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mercredi 26 février 2020

Bleue - L'or bleu

Tour du monde NORVEGE
Saga changement climatique, tome 2 de Maja Lunde

De nos jours, Signe, bien que soixantenaire, est restée égale à elle-même. Fidèle aux engagements transmis par son père et restée militante par conviction, elle vit à bord de Bleu le voilier offert par sa mère, amarré sur le fjord qui l'a vu naître . La protection de la nature et surtout de l'écosystème si spécial du glacier et de son torrent de montagne l'ont éloignée de sa mère, puis de Magnus, son ami d'enfance. Le roman culmine au moment où elle balance à la mer toutes les précieuses caisses de glace préservée, destinée au rafraîchissement des cocktails mondains. Puis elle entreprend un téméraire périple maritime vers le Sud Ouest de la France et remonte les écluses du canal du Midi pour en découdre avec Magnus qui s'est allié à sa mère pour la construction du barrage et a toujours favorisé l'exploitation de l'eau.
Dans un futur proche, à une génération de nous, la sécheresse persistance pulvérise les sols et désertifie petit à petit le Sud de la France. Les incendies, nombreux, sont catastrophiques sans eau pour les combattre. Retenu à Argelès par son emploi à l'usine de désalinisation, David a déjà trop tardé à mettre sa famille en sécurité alors que tous leurs voisins ont fui vers le Nord. Séparé de sa femme et de leur bébé dans une bousculade, il rejoint avec Lou leur fille la horde des réfugiés climatiques bloqués à la frontière des Pyrénées. Dans le camp, les conditions déjà précaires se dégradent rapidement et les journées sont longues à attendre un maigre repas et une toilette bienvenue... Heureusement, ils ont trouvé un exutoire : dans la grange d'une ferme désertée, à quelques kilomètres de là, un bateau abandonné mais bien entretenu les fait rêver de rivages et d'évasion.
Dans ce roman plus contemplatif que trépidant, il ne se passe pas grand chose dans la vie de nos  héros, mais les quelques descriptions et allusions sont poignantes. Signe regarde le cours de sa vie sans regret, le non dit permet de penser qu'elle a trouvé l'apaisement sur ses vieux jours. David trop jeune père n'a qu'une courte existence derrière lui mais beaucoup de regrets. Il n'envisage un futur qu'en refusant d'affronter la réalité passée et présente. Happy end impossible, la fin est ouverte, mais elle n'augure à court terme qu'une amélioration amère, sans engendrer d'espoir accru, quoique : tant qu'il y a de la vie...
Lu le 12 février 2020

Danielle Martinigol est traductrice et auteure spécialisée en fiction pour la jeunesse. Dans L'or bleu elle pose la question très actuelle des ressources en eau sur Terre.
Vivant dans une colonie au large de Saturne et Uranus, Bruce ne se sent pas spécialement concerné par les problématiques terriennes. Alors qu'il effectue ses premières vacances sur la Terre, il rencontre Bérénice, avec laquelle il se lie d'amitié.  La jeune actrice l'entraîne malgré lui dans une course-poursuite jusqu'à Capri. Les jeunes héros jouent les redresseurs de torts contre ceux qui détiennent le monopole du bien suprême : l'eau.
Le scénario est l'occasion de visiter quelques villégiatures emblématiques de l'agrément des séjours au bord de l'eau.
Lu le 10 juillet 2014

mardi 3 novembre 2015

Mois d'Halloween, lectures orange

Voilà tout ce que j'ai trouvé pour participer aux efforts culinaires des blogueuses !
J'ai bien tenté les beignets de Unchoco ayant trouvé à grand peine la citrouille qu'il fallait, mais la pâte n'a pas levé et les résultats n'étaient pas à la hauteur escomptée. Verdict familial : au goût c'était bon, un peu à la manière des beignets de fleurs de courge.

Lu il y a quelques temps, La belle aux oranges de Jostein Gaarder est une fable philosophique. Un père disparu, emporté
par la maladie, a transmis un héritage virtuel à son fils, maintenant adolescent. Un manuscrit enfermé dans une doublure de sa poussette d'enfant témoigne du passé paternel, de son amour et du temps trop court partagé avec son gamin ainsi que d'une passion amoureuse de jeunesse pour la belle inconnue aux oranges rencontrée dans les transports. L'histoire est l'occasion pour le père d'adresser un message à son fils, de lui faire partager des valeurs et des souvenirs de vie intenses, la première rencontre qui compte, la paternité, l'annonce de la maladie, l'acceptation nuancée par un désir de transmission.
en LC avec mon fils de 12 ans qui s'en est resservi comme support d'une fiche de lecture.
résumé éditeur :
Georg Roed, quinze ans et demi, vit avec sa mère, son beau-père et sa demi-sœur à Oslo. Un jour, ses grands-parents paternels lui donnent une lettre que son père, décédé onze ans auparavant, lui a écrite avant de mourir. Cet héritage, retrouvée dans une vieille poussette rouge, est une lettre à l’avenir qui commence ainsi : « es-tu bien assis, Georg ? Il est important que tu aies une assise stable parce que je vais maintenant te raconter une histoire haletante… »

Par une deuxième lecture de Didier van Cauwelaert en cette période, après Un aller simple, je poursuis la découverte progressive de cet auteur qui parvient à se renouveler et à me surprendre à chaque thème.
Jeanne est la fille de la garde-barrière désaffectée de Saint-Chavignin. Elle a le choix, dans le flou d'une généalogie incertaine, entre deux pères putatifs, un comte marchand d'armes et un peintre animalier. A peine élevée par sa mère, bientôt dessaisie de la gamine par les deux veuves, Clémence et Madeleine, qui s'érigent en marraines, et le père Miko, le prêtre de la paroisse qui entreprend de lui donner une éducation religieuse, une culture et un statut social. Cherchant sa voie, elle part d'abord étudier chez les Ursulines, puis fugue pour s'isoler dans la montagne auprès d'une nonne défroquée. Mais Jeanne, constamment objet et/ou alibi, se sent trahie par ce trop plein d'amour égoïste. Poursuivant sa quête solitaire, elle est amenée à endosser diverses personnalités en réponse à ce qu'elle a toujours cru qu'on attendait d'elle.

résumé éditeur :
Il n'est pas simple d'avoir deux pères, lorsqu'on a quatorze ans. Et quand les grandes personnes cherchent à vous éduquer à l'aide de proverbes boiteux " la vie, c'est comme l'orange amère, elle n'est bonne à manger que si l'on en fait des confitures " le mieux est sans doute d'oublier leurs conseils, de boucler vos valises et de partir à l'aventure. Jeanne ressemble à une petite guerrière intransigeante et sans haine. Elle deviendra peut-être bonne soeur, bruiteuse, globe-trotter ou comédienne.

Deux romans sur l'adolescence qui donnent à réfléchir, bien écrits ils peuvent plaire à un large public

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