samedi 30 juin 2012

Challenge ABC 2012

Lectures des mois à venir pour une publication le 1er septembre :
j'espère que le tirage au sort vous convient !
N'oubliez pas demain, la publication de nos lectures en E et L : mise à jour sur la page dédiée ABC2012.


vendredi 29 juin 2012

La rose bleue

Anthony Eglin a reçu pour ce titre le Prix Arsène Lupin du meilleur roman policier... Soit !
L'histoire est bien construite et le texte fait référence aux détectives les plus en vue, de Holmes à Poirot, et tous les ingrédients d'une bonne histoire : espionnage, enlèvement, intimidation, meurtre... mais l'ensemble souffre d'un manque de punch et d'originalité.




Un jeune couple achète un ancien presbytère et le jardin clos attenant, un hectare de roseraie contentant plus de deux cents plants, dans la campagne du Wiltshire. Alex et Kate Sheppard se partagent la remise en état de la maison pour lui et celle du jardin pour elle et ils sont heureux jusqu'à ce qu'ils découvrent un arbuste couvert de magnifiques roses d'un étonnant bleu saphir, dont ils se doutent bien vite qu'il doit atteindre pour les passionnés une valeur inestimable. Ils sont subjugués mais bientôt l'attrait de la fortune vient s'immiscer dans leur tête. En dépit des mises en garde du professeur Lawrence Kingston, un universitaire spécialisé en botanique auquel ils ont fait appel, sur l'inévitable publicité et les tentations que va susciter l'annonce, ils décident la mise en vente de cette incongruité génétique, qui défie les lois de la nature et de la science. Des sommes considérables sont en jeu et du Japon aux Etats Unis des financiers sans foi ni loi entrevoient le potentiel commercial. Pour l'exclusivité du brevet, ils sont prêts à voler, enlever voire tuer. Par ailleurs, Graham Cooke, le neveu de l'exquise vieille dame qui leur a vendu maison et jardin après la mort du major son époux, passionné de roses et de cryptographie, leur conteste la propriété de la rose hybride.
Quand argent facile rime avec concupiscence et cupidité, horticulture avec hybridations et expériences génétiques secrètes, la déception est au bout du compte car à la fin la rose ne livre pas son secret. Le récit laisse une ouverture vers une suite possible car deux boutures ont disparu dans la nature

challenge ABC 13/26

jeudi 28 juin 2012

Et si c'était vrai

Mon premier est à la lettre L du challenge ABC
Mon deuxième est un livre qui avait intégré ma PàL depuis longtemps et que je vais pouvoir rendre
Mon troisième est une participation à un défi-challenge lancé par Gromovar
Mon tout est une belle découverte en dépit de mes réticences sur la popularité "facile" de l'auteur.

Voilà venu le moment de révéler le titre et l'auteur qui se cachaient derrière la lettre L pour le mois de juin :
Et si c'était vrai, de Marc Lévy.
Dès ce premier roman, l'auteur, que je n'avais jamais abordé, montre une maîtrise manifeste de l'art d'écrire des histoires amusantes et légères, dans lesquelles il est agréable de se plonger et de ressortir sans prise de tête, ni souvenir encombrant !
Arthur est architecte. C'est une jeune homme solide et fiable aussi bien en affaires qu'en amitié. Apparemment sain d'esprit, il se remet à peine d'une rupture sentimentale et il vient d'emménager dans un nouvel appartement... lequel est hanté par l'esprit de sa précédente propriétaire, une jeune médecin-urgentiste décédée bêtement dans un accident de la route.
Lauren n'est visible qu'aux yeux d'Arthur. Dans un coma profond depuis plusieurs mois, elle lui demande son aide car les médecins sont en train de convaincre sa mère de débrancher l'assistance médicale.
Le roman finit sur une ouverture... une boucle, ce qui supposait une suite possible. J'ai lu beaucoup de commentaires déçus à ce sujet et je ne la chercherai pas sauf si un jour je tombe dessus.

