lundi 31 juillet 2017

challenge Jeux Olympiques des nationalités


Je poursuis l'objectif (devenu difficile) en 2017 avec les Jeux olympiques des nationalités : deux nouveaux auteurs/pays par continent à lire dans l'année
52. TURQUIE Asie Elif Shafak, société
53. RWANDA (2 fois) Afrique Gael Faye / Scholastique Mukasonga, génocide, autobiographie
54. INDONESIE Océanie Nh. Dini, féminisme, témoignage
55. ESTONIE Europe Indrek Hargla, policier, médiéval
56. ROUMANIE Europe Eugène Ionesco théâtre, absurde
57. PEROU Amérique Mario Vargas llosa, policier, société
58. URUGUAY Amérique Horacio Quiroga, nouvelles, jungle
59. MEXIQUE Amérique Pedro Angel Palou, policier, Vatican
60. MADAGASCAR Afrique Guillaume Prévost, voyage temporel
61. GABON Afrique Janis Otsiemi, policier, société
Océanie tricherie : pays déjà coché / nouvel auteur
NOUVELLE ZELANDE  Paul Cleave, policier, psychologie
Je termine avec la médaille de bronze, mais tout de même une carte bien enrichie et je poursuis avec le nouveau challenge de Magicienned'Oz, Une toile de Mondrian.

jeudi 27 juillet 2017

Claire Keegan [2]

A travers les champs bleus / Walk the blue fields
Tout d'abord, lorsque je tiens un volume de l'éditeur Sabine Wespieser dans les mains, je suis sûre de deux choses : la sobriété de l'objet, format, texture, typographie, sans défaut, ensuite la garantie d'une oeuvre de qualité car les auteurs publiés sont minutieusement choisis.
Les textes de Claire Keegan plongent dans une atmosphère qui rappelle celle du siècle dernier, pourtant elles sont contemporaines. L'écriture est juste, limpide, sans artifice de langage, mais la langue est belle, travaillée jusqu'à la simplicité, évocatrice. La narration se passe de sentiments ; elle repose plutôt sur l'évocation des faits de telle manière qu'ils montrent les rapports régissant de toute éternité la vie des hommes : labeur, convoitise, filiation, transmission. Il s'en dégage une sorte de fatalisme immémorial. 
J'ai déjà lu Les trois lumières (2011) et si j'ai dû me séparer du roman - emprunté - j'ai acheté rapidement ses deux autres titres traduits : L'antarctique (2010) et celui qui fait l'objet de ce challenge.
Indubitablement, les nouvelles de ce recueil creusent la même veine où rudesse paysanne et mutisme des sentiments se côtoient sans parvenir à se rencontrer. Une petite dose de Claire Keegan suffit à produire l'enchantement de la lecture, pourtant la force des tensions qui traversent le récit montrent que sous les apparences de " bon voisinage " les évènements sont souvent dramatiques.
La mort lente et douloureuse (résidence /vengeance d'artiste) Le cadeau d'adieu (inceste, exil) A travers les champs bleus (la force d'une vocation) Chevaux noirs (rupture) La fille du forestier (talent de conteuse) Près du bord de l'eau (Texas, convenances) Renoncement (vie rangée, le brigadier volage) La nuit des sorbiers (une femme libre)

Extrait d'interview par La ruelle bleue
J’écris du point de vue des personnages que je mets en scène dans une histoire donnée et j’écris tout ce qu’il est nécessaire à ces personnages et à cette histoire pour exister. J’oublie alors que je suis un écrivain. Je deviens quelqu’un d’autre : je suis Martha [ndlr : in La fille du forestier], ou la femme sur l’île d’Achille [ndlr : in La mort lente et douloureuse], ou l’homme saoul dans « Chevaux noirs », ou bien encore l’homme qui dort au côté de la femme dans « La nuit des sorbiers »…  J’essaie de ne jamais prendre parti non plus. Mon travail, c’est d’imaginer ces personnages, leurs vies, de les animer. J’essaie juste d’écrire ce qui leur arrive.[...] Je pense que la narration doit nécessairement rester sur un mode suggestif et ne jamais s’aventurer sur la terre ferme des assertions. C’est essentiel afin d’ouvrir tout le champ des possibles. L’affirmation annihile tout. Si vous êtes catégorique quand vous écrivez, alors vous n’offrez pas au lecteur la possibilité du contraire et le privez ainsi d’une tension indispensable à fertiliser l’imagination. Ainsi, si une chose est vraie, alors son contraire peut l’être aussi. C’est la fameuse théorie de l’iceberg… Je pense en effet que le genre de la nouvelle est un genre qui fait la part belle à la suggestion. Et c’est justement toute la complexité de la chose ! »

