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mercredi 9 décembre 2015

Horrorstör



Basil, le responsable, Amy, Ann Ruth, deux de ses employées, Matt et Trinity de leur côté, se retrouvent à patrouiller de nuit dans le magasin désert (vraiment ??) pour essayer d'en percer le mystère. Leur existence en restera bouleversée.

Plus jamais je n'aurai envie de me laisser enfermer dans un magasin la nuit (ni dans un musée depuis La nuit au musée !). En plus, la marque concurrente d'Ikea existe vraiment, je croyais que tout était fiction dans ce roman. Peut être que la prison panoptique aussi en fin de compte...

50 états, 50 billets
Cleveland, OHIO
Pour illustrer cet état, une ballade romantique accompagnée à l'harmonica : les paroles



samedi 28 novembre 2015

Walking dead

Initiée grâce au marathon de LaurenceAuthentique et au challenge Halloween de Lou et Hilde, ma lecture de Walking dead se poursuit tant que la médiathèque locale parvient à me fournir ma dose hebdomadaire ! J'ai vu hélas que les bacs ne contiennent pas de tome postérieur à 17 alors que les auteurs annoncent que la série n'est pas prêt de finir et que les couvertures insérées en fin d'album montrent des numéros au delà de la trentaine.

Rick est resté longtemps dans le coma à la suite d'une arrestation qui a mal tourné. Lorsqu'il se réveille, le monde a définitivement changé.
tomes 1 à 3 : je me suis arrêtée faute de carburant car je n'avais pas emprunté la suite, il y a de quoi faire vu la longueur de la série ! Cela regorge de zombies mais je n'ai pas réussi à trouver cela trop gore car je me suis plutôt intéressée à l'aventure humaine de l'ex-policier et de ses compagnons de hasard et d'infortune.
J'emprunte la suite à raison de 2 par 2 pour faire durer. Les survivants ont fini par trouver une relative sécurité dans une position défendable, mais ils ne sont plus seuls. Chaque épisode est une histoire qui peut être lu indépendamment, notamment grâce au récapitulatif placé en tête d'album qui montre l'ensemble des personnages entrés et sortis avec leur tome d'apparition.

Le stock de la médiathèque s'arrête au numéro 17 mais je suis devenue définitivement fan de cette série (au début j'ai choisi cette lecture du challenge Halloween par curiosité envers les nombreux billets enthousiastes que j'ai pu croiser sur les blogues que je visite).

Walking Dead est une série de comic books publiée depuis 2003. Elle a été créée par Robert Kirkman (scénariste) et Tony Moore (dessinateur) puis Charlie Adlard (dessinateur). Cette série narre les péripéties d'un groupe de personnes essayant de survivre dans un monde peuplé de zombies. L'origine du phénomène demeure inconnue. Rick Grimes, le héros, tente tant bien que mal de protéger sa famille et d'autres rescapés dans ce monde hostile et effrayant, cherchant le refuge idéal, l'endroit qu'ils pourront appeler foyer.

Du groupe de survivants des débuts de l'histoire, il n'en reste que très peu : Rick et Carl son fils maintenant âgé de huit ans, Andréa et Michonne, respectivement tireuse d'élite et experte au katana.
Deux types d'organisations prévalent :
- des groupes armés et ultra violents, plutôt nomades qui règnent par la terreur, rançonnent et exploitent la faiblesse des autres survivants : Woodbury et son Gouverneur organisateur de jeux du cirque, les chasseurs (cannibales), les Sauveurs et leur leader Negan, des gangs de motards
- des communautés d'entraide, installées et retranchées, qui recherchent et accueillent les survivants isolés, pour recréer les meilleures conditions de survie possible : Alexandria avec Aaron et Eric, la Colline avec Jésus, ce que Rick et ses compagnons ont tenté dans la prison
Maintenant que la survie est relativement assurée, en dépit de morts brutales et fréquentes qui amenuisent le groupe de Rick, chaque album se permet d'aborder des phénomènes micro-sociaux. Alors que la gestion des rôdeurs du dehors est devenue presque gérable, sauf lorsqu'ils atteignent la taille critique d'une horde, ce sont les relations humaines qui continuent à poser problème : envie, exploitation, pouvoir, sexe, rivalités, etc

