lundi 31 octobre 2011

Challenge ABC 2012

A l'issue du tirage au sort, voilà les deux premières initiales par lesquelles nous commencerons l'année 2012 : auteur au choix, titre au choix (j'ai deux tomes d'Orsenna dans ma PàL depuis fort longtemps, on verra...). voir mon billet de présentation générale.
Je noterai ci-dessous les inscrit(e)s qui partageront leur(s) lecture(s) avec moi le 1er janvier 2012 (publication la veille pour que je puisse insérer les liens merci)

samedi 29 octobre 2011

J'en dis plus sur mon idée de challenge ABC 2012

Depuis la naissance de mon blogue (2009), je lis chaque année en parcourant la totalité de l'alphabet selon le principe des challenges ABC. Je me suis choisi ma première liste, puis j'ai laissé faire d'autres challengers. En 2011, il n'y a presque plus d'activité sur le blogue du circle challenge (des visites certes, mais pratiquement pas de commentaires en dehors des (3) participant(e)s. C'est plutôt désolant, donc je n'ai pas envie de renouveler l'aventure, mais j'aime le principe qui m'a permis de découvrir en quantité des auteurs nouveaux, intéressants et agréables.
Je me fixe donc mes propres règles pour 2012 et vous propose de me suivre en toute liberté : vous pouvez participer une seule fois, pour une seule des deux lettres, deux fois pour la même lettre... il suffira de me le faire savoir en commentaire et j'intégrerai les liens dans mes billets. Le challenge peut être pris en cours et les inscriptions restent ouvertes toute l'année 2012 dans les commentaires de ce billet.
Voilà comment je vais procéder pour laisser une grande place à la lecture d'impulsion : chaque mois, je tirerai au sort deux lettres de l'alphabet (en les éliminant au fur et à mesure pour les tirages suivants). J'aurai ensuite un délai de deux mois pour proposer et lire un auteur qui possède l'une ou l'autre de ces initiales : le but est de pouvoir piocher dans les rayons des bibliothèques et de me laisser guider par l'intuition ou le hasard.
Le premier du mois n+2, je publierai mes deux billets ainsi que la liste des auteurs lus avec renvoi vers les blogues participants et je donnerai les deux lettres suivantes. Chaque premier du mois, il y aura deux lettres publiées et deux nouvelles lettres à découvrir ; chaque mois, il y aura donc quatre lettres en cours.
Rendez vous le 1er novembre pour de connaître les deux premières initiales qui seront publiées le 1er janvier 2012. Mon précédent billet

jeudi 27 octobre 2011

La dame en bleu - La femme coquelicot - La petite aux tournesols

Une coïncidence étonnante et fortuite de plus : il y a un an jour pour jour, je découvrais le premier volume d'une trilogie écrite par Noëlle Châtelet, La dame en bleu dont le rythme étroitement adapté au propos m'avait subjugué. Je viens de lire dans la journée, sans avoir pu m'en abstraire une minute, La femme coquelicot qui lui fait suite ou le précède, c'est selon, mais surtout qui l'éclaire d'une tonalité nouvelle (pour rester dans le registre chromatique). Un dernier volume La petite aux tournesols complète la série sur l'amour aux différents âges de la vie, ou plus exactement sur la coloration associée aux étapes de la vie où le bleu apparaît comme la teinte du renoncement, le rouge celle de l'épanouissement et le jaune celle de la transition.

