samedi 31 décembre 2011
A l'heure des bilans
En effet, les quatre livres de mon bestiaire, puisés au hasard des mots dans la mégaliste élaborée en début d’année, se sont révélés de très belles et surprenantes lectures :
- Harper LEE, Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur ♥♥♥♥
- Muriel BARBERY, L’élégance du hérisson ♥♥♥♥
- Aranka SIEGAL, Sur la tête de la chèvre ♥♥♥♥
- Mark HADDON, Le bizarre incident du chien durant la nuit ♥♥♥♥
Ensuite, je ne serais probablement pas allée à la rencontre des auteurs ci-dessous, ce dont je suis reconnaissante à Grominou et tous les souscripteurs de son projet, qui m'ont permis de découvrir et d'apprécier en 2010 une vingtaine d'auteurs parmi lesquels je retiens :
- Henry BAUCHAU, L'enfant bleu ♥♥♥, magnifique
- Tonino BENAQUISTA, Quelqu’un d’autre, découverte suivie de trois autres de ses titres ♥♥♥♥
- Noëlle CHÂTELET, La dame en bleu et La femme coquelicot ♥♥♥, et en attente : La fille aux tournesols
- Alain DAMASIO, La horde du contrevent ♥♥♥♥♥
- Joe HALDEMAN, La guerre éternelle ♥♥♥, La paix éternelle et La liberté éternelle, romans dont est issue la série de BD superbement mise en images par MARVANO
- Daniel KEYES, Des fleurs pour Algernon ♥♥♥♥
- Ann Taylor KRESSMANN, Inconnu à cette adresse ♥♥♥♥
- Eric-Emmanuel SCHMITT découvert avec Odette Toulemonde, puis rapidement L'évangile selon Pilate, La part de l'autre, Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, Oscar et la dame rose, prolifique et inspiré♥♥♥♥
- Didier VAN CAUWELAERT, L'évangile selon Jimmy, puis L'éducation d'une fée, un auteur que j'apprécie de plus en plus ♥♥♥
- Markus ZUSAK, La voleuse de livres ♥♥♥
et je suis sûre qu'elle recèle encore des dizaines de précieuses découvertes...
vendredi 30 décembre 2011
La fin des voyages : un passeport bien rempli
Mes compagnies aériennes, cette année, se sont prénommées Tiphanya et Kathel. J'ai pris beaucoup de plaisir et d'intérêt aux voyages qu'elles ont proposés :
- limités à l'Europe pour l'une (Voisin voisine)
- étendus à la Terre entière pour l'autre (Carnets de voyage).
Grande-Bretagne (11) : Minette Walters, Les démons de Barton House, Jonathan Coe, Après la pluie, Stéphanie Benson, Al teatro, George Orwel, La ferme des animaux, Gemma Maley, La déclaration (histoire d'Anna), Sophie Kinsella, Les petits secrets d'Emma, Julia Bell, XXL, Charles Stross, Palimpseste, Jane Austen, Orgueil et préjugés , Rachel Ward, Intuitions et Roger Jon Ellory, Seul le silence
Ecosse (1) : Conan Doyle, Une étude en rouge
Italie (2) : Andrea Vittali, La modiste et Andrea Camilleri, La couleur du soleil et Le tailleur gris.
Espagne (2) : Carlos Ruiz ZAFON, Le jeu de l'ange (l'avis de l' Irrégulière) et Arturo Perez-Reverte, Le tableau du maître flamand
Belgique (1) : Amélie Nothomb, Journal d'hirondelle et Une forme de vie
Allemagne (1) : Katarina Hagena, Le goût des pépins de pomme en LC avec Clara, Theoma, Anis, Val-m-les-livres, Aproposdelivres
Norvège (1) : Jo Nesbo, L'homme chauve-souris (l'avis de Choupynette)
Islande (2) : Arnaldur Indridason, La femme en vert et Audur Ava Olafsdottir, Rosa candida en LC avec Aifelle, Anne, Choupynette, Lystig, Malika, Valou, Hélène, Liliba, Anis
Finlande (1) : Arto Paasilinna, Le lièvre de Vatanen
Serbie (1) : Zoran Zivkovic La bouquineuse
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La totalité du bilan Voisin/voisine (classement par lecteur et par pays) est sur Lettres exprès. Le challenge continue en 2012 chez Anne et je vais sans doute chercher à compléter ma carte d'Europe !
