien, mais ce sont des personnages historiques.

lundi 12 décembre 2011

Vous avez dit challenge(s)... ?!

Toujours de bonnes idées chez Petitebelge66
Coup de coeur 2012 pour auteurs peu médiatisés
Un peu retardataire mais avec beaucoup de chance, j'annonce d'ores et déjà ma participation, mais je reviens vite créer une page dédiée (voir 2012 ! ci-dessus) où j'explique le pourquoi et le comment (et aussi grâce à qui...)
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Poursuite du challenge initié par Calypso, déjà la 5ème session de " un mot, des titres "
Le mot tiré au sort parmi toutes les propositions des participant(e)s est
MONDE.
A vos PàL, à vos listes, à vos lectures pour le 15 janvier !
Quelques idées :
Jules VERNE, Le tour du monde en 80 jours
John IRVING, Le monde selon Garp
Aldous HUXLEY, Le meilleur des mondes
HG WELLS, La guerre des mondes
AE VAN VOGT, Le monde des non-A
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Découvert chez Nadael grâce à Jeneen Challenge des quatre saisons
Une nouvelle année se profile à l'horizon... Le Challenge des quatre saisons pourrait courir durant toute l'année 2012 et voir ainsi défiler Hiver, Printemps, Été, Automne...
Basse saison : Lire un à deux ouvrages...
Haute saison : Lire trois ouvrages...
Belle saison : Lire quatre ouvrages ou plus sur les saisons de votre choix
Quatre saisons : Lire un ouvrage sur chaque saison (mon choix).

Du neuf avec du vieux chez Lhisbei, puisque le Winter time travel saison 2 revient du 21 décembre 2011 au 21 mars 2012 inclus, sous le même signe de reconnaissance ci-contre. 
Qu'est-ce que l'uchronie ? C'est simple : l'uchronie est une fiction qui imagine ce que serait le monde si un évènement du passé avait divergé de l'histoire officielle. Vous trouverez des uchronies dans les romans historiques, de SF, fantasy, fantastique, en littérature générale ; la littérature jeunesse et la BD ne sont pas en reste. Plein d'idées et de liens chez Lhisbei pour vous aider à cibler vos lectures.
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Pour finir l'année, Cynthia propose un concept de challenge très raisonnable.
Un challenge, un livre
Un seul livre en une année, mais quel livre ! Allez voir chez elle...
Je pense que le livre qui détient le record de longévité dans ma PàL est
L'empire des signes de Roland Barthes : j'ai tellement envie de le lire que je l'ai même acheté deux fois, en poche quand j'étais étudiante et plus tard dans une belle collection (pour les illustrations).
Reste maintenant à remettre la main sur l'un ou l'autre exemplaire !

dimanche 11 décembre 2011

L'insu

une pensée en suspens
Je remercie les éditions Arléa et News Book pour ce partenariat, qui se révèle une nouvelle fois une belle découverte enrichissante. Pierre Sauvanet, philosophe aujourd'hui reconnu comme spécialiste de l'esthétique, avait conçu cet essai comme oeuvre de jeunesse. Ayant connu une malencontreuse mauvaise fortune, l'ouvrage n'avait jamais été publié.

" à l'insu de " est une locution qui signifie sans qu'on le sache...
« Effectuer quelque chose à l’insu de soi-même, c’est ce que nous faisons tous chaque jour. Ainsi, certaines choses ne peuvent se réaliser qu’à l’insu du sujet, et non en toute conscience. L’insu est pris entre le penser et le vivre. »
Si j'en crois le postulat de Pierre Sauvanet, je lis donc ce livre à mon insu, en ce sens que je mets en œuvre, sans y penser consciemment, l’apprentissage de la lecture acquis de longue date. A contrario, dès que je me surprends à réfléchir, au détour d'une phrase, à une pensée exprimée par l'auteur, j'interromps ma lecture, mais surtout je brise l'insu, qui ne peut exister qu'en toute non-conscience. La pensée fige l'action.
En 120 petits fragments ou notules, Pierre Sauvanet nous guide avec simplicité à travers les concepts qui interrogent la personne, comme sujet pensant et/ou agissant : il renverse en quelque sorte l'axiome
" Subito ergo sum " (je pense donc je suis), car souligne-t-il penser nécessite de s'abstraire de l'action en cours : un grand nombre d'actions ne peut avoir lieu qu'en l'absence de toute pensée qui les conçoit. L’image la plus simple de cette réalité complexe est tout entière illustrée par une devinette attribuée à Léonard de Vinci : « Qu’est-ce qu’on cherche sans le trouver ; qu’est-ce qu’on trouve sans le chercher ? » => J'ai bien dormi parce que je n'en ai pas eu conscience : maintenant que la pensée me vient, le sommeil m'a quittée, d'où une dichotomie fondamentale, qui ne se résout pas entre conscience et inconscience, mais trouve dans l'insu une troisième voie.

