mercredi 28 novembre 2012

Lecture commune

challenge nordique : Finlande  5/5

Rappel du lancement le 11 août 2012 :
Comme j'adore les titres de Paasilinna... et que je viens d'emprunter Le potager des malfaiteurs ayant échappé à la pendaison, j'en propose une lecture commune dans le cadre du challenge littératures nordiques de Myiuki22.
Pour laisser à tout le monde le temps de se le procurer et de le lire, la date proposée pour la publication des billets est le 1er septembre 2012.
Les inscriptions se font en commentaire :
Myiuki
Sharon
Piplo
EmmaDorian
XL (lanterne rouge).

Suite au mois de septembre :
J'ai fini par le lire après bien du retard et des péripéties : obligée de le rendre à ma bibliothèque pour cause de déménagement organisé un peu dans la précipitation, j'ai réussi à le trouver et à l'emprunter dans ma nouvelle bibliothèque (je ne reste jamais bien loin d'un abonnement !!)
Je n'en ai pas encore rédigé de commentaire car l'ordinateur familial est toujours en voyage entre les deux destinations (de départ et d'arrivée) mais devrait être en approche... mais la lecture m'a enchantée, transportée et j'en passe : du très très bon Paasilinna pour ceux qui aiment ou ceux qui ont apprécié l'épopée d'un autre auteur scandinave Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire.
Fin (publication du billet) j'espère bientôt

jeudi 22 novembre 2012

Intruse

Mars 1815 : Napoléon, l'empereur déchu des Français, est reclus dans l'île dont il ne devrait pouvoir s'échapper. Réunie à Vienne, toute l'Europe couronnée se livre à son sport favori : l'intrigue, dont Frédéric de Waldaw n'est pas le moindre artisan. La nuit, entre les murs du palais du Hofburg, se décident les guerres et les alliances.
Auprès de Fanny, une simple couturière qu'il courtise, Frédéric se fait passer pour un valet. Soupçonneuse, la jeune femme décide de le suivre en cachette, déguisée en garçon. La police secrète a repéré son manège. Elle doit trouver un moyen de quitter le petit salon où elle s'est réfugiée. Elle enfile une robe... qui n'est autre que celle de l'impératrice Marie-Louise et se retrouve bientôt au bras du tsar de toutes les Russies, pour ouvrir le bal sous le regard suspicieux, envieux ou intrigué de toute la cour ! La belle intruse bascule dans la folle valse des intérêts et des séductions, entre les jeux du pouvoir ... et ceux de l'amour.

Je découvre la collection Le livre de poche Jeunesse en partenariat avec Livraddict par ce roman historique de Nicolas Jaillet. C'est plein de péripéties et de rebondissements, comme tout bon roman de capes et d'épées auquel il emprunte son style alerte. Mais Fanny, la conteuse qui entraîne tout le monde dans ses récits abracadabrants, est bien plus attachante qu'une Milady de Winter. Bien qu'improbable, l'histoire de ces deux amoureux naïfs qu'un monde sépare, celui des ordres de l'Ancien régime, est d'une fraîcheur divertissante.
J'ai ressenti juste une petite déception lors du dénouement de l'intrigue, pourtant rondement menée par ailleurs : j'aurais aimé qu'on me dise que l'héroïne était une sorte de chevalier d'Eon qui avait manipulé tout le monde et pas seulement une fieffée menteuse à la langue bien pendue et jamais à court d'imagination. Toutefois, il y a une suite où l'on apprend peut être que Fanny n'est pas ce qu'elle paraît, une volte face basée sur l'histoire du médaillon qu'elle garde de ses origines et qui a tant intrigué ses nobles compagnons de tablée.
J'ai bien aimé le mélange des genres entre les personnages historiques comme Talleyrand et ceux de fiction, comme cette troublante Cendrillon, métamorphosée en princesse grâce à l'artifice d'une simple robe. L'histoire du prince et de la bergère se répète sans lasser, même si j'ai eu du mal de croire qu'une fille du peuple puissse sans se trahir à la première seconde se retrouver au milieu d'un bal, en dépit de la précaution que prend l'auteur d'expliquer que la valse s'est dansée à Vienne dans les quartiers populaires avant d'atteindre la cour.
Il est parti vers Missmolko qui l'avait dans sa Wishlist.

mercredi 21 novembre 2012

Pas ce soir

Coup de coeur 2013

Ce livre, proposé parmi une sélection de romans de littérature générale, fait partie de ceux qui ont été retenus dans le cadre du Challenge Coup de coeur 2013 organisé par PetiteBelge et rejointe cette année par Yukarie.