Origine : Comté de King, Atlanta, GEORGIE
Destination : Washington, MARYLAND
à travers :
CAROLINE DU SUD, CAROLINE DU NORD, VIRGINIE


mardi 25 août 2015

Antoine Volodine [2]

J'ai voulu lire ce roman d'Antoine Volodine parce que j'avais apprécié Bardo or not Bardo ci-dessous, mais j'ai été moins emballé. Avec un début très difficile et un livre qui est resté en panne plusieurs semaines, je ne l'ai repris que parce qu'il s'agissait d'un partenariat (merci à Points et à Livraddict) et j'ai réussi à me remotiver grâce à la critique de Bloop dont je partage assez les goûts.

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Songes de Mevlido (en cours)
L'écriture, l'inspiration d'Antoine Volodine sont complexes, sa lecture n'est pas facile : je constate très clairement, à l'issue de cette seconde expérience, qu'il ne s'agit pas de livres que je réussis à lire d'une seule traite, ils doivent reposer, se décanter lentement. Curieusement l'univers de Poulailler Quatre, ou celui du Bardo, n'évoque aucune couleur, aucune résonance : c'est comme si l'auteur écrivait en gris.
Ses paysages sont chargés d'une atmosphère pesante, une aura de fin de monde qui rendrait neurasthénique le plus joyeux luron. Les personnages apparaissent comme des naufragés à la dérive, définitivement isolés, des îlots de conscience dans un univers lugubre et moribond.
Mevlido vit à Poulailler Quatre avec une femme folle à quelques éclairs de lucidité près, qui le prend la plupart du temps pour son mari tué dans un attentat. Lui même a perdu la femme qu'il aime encore et il se dévoue à protéger cette créature perdue.
L'inquiétude déjà latente se concrétise avec l'invasion de créatures inquiétantes, chauves-souris et volatiles géants, araignées innombrables, personnages ambigus comme cette femme corbeau accompagnée de gardes du corps.
Puis tout s'éclaire avec le début de la deuxième partie qui s'intéresse à la vie de Mevlido éveillé. Ces passages comportent certains des aspects présents dans ses songes, qui prennent la forme de messages cryptiques, mais plus explicites. La construction me rappelle un peu la tragédie grecque où les héros reçoivent des messages d'avertissement à travers leurs songes.
Le climat semble très perturbé dans le monde de Mevlido ; il pleut beaucoup et même quand il ne pleut pas l'air saturé d'humidité peut rendre la respiration difficile. L'ambiance du livre est post-apocalyptique.
Les dirigeants au pouvoir, opulents et corrompus, sont contestés par au moins deux factions, les vieilles bolcheviques contestataires et propagandistes et une branche anarcho-terroriste, armée et dangereuse, représentée par une seule jeune femme que Mevlido aide secrètement tout en refoulant son attirance.
Il consulte une psychiatre sur ordre de sa hiérarchie mais essaie de la manipuler par de fausses confessions, tout comme il ment aux séances d'autocritique institutionnalisées par sa profession : chaque policier à tour de rôle endosse le statut de bouc émissaire et s'accuse devant ses collègues de ses actions et de ses omissions peu glorieuses.