Ils ont rejoint ma pile à lire :
Les vacances d'un serial killer de Nadine Monfils chez Cathulu
Continent américain : Au nom de père, Serge Perrotin, (scénariste) et Clément Belin (dessinateur) LU mars
Continent asiatique : India dreams, Maryse et Jean-François Charles LU avril
Inscrite dans les catégories :
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Joe Sacco : Gorazde (Bosnie) - Palestine - The fixer (guide-interprète)
Guy Delisle : Chroniques birmanes - Shenzhen (Chine) - Pyongyang (Corée du nord)
Christin/Cabanes : L'homme qui fait le tour du monde (économie internationale)
Patrick Chapatte : Du printemps arabe aux coulisses de l'Elysée (BD reporter)
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mercredi 28 décembre 2011
Hunger games : la trilogie
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Le Capitole organise chaque année, aux fins de commémoration de la destruction punitive du district 13, des jeux destinés à mater tout esprit de rebellion. Douze paires d'adolescents, une fille et un garçon, désignés par tirage au sort dans chaque district doivent s'affronter dans une arène truquée, en un combat à mort, filmé et diffusé en continu. Contre toute attente, Peeta, le fils d'un notable et Katniss, qui a pris la place de sa petite soeur Prim, issus d'un des districts les plus défavorisés (les mineurs) forment une équipe gagnante. Ayant su conquérir le public capricieux du Capitole, ils arrivent en finale et osent défier le président Snow. Lu le 23 mars 2010
Le suspense est de nouveau très prenant, les rebondissements sont imprévus, même s'il fallait bien s'attendre à des représailles du pouvoir présidentiel. Les jeux restent au centre du roman, mais leur description, contrairement au tome 1, n'occupe pas toute la narration. Le duo des héros est bien équilibré : face à Peeta, paré de toutes les vertus, Katniss n'est pas montrée sous son meilleur jour : personnelle et sans véritable pensée réfléchie, elle n'obéit qu'à son instinct de survie, alors qu'il est plein d'abnégation et d'esprit chevaleresque.
Je ne sais pas raconter quoi que ce soit sans risquer de dévoiler une partie de l'intrigue et ce serait vraiment dommage.
Un dernier tome dans la lignée des deux précédents, La révolte réussit à digresser sur le même thème, à développer la description de cet univers bicéphale, en composant un nouveau récit original : à la fois prenante et éprouvante, l'histoire incite à prendre fait et cause pour Katniss dans son combat face à l'iniquité. Cependant Suzanne Collins n'a pas choisi d'en faire une héroïne charismatique, réservant plutôt ce rôle à la petite Prim.
On retrouve les deux soupirants de Katniss que tout continue à opposer dans la vie et dans son coeur : Gale, le compagnon des chasses interdites, qui est resté en arrière pour protéger sa famille et Peeta qui est allé dans l'arène avec elle à deux reprises, avec pour seul objectif de la faire gagner.
Parmi les proches, il y a également Haymitch, leur entraîneur et survivant des jeux : alcoolique et taciturne, maître ès manipulations jouant double jeu, il n'est absolument pas sympathique, même si en dépit de sa déchéance et de ses prises de position incompréhensibles, il semble pourtant dévoué à la victoire de ses protégés.
Le système sur lequel repose la suprématie du Capitole est tellement pourri qu'un rien pourrait tout faire basculer : le geai moqueur incarné par Katniss apparaît comme la figure messianique annoncée, autour de laquelle va se cristaliser la rebellion. De son point de vue à elle cependant, elle ne fait que des choix d'opportunité, sauf quand elle se laisse aller à de vrais moments de générosité spontanée.
