Le M et le W sont sortis de la petite marmite des lettres !
Billets de lecture à publier pour le 1er octobre.
Demain seront découverts les auteurs en Q et N que nous avons lus
Jeneen m'annonce des billets de lecture dès son retour :
Effroyables jardins de Michel Quint
La métamorphose iranienne de Mana Neyestani
Pour ma part, je n'ai répondu qu'à une seule lettre mais en double
XL :Une histoire modèle (Queneau) et Ishmaël (Quinn)
Voir le récapitulatif général sur la page spéciale ci-dessus.
mardi 31 juillet 2012
lundi 30 juillet 2012
Ulysse from Bagdad
Il s'agit d'une lecture commune dans le cadre du challenge Eric Emmanuel Schmitt organisé par Unchocolatdansun roman. Ulysse from Bagdad est le onzième de ses livres que je lis en quelques années, après une découverte assez tardive d'Odette Toulemonde.
Les avis des autres lecteurs : Unchocolatdansmonroman, Myiuki22, Natiora, XL, Cacahuète, Rose, Elysabeth, Le cottage de Myrtille, Fleur du soleil, Stefiebo, Olnapac, Tetedelitote, StupidGRIN, Piplo.
Je rechignais à l'ouvrir car il ne m'inspirait pas, surtout en raison de la couverture (il y en a plusieurs et aucune ne me paraît bien choisie, ce qui - en aparté - me semble une constante pour ses romans) mais aussi à cause de la quatrième. Pourtant, après l'avoir entamé, je l'ai lu en deux soirs !
Ulysse des temps modernes, qui fuit son point de départ à travers la Méditerranée et l'Europe plutôt que de chercher à retrouver son port d'attache comme son modèle mythologique, la route de Saad Saad est semée de références inversées à l'Odyssée : le docteur Circé la fonctionnaire qui le reçoit pour le dépôt de son dossier de réfugié, n'a rien à voir avec une enchanteresse qui voudrait le retenir, elle le renvoie vers ses foyers...
Avec un nom qui veut dire Triste en anglais mais Espoir dans sa langue maternelle, Saad semble placé sous le signe d'un destin contraire. A vingt ans, fuyant l'Irak de Saddam Hussein troublée par l'occupation des troupes américaines et l'embargo, anéanti par un triple décès : sa fiancée Leïla, son père et une nièce adorée, il suit l'ordre d'exil de sa mère.
Parvenu en Egypte avec une cargaison de biens culturels de contrebande, il fait la rencontre de Boubacar, un africain qui connaît Le Caire comme sa poche et lui vient en aide, mais au lieu de s'installer dans une relative sérénité, il est obnubilé par la destination finale qu'il s'est donnée : SA terre promise, l'Angleterre à cause de ses lectures d'enfant. Ayant entraîné Boubacar dans un rêve qui n'était pas le sien et accueilli en Sicile à la suite du naufrage dont il est un des rares rescapés, il passe quelques mois avec la jolie Vittoria mais ne peut se résoudre à se fixer et poursuit sa chimère.
Son errance le porte aux rives de la Manche, où l'attend une surprise de taille, qui laisse entrevoir un "Espoir" pour lui, un possible redémarrage vers une vie meilleure. Mais dès les premiers chapitres, on sait qu'il n'y aura pas d'Eldorado pour Saad. En dépit de moments plus légers, le roman suinte l'aigreur et l'insatisfaction.
Si je n'ai pas réussi à apprécier le personnage principal, j'ai beaucoup aimé la sagesse de la figure paternelle, lettré philosophe, bienveillant fantôme attaché aux pas de son fils unique (après une demi-cohorte de filles), aussi peu contrariant dans la mort que de son vivant.
L'auteur a l'art de camper en quelques chapitres des personnages secondaires attachants, qu'on quitte à regrets comme Boubacar, Vittoria ou l'africain disco du port de Palerme.
Les avis des autres lecteurs : Unchocolatdansmonroman, Myiuki22, Natiora, XL, Cacahuète, Rose, Elysabeth, Le cottage de Myrtille, Fleur du soleil, Stefiebo, Olnapac, Tetedelitote, StupidGRIN, Piplo.
Je rechignais à l'ouvrir car il ne m'inspirait pas, surtout en raison de la couverture (il y en a plusieurs et aucune ne me paraît bien choisie, ce qui - en aparté - me semble une constante pour ses romans) mais aussi à cause de la quatrième. Pourtant, après l'avoir entamé, je l'ai lu en deux soirs !Ulysse des temps modernes, qui fuit son point de départ à travers la Méditerranée et l'Europe plutôt que de chercher à retrouver son port d'attache comme son modèle mythologique, la route de Saad Saad est semée de références inversées à l'Odyssée : le docteur Circé la fonctionnaire qui le reçoit pour le dépôt de son dossier de réfugié, n'a rien à voir avec une enchanteresse qui voudrait le retenir, elle le renvoie vers ses foyers...