Les trois lumières
Le titre, rencontré plus d'une fois sur vos blogues, m'avaient intriguée. Le challenge de Calypso me donne l'occasion de découvrir ce très court texte de Claire Keegan inscrit dans ma LàL.
Une petite fille à l'âge indéterminé (sans doute moins d'une dizaine d'années) est l'héroïne de cette histoire. Elle est l'aînée d'une fratrie apparemment déjà trop nombreuse. Sa mère, de nouveau enceinte, est débordée et l'argent manque, même si le père ne veut pas l'admettre. La fillette est laissée aux soins d'un couple sans enfant, apparenté au côté maternel. Peu affectueux, son père la conduit sur place mais ne s'attarde pas. Les Kinsella se montrent immédiatement attentifs à procurer à la petite un environnement chaleureux et la traitent comme leur fille. Au bout de quelques mois, à l'annonce de la rentrée, alors qu'il faut bien faire retour à la maison, c'est un déchirement.
Il y a énormément de non-dits dans ce texte qui méritera une nouvelle lecture dans quelque temps. Je suis sûre d'être passée à côté de certaines choses. Très factuel, allusif et plein de pudeur, il évoque des sentiments qui se montrent mais ne se disent pas. La détresse de cette enfant qui a trouvé des parents adoptifs selon son coeur mais doit leur être arrachée et réciproquement est au coeur du roman.
Lu le 15 juillet 2013

mercredi 26 juillet 2017

Veuve noire

Challenge Chacun son époque : Première guerre mondiale 5/5 

J'avais beaucoup apprécié Au revoir là haut de Pierre Lemaître. Dans le même ordre d'idées, Veuve noire de Michel Quint ne m'a pas déçue. L'action se déroule à Paris dans l'immédiat après-guerre, parmi ceux qui sont restés à l'arrière, les planqués, mais aussi les petites gens qui ont appris à vivre dans une économie de pénurie et peinent à se remettre des bouleversement sociaux liés à quatre années de conflit. De la même façon, l'intrigue repose sur une arnaque née sur les champs de bataille, fomentée dans la confusion du retour à une vie normale. L'intrigue policière pourtant bien menée et subtile est vite devenue secondaire à mon goût, j'ai été contente de la découverte du fin mot de cette histoire mais c'est surtout le personnage principal qui a suscité mon intérêt.

Jeune épousée, jeune veuve, petite bourgeoise ruinée par des placements insolvables souscrits par son mari, Léonie Rivière ne se résigne pas... Dans l'euphorie de l'armistice, alors que tout Paris fête la victoire des alliés et la bonne fortune des soldats de retour du front, elle décide de suivre son instinct et de prendre sa vie en main. Avant même la confirmation de la disparition d'Antoine son mari, qui n'a plus donné de nouvelles depuis son positionnement sur Le chemin des Dames, elle sent qu'une partie des femmes ne reviendra pas en arrière.
Sans engagement féministe volontaire, elle a des élans de liberté et un appétit de vivre qui ne demandent qu'à s'exprimer. Ses modèles sont les scandaleuses de l'époque. Elle est déjà journaliste à la pige, introduite dans le milieu des arts et des lettres, elle veut en vivre, obtenir une véritable reconnaissance, un poste et une rubrique dans un grand journal.
L'environnement du roman m'a beaucoup plu : Léonie y croise à tous les coins de rue les écrivains et les peintres qui ont fait l'actualité et le renouveau culturel de l'après-guerre.

Résumé :
Le 11 novembre 1918, Léonie Rivière, jeune veuve de guerre qui espère subsister en devenant reporter, rencontre Edgar Prouville, soldat démobilisé après une blessure. Très vite, ils entament une liaison passionnée et Prouville, qui débute une carrière de courtier en peintures, entrepose chez Léonie, à Montparnasse, un stock de toiles d'artistes dont il espère voir monter la côte : Modigliani, Picasso...Mais il disparaît en laissant ses toiles. Aidée par Norbert Rameau, un photographe qui a été gazé au front, Léonie, résolue aussi à conquérir sa liberté de femme, va mener l'enquête à travers le Montparnasse de l'après-guerre. Une enquête qui la mènera à un quadruple meurtre commis au printemps 1917 sur le Chemin des Dames...