" J'vis toujours des soirées parisiennes,
Et j'voudrais vivre des soirées belles à Sienne "
chante Louise attaque de son timbre inimitable.
Charline Quarré, que son premier roman racontant les affres d'une adolescente, a fait connaître, se penche également sur la question à travers le personnage d'Eugénie. Pas ce soir décrit une soirée parisienne, par les yeux de quelqu'un qui n'est pas dupe de la comédie mondaine et qui se joue des mensonges et manipulations. Dans un style que je rapproche de Lolita Pill et qui correspond au projet du roman, l'auteur livre une étude lucide, d'aucuns diront une critique acide, d'une certaine jeunesse dorée, gavée d'insouciance et désabusée avant d'avoir vécu.

Eugénie est une jeune femme privilégiée mais plutôt tourmentée que sa mère, absente pour la soirée, pousse à sortir pour se changer les idées. Mais depuis que les hommes qui comptent pour elle s'en sont allés... des soirées " sans " il y en a beaucoup pour Eugénie, convaincue qu'aimer c'est souffrir.

L'histoire - qui comme un huis clos, respecte la règle des trois unités de temps, de lieu et d'action - permet en une soirée d'appréhender toute la vie d'Eugénie qui se révèle par bribes. Elle se montre de prime abord sous un très mauvais jour, arrogante et menteuse, voire mythomane, misanthrope, caustique et revêche. Au fil du roman, le lecteur découvre un peu plus ce personnage à contrepied, mal dans sa peau et meurtri.
" Fille à papa " pour les apparences, elle ne réussit pourtant pas à communiquer avec ses proches et pâtit de ne rencontrer aucune écoute de la part de son père, dirigeant de l'entreprise où elle occupe une sorte d'emploi fictif. Du côté maternel, on sent une mère aimante mais désemparée et dépourvue face à sa fille avec laquelle elle ne sait pas comment s'y prendre sans l'agacer. Enfin, Eugénie peut compter sur l'amitié (l'amour sans retour) de Charles, l'organisateur de la soirée à laquelle, elle n'a Pas envie d'aller ce soir.

La soirée réveille ses démons assoupis et nous apprend qu'elle vit encore le traumatisme de la mort de son demi-frère, qu'elle relie au deuil (réel ou fictif) de sa relation avec Julien, un artiste brillant, entouré d'amis et de jolies femmes alors qu'elle est plutôt effacée et rébarbative. Avec le récit de ce qu'elle a vécu, les souffrances, les soins médicaux inadaptés, Eugénie gagne une part de notre compassion. Elle troque une apparente férocité qu'on ne lui pardonne pas, contre une empathie progressive née de ses faiblesses, de sa fragilité d'écorchée.


J'aime rester dans le doute que l'auteur a merveilleusement manipulé mon opinion pour finir par me faire apprécier une jeune femme odieuse qui trompe son monde, à commencer par le lecteur. La psychologie du personnage, extrêmement poussée, est un des atouts de ce roman. Seule la fin, avec l'arrivée du bon samaritain, est un peu moins convaincante.


Je trouve beaucoup de talent à ce roman. Il m'en reste encore beaucoup à découvrir car ma BàL ne désemplit pas ces jours-ci, mais j'ai eu un gros coup de coeur pour ce titre qui figurera probablement parmi mon trio de finalistes.

lundi 12 novembre 2012

J'ai lu mais pas chroniqué

Automne de Mons Kallentoft
Tordu de Jonathan Kellerman
Blog de JP Blondel
Manuel de pêche et de chasse à l'usage des filles de Melissa Bank
Intruse de Nicolas Jaillet
Je finirai peut être un jour
La fabrique du crétin : la mort programmée de l'école de Jean Paul Brighelli
L'usage du monde de Nicolas Bouvier
Parfums de Philippe Claudel en partenariat Price Minister
La faim de Knut Hamsun en LC avec Jérôme (pour le 15 septembre sic!!)

jeudi 8 novembre 2012

Sacrée petite robe noire

Coup de coeur 2013

Ce livre, proposé parmi une sélection de romans de littérature générale, appartient au genre Chick-litt. Si je m'étais interrogée un moment sur le résumé pour finalement ne pas le retenir, ma lecture me laisse réellement dubitative.