Avec un nom qui veut dire Triste en anglais mais Espoir dans sa langue maternelle, Saad semble placé sous le signe d'un destin contraire. A vingt ans, fuyant l'Irak de Saddam Hussein troublée par l'occupation des troupes américaines et l'embargo, anéanti par un triple décès : sa fiancée Leïla, son père et une nièce adorée, il suit l'ordre d'exil de sa mère.
Parvenu en Egypte avec une cargaison de biens culturels de contrebande, il fait la rencontre de Boubacar, un africain qui connaît Le Caire comme sa poche et lui vient en aide, mais au lieu de s'installer dans une relative sérénité, il est obnubilé par la destination finale qu'il s'est donnée : SA terre promise, l'Angleterre à cause de ses lectures d'enfant. Ayant entraîné Boubacar dans un rêve qui n'était pas le sien et accueilli en Sicile à la suite du naufrage dont il est un des rares rescapés, il passe quelques mois avec la jolie Vittoria mais ne peut se résoudre à se fixer et poursuit sa chimère.
Son errance le porte aux rives de la Manche, où l'attend une surprise de taille, qui laisse entrevoir un "Espoir" pour lui, un possible redémarrage vers une vie meilleure. Mais dès les premiers chapitres, on sait qu'il n'y aura pas d'Eldorado pour Saad. En dépit de moments plus légers, le roman suinte l'aigreur et l'insatisfaction. Si je n'ai pas réussi à apprécier le personnage principal, j'ai beaucoup aimé la sagesse de la figure paternelle, lettré philosophe, bienveillant fantôme attaché aux pas de son fils unique (après une demi-cohorte de filles), aussi peu contrariant dans la mort que de son vivant.
L'auteur a l'art de camper en quelques chapitres des personnages secondaires attachants, qu'on quitte à regrets comme Boubacar, Vittoria ou l'africain disco du port de Palerme.
dimanche 29 juillet 2012
La suite des aventures de Kim Keller
Bételgeuse
Deuxième participation au SSW v6
Après les 5 albums d'Aldébaran, je poursuis avec une autre série dessinée par Léo qui se passe sur Bételgeuse, une jumelle potentielle de la Terre. Bételgeuse est essentiellement désertique, même si la vie s'est développée autour de l'unique océan et dans de verdoyants canyons, grâce à l'eau des rivières qui coulent en profondeur sous la surface.
L'inventivité de l'auteur quant au règne animal se confirme.
Kim Keller est devenue sans conteste le personnage central de cette série et Marc est assez peu présent.
tome 1 : Un gigantesque cargo armé sur capitaux privés et chargé de plusieurs milliers de futurs colons a cessé de donner signe de vie depuis son arrivée à proximité de la planète. Kim fait partie de la mission qui part en reconnaissance et dont l'ordinateur de bord se dérègle dès qu'ils s'arriment à l'autre nef de l'espace.
tome 2 : Deux groupes de rescapés se sont établis dans une rivalité armée, entre partisans de la colonisation et opposants qui veulent respecter les directives de l'ONU. Une forme de vie évoluée, les Iums, de curieux plantigrades pacifiques, vit dans les cavernes et la forêt.
tome 3 : Une expédition descend la rivière pour les observer dans leur milieu. Comme le groupe d'Aldébaran s'y attendait, un spécimen de La Mantrisse est établi sur cette planète. Une nuit, il appelle Kim sur l'eau et vient l'observer.
Antarès
tome 1 : Revenue sur Terre, Kim Keller connaît la célébrité grâce à la mission de sauvetage sur Bételgeuse. Elle oeuvre pour l'installation d'une antenne scientifique sur la planète afin de poursuivre le contact avec les Mantrisses. Alexa et Marc qui avaient détourné un vaisseau pour venir à son secours sont condamnés à de lourdes peines d'emprisonnement. Un consortium qui prépare la colonisation d'une autre planète lui promet leur liberté en échange d'un départ pour Antarès. A sa grande surprise, Kim est enceinte. Elle se retire sur Aldébaran pour mettre sa fille au monde et faire le point.
tome 3 : Kim est de nouveau piégée dans une situation dangereuse. Leur vaisseau s'est écrasé sur Antarès et ils doivent rejoindre le camp de bas à plusieurs milliers de km dans leur véhicule tout terrain amphibie. Des clandestins étaient à bord. Les contretemps se multiplient. Lynn a 6 ans ; elle a des qualités remarquables. Elle est victime d'un des phénomènes de désintégration qui se produisent sur Antarès. Kim s'effondre.
samedi 28 juillet 2012
Le ciel et l'enfer : histoires de Naples
Bloop a eu la bonne intuition, parmi la quantité de mes livres à lire, de choisir deux titres qui éclairent d'un jour différent et complémentaire la ville de Naples chère à mon coeur depuis que j'ai eu l'occasion d'y étudier.