L'étrangère

Encore une fois, je préfère le titre original " Strangers " qui sonne plus juste car ce n'est pas seulement Liraun l'étrangère vis-à vis de Farbert. Le roman de Gardner Dozois est plus profond que cela. De même que les Cian sont irréductiblement étrangers aux Terriens, la culture de Farbert reste totalement et hermétiquement fermée à Liraun et réciproquement. Seul Ferri, grâce à sa méthodologie et ses efforts d'ethnologue ambitieux (il veut décrire les Cian, pas interagir avec eux) parvient à entrevoir une sorte de vérité universelle : l'incommunicabilité fondamentale entre les êtres pensants...  Pourtant, le roman reste un magnifique plaidoyer d'amour par delà les différences. Il est totalement exotique, envoûtant, immersif. L'auteur fait sentir que Farbert a l'intuition de passer à côté de quelque chose de grave, d'inéluctable, mais qu'il n'a pas les moyens de comprendre son erreur de jugement. Une pitié mêlée d'admiration pour son couple, pour les Cian, voilà ce que j'ai ressenti. Un coup de coeur !

challenge SSW Space opera

challenge des chiffres :
9- Les neuf muses
Melpomène, muse de la tragédie. Lire une tragédie (théâtre ou poésie)

mardi 25 juillet 2017

Les routes de l'imaginaire

La rencontre entre Joop un chauffeur routier amateur d'histoires fantastiques et Maya femme au foyer ayant renoncé à ses talents de journaliste, n'aurait jamais dû se produire. Mais Klaas son mari et rédacteur en chef d'une revue littéraire confidentielle est à l'origine des compromis qui les ont amenés à cette station service dans le Nord de la France. L'histoire commence dans la cabine du poids lourds, avec cette petite femme blonde, ses trois enfants et ce géant velu et mutique en marcel blanc. Il y a de la tension dans l'air et tout peut arriver...
Hella Serafia Haasse est une auteure néerlandaise du XXème siècle que je découvre et que j'aurai plaisir à relire. Dans ce court roman, elle explore de nombreuses formes d'écriture à l'intérieur du processus narratif principal : il s'agit presque d'une expression polyphonique mais construite de manière très subtile. La poésie, l'essai, la biographie, l'histoire courte, le roman policier sont abordés, parallèlement à une réflexion sur le processus créatif, l'inspiration, l'imaginaire, etc. ce qui en fait un texte très dense, tout en restant facile à aborder. Les personnages sont intrigants et pleins de mystères... L'auteur se plaît à jouer sur les décalages entre les apparences et la réalité.

mardi 18 juillet 2017

L'âge de Pierre


Je retrouve par hasard l'auteur des Choses de la vie qui m'a durablement marquée (il figure dans mon top ten) dans cette histoire dont le propos n'est pas sans me rappeler La femme en bleu de Noëlle Châtelet. Il s'agit du renoncement volontaire au monde, progressif mais irrémédiable, accompli pour soi, sans ostentation, mais dans la discrétion, voire le secret. L'écriture est envoûtante, poétique, limpide, comme un bercement qui suivrait le rythme lent et pourtant inéluctable des marées et des saisons, dans ce pays de vent et de pluie. L'auteur montre une Irlande séculaire et mystérieuse.

Pierre dont je n'arrive pas très bien à situer l'âge (tout est dans le titre !) mais que je ne réussis pas à imaginer très vieux, décide du jour au lendemain de se retirer de toute exposition sociale, après qu'un magazine spécialisé l'a rangé parmi les "grands anciens". Il vend son cabinet d'architecte et divorce de Nathalie de 25 ans sa cadette, pour se réfugier en Irlande.
Dans une ferme au bout du bout du monde puisqu'il peut affirmer qu'il est "l'habitant le plus occidental d'Europe", il renoue avec une vie plus prosaïque, prend le temps des rencontres et des échanges limités avec ses quelques voisins, apprécie le paysage et pose un regard dénué de passion sur les choses qui l'entourent. Son indifférence se matérialise d'une façon très symbolique qui vient faire affleurer le roman aux rives du fantastique et du surnaturel.

challenge des chiffres : 5 - Les cinq sens
Lire un roman dans lequel le toucher prend une place importante, ou bien présenter un livre d’une activité dans laquelle on se sert de ses mains (une activité manuelle, quoi !)
Il faudra lire le roman pour comprendre, je ne peux pas tout dévoiler.