Bardo or not Bardo
Le Bardo Thödol ou Livre des morts tibétains est un recueil de textes bouddhiques destinés à guider l'âme du défunt, qui doivent lui être lu à l'oreille par un lama, ou à défaut par un proche, afin de l'aider à ne pas se détourner de son karma. Sur le chemin de sa renaissance, le mort doit donc triompher des obstacles qui sèment sa pénible traversée du Bardo, l'espace intermédiaire sans forme ni couleur ni durée perceptibles, dans lequel il est obligé d'errer durant quarante-neuf jours après son décès. Il doit résister à la tentation de se réincarner, pour se délivrer définitivement de son enveloppe charnelle et se fondre dans la grande clarté.
Antoine Volodine entrecroise autour de ce thème les sept récits constitutifs de ce roman, qui emprunte parfois la forme du reportage, de la poésie ou du théâtre. D'une inquiétante étrangeté, peuplé de personnages disjonctés, écrasés de solitude, rendus aveugles et sourds, l'espace noir pulvérulent de son Bardo se situe à la croisée du monde des mystiques et de celui des fous. Morts récalcitrants encore tout pénétrés de leurs préoccupations terrestres, vivants égarés à la présence incongrue, lecteurs déviants qui prennent une totale liberté avec le texte sacré et même une machine imbécile qui débite des cadavres exquis à la chaîne sont les personnages ingérables qui peuplent l'univers grinçant et absurde d’Antoine Volodine. A la manière d'un Samuel Beckett dont le Godot serait tibétain, son récit à l'imaginaire fertile et à la poésie décapante surprend par ses trouvailles narratives, son style singulier, décalé, ses propos cryptés.  
Lu le 30 novembre 2010

J'ai apprécié les critiques que j'ai trouvées sur :

mercredi 5 janvier 2011

Lune d'argent sur Providence


Lune d'Argent sur Providence est un western mi-historique, mi-fantastique en deux tomes, signé Eric Hérenguel et publié chez Vents d'Ouest en 2005 et 2008.
Tome 1 : Les enfants de l'abîme
Suite et fin, tome 2 : Dieu par la racine
L'histoire se déroule en 1880 à Providence (New Hampshire) : une bien jolie bourgade jusqu'alors paisible où une belle demoiselle assez peu en détresse, un shérif grand et fort, mais pas bête, une gamine espiègle, un indien maréchal-ferrant taciturne et un maire parfois importun, font face à un danger surnaturel.
Des dessins enchanteurs : des cadavres de vaches dont on renifle presque la puanteur... Une intrigue bien menée : le coeur de Miss Gatling penchera-t-il vers le maire ou le shérif ?? Rien que le titre sent le loup-garou !!! Bref, une BD comme je les aime.
PS pour les amateurs : l'auteur collabore aussi avec Arleston sur Lanfeust.

lundi 20 décembre 2010

J'aurais préféré vivre

Jérémy se suicide par amour et désespoir le jour de ses 20 ans, le 8 mai 2001 : Victoria, qu'il croit aimer à la folie, l'a rejeté après qu'il lui a fait une déclaration passionnée. Il sort du coma le 8 mai 2002. S'il constate avec bonheur que Victoria est à ses côtés, follement amoureuse, il n'a gardé aucun souvenir de l'année écoulée. Lorsqu'il ouvre les yeux de nouveau, le 8 mai 2004, il est père et étonné par un bébé qui lui est parfaitement inconnu...
D'année en année, Jérémy sent ainsi sa vie et sa raison lui échapper ; entre deux sommeils, il semble être un autre, qui a renoncé à ses rêves et prend plaisir à détruire l'amour et l'amitié autour de lui. Au cours de ses brefs réveils, Jérémy tente de percer le mystère de son amnésie et de tendre des pièges à l'autre, pour l'empêcher de nuire à sa famille.
J'ai choisi ce titre bonus dans Ma liste de Sandrine pour le circle challenge ABC 2010. Thierry Cohen y raconte une histoire d'amour étrange et belle, impossible à lâcher du début à la fin. C'est un livre construit sur un suspense totalement incroyable et cela fonctionne pourtant merveilleusement bien : contre toute logique, on attend du dénouement qu'il soit aussi ingénieux que le récit et qu'il donne satisfaction au lecteur en relevant le héros de la malédiction initiale qui l'anéantit peu à peu.
Mais dans les livres, comme dans la vie, on n'a pas toujours ce qu'on souhaite et tous les titres ne sont pas trompeurs, il faut parfois les croire !
J'aurais préféré vivre a valu à son auteur le grand prix Jean d'Ormesson pour sa capacité à défendre la langue française.