La mise en route était ici et là. Chez mon vis-à-vis et le résultat : Fleurs de cerisiers et Coca cola, un titre prometteur ! Prochainement l'édition d'automne...
Montedidio
Femina - Etranger - 2002
Ce premier roman d'Erri de Luca met en scène un garçon de treize ans, en âge d'être placé comme apprenti. Il est engagé chez un menuisier où pour quelques pièces de plus dans l'escarcelle familiale, il apprend le métier. Pour son anniversaire, il a reçu de son père un boomerang et tous les soirs, il monte dans les hauteurs - le quartier populaire de Montedidio est très enclavé - pour fantasmer sur un hypothétique lancer. Il se lie avec un voisin cordonnier, étranger et philosophe, qui s'est arrêté à Naples pour n'en plus bouger. Sa relation au boomerang et à la liberté m'ont fait pensé aux admirables pages de Jonathan Livingstone Seagull, quand le goéland s'essaie aux vols en piqué avec de plus en plus de témérité. Une fable sur l'apprentissage de la liberté intellectuelle qui brave touts les entraves qui m'a donné le plaisir des lieux et le plaisir de la langue, puisque Jeneen (lors du swap Vertes années) a eu la riche idée de me le faire découvrir en langue originale, avec des expressions tirées du dialecte napolitain qui me font ressentir la lecture comme quand j'y étais !
L'auteur a reçu le prix Fémina étranger en 2002 ; sa bibliographie est sur Babelio.
Je vais enchaîner avec Trois chevaux que j'ai emprunté à la bibliothèque (en français) et je l'ai lu en même temps que La porte des enfers de Laurent Gaudé, pour le challenge PàLà2 [billet à venir]
D'autres lectures anciennes sur Naples :
Chroniques napolitaines de Jean-Noël Schifano
L'auberge des pauvres de Tahar Ben Jelloun
La mise en route était ici et là. Chez mon vis-à-vis et le résultat : Fleurs de cerisiers et Coca cola, un titre prometteur ! Prochainement l'édition d'automne...
Montedidio
Ce premier roman d'Erri de Luca met en scène un garçon de treize ans, en âge d'être placé comme apprenti. Il est engagé chez un menuisier où pour quelques pièces de plus dans l'escarcelle familiale, il apprend le métier. Pour son anniversaire, il a reçu de son père un boomerang et tous les soirs, il monte dans les hauteurs - le quartier populaire de Montedidio est très enclavé - pour fantasmer sur un hypothétique lancer. Il se lie avec un voisin cordonnier, étranger et philosophe, qui s'est arrêté à Naples pour n'en plus bouger. Sa relation au boomerang et à la liberté m'ont fait pensé aux admirables pages de Jonathan Livingstone Seagull, quand le goéland s'essaie aux vols en piqué avec de plus en plus de témérité. Une fable sur l'apprentissage de la liberté intellectuelle qui brave touts les entraves qui m'a donné le plaisir des lieux et le plaisir de la langue, puisque Jeneen (lors du swap Vertes années) a eu la riche idée de me le faire découvrir en langue originale, avec des expressions tirées du dialecte napolitain qui me font ressentir la lecture comme quand j'y étais !
L'auteur a reçu le prix Fémina étranger en 2002 ; sa bibliographie est sur Babelio.
Je vais enchaîner avec Trois chevaux que j'ai emprunté à la bibliothèque (en français) et je l'ai lu en même temps que La porte des enfers de Laurent Gaudé, pour le challenge PàLà2 [billet à venir]D'autres lectures anciennes sur Naples :
Chroniques napolitaines de Jean-Noël Schifano
L'auberge des pauvres de Tahar Ben Jelloun
vendredi 27 juillet 2012
Lectures de saison : la POMME
Pour le challenge fruits et légumes
Le fruit du mois est la pomme, avec une jolie diversité :
Je reprends intégralement le billet de Grominou tant il traduit ma pensée (c'est ICI si vous voulez lui rendre visite) :
Le court avis que j'avais rédigé sitôt après lecture :
Pendant les deux premiers chapitres, je n'ai pas compris l'engouement suscité par le livre de Katherine Hagena : le décès de Bertha, l'aïeule et une vieille demeure en héritage dans un village reculé d'Allemagne. Après l'enterrement et la lecture du testament, tous les parents désertent rapidement Booshaven, mais Iris qui n'a aucune intention de garder la maison, s'y installe pour la nuit. Les souvenirs resurgissent et peu à peu, les témoignages inscrivent Iris dans une histoire familiale insoupçonnée. Je me suis laissée porter mollement plutôt qu'emporter par l'intrigue de ce roman dont la principale qualité tient en ce qu'il fait la part belle aux personnages féminins des trois générations : Bertha/Anna, Inga/Christa/Harriet, Iris/Rosemarie/Mira mais au final je lui ai trouvé un goût de trop peu...
