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mercredi 20 février 2019

Valérie Valère

Étoile filante de la littérature française, Valérie Valère a marqué la fin des années 1970 et le tout début de la décennie suivante par son mal de vivre et son destin tragique. Anorexique, hypersensible, se trouvant dans l'impossibilité d'être heureuse malgré le succès, elle s'est réfugiée dans l'écriture sans pour autant y trouver la paix et le bonheur. Talentueuse mais diminuée par une anorexie qui n'a jamais été véritablement guérie, elle est aujourd'hui l'icône de nombreuses adolescentes.
Bibliographie - Le Pavillon des enfants fous (1978) - Malika ou un jour comme tous les autres (1979) - Obsession blanche (1981) - Laisse pleurer la pluie sur tes yeux (1987) - Vera, Magnificia Love et pages diverses (1992) - La Station des Désespérés ou Les Couleurs de la Mort (1992) - Eléonora (1998)

J'ai vu deux spectacles mis en oeuvre de ses textes et c'est très prenant, à la fois inquiétant et d'une maîtrise magnifique de la langue, mais je ne sais pas si je pourrais lire un livre entier. Le test sera bientôt chose faite, avec son premier roman trouvé dans une braderie.

vendredi 5 février 2016

Corpus delicti, un procès

 Drapeau Allemagne Allemage
Juli Zeh dans cette pièce de théâtre qui se lit comme un roman décrit une utopie hygiéniste où la santé est le bien social primordial. Le principe Mens sana in corpore sano a force de loi et tout contrevenant s'expose à des sanctions immédiates. Le roman porte bien son titre puisque le corps du délit est constitué par le refus de l'héroïne de se plier aux contrôles sanitaires obligatoires. La résistance qu'oppose Mia Holl à la Méthode, la forme de gouvernement qui prône la santé comme valeur fondatrice, fait suite à l'erreur judiciaire qui a conduit au suicide, son frère Moritz, un libre penseur. Esprit cartésien, Mia est une scientifique convaincue par la Méthode, qui bascule dans le camp des opposants un peu par mégarde et beaucoup par amour fraternel. Esprit retors, le journaliste Kramer est un fondamentaliste : promoteur des maisons pilotes auto administrées par des ménagères modèles (qui rappellent un peu les terribles concierges de la Révolution française) et pourfendeur des anti-méthodistes révolutionnaires.

Fanatisme contre martyr, la pièce se joue comme un tournoi d'échecs ou le combat de deux pensées qui me fait penser à la joute verbale du Souper entre Talleyrand et Fouché. Le postulat de l'obsession sanitaire est intéressant mais la narration, l'attitude, le discours des personnages principaux est totalement froid, impersonnel, dépassionné alors que les enjeux sont importants, la crédibilité politique de Kramer et la vie de Mia. Du coup, je me suis ennuyée.

dimanche 1 mars 2015

La couleur pourpre - La couleur des sentiments


COUP DE COEUR
La couleur pourpre -  Pulitzer - Fiction - 1983
Trente années d'éloignement et de difficultés n'ont pas réussi à minorer l'amour fraternel et la tendresse que se portent les deux soeurs héroïnes de ce roman, Celie et Nettie. La séparation douloureuse survient quand Celie est mariée contre son gré par son beau-père à Mr. un veuf père d'une famille nombreuse. Puis Nettie, dans sa fugue, se réfugie chez eux, mais bientôt Mr. la somme de quitter les lieux. Nettie doit partir vers la ville et Celie l'oriente vers la femme du pasteur : elle a l'impression que le couple a adopté la petite fille qui lui a été arrachée dès sa naissance. Mais les missionnaires qui l'ont accueillie pour s'occuper de leurs deux enfants, décident de partir en Afrique et la distance qui sépare les deux soeurs devient immense. Après un énorme périple, via Londres pour soulever des fonds, puis le voyage de Southampton jusqu'au Liberia, pour s'établir auprès de la tribu des Olinkas, qui les voient arriver avec un mélange de fatalisme et d'indifférence.

Le peuple fictif imaginé par Alice Walker lui donne l'occasion de décrire le retour de Samuel, Corinne et Nettie à leurs racines ancestrales, mais aussi le fossé culturel qui sépare les Afro-américains des natifs africains : Nous sommes un peu comme des mouches sur la peau d'un éléphant, ainsi que les exactions commises par les planteurs, dont l'action est parfaitement résumée par la vieille missionnaire blanche qui rentre en Angleterre Comment voit on qu'une guerre se prépare ?
Les enfants Olivia et Adam, mais aussi Tashi leur amie olinka, à cheval entre les deux cultures. Elles décryptent leur passé et lèvent les voiles d'ombre et de mensonge entretenus par Alphonso (le beau père) puis Albert (Mr. le mari). La condition des femmes, noires de surcroît, dans les états sudistes au milieu du siècle dernier, n'est pas enviable, même pour celles qui semblent n'en faire qu'à leur tête : Shug le prototype urbain et Sophia son alter ego rural. Alice Walker est née en Georgie.