Le troisième tome délivre quelques clefs pour expliquer comment les vainqueurs étaient brisés par le cruel président Snow, mais il montre aussi combien les habitants des districts ont été isolés, formatés, rendus individualistes [à suivre]
LC avec Pimousse mais attention car elle raconte un peu l'histoire...

50 états, 50 billetsCONNECTICUT (explication de Sofynet en commentaire)
mardi 27 décembre 2011
Seul le silence
Joseph Calvin Vaughan fait débuter l'histoire de sa vie le 12 juillet 1939, le jour de la mort de son père. Âgé de douze ans, il est fils unique. Son récit à la première personne alterne avec un monologue suivi, de 2 ou 3 pages à chaque fois, à la première personne également... Un drame se noue au cours de ces pages, comme l'annonce d'une catastrophe imminente et inévitable. L'ambiance s'alourdit progressivement et même lors des courts moments de répit, quand il peut croire à un bonheur possible, Joseph ne laisse totalement aller.
Autour de la petite ville d'Augusta Falls où il vit avec sa mère, dans le voisinage immédiat du plus riche propriétaire de la région Gunther Kruger, rôde un tueur de petites filles qui tient le shérif du comté Haynes Dearing en échec. Joseph a découvert une des victimes qui fréquentait comme lui la classe unique de Mademoiselle Alexandra Webber. L'autre fait marquant résulte de la découverte par l'institutrice de son goût pour la littérature : comme sa mère, elle l'encourage à écrire, à croire et à cultiver son talent. Outre la mort de son père, ces deux évènements marquent son enfance à jamais et influent directement sur sa vie d'adulte.
Comme Les leçons de mal ou Minuit dans le jardin du bien et de mal, l'action de Seul le silence se déroule principalement en Georgie : ce point commun suffit-il à expliquer la pesanteur du récit ? Ces romans, beaux et sombres, me portent à croire que l'atmosphère particulière qui règne dans cet état sudiste, porte les écrivains qui s'en inspirent au drame plutôt qu'à la légèreté. [à suivre]
samedi 24 décembre 2011
Swap Noël en hiver : c'est le jour !
- Préparation des colis à partir du 7 novembre et envoi entre le 1er et le 13 décembre (en sorte que ça arrive avant Noël !)
- et que rien ne vous empêche de rajouter une autre petite surprise
Ouverture hier soir : oui vous avez bien vu, je ne sais pas comment Pimousse a fait mais c'est plein de neige sous le sapin et plein de cadeaux aussi, je ne sais pas exactement combien, mais beaucoup, je ne finissais pas d'en sortir de sous les copeaux de neige !!
- un très jolie carte et des petits mots violets partout pour expliquer ses choix
- des cadeaux de circonstance
- des douceurs que j'adore
- des lectures tirées de ma WL
- une douce écharpe en soie faite main et signée !
GRAND MERCI PIMOUSSE
J'attends avec impatience de voir si tu auras eu autant plaisir à découvrir le tien !_ICI
vendredi 23 décembre 2011
Je suis une légende (I am Legend)
Catégorie post-apocalyptique
Très différent du film avec Robin Smith, je m'étais fait une idée fausse et assez réductrice du roman de Richard Matheson, qui aborde le vampirisme sous un angle original et mérite d'être lu sans a priori.
Comme tous ceux de son genre, ce récit de dévastation qui met en scène un héros prométhéen battu d'avance, est très dur et dérangeant : peu importe si le postulat de départ, la transformation en zombies et ses causes bactériennes ne sont pas crédibles, l'organisation de la survie du dernier homme "normal" - sur une durée limitée et avec une volonté tenace de s'en sortir - a des accents plausibles. En dépit de l'espoir, beaucoup plus présent que Sur la route par exemple ou peut être à cause de lui, la chute irrémédiable de l'humanité est encore plus bouleversante.
Richard Matheson écrivain et scénariste américain, né le 20 février 1926 à Allendale, New Jersey, États-Unis. Son genre de prédilection est la science-fiction et l'épouvante.