lundi 17 juillet 2017

NSO pour Nouveau Space Opera

Les dix-huit nouvelles inédites,  datés de 2007, sont dues à la plume d'auteurs déjà bien installés au firmament de la SF tels que Robert Silverberg, Dan Simmons, Gregory Benford ou Peter F Hamilton, on trouvera également dans ce recueil des noms moins familiers en France, comme ceux de Tony Daniel ou Mary Rosenblum. Au sommaire, NSO recueille des noms qui comptent dans le renouveau et la SF actuelle mais aucun francophone : 

Préface, de Gardner Dozois et Jonathan Strahan
L'introduction me rappelle que j'ai L'étrangère de Gardner Dozois dans ma PàL
1)  Les Réfugiés, de Gwyneth Jones (Saving Tiamaat) : une exterminatrice sans scrupule ++
2)  L’Anneau de Verthandi, de Ian McDonald (Verthandi's Ring) : une histoire de guerre intergalactique dans un style illisible -- j'oublie !
3)  Éclosion, de Robert Reed (Hatch) : un vaisseau gros comme une planète et un alien magnifique : la Polymare +
4)  Gagner la paix, de Paul J. McAuley (Winning Peace) : deux ennemis, deux rebelles : l'alliance inattendue +
un texte qui me réconcilie avec l'auteur (déçue par Les conjurés de Florence dont j'attendais beaucoup)
5)  Gloire, de Greg Egan (Glory) : curieuses entités archéologues +
j'avais hâte, un auteur que je connais par Mortelles ritournelles : imaginez l'équivalent sonore des images subliminales dans la publicité, dans le monde de Greg Egan, ils l'ont fait
6)  Maelström, de Kage Baker  (Maelstrom) : une première théâtrale sur Mars + ; beau titre pour un beau sujet, Kage Baker, je retiens son nom
7)  Béni par un ange, de Peter F. Hamilton (Blessed by an Angel) : les humains soumis à un combat inégal contre une entité supérieure, dans l'univers du Commonwealth central, toujours se méfier des êtres fantastiques
8)  Qui a peur de Wolf 359 ? de Ken MacLeod (Who's Afraid of Wolf 359?) : la froide vengeance du dernier terrien contre les juges des Mondes civils

D'autres titres prometteurs, mais j'ai dû le restituer avant de pouvoir le finir, hélas
La Vallée des jardins, de Tony Daniel (The Valley of the Gardens)
Scinder le continuum, de James Patrick Kelly (Dividing the Sustain)
Les Fleurs de Minla, d’Alastair Reynolds (Minla's Flowers)
La Reine des neiges, de Mary Rosenblum (Splinters of Glass)
Souvenance, de Stephen Baxter (Remembrance)
L’Empereur et la Maula, de Robert Silverberg (The Emperor and the Maula)
Un revers de fortune, de Gregory Benford (The Worm Turns)
Avec des fleurs, de Walter Jon Williams (Send Them Flowers)
L’Art de la guerre, de Nancy Kress (Art of War)
La Muse de feu, de Dan Simmons (Muse of Fire)

Revue de presse
D'après Tom Clegg, co-directeur de la collection Bragelonne SF :
« Le Nouveau Space Opera est composé de dix-huit récits écrits par les auteurs les plus talentueux de la SF d’aujourd’hui, choisis par deux maîtres anthologistes. On y découvre des intrigues extravagantes, des vaisseaux interstellaires, des mondes exotiques et des créatures extraterrestres qui faisaient tout le charme du space opera " à l’ancienne ", mais décrits avec une rigueur scientifique, une profondeur psychologique et une exubérance littéraire. »
Pour Joe Haldeman : « Ces grandes aventures à travers l'espace et le temps sont brossées à grands traits sur des immenses toiles, comme on peut s'y attendre, mais ce n'est plus le space opéra de nos pères ou de nos grands-pères. Avec des thèmes modernes traités avec des sensibilités modernes, voici l'une des meilleures anthologies jamais composées... Dix-huit visionnaires du 21ème siècle démontrent que la science-fiction n'a pas perdu son pouvoir de susciter l'émerveillement. »


jeudi 6 juillet 2017

Une enquête du commissaire Edwige Marion

polar ABC 2017 : lettre T
challenge des 4AS, équipe Joker, binôme LC avec Brigt :
nous avons choisi en commun Affaire classée, notre premier roman écrit par Danièle Thiéry
1/3 : Le début tarde à nous accrocher vraiment. Alors que je trouve le suspense moyen, Brigt évoque une intrigue intéressante mais cassée par trop d'histoires secondaires.
2/3 : je trouve l'histoire un peu tirée par les cheveux, avec sa fille adoptive et puis dans le choix de ses amants aussi ; Brigt pense que nous aurions pu mieux comprendre les motivations de Marion si nous avions commencé la série par le début
3/3 : Nous sommes d'accord pour nous en tenir à ce roman, le quatrième volet de la série.