Autre lecture proche, que j'ai néanmoins préférée : La pluie avant qu'elle tombe de Jonathan Coe
Le fruit du mois est la pomme, avec une jolie diversité :
- un album illustré (Myriam Deru) bilingue (Paule Alen) pour apprendre en douceur auprès de deux mangoustes facétieuses, Apple (le garçon) et Pineapple (la fille), aux prises avec le quotidien
- un livre jeunesse : Pomme et le magasin des petites filles pas sages
- une BD : Pommes d'amour - 7 love stories
- des histoires de Grosse pomme
- un roman : Katharina HAGENA, Le goût des pépins de pomme LC 20 septembre 2011
Je reprends intégralement le billet de Grominou tant il traduit ma pensée (c'est ICI si vous voulez lui rendre visite) :
Après tout le tintouin que la traduction française de ce roman allemand a provoqué dans la blogosphère, je m'attendais à quelque chose de formidable. C'est sans doute pour cela que je suis un peu déçue de le trouver juste «bien». C'est l'histoire d'une jeune femme qui revient dans la maison de campagne que lui a légué sa grand-mère et qui voit tous ses souvenirs de famille remonter à la surface. C'est intéressant et agréable à lire, cela parle de mémoire et d'oubli, des lieux qui nous ont marqués, mais jamais je ne me suis sentie emportée, je suis toujours restée observatrice extérieure. Je pense que la traduction n'a pas aidé, j'ai trouvé le rythme saccadé, le style banal, les dialogues artificiels. D'habitude j'adore les description de jardins et de bouffe, mais là je suis restée indifférente, sauf durant quelques passages plus réussis. Bref, déception. D'ailleurs, ai-je imaginé cet engouement universel, est-ce que tout le monde a adoré ce livre sauf moi? J'ai peut-être été surtout attirée par la magnifique couverture...
Le court avis que j'avais rédigé sitôt après lecture :Pendant les deux premiers chapitres, je n'ai pas compris l'engouement suscité par le livre de Katherine Hagena : le décès de Bertha, l'aïeule et une vieille demeure en héritage dans un village reculé d'Allemagne. Après l'enterrement et la lecture du testament, tous les parents désertent rapidement Booshaven, mais Iris qui n'a aucune intention de garder la maison, s'y installe pour la nuit. Les souvenirs resurgissent et peu à peu, les témoignages inscrivent Iris dans une histoire familiale insoupçonnée. Je me suis laissée porter mollement plutôt qu'emporter par l'intrigue de ce roman dont la principale qualité tient en ce qu'il fait la part belle aux personnages féminins des trois générations : Bertha/Anna, Inga/Christa/Harriet, Iris/Rosemarie/Mira mais au final je lui ai trouvé un goût de trop peu...
Autre lecture proche, que j'ai néanmoins préférée : La pluie avant qu'elle tombe de Jonathan Coe
mercredi 25 juillet 2012
Jardins sucrés
Des tranches de vie autour des doudous, symboles de l'enfance : Maxime, l'adolescent qui veut se débarrasser de son mignon Kokoala, Hugo, le garnement qui veut un monstre surpuissant pousse Brütor à la bagarre, les filles Tiffany et Dorothée qui ont reçu respectivement un Panda et un poney-licorne-pégase.Des quiproquos et de la mauvaise foi car Panda pense que Tiffany est son cadeau de Noël, Brütor qui préfère la discussion et les travaux d'aiguilles voulait une petite fille et Tigre blanc, l'esseulé qui se cherche un doudou/propriétaire.
Chacun a ses raisons pour partir à la recherche de la sorcière maigre et de l'ultime dragon pourpre dont le donjon est protégé par le gardien des clefs (une bien pratique pour fermer les bouches).
La baby sitter arrive à point nommé pour mettre bon ordre à l'aventure et tout le monde au lit !
Lewis Trondheim (scénariste) et Fabrice Parme (dessinateur) signent une fable pleine de tendresse et d'humour, qui fait la part belle à l'imaginaire, dans un pays de cocagne où les peluches ont la parole et où le décor est en confiseries.
Tiffany : Je fais mes devoirs .
Panda : ça a l'air marrant. Il s'agir de quoi exactement ?
Tiffany : Répondre à des questions débiles tous les soirs pendant plus de 18 ans...
Et tout ça pour espérer avoir un super boulot pour se payer une maison avec une piscine, des serviteurs, une grosse voiture et un chauffeur.
Panda : Je t'adore ! Tu as tellement d'imagination !
Tiffany : Laisse-moi travailler ! Tu es en train de me faire rater tout mon plan !
Panda : Tu as vu toutes ces étoiles ?... Ce sont les âmes des pandas qui brillent là-haut quand ils sont morts...
Tiffany : Mais non ! Ce sont des soleils immensément lointains... tellement lointains qu'ils peuvent être éteints alors qu'on verra encore leur lumière pendant des milliers d'années !