à lire : Journal d'un monstre (nouvelle de 1950) qui décrit la haine d'un enfant monstrueux envers ses parents.
jeudi 22 décembre 2011
Histoires de lecture : La bouquineuse
Mlle Tamara est une drôle de lectrice : au détour des livres et des bibliothèques, il lui arrive d'étranges (més)aventures. En sept petits chapitres aux noms de fruits, jusqu'à la revue générale en forme de salade... de fruits, Zoran Zivkovic sème le mystère autour de ce personnage peu ordinaire, qui lit en dégustant pommes, mûres, bananes, abricots... pour leurs bienfaits sur la santé.
Zoran Zivkovic est un écrivain serbe qui enseigne l'écriture créative à l'Université de Belgrade. Le quatrième cercle lui a voulu la plus prestigieuse distinction du domaine fantastique, le prix World Fantasy Award, aux côtés de Süskind ou Murakami.
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Je suis un écrivain japonais de Dany Laferrière
dimanche 18 décembre 2011
Chaîne du thé
Deux catégories au choix : thé nature/thé parfuméFaire une chaîne de thé ou chacun(e) envoie son thé préféré (ou sa dernière découverte) à quelqu’un d’autre tiré au sort. Du coup comme c’est dans une optique de découverte, il ne s’agit pas d’envoyer un paquet de 100g mais plutôt disons un quart de ce paquet (et comme c’est votre thé préféré, vous gardez le reste!)
mais pourquoi choisir, j'ai pris les deux options et je ne suis pas la seule !
J'ai reçu très rapidement une enveloppe merveilleusement parfumée de Coïncidence Black de chez Theodor de la part de untheavec.wordpress.com qui en parle ICI.
Mon autre swappeuse mystère (et grande cachottière en plus de s'inscrire à des challenges qu'elle n'honore pas...) n'est autre que Loula, qui m'a gâtée avec deux beaux sachets :
- du thé blanc, moi je vais adorer, je le sais même sans le goûter (réglisse et oranger)
- du thé oolong, c'est elle la spécialiste qui le dit, que je vais découvrir en thé du matin
J'ai envoyé à Tiphanya un échantillon de thé noir de Chine au letchi ; j'étais embêtée car elle n'aime pas les agrumes, or la plupart de mes thés en contiennent.
En revanche, il semble que mon autre enveloppe s'est perdue : elle contenait un duo de thés à la cannelle :
- du thé rouge d'Afrique du Sud
- du thé noir de Chine parfumé.
La malchanceuse est Elodie de The-entre-filles.blogspot.com, mais pas de problème, je vais refaire un envoi.
Bonne dégustation et merci Alexe2b et Loula.
samedi 17 décembre 2011
Swaps maxi et mini
Le contenu :
- 1 livre tiré de la wish-list de votre swappée + 1 livre que vous avez très envie de lui faire découvrir : j'ai déjà consulté sa wish-list et je dois dire que je suis inspirée...
- 1 marque-pages dans les goûts de votre swappée + 1 qui dit quelque chose de vous : là on verra
- des gourmandises et/ou une boisson avec au moins quelque chose de votre région/village (ou spécialité personnelle) : pas de problème pour la spécificité, mais j'attends ses goûts !
- une (petite) surprise autour de ce qu’aime votre swappée
+ les réponses au tag proposé lors du questionnaire : je m'y mets ce week end.
Ce tag devra être “fabriqué” par chacun spécialement pour son swappée et envoyé avec le questionnaire (mais vous pouvez vous inspirer de tous ceux qui circulent sur la toile, ou faire un petit portrait chinois)
Le petit + : Je vous invite à multiplier les échanges avant l’envoi des colis mais surtout après avec au moins une lettre suite à la lecture d’un des deux livres et peut-être pour certains une vraie correspondance.
et un mini-swap entre les deux une chaîne du thé initiée par Loula
Faire une chaîne de thé ou chacun(e) envoie son thé préféré (ou sa dernière découverte) à quelqu’un d’autre tiré au sort. Du coup comme c’est dans une optique de découverte, il ne s’agit pas d’envoyer un paquet de 100g mais plutôt disons un quart de ce paquet (et comme c’est votre thé préféré, vous gardez le reste!)deux catégories pour s'inscrire :
-nature
-parfumé
vendredi 16 décembre 2011
Histoires de métamorphose
La métamorphose d'après Franz Kafka
Qui ne connaît, au moins de nom, cette oeuvre phare de Franz Kafka, une des rares publiées de son vivant (1915) et avec son consentement puisqu'il avait demandé à son exécuteur testamentaire de détruire ses écrits, ce que fort heureusement il ne fit pas !