mardi 6 décembre 2011

Il est arrivé !

le jour de la St Nicolas (ma fête de fin d'année préférée)

Au départ, l'idée d'un swap arc-en-ciel réparti sur toute l'année vient de Val :
Mettez de la couleur dans votre PAL
Le swap fonctionne sur le principe des binômes. Les colis sont envoyés fin novembre/ début décembre avec présentation sur les blogues la semaine suivante. Ma swappée est Jeneen et le challenge est de taille car je dois lui faire apprécier une couleur que nous détestons mutuellement : le VERT !
La 4e session intitulée Les Vertes Années était consacrée à l'enfance. Chaque colis devait comporter :
- un roman dont la couverture est verte ou dont le titre contient cette couleur TROUVE
- un roman qui parle d'enfance (nous fixerons une limite arbitraire à quinze ans) mais qui n'est pas un roman jeunesse sauf si c'est une catégorie cochée par votre swappée TROUVE
- un marque-page de la couleur ou sur le thème demandé TROUVE
- une surprise de la couleur ou sur le thème demandé TROUVE(ES ?!)
(si possible surprise ou MP préparé par vos petits doigts)
- une gourmandise verte ou qui vous rappelle votre enfance TROUVEE Ah je ris !!
Il est parti le 19 novembre et arrivé très vite chez ma swappée, qui a attendu patiemment que le mien en fasse autant...  mais il tarde...   tarde...    ENFIN :
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Tous les jolis paquets verts au pied de mon sapin jusqu'à demain.
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Bon, on a commencé à ouvrir quelques paquets, dans l'ordre " qui m'intrigue le plus ", un peu comme un calendrier de l'Avent... vous croyez qu'on tiendra jusqu'à Noël ?? NON on n'a pas tenu, seulement quelques jours, voilà
Les surprises  :
- un jeu de Tantrix => c'est vraiment une riche idée car ça occupe, c'est manuel mais il faut réfléchir et ça tient peu de place ESSAYE et ADOPTE
- il est écrit "pour boire le thé dans toutes les positions" : une boule à thé flottante... que j'avais justement inscrite dans ma liste de cadeaux pour Noël => C'est CHOUETTE ! et je viens de recevoir un super thé à essayer dedans
- des billes vertes => oui je jouais aux billes et pas aux poupées ! Jen les a choisies et Art' se les est appropriées
- un agenda illustré par Rebecca Dautremer => pour accompagner mes lectures et mes RDV, même si ma fille lorgne dessus
- mes lettres initiales => je vous les montrerai quand elles sortiront au tirage au sort de mon challenge ABC
Les gourmandises :
- des bondons, Huummm ! les guimauves vertes parfumées à la pomme (hips) PARTAGEES
- "dur ou mou" j'avais deviné => j'ai fait une razzia égoïste sur le nougat.
- durs ou mous également, les caramels au beurre salé PARTAGES
- des Arlequins acidulés verts
- un paquet d'Earl Grey à la bergamote en sachets mousseline => direction le bureau pour ma pause du matin
Les livres :
- "qui a accompagné notre enfance" => un vrai livre de gourmande : 20 recettes à base de Carambar, dans une collection qui me tente à chaque fois que je vais en librairie, j'espère qu'elle fera boule de neige (subliminal !)
- un livre pour Art' choisi par Jen : Changement de programme
- un livre pour moi choisi par -een ! : Montedidio par Erri de Luca => j'adore l'italien et en plus ça parle de Naples où j'ai vécu, je le lis très vite, comme ça je pourrai encore l'intégrer au challenge Giro in Italia de Nane
- de ma WL Sylvie Denis, Jardins virtuels
- à découvrir La porte dérobée de Christine Kerdellant et Eric Meyer
une charmante carte et des marques-pages faits main magnifiques, sur le thème des rhinocéros !
oui oui ! j'ai été TRES gâtée
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Le déballage de mon colis chez  JENEEN : Comme tu dis, une totale réussite pour cette couleur qui nous paraissait " improbable " et tu peux inscrire Jen à un swap sans problème : elle est au top !