Une paire de souliers taille 26 - des souliers rouges de petite fille .... A l'heure où elle veut changer de vie, le commissaire Edwige Marion les trouve posés sur sa boîte aux lettres, comme un vieux souvenir : c'était sa première enquête et, par manque d'indices, elle avait dû conclure à l'accident...

Il suffit de ce signe pour que la commissaire replonge dans les pages du premier dossier de sa carrière, avec la conviction que tout n'a pas été fait pour retrouver l'assassin de la petite Lili-Rose Patries, pour constater justement qu'il manque des pièces à conviction dans ce maigre dossier. . Contre les ordres de son supérieur, Marion décide de reprendre l'enquête : tout ce qu'elle découvre lui confirme que des pistes ont été laissées de côté.

Les meurtres d'enfant passent pour les crimes les plus durs à supporter pour les équipes de police. Les meurtres non élucidés sont des souvenirs pénibles dont le rappel peut rester en mémoire tout au long d'une carrière d'enquêteur. Que dire des meurtres d'enfant non élucidés, faute d'éléments d'enquête suffisants ?
Dans ce quatrième tome des enquêtes de la commissaire Marion, Danielle Thiéry, elle même passée par les rangs de la criminelle, évoque une affaire classée, la première enquête de la carrière glorieuse de l'intéressée. Alors que dans sa vie privée, Edwige Marion enchaîne les mauvais choix, elle veut prendre du recul et muter dans un service moins exposé pour se consacrer davantage à l'éducation de sa fille adoptive Nina. Dans ce contexte de doute sur ses capacités et sa motivation, un inconnu semble la pousser à rouvrir le dossier de l'accident mortel survenu à Lili-Rose le jour de son anniversaire. Elle sera aidée involontairement par Nina, qui a partagé la même école avant de déménager.

lundi 3 juillet 2017

La voie rubis

J'ai déjà lu Ethique du contact de Jean Michel CALVEZ dont j'ai pu apprécié l'imaginaire créatif en matière d'exobiologie et j'ai inscrit dans ma WL son roman IF 837, c'est donc avec une certaine confiance que j'ai postulé à ce partenariat proposé par Livraddict que je remercie ainsi que les éditions Lune écarlate. J'ai reçu le livre en numérique ce qui explique un peu ma lenteur de lecture ; en version papier, il y a longtemps que je l'aurais terminé pour connaître le fin mot de cette histoire secrète de la dynastie Honken.
Je trouve ce roman moins cohérent dans son ensemble que le précédent que j'ai lu. En effet, l'action est omniprésente et s'enchaîne avec rapidité mais j'ai eu quelques doutes quant au postulat de départ : l'introduction d'un parfait étranger dans le cercle très fermé et très intime des obsèques d'un des membres du clan Honken, qu'en outre cet individu échappe à la paranoïa générale des Honken et puisse introduire une caméra oculaire au milieu de gens qui maîtrisent si parfaitement les NTIC, que ce même individu, jeune stagiaire d'une école de commerce puisse bénéficier d'un hasard extrêmement heureux pour embarquer à destination de Jupiter au moment clef...je trouve que du point de vue de la crédibilité du récit, cela tient plus de la littérature jeunesse que du roman adulte que par ailleurs le développement du côté hard science sous-entend. Je suppose toutefois que l'exposé des détails techniques pointus des réglages de la Voie rubis sont un mal nécessaire pour comprendre la suite et le moyen d'action des rebelles (sans spoiler, car on s'en doute cf. le résumé ci-dessous ):