Panda : Mon explication est beaucoup plus crédible !
mardi 24 juillet 2012
lundi 23 juillet 2012
L'ordre de Cicéron : la fin
... inattendue depuis le décès de Paul Gillon survenu le 21 mai 2011, c'est Jean-Michel Ponzio qui reprend le flambeau de son illustre prédécesseur pour mener la saga jusqu'à son terme prévu. Certaines images sont bizarres, mais globalement la ligne est bien conservée : voir ici et là pour comparer.
Je suis donc plus qu'heureuse de connaître le dénouement de ce thriller juridico-financier palpitant signé Richard Malka. Entre vieille Europe et Nouveau monde, les haines, querelles et déchirements de deux familles trouvent leurs racines dans l'Histoire.

Outre la saga L'Ordre de Cicéron Paul Gillon a été publié aux éditions Glénat pour Les Naufragés du Temps, avec Jean Claude Forrest ou La Survivante. Il avait reçu le Grand prix d'Angoulême pour l'ensemble de son oeuvre en 1982.
Je suis donc plus qu'heureuse de connaître le dénouement de ce thriller juridico-financier palpitant signé Richard Malka. Entre vieille Europe et Nouveau monde, les haines, querelles et déchirements de deux familles trouvent leurs racines dans l'Histoire.

Outre la saga L'Ordre de Cicéron Paul Gillon a été publié aux éditions Glénat pour Les Naufragés du Temps, avec Jean Claude Forrest ou La Survivante. Il avait reçu le Grand prix d'Angoulême pour l'ensemble de son oeuvre en 1982.
dimanche 22 juillet 2012
Mince alors
Florence Le Bras est directrice d'ouvrages diététiques chez First, qui publie son roman. Elle fait le tour des méthodes d'amincissement : régimes, sport, instituts, chirurgie pour finalement n'en conseiller aucune. Au contraire, elle conclut que le duo : bien-dans-sa-peau / bien-dans-sa-tête importe plus que quelques kilos superflus.Entre suivre les diktats de la mode ou célébrer les plaisirs de la (bonne) chère, elle - pardon, Charlotte Verneuil - a choisi son camp. Son histoire aura le mérite de décomplexer toutes celles qui se reconnaîtront pour en être passées par là. Les séances chez le diététicien sont hilarantes, sauf pour le pauvre homme qui prend son métier à coeur et au sérieux.
Pour la plume, elle me fait penser à une Nicole de Buron qui aurait décidé de maigrir. J'ai cependant trouvé que pour le rapport taille/poids qu'elle avoue et ce qu'elle raconte manger (et boire) il y a comme un soupçon d'entourloupe !
samedi 21 juillet 2012
Si seulement
A 17 ans, Joe Horton a sauvé sa petite soeur des crocs d'un chien féroce. Sauvagement mordu et balafré, il a connu des mois de convalescence. Le groupe de musique auquel il appartenait a fait sa première vraie tournée sans lui. Il a finalement trouvé sa voie en tant qu'écrivain et rencontré June sa future épouse et mère de leur fils, lors de sa première dédicace. Il se confie à un journaliste.
En retapant un vieux manoir acheté à un excentrique, il découvre dans la cave une pièce secrète murée par de multiples cloisons. Il pousse une porte et s'aventure... vers son destin s'il était devenu star du rock ! Femme et fils ont disparu de cette vie là !
Le dessin est plaisant. L'intrigue prend forme de suite et happe le lecteur à la suite du héros, dans un couloir qui ressemble en définitive à celui de la mort. Plein de regrets, Joe ne s'est jamais vraiment remis de la gloire éphémèrement entrevue à l'adolescence. Il ne savoure pas pleinement le bonheur et la réussite de sa vie actuelle, jusqu'à ce qu'elle lui échappe.
Une uchronie subtile, de l'ordre des regrets personnels : et si... Tour à tour, écrivain, chanteur adulé, patron de bar poltron, politicien sans scrupules, il a fait des choix mettant en oeuvre des qualités et des défauts différents, qui ont influencé sur son futur. Toutes les expériences ne l'amènent qu'à une perspective : il lui importe de retrouver son existence et sa famille.
En retapant un vieux manoir acheté à un excentrique, il découvre dans la cave une pièce secrète murée par de multiples cloisons. Il pousse une porte et s'aventure... vers son destin s'il était devenu star du rock ! Femme et fils ont disparu de cette vie là !
Le dessin est plaisant. L'intrigue prend forme de suite et happe le lecteur à la suite du héros, dans un couloir qui ressemble en définitive à celui de la mort. Plein de regrets, Joe ne s'est jamais vraiment remis de la gloire éphémèrement entrevue à l'adolescence. Il ne savoure pas pleinement le bonheur et la réussite de sa vie actuelle, jusqu'à ce qu'elle lui échappe.