La dame en bleu est un roman nonchalant, qui avance au pas d'une dame vêtue de crêpe bleu marine : "son doux balancement du corps, sa façon de peser chaque pression du pied sur le bitume, l'inclination de sa tête comme pour". Solange, la belle cinquantaine, doit à une rencontre de hasard de prendre conscience de la vacuité de sa vie apparemment bien remplie. Elle réagit par une "abdication quiète", la renonciation au monde et à la vie trépidante qu'elle menait et se laisse volontairement dépasser par le flot pressé des autres, ses anciens collègues, amis, amant. Paradoxalement, elle devient la mère qu'elle pense n'avoir pas su être et se retrouve en sa fille.
Lu le 13 juin 2009
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La Femme coquelicot accompagne la dame en bleu à un carrefour de sa vie. Au moment de leur échange muet, quand elles se suivent dans la rue à petits pas balancés, Marthe et Solange se passent symboliquement le relais. Alors que Solange se résigne au crêpe bleu marine, Marthe revendique le droit au rouge coquelicot, d'abord en tissu d'ameublement, puis dans sa garde-robe. Veuve et grand-mère effacée de soixante-dix ans, elle s'apprête à transgresser un tabou. En effet, suite à sa rencontre avec un artiste de dix ans son aîné, elle s'autorise enfin à vivre, avec bonheur, émerveillement et passion, sa première histoire d'amour.
Lu le 13 juin 2010
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Mathilde est mécontente : cette année, ses vacances sont contrariées. Au lieu de l'emmener au bord de la mer, sa mère s'est décidée pour un mas provençal et elles ne seront pas accompagnées de son père mais de Christiane sa meilleure amie et de "l'époustouflante" Bénédicte, sa fille de 7 ans. Pour Ma-thilde, cet été est l'occasion des découvertes, émerveillées et émues, des champs de tournesols qui parlent à son coeur, de la merveilleuse Provence, mais aussi des premiers émois les yeux dans les yeux avec Rémi, un petit garçon de l'assistance placé en vacances dans la ferme voisine. Dans les situations imprévues, Mathilde
dit, selon une des formules touchantes dont Noëlle Châtelet
a le secret, J'ai pas peur, juste un peu. Mathilde a 6 ans.
Lu très/trop vite dans le cadre du RaT 22- 23 octobre 2011

mercredi 26 octobre 2011

RED

Retraités extrêmement dangereux en est la traduction française, mais RED est aussi le terme pour "Code rouge". Paul Moses, un ancien de Langley et le pire tueur que les Etats Unis aient envoyé "effacer" les hommes et femmes qui les gênaient, reprend du service. Il a été agressé dans sa tanière et malheur à ceux qui on essayé de s'en prendre à lui dans la retraite où il s'efforçait d'oublier ses années de service actif. Aucun abri n'est assez sûr pour eux : loin d'être un papy décati, il vient les traquer au coeur même du siège inviolable de la CIA en moins de temps qu'il n'en faut pour envoyer un SMS.
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La seule BD de mon Read a Thon, mais quelle BD ! Elle sort également de ma PàL.
J'ai voulu découvrir le premier tome du comics qui a inspiré le film et j'adore l'histoire (Warren ELLIS), le graphisme (Cully HAMNER), le format, la couverture plastifiée ROUGE. Les tomes suivants sont vert et bleu et je cours les commander : j'ai hâte de voir comment est dessiné le personnage joué par John Malkovich, tant celui de Bruce Willis (Franck Moses) est excellentissime ! Ce gars c'est du béton armé
Voir la Bande annonce et le Preview sur BD Gest'
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50 états, 50 billets 
Langley, VIRGINIE

mardi 25 octobre 2011

Sommeil

Un bon choix pour démarrer ce RAT automnal 2011.
Sommeil est une longue nouvelle du maître de l'étrange. Haruki Murakami y reprend ses thèmes de prédilection : le double idéal, le monde inversé, le rêve éveillé... Il décrit une réalité crédible qui bascule subtilement dans le fantastique. La raison implique que ce soit impossible, mais pourtant à la fin, par la magie de l'écriture, le doute subsiste : et si tout cela était vrai ?
Autre avantage, cette belle édition sur papier glacé est superbement illustrée par Kat Menschik, de dessins en bleu marine et blanc très graphiques qui suivent le texte de loin mais l'accompagnent néanmoins parfaitement dans le même registre déroutant, avec des cadrages serrés qui déconcertent.
Troisième point positif, il sort de ma PàL où je l'avais inscrit au titre du challenge La nouvelle de Sabbio.