mardi 26 octobre 2010

Bleu nuit ou les sept vies du moine

Institutrice, Florence Leblanc est également pigiste dans un journal de l'île de La Réunion. Globalement contestataire, elle est plutôt contre les idées reçues et l'ordre établi, mais elle ne pourrait certifier que son action est à la mesure de son engagement moral.
Sujette à un accès de déprime un soir de réveillon, elle s'amuse à taquiner les esprits à l'aide d'une planchette de oui-ja. A sa grande surprise, elle obtient une réponse qui la dérange, mais va bientôt l'entraîner dans une aventure spirituelle hors du commun.
D'abord sceptique puis séduite, elle devient la confidente d'un ancien moine napolitain, défroqué et quelque peu pirate, fondateur d'une république utopiste, libertaire et égalitaire. A travers une série d'entretiens "téléphoniques", Angelo lui fait partager ses doutes, tout en lui racontant sa vie et celle de plusieurs personnages ayant en commun l'océan indien... et une dague mauresque ancienne et délicatement ouvragée.
Communication avec l'au-delà ou allégorie de l'éveil de sa conscience, Florence subit peu à peu l'influence du moine qui semble poursuivre à son égard un dessein connu de lui seul et parvient tour à tour à l'émouvoir, la questionner, la pousser à agir.
Daniel Vaxelaire signe un roman subtilement construit où il pose de façon multiple la question de l'identité et de la construction de soi.

jeudi 21 octobre 2010

Purgatoire


Je suis allée piocher ce titre parmi les nombreuses suggestions du circle challenge ! Ainsi, j'ai eu le plaisir de découvrir une BD comme je les aime, "empruntée" à la liste établie par Choco.

Servi par un scénario original, dans une économie de style et de couleur, Purgatoire de Christophe CHABOUTE est un roman graphique en trois tomes, parus entre 2003 et 2005.
En quelques pages magistralement exécutées, le héros bascule d'une situation de totale euphorie à la déchéance absolue. Mais l'histoire - la vraie - celle qui intéresse l'auteur, ne débute qu'au moment où finit celle de Benjamin Tartouche... Renversé par une voiture, il rejoint les âmes du purgatoire, qui pour sauver la leur, doivent remettre dans le droit chemin une brebis égarée... tout en ne sachant pas laquelle est la leur au sein du troupeau.
Je n'en dis pas plus, mais Colombine le fait très bien, le mieux reste d'aller les regarder et les lire !

mercredi 26 mai 2010

Regard violet

D'après la présentation de l'éditeur
Tome 1 : Regard violet - Je peux voir comment il les tue - Stephen Woodworth
Ils sont l'arme secrète de ceux qui luttent contre le crime, la police les appelle les Violets. A chaque génération, quelques individus naissent avec les yeux de cette couleur ; ils ont le don d'offrir aux victimes de meurtre la possibilité de témoigner à la barre dans le procès de leur assassin. Natalie Lindstrom est l'un de ces individus exceptionnels qu'un tueur redoutable a entrepris d'éliminer. Mise sous protection du FBI, elle est assaillie par le doute... et les visions d'agonie des victimes aux yeux violets. Le tueur semble jouer avec ses nerfs et réussit à s'immiscer dans son esprit.