J'étais curieuse de découvrir l'adaptation BD qu'en propose le duo des Maîtres du jeu (#5 et 6), Eric Corbeyran et Horne : saisissant et répugnant à souhait !
La couverture intérieure entomologique reprend les différentes caractéristiques des coléoptères : communément appelés blattes (ou vermine...), ils existaient déjà à l'ère primaire et sont représentés par 3000 espèces dans le monde.
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A aucun moment, l'image ne trahit pas la nouvelle qui démarre dans le lit de Grégor Samsa, un commis voyageur tranquille et raisonnable, qui s'est transformé en insecte géant durant la nuit.
Prague, début du XIX ème siècle. Gregor, gentil garçon et employé modèle, se réveille dans une position inconfortable : immobilisé sur le dos, il ressent une énorme fatigue et ne comprend pas immédiatement ce que sont les pattes frêles qui s'agitent sous ses yeux alors qu'il tente de se remettre d'aplomb. Ses parents et sa soeur Grete, qu'il nourrit et entretient par son travail, s'inquiètent de son retard. Peu à peu, ils prennent conscience de la situation et de ses inconvénients. Chacun va réagir à sa façon, de la consternation hébétée à l'abjection viscérable : ils passent par une phase de tolérante et muette accomodation mais il n'est jamais question de compassion ou d'empathie. L'histoire suit les sentiments de cette famille petite bourgeoise qui évoluent du devoir fraternel à l'exclusion haineuse, de la résignation paternelle à la reprise en main, de l'amour maternel inconditionnel au refuge de la folie. Dans une sorte de lugubre locked-in syndrôme, Gregor, victime inoffensive et aimante, comprend tout en observateur silencieux et compatissant mais ne peut s'exprimer de manière intelligible.
Un réquisitoire inquiétant et lucide contre le rejet de la différence.
Ce court récit fantastique a inspiré à David Cronenberg le film La Mouche.
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à mettre en parallèle avec Tueur de cafard de Tardi et Benjamin Legrand
Lu le 14 octobre 2011
jeudi 15 décembre 2011
Virginia Woolf ou la dame sur le piédestal
Lu une première fois le 31/08/2010
Pour enrichir cette lecture : bibliographie_sur_Virginia_Woolf
mardi 13 décembre 2011
TTT
alors c'est un peu facile pour les premières réponses parce que j'ai effectivement donné des prénoms de personnages à mes enfants :Aurore => pour l'histoire de La Belle au bois dormant
Arielle => pour La petite sirène d'Andersen
Sinon, j'aime les prénoms italiens de Côme ou Titien, mais ce sont des personnages historiques.
lundi 12 décembre 2011
Vous avez dit challenge(s)... ?!
Coup de coeur 2012 pour auteurs peu médiatisés
Un peu retardataire mais avec beaucoup de chance, j'annonce d'ores et déjà ma participation, mais je reviens vite créer une page dédiée (voir 2012 ! ci-dessus) où j'explique le pourquoi et le comment (et aussi grâce à qui...)
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Poursuite du challenge initié par Calypso, déjà la 5ème session de " un mot, des titres "
Le mot tiré au sort parmi toutes les propositions des participant(e)s est
MONDE.
A vos PàL, à vos listes, à vos lectures pour le 15 janvier !