mardi 29 novembre 2011

Objectif challenges 2011

Voilà tous les titres qui me restent à lire : ça s'annonce difficile, même si les vacances de fin d'année approchent !
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Baby challenge SF 2011 (manque 1 titre pour la médaille d'or ; pour les séries contemporaine et policière : médaille en chocolat atteinte et je m'en tiens là)
Dune, tome 1, partie 1 de Frank Herbert (challenge Herbert chez Anudar)
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circle challenge ABC (deux commentaires en retard, deux classiques que j'ai tardé à chercher, une BD (re-re-)entamée (re-re-)abandonnée et six titres difficiles à trouver)
Tom Sharpe, Le bâtard récalcitrant
Honoré de Balzac, Chouans
Karine Giebel, Jusqu'à ce que la mort nous unisse
Shigeru Mizuki, Non Non Bâ
Boris Vian, J'irai cracher sur vos tombes
Yasushi Inoue, Shirobamba
Radhika Jha, L'odeur
Liliana Lazar, Terre des affranchis
Xinran, Baguettes chinoises
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Récits et carnets de voyage
des commentaires à finaliser

Défi steampunk (sans limite de temps)
... deux BD à lire

samedi 26 novembre 2011

à Saint Denis, on n'a pas de Saint Nicolas mais on a des idées

un mois de décembre qui s'annonce excellent.

1/ Je l'attendais depuis 2 ans : il revient du 1er au 4 décembre au Carré Cathédrale. Le président du festival est Baru que je vais pouvoir rencontrer dans un autre registre que celui du festival du film italien de Villerupt ; d'ailleurs, je leur trouve un petit air rital aux gangsters américains de son affiche !
2/ Le Grand prix du roman métis revient également pour sa deuxième édition : la remise des trophées aura lieu à l'hôtel de ville le 6 décembre.

vendredi 25 novembre 2011

Tom petit Tom tout petit homme Tom


Ce nouveau roman de Barbara Constantine, plus intimiste après l'humour décapant des précédents, entre parfaitement dans le thème choisi par Phildes pour la session de son challenge Lire sous la contrainte Enfance. Né trop tôt d'une mère encore adolescente qui aime faire la fête et ne choisit pas forcément ses amis de passage de manière optimale, Tom doit se prendre en charge dès son plus jeune âge. En vrai petit homme de la maison, il s'efforce de subvenir à ses besoins et à ceux de Joss, notamment en chapardant dans les jardins à la belle saison. Mais il veille à ne pas trop voler au même endroit et les voisins prennent garde de ne pas le remarquer quand il s'introduit dans leur potager. Un jour Tom découvre Madeleine, une vieille dame esseulée et mal en point. Déjà protecteur avec sa mère, Tom prend aussitôt soin de sa nouvelle amie et se trouve une grand mère.
J'aime beaucoup le style enlevé de Barbara Constantine, son langage délié, la tendresse toujours sous-jacente pour les démunis, les éclopés de la vie, son humour assorti d'un grand optimisme, son ton plein d'espoir et d'humanisme. Le message qu'elle passe est : Aide toi et le ciel t'aidera
L'histoire de Tom m'a donné envie de relire le roman En famille d'Hector Malot.

Allumer le chat

La ferme des animaux

Un classique de George Orwell qui transpose l'expérience soviétique dans le contexte d'une ferme dont les animaux, coalisés contre les humains, ont pris la direction. Au début, conscient de travailler pour son propre bonheur, chacun met beaucoup de coeur à l'ouvrage. Mais bientôt, les "grandes espérances" sont un peu battues en brèche. Lorsque les principes initiaux commencent à être revus et corrigés, quelques protestations s'élèvent, dont les voix sont bien vite étouffées. A la fin, le constat est assez amer : les meneurs présentés sous les traits de cochons, font pire que leurs anciens maîtres et la rebellion ne peut survivre qu'en faisant allégeance avec les voisins honnis. La plus belle trouvaille concerne les commandements écrits sur les murs de la grange, dont les postulats (et donc les contraintes pour ceux qui les ont édictés) se réduisent au fur et à mesure que le fossé grandit entre
les troupes/le troupeau et leurs nouveaux tyrans.
Une belle découverte, dans un registre totalement différent de 1984.
Pourtant, la critique affleure toujours, à peine sous-jacente.
On rit tandis que George Orwell, à la manière de La Fontaine, dépeint les travers des animaux, mais quand on s'aperçoit qu'ils sont presque trop humains et quand ça fait mal, la flèche a déjà porté.