Les partis pris par l'auteur, de l'angle fictionnel et de la forme narrative, se rejoignent pour aboutir à une excellente combinaison de la réflexion et du divertissement. Dans le genre épistolaire, les premières lettres de Celie sont écrites à Dieu, avant que la transformation due à la rencontre avec Shug Avery, une reine du blues qui est l'amour de jeunesse et la maîtresse de Mr. ne la fasse changer de destinataire pour adresser directement le récit de sa vie et de ses sentiments à sa soeur cadette. Nettie quant à elle a persisté à écrire à sa soeur en dépit de la distance et de l'absence de réponse, année après année pour Noël et Pâques. Chacune ignore le sort de l'autre et ni même si elle est encore en vie, mais elles ont une conviction si forte de se retrouver que le lecteur se joint à Celie pour refuser l'idée du naufrage du bateau de retour de Nettie et de ses neveux. C'est un peu En famille d'Hector Malot cette histoire.
Maintenant j'ai hâte de voir le film qu'en a tiré Steven Spielberg que je cite : il y a des années que je n'avais pas lu un livre qui suscite en moi une pareille émotion.
Lu le 25 janvier 2015


La couleur des sentiments
Voilà enfin un film qui me donne envie de lire le roman dont il est issu. Il est long (2h30) mais je n'ai pas vu le temps passer. The help (Les bonnes) raconte la vie d'une petite ville du Mississipi à travers le regard des domestiques noires qui servent dans les riches familles sudistes :
" Petite fille, saviez vous que vous seriez domestique ? oui, je le savais, ma mère était domestique et avant elle, ma grand-mère était esclave. "
Après 4 années d'études universitaires, miss Skeeter revient à Jacksonville, bien décidée à devenir journaliste et/ou écrivain. Elle a d'ailleurs postulé auprès d'un journal new yorkais, mais si la réponse de la rédactrice en chef est encourageante, il lui faut faire ses preuves. Elle tient un sujet, si elle réussit à faire témoigner les principales intéressées : donner un contrepoint au roman de Margaret Mitchell, Autant en emporte le vent, en révélant la réalité vécue de ces femmes qui élèvent les enfants des Blanches, les aiment, puis se voient reniées ou reléguées quand à leur tour " les bébés ont des bébés " !
Bien qu'elle appartienne à la bonne société et soit conviée à toutes les réunions de la Ligue des femmes, Skeeter se trouve un peu en décalage par rapport à ses anciennes amies, maintenant mariées et mères de famille, bien établies dans leurs prérogatives de classe et de couleur.
Dans le contexte des revendications pour les droits civiques des minorités et des prises de parole de Martin Luther King, mais aussi de la montée de la violence et des représailles menées par le Ku Klux Klan, le film est très révélateur des risques, très inégaux selon qu'on est noir ou blanc, pris par ceux qui agissent pour que la société change et s'engagent pour qu'elle devienne un peu plus juste.
Il montre l'emprise des préjugés et la permanence de toutes les formes d'intolérance face aux tentatives d'émancipation : au désespoir de sa mère, Skeeter n'est pas mariée car elle n'est pas jugée jolie selon les canons de beauté ; en dépit d'un riche mariage, Célia Foote n'est pas acceptée car elle n'est pas bien née et vient de la campagne ; les enfants noirs étudient et vont à l'université mais les cursus sont complétement séparés : ils ne peuvent pas se mélanger, ni même échanger des manuels avec les enfants blancs.
Vu le 20 janvier 2012





50 états, 50 billets 
Jacksonville, MISSISSIPPI (bis)

dimanche 5 octobre 2014

ADY GASY

 
 
 