Présentation de l'éditeur
Envoûtante, onirique, mystérieuse, une des nouvelles les plus énigmatiques de Haruki Murakami, dans une édition luxueuse, superbement illustrée aux couleurs de nuit, par Kat Menschik. Dans un style pur et cristallin, une plongée obsédante dans les dix-sept nuits sans sommeil d’une femme, pour pénétrer tout le mystère et la magie de l'univers du maître.
Une femme, la trentaine. Elle est mariée, a un enfant. Le matin, elle fait les courses et prépare les repas. L'après midi, elle va nager à la piscine. Elle vit sa vie comme un robot. Mais la nuit, quand tout le monde dort, la femme se verse un verre de cognac, mange un peu de chocolat, lit et relit Anna Karénine.

lundi 24 octobre 2011

J'ai lu

Spécial Read-a-thon
Pour ne pas faire comme lors du précédent Rat, pour lequel des billets sont toujours en attente, je prévois un commentaire de lecture pour chaque jour de la semaine, sachant qu'il y en a pour toutes les humeurs :
Haruki MURAKAMI, Sommeil : le plus étrange
Noëlle CHATELET, La petite aux tournesols : le plus attachant
Scott WESTERFELD, Midnighters 1 : le plus prévisible
Michel QUINT, Effroyables jardins : le plus inattendu
Warren ELLIS / Cully HAMNER, Red : le plus violent
Roland HELIE, Place de Chine : le plus déroutant
J-B. GENDARME, Petit éloge des voisins : le plus drôle
Abandon : Lauren WEISBERGER, Stiletto Blues à Hollywood (196/437)

dimanche 23 octobre 2011

Swap swap swap

Juliah organise son premier swap et vu son thème, elle n'a pas froid aux yeux !

http://i41.servimg.com/u/f41/16/71/99/32/pgif-014.gif
Je me suis engagée avec Pimousse, mais plein d'autres swappé(e) attendent leur binôme, alors allez vite sur le site de l'organisatrice ou ICI si vous souhaitez nous rejoindre POUR PASSER NOEL EN NOTRE COMPAGNIE !!!

Voici la composition de nos colis :
2 livres dans le thème ; 1 livre « surprise » comme cadeau de Noël ; 1 déco de Noël, pour le sapin ou la maison ; 1 accessoire pour le jour de Noël, ou dans l’esprit de Noël ; des friandises de Noël ; un « truc chaud » pour accompagner une bonne lecture au coin du feu ; une jolie carte de vœux pour votre partenaire de swap et que rien ne vous empêche de rajouter une autre petite surprise !

Voici les dates :
- Inscriptions et envoi des questionnaires jusqu’au 6 novembre 2011 (attribution des swappés tirés au sort.)
- Préparation des colis du 7 novembre au 4 décembre
- Envoi des colis entre le 5 et le 8 décembre (enfin, on fait en sorte que ça arrive avant Noël !)et on ouvre tous notre colis/cadeau le jour où on fête Noël ! Ou alors on garde le livre « surprise » pour ce jour-là, histoire que les impatients ouvrent tout le reste avant ! Comme vous voulez… !
Et on essaie de tous publier notre chronique/mettre un post sur notre colis en janvier 2012.

samedi 22 octobre 2011

Il revient comme chaque automne

Le Read A Thon c'est aujourd'hui et demain !
Qu'est ce que le Read A Thon ou RAT ? En quelques mots, c'est simplement un marathon de lecture où nous lisons durant 24 heures d'affilée. Dewey's est l'investigateur de l'effervescence générale made in States. En France, Chrestomanci est l'organisatrice officielle.
Toutes les personnes qui souhaitent se joindre à nous pour cette occasion, sont les bienvenues. C'est un plaisir de partager cette expérience avec tous les lecteurs qui veulent tenter l'aventure.
Pour les inscriptions et les questions, direction le blogue de Tiboux qui reprend le même concept que Chrestomanci, c'est à dire au choix :
- le Grand Read A Thon de 24h : départ le 22 octobre à 10h jusqu'au lendemain même heure.
le Mini RAT de 12hpremier départ en même temps que le grand. Par contre, il se terminera à 22h. Cela réjouira les personnes qui aiment lire durant la journée. Et un autre départ s'effectuera à partir de 22h (toujours le 22) et se terminera à la même date que le grand, c'est à dire le lendemain (23 octobre) à 10h du matin. En résumé : Soit un 10h-22h ou alors un 22h-10h !
Personnellement, je réfléchis déjà à un bon gros pavé bien prenant pour la nuit et plein de petites lectures distrayantes pour changer de rythme. Et vous ?
Je ne ferai pas la nuit finalement, trop de fatigue accumulée ces dernières semaines, et cette année, j'ai décidé de rejoindre les lecteurs du dimanche ! Mes listes et piles sont prêtes, ainsi que mes provisions... Je publierai au fur et à mesure mes résultats
Bon courage et belles lectures à celles et ceux qui ont commencé
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AUTEUR et TITRE Heure début Heure fin Nombre pages Pages totales
Haruki MURAKAMI, Sommeil  10:00 79 79
Noëlle CHATELET, La petite aux tournesols 11:00 157 236
Scott WESTERFELD, Midnighters 1 13:00 335 571
Michel QUINT, Effroyables jardins 18:00 75 646
Warren ELLIS/Cully HAMNER, Red 19:00 78 724
Roland HELIE, Place de Chine 20:00 55 779
J-B. GENDARME, Petit éloge des voisins 20:30  22:00 139 918