jeudi 24 novembre 2011

Je suis amoureux d'une virgule

Petit manuel de ponctuation
Rolande Causse conte dans cet opuscule érudit et drôle, mais très inégal, la petite histoire des signes de ponctuation, l'apparition et l'évolution de ces signes cabalistiques qui essaimèrent au long des textes manuscrits, puis sous le joug tyrannique des typographes, avec un détour du côté des écrivains "maîtres-ponctographes" et de quelques expériences graphiques improbables.
La qualité des illustrations est à déplorer...

jeudi 17 novembre 2011

Histoire de cercles infernaux

Le dixième cercle de Mempo Giardinelli chez Métailié
Dans cette région du Chaco argentin, Antonio et Griselda, membres de la bourgeoisie aisée, ont tout pour être heureux. Mais dans la petite ville de Resistencia, elle s'ennuie de son rôle de bonne mère/bonne épouse/bonne paroisienne. Elle prend un amant : le propre associé et ami d'Antonio. Au bout de quelques années de ce manège, le mari pourtant conciliant et aveugle, finit par devenir encombrant. La narration débute par la décision de se débarasser de lui. L'engrenage infernal, avec de fréquentes allusions à Dante, se met en marche et se poursuit dans une cavale sans fin, une marche en avant entre Argentine et Paraguay. Une écriture très visuelle et une héroïne à la Tarantino font de ce roman un petit régal de noirceur.

samedi 12 novembre 2011

Pour ma rubrique " je lis aussi des prix littéraires "

voilà les attributions 2011
Grand Prix de l’Académie Française : Retour à Killybegs, de Sorj Chalandon
Apollinaire : Jean-Claude Pirotte
de Flore : Marien Defalvard
Prix Femina : Jayne Mansfield 1967, de Simon Liberati ; Francisco Goldman ; Laure Murat
France Télévision : Delphine de Vigan
Prix Goncourt : L’Art Français de la Guerre , d’Alexis Jenni
Goncourt des Lycéens : Du domaine des murmures, de Carole Martinez
Prix Interallié : Tout, tout de suite, de Morgan Sportès
Prix Médicis : Ce qu’aimer veut dire, de Mathieu Lindon ; David Grossman ; Sylvain Tesson
Prix Renaudot : Limonov, d’Emmanuel Carrère
Décembre : Jean-Christophe Bailly et Olivier Frébourg
Prix du roman métis de la ville de Saint Denis : Lyonel Trouillot

vendredi 11 novembre 2011

Divers contes en bleu

L'ours bleu
des aquarelles aux tonalités douces  de Michael West sur un texte de Daniel Küttel
un satisfecit particulier pour le rendu de certaines scènes de nuit (les noirs), de neige (les blancs), de désert, de volcan

Le chien bleu de Nadja
les peurs de l'enfance et comment les apprivoiser

Hibou blanc et Souris bleue
Comment devenir le meilleur ami de son pire ennemi ?
Jean Joubert est un auteur spécialisé dans la littérature enfantine : sachant trouver le juste dosage entre peur et tendresse, il invite à la réflexion sur les conséquences de ses actes. Joliment secondé par Michel Gay, il propose avec Hibou blanc et Souris bleue, un conte plein de malice et de bons sentiments. On aimerait se nicher dans les plumes duveteuses à la place de Souris bleue, mais gare au bec crochu !
Présentation
Hibou blanc aine beaucoup les souris; il en a déjà mangé plus de mille. Toutes les souris ont peur de Hibou blanc sauf Souris bleue, la plus jeune et la plus maligne. Elle a décidé de débarrasser les souris du fléau qu'est Hibou blanc. Toute une nuit, Hibou blanc essaie d'attraper Souris bleue. Surpris par le jour qui le rend aveugle, il se fait capturer par les hommes et enfermer dans la cage d'un cirque. Heureusement, Souris bleue le retrouve. Touchée par le malheur de Hibou blanc, elle veut l'aider. Les deux ennemis d'hier deviennent amis et Souris bleue réussit même à libérer Hibou blanc. Il est vrai que Hibou blanc avait promis de ne plus jamais manger de souris...