Ce film de Lova Nantenaina  à mi-chemin entre le documentaire et la fiction fait l'éloge de l'ingéniosité optimiste d'un peuple ou la débrouille selon Madagascar, joliment illustrée par cette formule  " Made in Madagascar avec presque rien ". La trame narrative repose sur une réflexion par rapport à l'art oratoire traditionnel.
Lova Nantenaina a grandi à Antananarivo à l’époque des rationnements du régime socialiste. Durant trois ans, il a porté ce projet de film avec une petite équipe polyvalente. En septembre 2013, il a été soutenu par Final Cut in Venice, le nouveau programme d’aide au cinéma africain. Il reçoit  Le prix Fé nèt Océan indien
Merci au festival du film d'Afrique et des îles qui fêtait sa 10ème (et peut être dernière) édition de faire découvrir de beaux et forts moments cinématographiques et de faire surgir d'intenses réflexions alimentées par des réalisations aussi exigeantes moralement qu'esthétiquement.

lundi 21 octobre 2013

Chico et Rita

Unchocolatdansmonroman vient de découvrir cette BD. J'avais vu lors de sa sortie, grâce à La lanterne magique, le film d'animation réalisé par Fernando Trueba et Javier Mariscal (GB/Espagne - 2010) et bien qu'il m'ait beaucoup plu, le commentaire était resté à l'état d'ébauche (entretemps, les extraits vidéo présents sur la toile ont été retirés). L'occasion de revenir sur un dessin animé original, sensuel et beau, dont le troisième personnage important est la bande son !
La Havane, 1948.
 Chico, jeune pianiste d'improvisation surdoué, rêve de se faire un nom dans le monde du jazz cubain.
 Rita, chanteuse à la voix extraordinaire, captive quiconque l’entend par la beauté lumineuse de sa présence.
 La musique les rassemble et les entraîne dans une histoire d’amour passionnée, mais compliquée par leurs carrières parallèles. Sur les sentiers de la gloire, de Cuba à Manhattan, de Vegas à Paris et Hollywood, Chico et Rita se perdent et se retrouvent, perdent leur jeunesse et trouvent le succès.
L'émotion est garantie par ce couple charismatique qui sacrifie tout à sa passion de la scène et dont le parcours croise la route des grands jazzmen qui ont donné au genre ses lettres de noblesse.
Hommage à la musique et à ceux qui la créent nuit après jour, graphiquement très réussi, le film ne se contente pas d'une réalisation esthétique parfaite, il donne à réfléchir et c'est sans doute la conjonction des deux qui lui a valu une diffusion internationale méritée.
Sur fond musical entrainant, jazz latino, Cubop, le be-bop sauce cubaine, les auteurs abordent des sujets graves comme les relations entre la vie, l'amour et l'ambition, l'âpreté de la réussite, l'aveuglement des sentiments, les rêves brisés ou les sacrifices nécessaires pour les accomplir, mais également, parce que le film est sous-tendu par un demi-siècle d'histoire, les conflits de race, de classe, de parti...

vendredi 29 mars 2013

Le passeur


Automne 2014 : j'ai vu le film The giver : moins de densité mais sinon le livre n'est (presque) pas trahi, les personnages incarnés sont crédibles et l'aspect lisse trop policé de la communauté est bien rendu, un beau diaporama en couleurs pour illustrer le passage des souvenirs.

Jonas est un " nouveau 12 ans ". Au cours d'une grande cérémonie annuelle de passage dans l'année supérieure, il se verra attribuer, comme tous les enfants de son âge, sa future fonction dans la communauté. Or, une faveur unique, exceptionnelle lui est faite : il sera le futur Passeur !
Après la classe qu'il partage avec tous ses camarades, il commence sa formation et son entraînement auprès de l'ancien Passeur, qui lui apprend son rôle Il débute par les scènes de bonheur paisible ou intense, mais alterne aussi, pour l'endurcir, avec de brefs souvenirs de cruauté, de douleur, de désespoir. Il le charge peu à peu de tous les moments heureux mais aussi du fardeau des générations passées. Le Passeur se souvient à volonté. Il est le dépositaire de la mémoire, la seule personne qui détient véritablement le savoir, la connaissance du monde avant que la guerre, le chômage, la pauvreté, le divorce ne disparaissent.

Pour libérer l'être humain de l'envie et du malheur, les sentiments, la haine comme l'amour ont été éradiqués. Sans inégalités, sans soubresauts, mais également sans animaux, sans couleurs ni musique, sans excitant d'aucune sorte, un monde harmonieux mais rigidifié a vu le jour. Seul le Comité des sages et le Passeur connaissent la vérité sur la vie d'avant. Les couples sont appariés dès le plus jeune âge pour former des familles où la désobéissance et la révolte n'existent pas. Des enfants, mis au monde par des mères porteuses dans le nurserie, leur sont confiés à élever.
Jonas apprend que le précédent candidat, un individu féminin dont l'évocation est désormais interdite, a trouvé la charge trop lourde à porter et a renoncé au bout de cinq semaines, préférant demander son élargissement, terme qui désigne la cérémonie de fin de vie habituellement réservée aux nouveaux nés surnuméraires, trop fragiles et aux anciens. Seulement Jonas a été bien mal choisi et il va déroger, s'attacher à un de ces enfants déclarés inaptes.