Une uchronie subtile, de l'ordre des regrets personnels : et si... Tour à tour, écrivain, chanteur adulé, patron de bar poltron, politicien sans scrupules, il a fait des choix mettant en oeuvre des qualités et des défauts différents, qui ont influencé sur son futur. Toutes les expériences ne l'amènent qu'à une perspective : il lui importe de retrouver son existence et sa famille.
vendredi 20 juillet 2012
L'île des lépreux
Je connais Jack London, sans doute comme beaucoup, en tant qu'écrivain du grand Nord, des paysages enneigés à perte de vue et des courses de chiens de traineaux. Je découvre qu'il s'est aussi intéressé aux îles du Sud, au point d'embarquer à plusieurs reprises sur son bateau, le Snarck, pour les visiter et finalement y mourir.
Les récits qu'il tire de ces voyages, de courtes nouvelles mêlant avec grâce l'information journalistique et le style romanesque, vont à contre-courant des idées reçues sur les supposés paradis exotiques.
Par exemple il montre d'Hawaï, le futur 50ème état où il séjourne à deux reprises en 1907-1908 puis 1915-1916, les aspects les moins fastueux : la spoliation des autochtones par l'alliance contre nature de la Bible et du rhum, les préjugés coloniaux exacerbés par la générosité de la terre, la relégation des malades de la lèpre, le mal chinois véhiculé par la main d'oeuvre coolie, loin des yeux et du coeur des hommes.
Ses nouvelles sont réunies dans deux recueils : L'île des lépreux 1912 (Les îles infortunées : Koolau le lépreux, L'orgueil de sa race, Adieu Jack ! Aloha Oe, Chun-Ah-Chun, Le shérif de Kona) et Histoires des îles 1919 (Le vagabond des îles : L'enfant des eaux, La confession d'Alice, Dans la caverne des morts, Les ossements de Kahekili, Les larmes de Ah Kim, Dans le ressac, Sur la natte du prince). A la date de sa mort, il écrivait Les yeux de l'Asie situé à Hawaï. Un gros volume : Romans maritimes et exotiques, regroupe l'ensemble de cette partie de son oeuvre.

50 états, 50 billets 21/50
Molochaï, Honolulu, HAWAII
Les récits qu'il tire de ces voyages, de courtes nouvelles mêlant avec grâce l'information journalistique et le style romanesque, vont à contre-courant des idées reçues sur les supposés paradis exotiques.
Par exemple il montre d'Hawaï, le futur 50ème état où il séjourne à deux reprises en 1907-1908 puis 1915-1916, les aspects les moins fastueux : la spoliation des autochtones par l'alliance contre nature de la Bible et du rhum, les préjugés coloniaux exacerbés par la générosité de la terre, la relégation des malades de la lèpre, le mal chinois véhiculé par la main d'oeuvre coolie, loin des yeux et du coeur des hommes.Ses nouvelles sont réunies dans deux recueils : L'île des lépreux 1912 (Les îles infortunées : Koolau le lépreux, L'orgueil de sa race, Adieu Jack ! Aloha Oe, Chun-Ah-Chun, Le shérif de Kona) et Histoires des îles 1919 (Le vagabond des îles : L'enfant des eaux, La confession d'Alice, Dans la caverne des morts, Les ossements de Kahekili, Les larmes de Ah Kim, Dans le ressac, Sur la natte du prince). A la date de sa mort, il écrivait Les yeux de l'Asie situé à Hawaï. Un gros volume : Romans maritimes et exotiques, regroupe l'ensemble de cette partie de son oeuvre.

50 états, 50 billets 21/50
Molochaï, Honolulu, HAWAII
jeudi 19 juillet 2012
America
Aussi rousse que Natacha est blonde, mais plus souvent dénudée, Rubine, une autre des héroïnes aux yeux de biche dessinées par Walthéry, montre la réussite des femmes dans un métier plutôt " viril " là où son doublon incarne le fantasme masculin par excellence. Hôtesse de l'air contre flic de choc, pulpeuses et sexy, ces deux femmes ont pourtant beaucoup de points communs : une intelligence aigüe, du caractère, du sens froid et de l'à-propos, une féminité à fleur de peau et des hommes un peu benêts ou rétrogrades pour les courtiser ! Action, humour, charme sont au programme.L'auteur s'est permis une private joke en créant une petite rencontre impromptue dans le 5ème album de la série La disparue d'Halloween entre Rubine, passagère et Natacha.
La police de Chicago, avec ses quartiers huppés, ses bourgeois cossus, sa pègre et ses bas-fonds, est le lieu d'exercice de cette inspectrice en jeans et blouson de cuir, qui manie le 44 magnum comme d'autres le rouleau à pâtisser : du gangster au petit voyou, ils n'ont qu'à bien se tenir. Du mouvement, des rebondissements, une vie trépidante et décomplexée, qu'elle n'échangerait pas pour retourner dans son Sud natal à Beau Vallon, mais qu'elle doit dissimuler à sa famille qui la croit publiciste.François Walthéry a créé le personnage en 1993 et je le crois directement inspiré du titre de Jacques Séguéla sorti la même année !