 




50 états, 50 billets 18/50
San Francisco, CALIFORNIE

jeudi 21 juin 2012

21 juin, c'est l'été...

et désormais officiellement, le Summer Star Wars épisode 6 est de retour  ! Le thème de ce challenge estival - du 21 juin au 22 septembre 2012 - est le Space-Opera et le Planet-Opera
Renseignements et inscriptions sont chez Lhisbei : nous partîmes 40...

Premier objectif de participation, avec la lecture in extenso des cycles écrits et dessinés par Léo : Aldébaran (5 albums) Bételgeuse (5 albums) Antarès (4 albums)

mercredi 20 juin 2012

La saison barbare


Andrea Japp est une des reines françaises du polar noir. Je ne suis jamais allée vers ses énigmes médiévales, mais j'avance en direction de l'objectif que je me suis fixé quant à la découverte progressive et exhaustive de ses romans contemporains.
Bien que ce ne soit pas mon préféré, je retrouve dans La saison barbare des qualités toujours présentes : l'écriture aisée, l'efficacité du scénario, la rigueur de la structure narrative, une construction - entre passé et présent - dont l'intensité va crescendo, une conclusion qui montre qu'en dépit des blessures des êtres, l'espoir n'est jamais perdu et qui dégage une certaine forme de sérénité ou de stoïcisme.

Le titre fait référence à l'automne, la saison préférée de Marie, transformée par la barbarie d'un tueur froid, calculateur et méticuleux.
En constatant la récurrence thématique entre les deux couvertures, qui me semblaient étrangement décalées, je viens de comprendre l'allusion.

Le roman est paru aux éditions Flammarion dans la collection NOIR dirigée par l'auteur, qui y explore un de ses thèmes de prédilection : un univers féminin avec des personnages éprouvés dans leur jeunesse, des femmes devenues dures et fortes, mais que leur humanité rend attachantes (au cinéma on parlerait de beaux rôles féminins).

Léonora Morrison-Louvier, que trop de souffrances relient à la France, s'est exilée aux Etats-Unis sans un sou vaillant, quand sa fille unique, Marie avait 10 ans. A la tête d'un restaurant renommé avec Judith, son associée et amie, elle y a gagné, à force de courage et d'opiniâtreté, une vie meilleure. Marie, 25 ans, est repartie vivre à Paris et elle y rassemble les pièces du scoop qui fera d'elle une journaliste d'investigation reconnue. La police apprend à Leonora le suicide de Marie dans son appartement parisien. Annihilée par la nouvelle, Leonora fait le voyage pour assister aux obsèques et à la clôture de la trop brève enquête. Un message sur son répondeur, laissé par la voisine de palier de Marie, lui fait ouvrir enfin les yeux et la fait sortir de sa prostration. Elle revient à Paris chercher des indices, la confirmation de ce que son coeur de mère lui soufflait : Marie était trop pleine de vie pour songer à la mort. Le meurtre, camouflé en suicide, a failli être parfait. Léonora suit un fil ténu et en l'absence de la voisine, devenue introuvable, elle rencontre les proches de sa fille : son directeur éditorial, son ex petit ami, sa concierge, son dernier amant en date... Se trouver de nouveau à Paris l'oblige à rouvrir La porte à mémoire que la naissance de Marie lui avait permis de fermer. Avec les souvenirs traumatisants, les blessures du passé reviennent en force, mais aussi la férocité, la capacité de vengeance, la lutte apprise dans une autre vie... elle est prête à frapper vite et fort puisque désormais l'instinct de survie ne la retient plus à rien.







50 états, 50 billets 17/50
Portland, OREGON

mardi 19 juin 2012

Le mur de Pan

Triptyque - Collection Terres de légendes chez Delcourt
tome 1 : Mavel coeur d'élue
tome 2 :  La guerre de l'aura
tome 3 : Le fils du Rêveur


Source du Ponge, 46ème et dernier jour montant. La triple éclipse commence.
Dans le monde de Pan, divisé en deux parties habituellement distinctes, des bouleversements sont à prévoir.