918 pages et 7 ouvrages au total, soit un bilan moins élevé qu'au dernier RaT de printemps (je me suis laissée distraire et puis la fatigue...) mais plus de découvertes, qui pour certaines patientaient dans ma PàL depuis longtemps.
Merci à Jeneen, Somaja, Dup, MissBunny, Syl et Ange pour leurs encouragements !!! Sourire éclatant.

dimanche 16 octobre 2011

Les corsaires d'Alcibiade

Un triptyque signé Eric Liberge et Filippi dans la collection Empreintes de Dupuis où les auteurs rendent un hommage jubilatoire aux feuilletonnistes du XIXème siècle, revisités steampunk. Des technologies d'avant garde que n'aurait pas reniées Jules Verne leur valent un 7/10 sur l'échelle proposée par A. C de Haenne (technologie uchronique, dirigeables, automates, goggles, machines à vapeur, savant(s) fou(s), ère victorienne, métal riveté, engrenages, manomètre).

Londres 1825. La couronne britannique cherche encore et toujours à asseoir son emprise maritime sur le monde. Trois garçons et deux filles aux talents complémentaires sont recrutés, bon gré, mal gré, par une société secrète aux méthodes contestables. Leur formation terminée, ils rejoignent l'équipage de l'Alcibiade, un navire chercheur de trésors suréquipé et futuriste. Aucun ne se doute vraiment des aventures qui les attendent.
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tome 1 : Elites secrètes
Les cinq jeunes gens, sélectionnés pour leurs capacités hors du commun et totalement coupés de leur environnement familier, forment désormais une équipe de "récupérateurs" d'élite, chargés de mettre la main en secret sur les trésors encore disséminés aux quatre coins du globe en ce début de XIXe siècle. Tandis que Curtis et Maryline, les grosses têtes de l'équipe, sont chargés d'interpréter les indices et de décrypter les énigmes, Mike, excellent sportif, Peter, cambrioleur virtuose et Lydia, reine de la contrebande, doivent plutôt assurer la partie physique de l'entreprise.

tome 2 : Le rival
Ils sont loin d'être seuls dans la course ! Un mystérieux rival, aussi bien informé et équipé qu'eux, se met en travers de leur chemin. Avec un arsenal et des systèmes de navigation bien en avance sur leur époque, les combats navals prennent une allure dantesque. Ils vont devoir faire face au doute, à l'échec, à la perte d'un des leurs... Dans la pure tradition de la BD d'aventures, l'ambiance de cet album est aux histoires de pirates, d'îles mystérieuses faussement désertes, de trésors cachés gardés par de féroces tribus sauvages, sur fond de fuite dans la jungle hostile.

tome 3 : Le Français
Tout en commençant à entrouvrir la porte sur les mystères de l'organisation " Alcibiade ", les auteurs rebondissent dans une nouvelle histoire aux dimensions épiques. Le troisième album de cette saga réaliste et décalée plonge les personnages dans les glaces polaires et le secret d'expériences enfouies au plus profond des banquises. Le scénario, palpitant, entraîne le lecteur tambour battant, dans des aventures dignes de Rocambole.
Lu le 5 mai 2011

tome 4 : L'arme secrète

samedi 15 octobre 2011

Challenge Un mot, des titres...