la suite... Tome 2 : Mains rouges - Je peux voir qu'il va encore tuer
Natalie Lindstrom appartenait à un groupe d'enquêteurs d'élite capables de communiquer avec les morts mais elle a changé de vie. Cependant, lorsqu'elle entend parler du procès médiatisé de Prescott Hyland Jr, elle comprend aussitôt qu'elle ne peut laisser passer une telle injustice. En effet, les preuves sont accablantes, mais un Violet corrompu vient livrer un témoignage mensonger qui remet tout en question. Natalie va devoir renouer avec son ancienne carrière... et avec le danger. Car un autre tueur à la perversité sans limites est en liberté, capable de frapper au coeur de la nouvelle vie de Natalie. Dans le monde des Violets, le passé peut revenir vous hanter, au sens propre...

vendredi 12 mars 2010

Journal intime d'un mort

Quand Jean Dutourd revisite le mythe de Faust, cela donne un petit précis délectable à l'usage des morts en transit au (supposé) purgatoire.

A travers le personnage d'Olivier, il raconte sa vérité sur le trépas, les évènements et surtout les non-évènements de sa "vie" depuis son enterrement : les plaisirs ineffables d'un pur esprit, les sensations "abstraites" privées des cinq sens, la compagnie ténue des vivants ...
Lorsque lui survient un compagnon envahissant à la tristesse poignante, ou pour ainsi dire suintante, du nom d'Hadamas, il en est presque contrarié, dérangé dans sa solitude qu'agrémentent ses réflexions sur sa nouvelle situation. De plus, Hadamas semble mû par une mission secrète à laquelle il tente de faire adhérer Olivier, qui se prend peu à peu d'un doute légitime sur la pureté de ses intentions.

Deux variations sur le thème de l'après-vie :
Les cinq personnes que j'ai rencontrées là-haut de Mitch Albom
La nostalgie de l'ange d'Alice Sebold, dont l'adaptation cinématographique vient de sortir sur les écrans.

Idée challenge :
Lire un roman de chaque académicien vivant (liste en commentaire par ordre d'élection).

lundi 15 février 2010

Labyrinthe


Sur fond de croisade des barons du Nord contre les pays de langue d'oc, Kate Mosse entremêle habilement la vie de deux jeunes femmes dont le destin se répond à travers huit siècles de l'histoire cathare.
" Des pensées violemment multicolores débordaient en longues traînées comme une chevelure de fée."
Alaïs Pelletier, seconde fille de l'intendant du château vicomtal, vécut à Carcassonne au XIIIème siècle. Dépositaire du secret antique du Graal, elle emporta - littéralement - son secret avec elle dans le tombeau.
Alice Tanner est une jeune anglaise dont une parente inconnue a fait son héritière dans le sud-ouest de la France. Mettant son voyage à profit pour rendre visite à une amie archéologue, elle participe bénévolement à des fouilles aux environs de Carcassonne. Les lieux lui semblent étrangement familiers. Découvrant l'entrée secrète d'une grotte, elle s'aventure dans une salle aux murs gravés de signes anciens où l'attendent deux squelettes. La police intervient rapidement pour interdire le chantier.

mardi 20 octobre 2009

La nostalgie de l'ange

Suzie Salmon, quatorze ans, a disparu au retour du collège sans laisser de trace. L'assassin avait préparé son coup et n'a laissé aucune piste exploitable par la police. Le corps, sauf un coude, n'est pas retrouvé ; pourtant, l'hypothèse du meurtre se confirme. Faute de preuves, l'inspecteur Len Fenerman finit par classer l'affaire. Mais le père de Suzie persiste dans ses soupçons envers un voisin bizarre et inquiétant.
L'esprit de Suzie, qui a été violée, puis égorgée et dissimulée profondément, ne parvient pas à quitter les lieux et continue à côtoyer ses père, mère, grand-mère, frère et soeur, proches amis. Le roman fait figure de journal intime post mortem, où la victime rapporte son point de vue au jour le jour. Le procédé littéraire employée par Alice Sebold est très intéressant en terme de narration et naturellement émouvant. Le personnage central, depuis l'instant où elle s'est laissée entraîner par son tueur, est devenue spectatrice impuissante et n'a plus prise sur le cours des choses.