Le beldamier est un curieux arbre fongiforme, qui ne porte de fruits que tous les mille ans, pour annoncer la venue de la nouvelle coeur d'élue. Justement, il vient de fleurir...
De part et d'autre du mur, ceux qui savent à quoi s'en tenir commencent à s'agiter et à guetter les signes qui permettront de la reconnaître. Un autre fait inhabituel se produit, avec l'apparition d'un Rêveur dans le monde réel.
Dans le même temps, Mavel, avec une oie dans son panier et son maintien de jeune fille sage, se sent obligée d'entreprendre un long voyage à destination inconnue : s'aventurant dans un monde qui lui est étranger, elle a la chance de tomber sur un guide protecteur en la personne chevaleresque de Terro Brisette. Leur route croise de singuliers compagnons.
Le mur est-il une séparation ou un passage ?

L'étrangeté presque hermétique du monde onirique raconté par Philippe Mouchel m'a perturbée mais ne m'a pas convaincue ; si je me suis laissée emporter par l'histoire pendant les deux premiers tomes, dans l'attente de la suite et d'explications, j'ai décroché complètement avec le dernier tome qui explicite le rôle et les relations complexes des personnages. Le dessin au lavis, monochrome, est à l'avenant.
Le texte, très dense, n'est pas totalement facile d'accès et nécessite beaucoup de concentration.
Bref, une BD qui m'a laissée une impression mi-figue mi-raisin. Je pense que j'y reviendrai pour une seconde lecture du tome 1, afin de vérifier si définitivement j'aime/j'aime pas !
Lu le 10 mars 2012

Un aperçu de l'histoire ICI et un article très complet sur Artelio

dimanche 17 juin 2012

Swaps à venir

29 mai : Je mets à peine la dernière main à mes colis du swap BD et chocolat et l'ultime de la série Mettez de la couleurs dans vos PàL : violet, que me voilà déjà inscrite deux nouvelles fois, auprès de 
=> Mypianocanta  qui reprend le flambeau de Petitebelge pour le swap anniversaire (une année complète, inscriptions jusqu'à mi juin)
Edit du 16 juin : je connais mon swappé anniversaire

=> Sofynet pour une rentrée geek.
Un mini swap contentant :
- 1, (éventuellement 2) livre(s) pour/par/sur/faisant partie de la culture/parlant de... Geeks, évidemment (pour une bibliographie, pas forcément exhaustive , c'est ! )
- 1 surprise "Geek"
- 1 gourmandise
- 1 MP, un petit mot
Le swap pourrait être en binôme ou en chaîne, au choix de chacun.
- inscriptions jusqu'au 20 juin
- désignation des swapés avant le 30 juin
- préparation des colis jusqu'au 15 août environ
- envois jusqu'au 1er septembre environ...

samedi 16 juin 2012

Derniers feux de l'arc-en-ciel


Swap Mettez de la couleur dans votre PàL
Chaque colis devra comporter: un roman dont la couverture contient du violet/ mauve ou dont le titre contient l'une de ces couleurs + un roman écrit par une femme et dont le personnage principal est une femme + un marque-page de la couleur ou sur le thème demandé + une surprise de la couleur ou sur le thème demandé + une gourmandise de votre choix.

Mon binôme est Hebelit. Je suis désolée du retard qu'a pris mon colis car le sien est déjà arrivé et respecte en tout point (et même au delà) les consignes :

- de jolis emballages et rubans violets
- un roman dont la couverture contient du mauve : sur le dessus de la pile sur la photo, Les oreilles de Buster de Maria Ernestam et en plus il entre dans un de mes challenges en cours
- un roman dont le personnage principal est un femme : je crois qu'il y a peu de doute sur Une femme simple et honnête
- un roman tiré de ma WL, sans doute une forte (trop forte) attente de ma part, avec Divergent de Veronica Roth