Tous les mois et demi, nous sommes de plus en plus nombreux à répondre à l'appel (une trentaine maintenant) et à partager des lectures autour d'un mot commun. Les thèmes se suivent et ne se ressemblent pas toujours : au mois de septembre, après le soleil de juillet, c'est la nuit, suggéré par Félina, qui est sorti du chapeau de Calypso. Une quatrième session démarre qui nous mènera jusqu'au 1er décembre et je vous invite à découvrir le mot secret sur le site d'Aperto Libro.

Nuit noire, une BD (trilogie) de Chauvel et Lereculey
Douce nuit, un polar de Mary Higgins Clark
en cours : Bleues nuits, des nouvelles
complétées de mes anciennes lectures :
David BENIOFF : 24 heures avant la nuit
John BERENDT : Minuit dans le jardin du bien et du mal
Marc HADDON : Le bizarre incident du chien pendant la nuit
Alain NUEIL : La mille et deuxième nuit
Daniel VAXELAIRE : Bleu nuit ou les sept vies du moine

Quelques BD lues ou à lire :

mercredi 12 octobre 2011

Histoires de mots

Etymologies européennes dont la racine -logos, du grec legein (rassembler, dire), de même
que sa voisine latine legere (cueillir, choisir, lire), provient de l'indo-européen *leg qui signifie à la fois cueillir, rassembler et choisir. Elles ont donné une nombreuse descendance => lexique et horloge, leçon, légende ou sortilège et cueillir, élire, intelligent, légion, élégant, négligent ou sacrilège... avec leurs équivalents dans toutes les langues romanes, mais aussi dans celles issues du gothique, par exemple en anglais ou en allemand.
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L'indo européen est une langue construite en laboratoire d'après les règles de la linguistique dont l'influence se retrouve, à travers le latin, le grec, le gothique et le sanscrit, dans la plupart des langues européennes.
Louis Jean Calvet convie le lecteur à des fouilles généalogiques dans neuf des langues officielles de l'Union européenne : français, italien, portugais, espagnol, grec, allemand, anglais, danois, néerlandais.
Avec plus de 3000 entrées (regroupées en fin de volume dans un lexique pour chaque langue), sa promenade étymologique se déroule en dix chapitres regroupant de proche en proche les notions relatives à l'être humain, les parties du corps, les animaux, la nourriture, les éléments, les sentiments, la vie sociale, la nature, la pensée et peut être le plus étonnant sur les chiffres.

lundi 10 octobre 2011

Douce nuit

Mary Higgins Clark, en ce suspense construit spécialement autour de Noël, produit un conte émouvant où un enfant de sept ans armé de la force de son amour et de son courage affronte les pires épreuves d'une nuit de cauchemar à la veille de la fête de la Nativité.
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Une bouffée l'espoir et de rêve s'accroche à une médaille miraculeuse qui a sauvé son grand-père pendant la guerre et doit protéger son père des suites d'une opération vitale. Plus prosaïquement, le petit médaillon de Saint Christophe a permis à une serveuse de fast food de le repérer et donc de mettre la police sur les traces du preneur d'otage, car en effet, par un concours de circonstances malheureux, le petit garçon a croisé la route d'un criminel sans coeur prêt à tout pour ne pas retourner en prison.
Il n'y a plus guère de surprise avec Mary Higgins Clark : une écriture efficace au service d'un récit prenant et tragique, mais voilà, c'est tellement attendu que cela ne marche plus, je me suis sentie détachée de cette histoire qui tombe dans le piège de la facilité avec la mise en scène des angoisses enfouies d'une jeune mère : craindre la nuit de Noël pour la vie de son mari et de son fils... et apprendre au cours de la messe de minuit que la police vient de le retrouver ! Décevant et un dénouement peu crédible.