50 états, 50 billets 20/50
Chicago, ILLINOIS
mardi 17 juillet 2012
Les cosmonautes du futur
Gildas et Martina font la paire (même s'ils mettent un peu de temps à s'apprivoiser). Ils ont tout compris : leurs parents robots fabriqués par des aliens n'ont plus qu'une chose à faire, passer aux aveux !
Quand Lewis Trondheim se lâche, ça décolle à fond les manettes ; du coup Manu Larcenet est moins tristounet que lorsqu'il suit sa propre inspiration.
tome 2 : Le retour
tome 3 : La résurrection

Mme Lhisbei : je crois que ça compte pour du planet-op' ou pas ?!!
Quand Lewis Trondheim se lâche, ça décolle à fond les manettes ; du coup Manu Larcenet est moins tristounet que lorsqu'il suit sa propre inspiration.
tome 2 : Le retour
tome 3 : La résurrection

Mme Lhisbei : je crois que ça compte pour du planet-op' ou pas ?!!
dimanche 15 juillet 2012
Un mot, des titres : premier anniversaire !
Fille(s) Girl(s) au programme pour le 15 juillet
Tous les détails du tirage au sort et des conditions de participation chez Calypso
Un mot, une fille, des dizaines de possibilités
Ce que veulent les filles :
Même s'il s'agit d'une lecture chik lit sans surprise, puisque ce roman de Leigh Rilker est publié dans la collection Red Dress, je suis tout de même de plus en plus étonnée par la banalisation des scènes de sexe dans la littérature pour jeunes adultes. Pour ce qui est des caractères, la tendance est toujours à la romance fleur bleue (un jour mon prince viendra...), sauf que les héroines des temps modernes n'hésitent plus à craquer dès le premier soir, voire à draguer dans les bars !Darcie Baxter est une new yorkaise débarquée de son Ohio natal pour réussir dans le commerce de lingerie fine. Son employeur, Wunderthings, ayant décidé de se lancer à la conquête du marché pacifique, elle obtient la gestion du projet pilote à Sydney et s'envole pour l'Australie. A peine remise d'une déception avec son petit ami, Darcie se jette à la tête d'un bel éleveur de moutons. Elle doit tenir d'Eden, sa grand mère de 82 ans, qui collectionne les amants : le dernier en date a la moitié de son âge.
Bien que Dylan Rafferty incarne pratiquement la perfection masculine, Darcie hésite néanmoins à sacrifier sa liberté et ses ambitions de carrière. En plus d'être très bel homme et de posséder un ranch rentable, il est aimable, solide et compréhensif ; son seul défaut est de vouloir une épouse à la maison et lui faire des enfants. Ah ces jeunes femmes qui veulent concilier amour et travail ! Elles donnent du fil à retordre aux machos au coeur tendre.

De l'Ohio on n'apprend pas grand chose, sinon que c'est particulièrement rural et que les filles y ont la réputation d'être naïves.Cincinnati, OHIO
vendredi 13 juillet 2012
challenge
une copinaute réunionnaise (comprendre que nous ne nous connaissions que par blogs interposés) propose un challenge auquel je ne peux résister : je me suis donc inscrite comme Fan de la première heure d'Eric-Emmanuel Schmitt. J'en ai déjà lus pas mal mais il m'en reste aussi beaucoup à découvrir.
Dernière tentative en date Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent que j'ai abandonné au premier tiers... mais j'y reviendrai (sans doute dans le cadre de ce challenge) car L'évangile selon Pilate m'avait fait la même désastreuse première impression.
Liste des oeuvres => objectif du challenge : une lecture par catégorie
Romans :
La secte des égoïstes
L'évangile selon Pilate
La part de l'autre
Lorsque j'étais une oeuvre d'art (Pàl)Ulysse from Bagdad (LC en cours)
La femme au miroir (livre voyageur)
Nouvelles :
Odette Toulemonde et autres histoires
La rêveuse d'OstendeConcerto à la mémoire d'un ange (Goncourt de la nouvelle)
Le cycle de l'invisible :
Milarepa
Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran
Oscar et la dame Rose
L'enfant de Noé
Le sumo qui ne pouvait pas grossir (Pàl)
Les dix enfants que madame Ming n'a jamais eus
" Le bruit qui pense " :Ma vie avec Mozart
Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent
Essai :
Diderot ou la philosophie de la séduction
Théâtre :
La nuit de Valognes
Le visiteur (Molière du meilleur auteur)
Golden Joe
Variations énigmatiques
Le libertin
Frederick ou le boulevard du crime
Hôtel des deux mondes
Petits crimes conjugaux
Mes évangiles (La nuit des oliviers, l'évangile selon Pilate)La tectonique des sentiments
Liens rétroactifs (ne comptent pas dans le challenge) :
Odette Toulemonde (nouvelles) L'évangile selon Pilate, Petits crimes conjugaux (théâtre) La part de l'autre
Le cycle de l'invisible (billet groupé)
jeudi 12 juillet 2012
Comment avoir la banane ?