Suite (j'ai été interrompue dans la rédaction par un besoin urgent d'aller en bibliothèque recharger nos stocks) :
- une jolie carte fleurie, turquoise parce que j'aime aussi, avec un petit mot sympa
- une carte postale Mariage Frères en guise de MP (je préfère de beaucoup et j'adorais cette boutique quand j'habitais Paris : on a bien échangé par mél avec Hebelit et il se trouve que j'habitais dans la même rue à quelques pâtés de maisons !)
- une savonnette pur végétal à la violette qui embaume... le bon savon 
- une belle boîte à thé de chez Mariage Frères remplie d'Iskandar : un thé vert aux notes veloutées de violette
- une grosse boîte de vraies violettes cristallisées : un souvenir d'enfance énorme quand j'en mange une, mais je dois me battre contre les monstres qui ne connaissaient pas mais adorent !

Un sans faute, merci à Hebelit qui a vraiment exploité à fond les facettes de ce swap et à Val l'organisatrice (dommage que ce soit le dernier)

vendredi 15 juin 2012

Kane et Abel

Un coup de coeur que le passage des ans n'a pas démenti
Un partenariat de Livraddict avec Le Livre de poche me permet de me replonger dans la lecture de ce roman dont j'avais gardé, dans mes jeunes années, le souvenir précieux depuis sa parution en feuilletons dans un magazine féminin.

Résumé de l'éditeur :
Ils sont nés le même jour et pourtant tout les sépare : William Kane et Abel Rosnovski, le fils de banquier de Boston et l'orphelin polonais recueilli par un paysan. A leur naissance, le 18 avril 1906, l'un paraît promis à la réussite et à la puissance du Nouveau Monde. L'autre semble condamné à la misère et aux désastres qui ravagent le Vieux Continent. Mais le destin va réunir ces deux hommes dans une lutte acharnée pour l'argent et le pouvoir, où chacun sait qu'il ne pourra y avoir qu'un gagnant... Durant plus de six décennies, c'est au prix d'une rivalité sans merci que tous deux vont construire un empire, par-delà les crises économiques, les soubresauts de l'histoire et les drames personnels. Au coeur de l'Amérique du XXe siècle, cette odyssée magistrale réinvente le mythe immémorial des jumeaux ennemis.

En conteur averti, Jeffrey Archer signe une fresque historique et sociale dont le romanesque n'est pas exclut.
Le titre est transparent : il s'agit du combat biblique de Caïn et Abel, revisité à travers l'histoire du XXème siècle illustrant l'opposition entre vieille Europe et Amérique conquérante. On pourrait y voir également une transposition de l'histoire des Capulet et des Montagu ou comment naissent les haines familiales farouches, transmises génération après génération.

Les deux personnages antagonistes se vouent dès le premier affrontement une haine féroce, alors que la similitude de leur caractère aurait pu les rapprocher. Pendant la première partie du livre, ils se frôlent, se croisent sans se connaître. Leur histoire parallèle, menée sur une soixantaine d'années traversées de drames personnels et mondiaux, laisse le lecteur partagé par l'empathie qu'il éprouve pour l'un sans parvenir à haïr l'autre.

L'enfance des deux héros baigne dans le contexte de la première guerre mondiale, mais pour William Kane, le descendant d'une puissante famille de banquiers américains, elle n'est en rien comparable à celle d'Abel, né Wladeck Koskiewicz, un paysan pauvre de Pologne. Naturalisé Abel Rosnovski, il réussit à s'élever à force d'intelligence et de volonté, self made man incarnant parfaitement l'image l'american dream.
J'ai préféré les vertes années des héros, quand leur destinée se dessine, la façon dont Abel construit l'empire Baron en s'entourant d'amitiés nées dans la rue, mais aussi celle dont William, refusant la carrière facile d'un fils de famille, s'efforce d'exister par lui même.

J’ai terminé ma lecture un peu à regret (plus de 700 pages tout de même, ça laisse du temps...) mais avec la certitude que je pourrai le relire plus tard avec le même plaisir qu'il y a vingt ans, puisque pour moi c'était une redécouverte.