50 états, 50 billets 8/50
NEW YORK

dimanche 9 octobre 2011

Tag des illustrateurs

L'homme de papier
Un cow boy romantique, qui veut rejoindre sa dulcinée mais divague en chemin sur sa monture qui ne sait pas prendre le galop, des soldats yankee assez laxistes pour laisser leurs captifs se rendre eux même à la prison, un pasteur doux comme un agneau qui se déchaîne (au sens propre) avec la pluie, un soldat de sa très gracieuse majesté britannique qui rêve d'en découdre avec l'armée confédérée, des sioux prêts à négocier leurs prises de scalp et une très jolie indienne Oglala à moitié nue (Lapin blanc pour ses frères rouges mais Fesses-au-vent pour le cow boy), un fort militaire ouvert à toutes les directions et un paysage de sierra à couper le souffle : du grand Milo Manara qui s'amuse ici à mettre en scène une compagnie hétéroclite issue des clichés du western, personnages dénaturés qui tirent chacun l'histoire dans leur sens. Disjoncté, primesautier, mais ça fonctionne. Habituellement excellent !

jeudi 6 octobre 2011

La vie d'une autre

Lors du swap Fais moi Plaisir (de Liyah) Nane m'avait fait parvenir ce roman de Frédérique Deghelt.
La vie d'une autre me rappelait a priori le pitch de J'aurais préféré vivre, mais elle s'en démarque fort heureusement et au lieu d'un roman gentil, divertissant, sans réelle profondeur, elle pose un texte fort, perturbateur, qui pose de vraies questions sans réponse sur la vie conjugale, l'amour maternel, l'amitié, le vieillissement et le temps qui passe, la réalisation de soi...
Jeudi 12 mai 1988. Marie a vingt-cinq ans : elle vient de décrocher un emploi comme développeur de concept dans une TV locale et lors de la soirée où elle fête son tout nouveau job avec ses amis, elle rencontre Pablo, mi-argentin, mi-russe mais total séducteur.
Elle se réveille le lendemain à ses côtés, mais elle est désormais Mme La Fuentes, mère de trois enfants Youri, Lola et Zoé, sans aucun souvenir des douze années qui se sont écoulées.
Elle ressent que son amnésie cache un lourd passif, mais également la joie profonde d'un amour tout neuf pour son mari et ses enfants. Elle ne se résout pas immédiatement à partager son secret avec Pablo et au fil du temps, l'aveu lui semble de plus en plus difficile et malvenu. Sur la corde raide pour ne pas se faire démasquer, elle traque les traces de l'autre pour comprendre.
Oublier c'est pardonner. En fouillant son passé, elle fait remonter des preuves de mécontentement, des sujets de discorde possible, des reproches latents qui sont en désaccord avec les sentiments qu'elle éprouve et l'attitude de Pablo. Elle soupçonne avec lucidité que la vérité ne peut venir ni de son mari, ni de ses proches, mais son ancien elle-même n'a-t-elle pas laissé des écrits qui l'éclairerait ? Tout en continuant à donner le change, ouverte et généreuse comme à 25 ans, elle cherche dans l'abolition de ses griefs de femme les raisons du sabotage de sa mémoire de couple.

Ses interrogations sonnent juste : par le biais d'une l'amnésie totale, elle prend un recul radical sur sa vie, interroge la réalisation de ses attentes de jeune femme encore libre et célibataire, comparée à sa situation de femme établie, mère et épouse apparemment comblée.
Au terme de ses investigations et de son introspection psychanalytique (avec l'aide de Raphaël, médecin et néanmoins ami auquel elle se confie) le personnage acquiert une consistance réelle, crédible, tout en restant intimiste. Cette femme à la recherche d'elle-même pourrait être l'auteur : elle joue d'ailleurs à une mise en abyme dans le roman lorsqu'elle contacte Henri, un amnésique pour l'interroger sur son expérience dont elle souhaite tirer le sujet d'un livre, sans lui dire qu'elle est le personnage principal qu'elle lui décrit.
L'ensemble est assez lourd, tendu et lorsqu'avec la scène finale survient un grand éclat de rire qui réconcilie Marie 25 à Marie 37, je peux dire que je me suis sentie soulagée.
J'ai beaucoup apprécié l'écriture, des passages m'ont profondément touchée, éveillant une résonance presque dérangeante en moi.
Lecture proche : André BRINK,  La porte bleue