Le livre est court et dans un format (petits chapitres) qui se lit très vite, heureusement pour lui car sinon l'ennui eût tôt fait de me le faire mettre de côté pour plus tard... un plus tard qui a tendance à s'éterniser au vu des nombreuses tentations de ma PàL.
Certes, l'auteur, Nathalie Ribierre-Dubile, précise qu'il s'agit d'une fiction classée chick litt mais cela n'exclut pas une certaine tenue dans l'écriture et une crédibilité dans l'histoire : l'adhésion du lecteur repose sur le fait qu'il accepte de se laisser entraîner dans l'histoire, aussi invraisemblable soit-elle... Je dois dire que je suis restée en dehors. Ce n'est pas que je refuse de croire à l'égarement de cette femme de ministre, quarantenaire et mère de famille, qui décide de mettre du sel dans son existence bourgeoise, mais l'ensemble est resté trop superficiel, sans repère, une sorte d'étude psychologique mais sans la psychologie. Il reste le divertissement !
Par ailleurs, l'écriture ne m'a pas convaincue et a constitué le principal obstacle à ma lecture ; j'y ai trouvé trop d'oublis : de ponctuation (ça peut être un style) de majuscule (ça ne l'est plus) et d'inexactitudes agaçantes dont voici quelques-unes : le ministre de l'Intérieur ne s'occupe pas de justice c'est le rôle du Garde des Sceaux me semble-t-il, j'aimerais savoir ce qu'est un consul français en Italie (plusieurs villes italiennes accueillent un consulat de France ayant à sa tête un consul de France à...) et ce qu'il fait à Paris à un dîner chez le ministre de l'Intérieur ?
Pour conclure, je suis assez d'accord avec la phrase de Mariejuliet : " Au final je trouve que ce livre pourrait être le condensé d’un livre qui me plairait beaucoup plus. " mais tel quel, il ne m'a pas charmée. Désolée Nathalu mais je n'accrocherai pas cette petite robe noire dans mon dressing !
Peut-être la suite Sacrée Salomé (la fille adolescente) ou Sacramento (l'histoire de Paul le mari ?) ont-ils le mérite de développer le caractère de personnages secondaires prometteurs ?

Remarque d'ordre plus général : à la lumière de mon expérience dans ce challenge, je pense que l'éditeur a un rôle certain, qui est peut être transparent pour le lecteur, mais qui se révèle par défaut dans certaines (premières) oeuvres qui nous ont été soumises l'an dernier. Le cru de cette année me semble plus prometteur.

Edit :
J'ai mis longtemps à pointer ce qui m'avait mise mal-à l'aise dans ma lecture au point qu'elle me déplaise : dans les romans de chick litt en général et notamment ceux où apparaît Becky, l'accro du shopping pour ne pas la citer, les héroïnes sont spontanées, gaffeuses, irresponsables, paniers percés, etc mais elles gardent un côté touchant et sympathique de femme-enfant qui fait qu'on a plus envie de les excuser que de les blâmer (par exemple, j'adore et je suis morte de rire quand je lis les échanges de courrier avec son banquier)
Celui-ci en revanche me semble profondément anti-féministe : ancienne avocate incapable de tenir un discours devant une assemblée (à peine crédible) mauvaise épouse, mauvaise mère, mauvaise amie qui n'hésite pas à trahir, l'héroïne n'a rien pour se racheter aux yeux du lecteur.et pour tout dire elle ne voit pas son bonheur.

mardi 6 novembre 2012

Caboto

Destination : Argentine

Lorenzo Mattoti (dessinateur) et Jorge Zentner (scénariste  Angoulême - Fauve d'or -1997) s'emparent d'un aspect mystérieux de la vie de Caboto : la controverse et le mystère qui entourent dans les archives le voyage qu'il détourna des îles Moluques vers l'exploration du cours du Rio de la Plata jusqu'aux terres du " blanc " en quête du mythique Eldorado.
Entièrement réalisé aux crayons de couleurs (avec un côté futurisme russe), cet album tranche avec notre habitude du fini trop léché des planches colorisées ou retouchées à l'ordinateur. C'est un point d'originalité qui vient s'ajouter au scénario et fait que l'ensemble prend un aspect souvent étrange, parfois inquiétant.
Dans un autre style graphique, je le rapproche du dépaysement induit par Long John Silver, qui propose la même quête d'un trésor indigène défiant l'imagination.

dimanche 4 novembre 2012

Lectures BD du mois

Séries en cours :Lady S
Seuls
Le grand mort