Quelques idées :
Jules VERNE, Le tour du monde en 80 jours
John IRVING, Le monde selon Garp
Aldous HUXLEY, Le meilleur des mondes
HG WELLS, La guerre des mondes
AE VAN VOGT, Le monde des non-A
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Belle saison : Lire quatre ouvrages ou plus sur les saisons de votre choix
Quatre saisons : Lire un ouvrage sur chaque saison (mon choix).
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L'empire des signes de Roland Barthes : j'ai tellement envie de le lire que je l'ai même acheté deux fois, en poche quand j'étais étudiante et plus tard dans une belle collection (pour les illustrations).
Reste maintenant à remettre la main sur l'un ou l'autre exemplaire !
dimanche 11 décembre 2011
L'insu
mardi 6 décembre 2011
Il est arrivé !
Au départ, l'idée d'un swap arc-en-ciel réparti sur toute l'année vient de Val :
- un roman dont la couverture est verte ou dont le titre contient cette couleur TROUVE
- un roman qui parle d'enfance (nous fixerons une limite arbitraire à quinze ans) mais qui n'est pas un roman jeunesse sauf si c'est une catégorie cochée par votre swappée TROUVE
- un marque-page de la couleur ou sur le thème demandé TROUVE
- une surprise de la couleur ou sur le thème demandé TROUVE(ES ?!)
(si possible surprise ou MP préparé par vos petits doigts)
- une gourmandise verte ou qui vous rappelle votre enfance TROUVEE Ah je ris !!
Il est parti le 19 novembre et arrivé très vite chez ma swappée, qui a attendu patiemment que le mien en fasse autant... mais il tarde... tarde... ENFIN :
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- un agenda illustré par Rebecca Dautremer => pour accompagner mes lectures et mes RDV, même si ma fille lorgne dessus
- mes lettres initiales => je vous les montrerai quand elles sortiront au tirage au sort de mon challenge ABC
- des Arlequins acidulés verts
- un paquet d'Earl Grey à la bergamote en sachets mousseline => direction le bureau pour ma pause du matin
Les livres :
- un livre pour moi choisi par -een ! : Montedidio par Erri de Luca => j'adore l'italien et en plus ça parle de Naples où j'ai vécu, je le lis très vite, comme ça je pourrai encore l'intégrer au challenge Giro in Italia de Nane- de ma WL Sylvie Denis, Jardins virtuels
- à découvrir La porte dérobée de Christine Kerdellant et Eric Meyer
une charmante carte et des marques-pages faits main magnifiques, sur le thème des rhinocéros !
oui oui ! j'ai été TRES gâtée
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mardi 29 novembre 2011
Objectif challenges 2011
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Baby challenge SF 2011 (manque 1 titre pour la médaille d'or ; pour les séries contemporaine et policière : médaille en chocolat atteinte et je m'en tiens là)
Dune, tome 1, partie 1 de Frank Herbert (challenge Herbert chez Anudar)
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circle challenge ABC (deux commentaires en retard, deux classiques que j'ai tardé à chercher, une BD (re-re-)entamée (re-re-)abandonnée et six titres difficiles à trouver)
Tom Sharpe, Le bâtard récalcitrant
Honoré de Balzac, Chouans
Karine Giebel, Jusqu'à ce que la mort nous unisse
Shigeru Mizuki, Non Non Bâ
Boris Vian, J'irai cracher sur vos tombes
Yasushi Inoue, Shirobamba
Radhika Jha, L'odeur
Liliana Lazar, Terre des affranchis
Xinran, Baguettes chinoises
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Récits et carnets de voyage
des commentaires à finaliser
Défi steampunk (sans limite de temps)
... deux BD à lire
samedi 26 novembre 2011
à Saint Denis, on n'a pas de Saint Nicolas mais on a des idées
1/ Je l'attendais depuis 2 ans : il revient du 1er au 4 décembre au Carré Cathédrale. Le président du festival est Baru que je vais pouvoir rencontrer dans un autre registre que celui du festival du film italien de Villerupt ; d'ailleurs, je leur trouve un petit air rital aux gangsters américains de son affiche !