mercredi 5 octobre 2011

13m28

2010, un siècle après les grandes inondations de la Seine, une brutale montée des eaux submerge Paris : en une nuit, les eaux ont atteint le quatrième étage des immeubles hausmaniens. Victor et ses ami(e)s, réunis pour fêter son retour et la soutenance de sa thèse sur les phénomènes quantiques se retrouvent entraînés dans d'étranges aventures peuplées de monstres marins et antédiluviens. Manolosanctis est une maison d'édition participative spécialisée dans la bande dessinée. Le principe est l'utilisation du Web pour la conception de BD, expérimentale, interactive et collaborative, et la diffusion en ligne, avec publication papier éventuelle au choix des lecteurs.
Pour 13m28, une trame générale (le lieu et l'élément déclencheur) et des fiches de personnages étaient proposées : à partir de quelques planches mises en ligne par Manolosanctis, un concours invitait des auteurs-internautes à créer une histoire en lien avec le thème principal.
Le choix des meilleures perspectives scénaristiques est revenu à RaphaëlB, l'auteur du synopsis et coordonnateur du projet qui pouvait également intervenir pour garantir une cohérence à l'ensemble. Voir ses premières planches.

Le résultat, un récit fantastique co-écrit par vingt jeunes auteurs de la scène BD française, est assez inattendu, une sorte de " cadavres exquis " où chacun apporte sa manière et son imaginaire mais où l'histoire réussit à suivre son cours puisque les personnages (Victor, Andrès, Marc, Clémence, Pierre, Jeannette, Boris, Eiko...) se retrouvent à divers moments de leur vie et évoluent face une situation de stress avec leur caractère et leurs priorités.
Parmi toutes les participations,  j'ai particulièrement remarqué l'originalité ou la qualité prometteuse de certains épisodes : Mary Pumpkins, Akalikoushin (remarquable technique au lavis) ou Mhat.
Ensuite, il faut accepter dans un tel projet de moins apprécier, voire de ne pas du tout accrocher avec quelques séries (mais 8 pages, même si cela interrompt le cours du récit, ce n'est pas beaucoup - alors qu'au contraire c'est parfois trop peu !)

lundi 3 octobre 2011

rubrique rattrapage de chronique

Petit éloge des voisins réussirait à nous faire croire que Jean Baptiste Gendarme connaît les nôtres ! Drôle mais jamais méchant, il dresse une galerie de portraits dans une succession de notes d'humour organisées par rubriques plutôt qu'en véritable roman. Du rire à petit prix avec la collection Folio 2 €

dimanche 2 octobre 2011

Le cahier bleu

Le roman vrai de la prostitution enfantine en Inde

Batuk Ramasdeen, la fille au sari rose à la bordure arc-en-ciel, est originaire du petit village de Dreepah-Jil dans le Madhya Pradesh. Elle a appris à lire et à écrire à sept ans durant son hospitalisation pour tuberculose. Dotée d'une imagination débordante, elle aime la lecture et la poésie, notament le Namdev.
Vendue à "oncle" Gahil à 9 ans par son père, elle vit et travaille dans une toute petite pièce sur Common Street à Bombay, sous la surveillance de Mamaki "Hippo" Briila, avec 3 autres filles et un garçon Puneet. Entre deux clients, elle s'évade dans sa tête et note tout de ses pensées et de ses souvenirs au crayon dans son cahier bleu, ses deux inestimables trésors.
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A quinze ans, mélange de femme revenue de tout et de petite fille charmante, avide d'aimer et de vivre, Batuk exerce depuis six ans un métier vieux comme le monde. Tout commence comme dans un palais de princesse de conte de fée, quand elle croise la route d'Iftikhar, dont elle est le cadeau d'anniversaire. Le fils de Purah "Bubba" Singh le millionnaire de Dehli, a 18 ans. Malheureusement, il ne se contrôle pas et devient violent.