Fêter une chose assez peu réjouissante a priori comme une année de plus (oui à mon âge je ne suis plus impatiente de compter les jours jusqu'à mes prochaines bougies)
S'inscrire au swap anniversaire sur £@ qui par chance débute le 1er juillet (merci Mypianocanta d'avoir repris le flambeau)
Attendre sagement le facteur le jour J et ne pas être déçue : Bravo Abrakan pour le timing parfait !
C'est une factrice et elle me remet un beau colis emballé dans du papier cadeau (bonne idée, ça fait plus fête tout de suite) en me souhaitant bon anniversaire !Arracher l'emballage qui retient à peine le contenu ci-dessous : Oh Ha !
Lire d'abord la gentille carte pleine de friandises (sans danger pour la ligne)
Puis découvrir toutes ces jolies attentions par ordre de sortie :
- une adorable peluche cigogne qui m'indique de suite la région de mon swappé (fabriquée à La Poutroie, je connais) !
- une méga plaque de chocolat praliné noisettes, damnation !!
- un paquet de crocodiles (hum feront pas long feu c'est certain)
- du thé Or noir que j'ai découvert lors d'un swap précédent (ça tombe bien je n'en avais plus)
- un titre de ma WL Spellman et associés de Lisa Lutz que j'ai repéré sur un blogue je ne me souviens plus lequel
- un très bon choix hors WL avec un policier japonais mêlé de fantastique, Le diable chuchotait de Miyuki MIYABE
ET un album sur les rhinocéros (il en existe cinq espèces, je ne savais pas) avec plein de belles photos dont des bébés rhinos, j'adore
Tout le monde l'attendait, mais pas aussi impatiemment que moi !
Merci Abrakan pour ce colis parfait
Qui a dit que les swaps étaient une affaire de filles ?!
J'espère que tu seras aussi heureux de ton colis... mais au fait c'est quand ?
PS : les soldes à La Réunion sont en septembre !! je vais devoir attendre encore un peu
| Cheese ! |
Merci à Mypianocanta pour l'organisation
samedi 7 juillet 2012
Ronces
Tome 1 : Racines électriques
Une scène de campagne bucolique introduit l'album : depuis la fourche d'un arbre, un homme à la tête de Pierrot triste contemple la nuit sous la lune. Passe une étoile filante. Au loin, une zone rougeoie et flamboie. Au matin, l'homme se met en route.
Avançant contre vents et marées, il atteint sa destination : une grande ville en extension. Il est bizarre, une force de la nature, mais rustique, habillé comme un plouc, maladroit et apparemment pas très futé. Il paraît perdu dans cet environnement inconnu dont la violence l'agresse et provoque chez lui des réactions inexplicables qui finissent en bains de sang.
Le commissaire Edouard Mornières n'est respecté ni de sa femme, ni de son fils, ni de son collègue l'inspecteur Rougalphes. Il enquête sur un crime commis dans le métro. La victime est une vieille femme sauvagement abattue. Une fleur orne son orbite. La BD est presque muette car l'homme rustique ne dit pas un mot et l'inspecteur est un introverti qui éprouve des difficultés à communiquer avec ses semblables. Une ville souterraine, oppressante et déshumanisée sert de décor à ce thriller fantastique. Le ton ambiant est une combinaison de steampunk et de post-apocalyptique par certains aspects. Au final, la collaboration entre Nesmo (Alexandre Nesme, dessinateur) et Jean David Morvan (scénariste) donne un premier album riche, très structuré, qui livre déjà beaucoup de clefs. La fin est un peu décevante si elle annonce la suite de la série, mais j'imagine bien un rebondissement encore plus inattendu.
Tome 2 : Fleurs de néons
En tentant de fuir les forces de l'ordre, le géant s'est blessé grièvement mais il est recueilli et soigné par un groupuscule mystérieux. Le commissaire Mornières part à sa recherche hors de la ville, mais l'inspecteur Rougalphes qui a une revanche à prendre, est également sur leurs traces.
Ce deuxième tome reste aussi énigmatique et confus que le premier, même s'il apporte des réponses sur l'identité du géant.
La quête et la personnalité de Mornières sont au coeur de cet album : c'est un être hybride qui vient de la ville mais qui possède en lui une grande part de "naturalité". Il incarne la tension de ce monde disputé entre deux entités antagonistes, sur fond de cosmogonie : un principe manipulateur qui pousse ses créatures au progrès, dans une urbanité oppressante et violente et son contraire, un principe protecteur qui les laisse s'épanouir librement et pacifiquement, au plus près de la nature. A l'issue d'un précédent affrontement, il a réussi à repousser les attaques de son jumeau et à l'emprisonner.
Le dernier opus de la trilogie devrait livrer le résultat du combat titanesque où Mornières et Rougalphes semblent avoir un rôle à jouer.
Participation au challenge Steampunk
Baromètre 5/10
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