Joshua, tout frais diplômé d’une école de commerce international, effectue son stage de fin d’études à la Rubynergy. La société appartient à la très discrète dynastie Honken qui a le monopole de la fourniture d’énergie grâce à la Voie Rubis, un rayon laser émis depuis Jupiter, dont la puissance est récupérée sur la Terre par des miroirs. Chance de sa vie, Joshua se voit proposer un voyage sur Jupiter, par son directeur de stage qui doit y régler un problème avec une bande de pirates locaux qui ponctionnent la Voie Rubis pour leurs propres besoins. Mais la menace des pirates n’est pas forcément la pire, sur Jupiter : la mystérieuse famille Honken n’est pas non plus exempte de tout soupçon, ce que Joshua avait cru découvrir juste avant son départ grâce à son secret bien caché, sa vision dopée par un implant expérimental. Il semble que l’avenir de la Terre puisse être en jeu et que Jupiter, et la Voie Rubis, soient au coeur de cette affaire.

J'ai particulièrement aimé :
- cet amateur de voitures vintage qui roulent aux hydrocarbures et répandent une odeur de brûlé qui surprend Joshua (j'ai nommé Krönings son maître se stage) ;
- l'ingéniosité des pirates, les " bikers de l'espace ", de leurs installations, de leur économie de survie
- la beauté des paysages : Jupiter avec ses nappes d'hydrocarbures semi-liquides et ses dangers d'explosion, Io et Europe, les lunes de Jupiter qui servent de refuge aux pirates, Cathedral en particulier ;
- la couverture qui illustre si bien le roman
- enfin, la voie Rubis en elle même, ce faisceau d'énergie pure tendu entre Jupiter et la Terre, ainsi que le principe de la navette annulaire
- l'épilogue = mais je n'en dirai pas plus = qui vient à point apporter un peu de légèreté à un roman plutôt sérieux par ailleurs

dimanche 2 juillet 2017

Mort et vie de Bobby Z

Je suis un peu déçue à la lecture de ce polar qui s'inscrit dans la ligne des anti héros malchanceux à contre-emploi dans le rôle du personnage central. Référence à P D James chez les anglo-saxons, J P Manchette du côté francophone
Tim est un looser et c'est la raison pour laquelle Gruzsa le choisit pour incarner Bobby Z auprès d'un trafiquant mexicain tout puissant qui veut sa tête. La poisse tenace qui lui colle aux baskets pèse au moins autant qu'une quasi parfaite ressemblance avec le dealer notoire qu'il doit remplacer. La transaction, déjà plus que douteuse sur le papier, échappe à toute prévision lorsque Tim/Bobby parvient à échapper à Brian, un esclavagiste à la solde de don Huertero. Ajouter que Tim s'encombre dans sa fuite d'un gamin précoce de 6 ans, Kit, dont il vient d'apprendre que le vrai Bobby est le père ! Le sujet part avec un bon capital de sympathie... Heureusement que les méchants ne sont pas infaillibles et lui laissent sa chance à leur grand dépit. Un bon moment mais sans plus


challenge des chiffres : 7- Les sept péchés capitaux : l'avarice
page  330 : " l'avarice, Bobby, confesse tristement le Moine. Le pire des sept péchés capitaux. "

samedi 1 juillet 2017

Destockage de PàL en duo

On ne change pas des paires gagnantes, ni Zina et Licorne à l'organisation, ni Amarüel et moi au challenge qui s'étend sur une année.
La prochaine session de 4 mois est ouverte (sujet ICI avec toutes les informations)

► Les thèmes
2 ème édition : Juillet-octobre 2017 / Binôme : Inspecteurs de police ayant marqué la littérature / Yeruldelgger

♦ Session 1 : Juillet-Aout
Thème 1 – un roman policier : 10 pt

Je choisis Le sang des innocents de Marthe GRIMES, qui à une lettre près pourrait convenir pour le
Thème 2 – le nom de l'auteur doit commencer par une de ses lettres : C, R , I , M, E ou S : 5 pt
Je choisis The city & the city de China MIEVILLE qui remplit triplement les consignes (policier et deux initiales correspondantes)
♦ Session 2 : Sept-Oct  – Doublage des points
Choisissez dans la PAL de votre partenaire le livre qu’il devra lire.

Si elle est d'accord, j'aimerais qu'elle lise un des titres de sa PàL qui m'intrigue depuis longtemps L'agence secrète d'Alper Canigüz
Of course, I'm in
Avec XL ! (Les irréductibles qui résistent encore et toujours en binôme)
Thème 1 – L'Agence Secrète de Alper Canigüz
Thème 2  Plus grand sont les héros de Thomas Burnett Swann