James A Levine parvient à parler de la traite des enfants en évitant les écueils des bons sentiments et du voyeurisme. Le roman de la vie de Batuk est tout le contraire d'une histoire à raconter au coin du feu, pourtant de nombreux passages sont d'inspiration poétique, comme les contes qu'elle s'invente sur le modèle de la léoparde aux yeux d'argent que lui racontait son père, ou empreints de sagesse philosophique.
Distribué en trois parties inégales, il retrace l'enfance, le trajet du village à Bombay, l'apprentissage et les six années dans le bordel de Mamaki (cahier bleu) puis les trois journées à l'hôtel royal impérial de Bombay et la soirée d'anniversaire (feuilles de papier à lettres numérotées à l'entête de l'hôtel) enfin la chute en quelques pages (papier blanc ordinaire).
Batuk reprend connaissance dans un lit d'hôpital. Au cours de l'enquête policière, elle ne se souvient de rien (qu'elle souhaite raconter) sur les troublants évènements qu'elle a vécu dernièrement. Elle se tait sur un merveilleux secret : elle soutient que le grand tigre l'a sauvée et peut être d'une certaine façon est-ce vrai. Mais on peut s'interroger alors que dans ses écrits, elle n'a rien caché de la dure loi de la rue, qui lui a appris la survie et aussi la loi du silence...

samedi 1 octobre 2011

Bilan du challenge BD PàL sèche

ou une année de lectures-partages dans les univers BD

J'ai pris le challenge de Mo' [le bilan] en cours de route, au départ à Petite vitesse puis j'ai accéléré rapidement jusqu'à devenir Grand aventurier, Les cheveux dans le vent. Cela signifiait que je pensais lire 36 BD dans l'année (de septembre 2010 à septembre 2011) et croiser au moins 10 nationalités (scénaristes et/ou illustrateurs).
Je suis passée à côté d'une nuance importante, mais il est désormais trop tard pour rectifier : les BD du challenge devaient être conseillées par des tiers ! Par ailleurs, la stimulation de ce challenge a été tellement forte, que j'ai surtout lu des BD empruntées et que j'ai à peine entamé ma PàL d'achats personnels.

Grâce à ce challenge, je me suis mise à commenter mes lectures BD, au rythme moyen de 10 par mois, avec des pointes à 20 (mars, mai). Cela m'a permis de confirmer que j'en lis vraiment énormément, car c'est résolument un de mes genres préférés. Ce travail de mémoire est intéressant sur une année mais je n'ai pas l'intention de continuer sauf peut être sous la forme d'un récapitulatif hebdomadaire. J'ai déjà un peu de mal à tenir à jour ma liste des entrées/sorties dans ma bédéthèque et les achats projetés/réalisés.

J'ai aimé partager avec d'autres lecteurs/publiblogueurs encore plus assidus que moi et je continuerai à visiter leurs pages. Pour cela, je remercie Mo', mais aussi Jérôme, Fildediane, Mr Zombi... Comme le Blog-ô-trésors pour les romans, le challenge du Bar restera pour longtemps une de mes principales sources d'approvisionnement BDtesque en tous genres !
Cela m'a également aidée à évoluer dans mes goûts, élargir mon horizon et découvrir d'autres types de BD ou bien à enrichir mon approche en me projetant dans le commentaire que j'allais en faire pour partager une bonne découverte. Je me suis aperçue qu'il faut écrire assez rapidement au risque de ne garder qu'un souvenir imprécis et d'avoir des difficultés à expliquer les raisons pour lesquelles on a apprécié un style.

Ma plus grosse déception du challenge est Un peu de tout par Geluck : en effet, il débute l'album par sa biographie et j'ai cru que j'allais pouvoir épingler la nationalité bulgare... pourquoi n'aurait-il pas acquis une autre nationalité comme Bilal ? mais j'ai dû déchanter, il est belge pur frite !
En tout cas, son encyclopédie fantaisiste est à recommander à tous les amoureux de la langue franco-belge (vous savourerez une langue enseignée nulle part ailleurs) aux fans d'art grec (vous connaîtrez les nombreuses filiations de la Vénus de Milo) aux parents qui se posent la question de l'orientation de leur(s) enfant(s) (vous découvrirez une foule de petits métiers peu courus)...