Je trouve que le roman de Loïs Lowry ne s'adresse pas totalement à la jeunesse. Son lectorat peut se retrouver dans les héros qui sont pré-adolescents et qui possèdent un signe distinctif, un pouvoir par rapport aux autres qui les rend unique et peut faire rêver dans un premier temps. Mais le revers de la médaille est bien difficile à supporter.
Dans Le passeur, elle décrit un monde sans soleil, sans couleurs et sans musique où l'étrangeté le dispute à l'horreur. Le discours de propagande tenu par les seuls dirigeants, les " sages " , leur vante les bienfaits de l'Identique, du stéréotype, de la conformité. L'oubli des sentiments, artificiel et vraisemblablement imposé à un moment de l'histoire de cette communauté bien que l'auteur ne s'en explique pas, livre les habitants à l'apathie et à la pensée unique.

L'élue, la suite... ?

mercredi 30 janvier 2013

La vague

La blogosphère en avait beaucoup parlé : je l'ai enfin vu.
Le film, réalisé à partir d'une nouvelle fondée sur une expérience réelle relatée par son organisateur, est transposé des Etats-Unis à l'Allemagne.
Le sujet n'en est que plus fort sans doute : une réflexion dérangeante sur la mise en place et les mécanismes d'une autocratie, mais aussi un questionnement sur les limites de la liberté d'enseignement à travers ses conséquences sur un groupe de lycéens.

La vague, L'histoire est-elle destinée à se répéter ? d'après le roman de Todd Strasser. L'expérience menée par Monsieur Ross auprès de sa classe de lycéens, illustrée par Stefani Kampmann, est beaucoup moins dure que le film car elle s'arrête avant que la violence ne prenne le dessus.

samedi 21 janvier 2012

Maborosi

Yumiko est une jeune femme en proie à la disparition de deux proches : sa grand mère et son mari, absence doublée de culpabilité envers ceux qu'elle n'a pu empêcher d'aller vers leur fin. Mère d'un petit garçon, elle s'est remariée avec un veuf père d'une petite fille.

Un jour elle se confie à son nouveau compagnon. Il lui fait alors une étrange réponse " L'océan est capable d'ensorceler " : Maborosi évoque un étrange phénomène lumineux qui peut se produire sur l'océan et exerce une attirance sur les pêcheurs.

Esthétique et lent, presque sans parole ce qui rend le sous titrage très discret, l'histoire laisse l'esprit libre d'être apaisé par beauté des images, plans fixes ou longues séquences. Le film de Kore Eda Hirokazu (osella d'or à la mostra de Venise 1994) montre un aspect peu connu du Japon. L'action se situe dans un petit village rural et côtier, où la vie est rude mais simple, loin de l'agitation et de la promiscuité des grandes villes. Le temps agit comme un pansement sur les questions douloureuses.

samedi 20 août 2011

Smoking / No smoking

Si l 'uchronie en littérature se plaît à modifier le cours de l'Histoire à partir d'une date de divergence et à imaginer des Terres parallèles, en un temps qui n'existe pas, le monsieur Jourdain de la SF se crée des uchronies personnelles sans même s'en rendre compte à chaque fois qu'il dit ou pense : " et si... j'avais fait/dit ceci plutôt que cela... "
Le film d'Alain Resnais, sur un texte du dramaturge anglais Alan Ayckbourn Intimate Exchanges, exploite ce filon de manière presque exhaustive. Un double film/deux films complémentaires découpés selon un schéma identique à partir de l'élément déclencheur : 5 secondes, 5 jours, 5 semaines 5 années plus tard, montrent la vie (les vies possibles avec leurs bonnes ou mauvaises fortunes) de trois couples - Teasdale, Coombes et Hepplewick - dont les histoires se croisent au sein d'une école d'Angleterre._
Les séquences divergentes suivent une douzaine de variantes possibles de leur destinée (entrecoupées de " ou bien ") aux issues plus ou moins favorables. En dépit d'une structure complexe, le fil logique est très clair.
Une leçon de vie filmée avec beaucoup de philosophie, de dérision et de recul et jouée avec brio : tous les personnages sont incarnés par le couple Sabine Azema-Pierre Arditi, ce qui constitue une véritable et extraordinaire performance d'acteurs.

lundi 4 juillet 2011

La lanterne magique invite...