mardi 8 novembre 2011

Absolument dé-bor-dée

ou le paradoxe du fonctionnaire
Comment faire les 35 heures en... un mois ! La vraie vie d'Aurélie Boullet, c'est ICI ou LA.
Sur le mode du Blog de Max, en moins drôle, Zoé Shepard s'attaque à la fonction publique territoriale. Construit sous forme de billets d'humeur écrits au jour le jour sur presque une année, le roman détaille ses déboires de haut fonctionnaire sous-employée dans le service "fourre-tout" d'une grosse collectivité territoriale. Les situations semblent tellement absurdes et les caricatures outrancières que j'ai tout d'abord pensé à un énorme canular. Mais il paraît que le blog et l'auteur existent réellement et qu'elle aurait même été sanctionnée pour avoir dénoncé publiquement les dysfonctionnements de son administration. Huit années d'études et un concours sélectif pour en arriver là, ça donne à réfléchir... Je n'ai pas du tout aimé l'esprit dont elle fait preuve : méprisante et supérieure, elle dénigre tout : du recrutement à ses collègues, rien ne trouve grâce à ses yeux, vulgairement cela s'appelle cracher dans la soupe et elle se place au-dessus des autres et des règlements, alors qu'elle participe et profite du système.

samedi 5 novembre 2011

Laurier blanc

L'histoire est racontée du point de vue d'Astrid, la fille unique d'Ingrid Magnusson, mère célibataire sans entrave et brillante poétesse d'origine scandinave. Elles vivent à Los Angeles, mais ont beaucoup voyagé, en Europe et en Amérique.
Astrid a douze ans au début du roman qui la suit tout au long de son adolescence jusqu'au début de l'âge adulte. Son parcours chaotique, mais aussi ses sentiments et les raisons de ses choix sont clairement expliqués et il est facile de se glisser dans la peau du personnage (même sans s'identifier à lui).
Depuis l'enfance, Astrid adule sa mère qui l'élève dans une relation exclusive, fusionnelle et dans le déni du père. Ingrid exerce une véritable emprise sur l'esprit de sa fille et tout au long du roman, en dépit de l'éloignement, elle va chercher à maintenir ce lien que je qualifierais volontiers de castrateur si Astrid était un garçon. De son côté, Astrid va sans répit tenter de prendre du recul face à l'ambiguïté de ses sentiments envers sa mère et se chercher de nouvelles icônes maternelles.
L'existence des deux femmes bascule le jour où Ingrid rencontre un homme, un goujat qui se met en tête de la séduire et s'y prend avec beaucoup de savoir faire. Lorsque Barry Culker finit par se lasser d'Ingrid, trop compliquée, pour revenir à ses petites amours faciles avec des jeunesses peu exigeantes, la poétesse " dont la lumineuse beauté n'est qu'une arme pour séduire et manipuler les hommes " se retrouve sur le banc des laissées pour compte. Refusant d'accepter sa défaite, elle renoue avec la tradition nordique des femmes de sa lignée, un peu sorcières et prépare un filtre où amour et haine se mêlent étroitement.
Sans dévoiler plus de l'intrigue qu'il n'en faut, le titre du roman est en lien avec ce moment de leur vie. Astrid va ensuite longuement s'interroger sur ce qu'elle a perçu, ressenti, vécu durant ces quelques jours et sur sa culpabilité par omission. Par extrapolation, on peut y voir une image de la mère où la pureté des apparences dissimule une profonde toxicité.

J''ai beaucoup apprécié ce roman qui développe et dissèque abondamment un point de vue intéressant sur les rapports filiaux mais aussi les grandes questions auxquels les adultes en devenir se trouvent confrontés pour se construire. La complexité du rapport mère-fille est pleinement exploité et repose sur un personnage maternel sans concession qui n'a pas le beau rôle. L'ensemble des personnages secondaires qu'Astrid va croiser sont finement décrits, bien campés, toujours plausibles, parfois charismatiques et souvent attachants. Tous les épisodes de l'histoire apportent quelque chose à la construction du personnage central.

Un titre que j'ai découvert exclusivement grâce à l'existence du challenge de Calypso Un mot, des titres qui m'a fait prendre ce livre en rayon et me laisser convaincre par la quatrième de couverture :
Laurier blanc raconte l'histoire d'Astrid, son errance dans les nombreux foyers d'accueil de Los Angeles, les épreuves qu'elle doit affronter pour trouver sa vérité et son chemin. Seuls la détermination et l'humour lui permettront de relever le défi, de lutter contre la solitude et la pauvreté, et d'apprendre ce que peut devenir un enfant sans mère dans un monde indifférent. Quête de soi, adieu nostalgique à l'enfance et au monde de la pureté : un roman poignant qui révèle un grand talent. Un premier roman exceptionnel qui a bouleversé l'Amérique. Plus de 2 millions d'exemplaires vendus.

L'écriture de Janet Fitch et son sens de l'histoire me rappellent un peu Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur. Une belle leçon de vie dont je recommande chaleureusement la lecture.

Le film


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Los Angeles,CALIFORNIE (bis)