2/ Le Grand prix du roman métis revient également pour sa deuxième édition : la remise des trophées aura lieu à l'hôtel de ville le 6 décembre.
vendredi 25 novembre 2011
Tom petit Tom tout petit homme Tom
J'aime beaucoup le style enlevé de Barbara Constantine, son langage délié, la tendresse toujours sous-jacente pour les démunis, les éclopés de la vie, son humour assorti d'un grand optimisme, son ton plein d'espoir et d'humanisme. Le message qu'elle passe est : Aide toi et le ciel t'aidera
L'histoire de Tom m'a donné envie de relire le roman En famille d'Hector Malot.
Allumer le chat
La ferme des animaux

Un classique de George Orwell qui transpose l'expérience soviétique dans le contexte d'une ferme dont les animaux, coalisés contre les humains, ont pris la direction. Au début, conscient de travailler pour son propre bonheur, chacun met beaucoup de coeur à l'ouvrage. Mais bientôt, les "grandes espérances" sont un peu battues en brèche. Lorsque les principes initiaux commencent à être revus et corrigés, quelques protestations s'élèvent, dont les voix sont bien vite étouffées. A la fin, le constat est assez amer : les meneurs présentés sous les traits de cochons, font pire que leurs anciens maîtres et la rebellion ne peut survivre qu'en faisant allégeance avec les voisins honnis. La plus belle trouvaille concerne les commandements écrits sur les murs de la grange, dont les postulats (et donc les contraintes pour ceux qui les ont édictés) se réduisent au fur et à mesure que le fossé grandit entre
les troupes/le troupeau et leurs nouveaux tyrans. Une belle découverte, dans un registre totalement différent de 1984.
Pourtant, la critique affleure toujours, à peine sous-jacente. On rit tandis que George Orwell, à la manière de La Fontaine, dépeint les travers des animaux, mais quand on s'aperçoit qu'ils sont presque trop humains et quand ça fait mal, la flèche a déjà porté.
jeudi 24 novembre 2011
Je suis amoureux d'une virgule
Rolande Causse conte dans cet opuscule érudit et drôle, mais très inégal, la petite histoire des signes de ponctuation, l'apparition et l'évolution de ces signes cabalistiques qui essaimèrent au long des textes manuscrits, puis sous le joug tyrannique des typographes, avec un détour du côté des écrivains "maîtres-ponctographes" et de quelques expériences graphiques improbables.
La qualité des illustrations est à déplorer...
jeudi 17 novembre 2011
Histoire de cercles infernaux
samedi 12 novembre 2011
Pour ma rubrique " je lis aussi des prix littéraires "
Apollinaire : Jean-Claude Pirotte
de Flore : Marien Defalvard
Prix Femina : Jayne Mansfield 1967, de Simon Liberati ; Francisco Goldman ; Laure Murat
France Télévision : Delphine de Vigan
Prix Goncourt : L’Art Français de la Guerre , d’Alexis Jenni
Goncourt des Lycéens : Du domaine des murmures, de Carole Martinez
Prix Interallié : Tout, tout de suite, de Morgan Sportès
Prix Médicis : Ce qu’aimer veut dire, de Mathieu Lindon ; David Grossman ; Sylvain Tesson
Prix Renaudot : Limonov, d’Emmanuel Carrère
Décembre : Jean-Christophe Bailly et Olivier Frébourg
Prix du roman métis de la ville de Saint Denis : Lyonel Trouillot
vendredi 11 novembre 2011
Divers contes en bleu
des aquarelles aux tonalités douces de Michael West sur un texte de Daniel Küttel
un satisfecit particulier pour le rendu de certaines scènes de nuit (les noirs), de neige (les blancs), de désert, de volcan
Le chien bleu de Nadja
les peurs de l'enfance et comment les apprivoiser
Hibou blanc et Souris bleue
Comment devenir le meilleur ami de son pire ennemi ?