à une projection en plein air à La Possession le 28 juin, pour (re)découvrir un des chefs d'oeuvre de la production italienne : Cinema paradiso second film de Giuseppe Tornatore, avec Philippe Noiret (c'est un bonheur de le revoir, rudesse et tendresse mêlées) et Jacques Perrin.
Il obtient le prix spécial du jury à Cannes et l'Oscar du meilleur film étranger à sa sortie en 1989. La bande son est signée Morricone.
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Un hommage au Cinéma immortel... et aux stars du grand écran, avec des extraits de films inoubliables, du noir et blanc à la couleur, du muet au sonore, de Toto à Charlot, d'Hollywood à Cinecitta, de Fellini à Vadim...

Un coup de fil de sa mère suffit à Toto (Salvatore di Vita, cinéaste reconnu) pour se retrouver... quarante ans plus jeune. Il se souvient de son village natal, Giancaldo (inventé) en Sicile, de sa mère, veuve d'un soldat porté disparu sur le front russe et d'Alfredo le projectionniste du village qui lui a fait découvrir et aimer le cinéma, lui a tenu lieu de père et surtout lui a fait le cadeau inestimable de le forcer à partir sans se retourner, pour aller se réaliser à Rome !

L'émouvante séquence finale est à l'image de la plus puissante machine à fantasmes qui soit : un concentré magique de la puissance d'évocation cinématographique.

vendredi 21 mai 2010

Festival « Au bout du rêve »

Ces trois soirées dédiées à des expériences de vie hors du commun sont l'occasion de partir à la découverte des routes du monde en compagnie d'étonnants voyageurs à pied, à cheval, à vélo, en tandem... Des sommets de l'Himalaya aux Etoiles du Midi, le spectateur est entraîné vers les cimes à la suite de ces passionnés de saut, d'escalade, de parapente...
Comme c'est devenu l'habitude de ce festival du film d'aventure, les projections de cette 6ème édition ont lieu le plus souvent en présence des réalisateurs ou des protagonistes du film et sont suivies de questions-débat.
Spécial coup de coeur à Delphine et Damien de Planète D.

dimanche 25 octobre 2009

Festival Ekwa

Plein de petites merveilles cinématographiques, notamment des courts métrages j'adore ! à découvrir lors du festival international du film [des pays riverains] de l'océan indien Ekwa.
Le prix du public a été remis à un film plutôt loufoque dont le jeu de l'acteur principal a vraiment fait réagir la salle : Le syndrôme de Stockholm, où un amoureux éconduit imagine reconquérir sa belle en la retenant en otage.
Et j'ai croisé l'invité d'honneur du festival Huggy-les-bons-tuyaux !

dimanche 4 octobre 2009

Le Fifai

Un festival dans sa treizième édition
Une expérience originale près des bassins du Port et des silos à sucre
Des fictions ou des documentaires rares, parfois inédits, beaux et forts, intenses et émouvants, intimistes mais pas voyeurs
Des films sur la musique, des films pour les images, des films qui font réfléchir
Des lieux décalés, un théâtre en plein air, un hangar, un vieux cinéma de quartier qui revit pour l'occasion.

vendredi 13 mars 2009

Slumdog Millionaire

Ce " Qui veut gagner des millions ? " à la manière Bollywood crée la surprise. Je ne connais pas le scénario du film qui commence sur des scènes d'une grande violence : je commence à regretter de ne pas m'être penchée sur le sujet du film au préalable. Mais la suite me fait changer d'avis, elle n'est pas sans me rappeler du déjà lu : rien de plus normal puisqu' il s'agit de l'adaptation au cinéma du roman de Vikas Swarup, Les fabuleuses aventures d’un indien malchanceux qui devint milliardaire.
Quand le jeune Ram (Jamal Malik dans le film) devient le grand vainqueur potentiel d'un milliard de roupies, la production soupçonne immédiatement une tricherie. Comment un serveur de dix-huit ans, pauvre et inculte, serait-il assez malin - là où échouent des écrivains, des avocats - pour répondre à douze questions pernicieuses ? Accusé d'escroquerie, sommé de s'expliquer par la police, Jamal replonge alors dans l'histoire de sa vie... dont les épisodes parfois douloureux lui ont apporté les réponses et ont permis l'incroyable succès. Splendeur et misère de l'Inde d'aujourd' hui ou les rocambolesques aventures d'un gamin des rues qui rêve de devenir quelqu'un pour les beaux yeux de sa copine d'enfance des bidonvilles.