Jean Joubert est un auteur spécialisé dans la littérature enfantine : sachant trouver le juste dosage entre peur et tendresse, il invite à la réflexion sur les conséquences de ses actes. Joliment secondé par Michel Gay, il propose avec Hibou blanc et Souris bleue, un conte plein de malice et de bons sentiments. On aimerait se nicher dans les plumes duveteuses à la place de Souris bleue, mais gare au bec crochu !
mardi 8 novembre 2011
Absolument dé-bor-dée
Comment faire les 35 heures en... un mois ! La vraie vie d'Aurélie Boullet, c'est ICI ou LA.
samedi 5 novembre 2011
Laurier blanc
Astrid a douze ans au début du roman qui la suit tout au long de son adolescence jusqu'au début de l'âge adulte. Son parcours chaotique, mais aussi ses sentiments et les raisons de ses choix sont clairement expliqués et il est facile de se glisser dans la peau du personnage (même sans s'identifier à lui).
Depuis l'enfance, Astrid adule sa mère qui l'élève dans une relation exclusive, fusionnelle et dans le déni du père. Ingrid exerce une véritable emprise sur l'esprit de sa fille et tout au long du roman, en dépit de l'éloignement, elle va chercher à maintenir ce lien que je qualifierais volontiers de castrateur si Astrid était un garçon. De son côté, Astrid va sans répit tenter de prendre du recul face à l'ambiguïté de ses sentiments envers sa mère et se chercher de nouvelles icônes maternelles.
L'existence des deux femmes bascule le jour où Ingrid rencontre un homme, un goujat qui se met en tête de la séduire et s'y prend avec beaucoup de savoir faire. Lorsque Barry Culker finit par se lasser d'Ingrid, trop compliquée, pour revenir à ses petites amours faciles avec des jeunesses peu exigeantes, la poétesse " dont la lumineuse beauté n'est qu'une arme pour séduire et manipuler les hommes " se retrouve sur le banc des laissées pour compte. Refusant d'accepter sa défaite, elle renoue avec la tradition nordique des femmes de sa lignée, un peu sorcières et prépare un filtre où amour et haine se mêlent étroitement.
Sans dévoiler plus de l'intrigue qu'il n'en faut, le titre du roman est en lien avec ce moment de leur vie. Astrid va ensuite longuement s'interroger sur ce qu'elle a perçu, ressenti, vécu durant ces quelques jours et sur sa culpabilité par omission. Par extrapolation, on peut y voir une image de la mère où la pureté des apparences dissimule une profonde toxicité.
J''ai beaucoup apprécié ce roman qui développe et dissèque abondamment un point de vue intéressant sur les rapports filiaux mais aussi les grandes questions auxquels les adultes en devenir se trouvent confrontés pour se construire. La complexité du rapport mère-fille est pleinement exploité et repose sur un personnage maternel sans concession qui n'a pas le beau rôle. L'ensemble des personnages secondaires qu'Astrid va croiser sont finement décrits, bien campés, toujours plausibles, parfois charismatiques et souvent attachants. Tous les épisodes de l'histoire apportent quelque chose à la construction du personnage central.
Un titre que j'ai découvert exclusivement grâce à l'existence du challenge de Calypso Un mot, des titres qui m'a fait prendre ce livre en rayon et me laisser convaincre par la quatrième de couverture :
Laurier blanc raconte l'histoire d'Astrid, son errance dans les
nombreux foyers d'accueil de Los Angeles, les épreuves qu'elle doit
affronter pour trouver sa vérité et son chemin. Seuls la détermination
et l'humour lui permettront de relever le défi, de lutter contre la
solitude et la pauvreté, et d'apprendre ce que peut devenir un enfant
sans mère dans un monde indifférent. Quête de soi, adieu nostalgique à
l'enfance et au monde de la pureté : un roman poignant qui révèle un
grand talent. Un premier roman exceptionnel qui a bouleversé l'Amérique.
Plus de 2 millions d'exemplaires vendus.
L'écriture de Janet Fitch et son sens de l'histoire me rappellent un peu Ne tirez pas sur
l'oiseau moqueur. Une belle leçon de vie dont je recommande chaleureusement la lecture.
Los Angeles,CALIFORNIE (bis)