Un avis que je partage :

Si vous avez apprécié, vous pourriez aimer également Le roi vert de Paul Loup Sulitzer.





50 états, 50 billets
Boston, MASSACHUSETTS

jeudi 14 juin 2012

Lectures BD du mois de juin




Sanctuaire triptyque  de Xavier Dorison, Christophe Bec :

USS Nebraska, 
Le puits des abîmes, 
Môth,

dimanche 10 juin 2012

Au commencement il y avait Bob

Sous-titre : Dieu a mal au crâne
Présentation de l'éditeur :
Et si Dieu n’était pas ce vieux sage barbu que tout le monde imagine ? Comment réagiriez-vous si vous découvriez que votre destin est entre les mains d’un adolescent prénommé Bob, aux mœurs légères, égocentrique et à qui le sort du monde importe peu ? [...] Et quand l’amour vient frapper à la porte de Bob, on peut être sûr que les catastrophes sur terre vont s’enchaîner…
Lecture en partenariat avec Livraddict et la collection Black Moon des éditions Hachette que je remercie pour cette découverte !

De manière générale, je trouve que les humains du roman - en premier lieu, la naïve Lucy, énième terrienne dont s'éprend Bob/Zeus qui a déjà séduit Léda, Europe, Jeanne, Thérèse et les autres - sont assez peu intéressants et servent de prétexte à l'histoire. Les véritables sujets sont ces dieux aux qualités trop peu divines, vivant presque au milieu des hommes, à leur vue mais à leur insu.
Meg Rosoff propose une sorte de Parnasse décalé, peuplé de créatures immortelles à la manière des anciens dieux grecs, humains dans leurs querelles, leurs envies et leurs frustrations, terrifiants dans leurs pouvoirs et inconséquents dans leurs actes.

Le moins dont je puisse convenir c'est que les dieux de cette Terre ne sont pas à la hauteur.
Il y a des baffes qui se perdent pour ce bon à rien de Bob, un adolescent nombriliste, désinvolte et paresseux, lubrique et sujet à de fréquentes (à son échelle intemporelle) lubies d'ordre sexuel et doté de la capacité de concentration d'un poisson rouge.
Le pointilleux Mister B, parfait secrétaire particulier/assistant/majordome qui lui a été adjoint pour réparer ses bévues et faire tourner tant bien que mal la création, n'en a ni le temps ni les moyens et Mona, figure maternelle immature et irresponsable, joueuse invétérée, alcoolique et dépravée, serait bien incapable de lui mettre un peu de plomb dans la tête.
La seule qui réussit à susciter un peu de respect est Estelle. Fille du tyrannique et colérique Emoto Hed, partenaire au jeu (et ailleurs ?) de Mona, elle ne passe pourtant pas pour une victime. Elle offre une figure d'avenir et illustre parfaitement l'expression " poigne de fer dans un gant de velours ".

Le théâtre des opérations est une ville ravagée par les intempéries ; les soubresauts météorologiques sont causés par les états d'âme de Bob, qui provoquent sécheresse en Afrique et déluge en Europe ou font survenir la canicule en plein hiver. Les gens semblent s'en accommoder et se déplacent en barque entre les immeubles, à cause de la montée des eaux.

Il y a des images sublimes, de la beauté et même de la grandeur dans le monde malmené créé par Bob, comme le moment surréaliste où les baleines menacées d'extinction par la pollution des océans se mettent à émerger des flots pour voler dans les airs. On croise des trouvailles peu banales, tel l'animal domestique de Bob, croisement entre un pingouin et un glouton : Eck est le pathétique et touchant dernier exemplaire de son espèce parce que Mona a fait courir le bruit qu'il est le met le plus exquis des neuf mille galaxies.

La genèse revue et corrigée par Meg Rosoff  est un livre qui tient ses promesses : c'est loufoque et irrévérencieux, souvent complètement dingo, mais divertissant et drôle, parfois même émouvant. En dépit des défauts relevés sur les blogues, j'ai bien aimé, souri plus qu'à mon tour et passé un bon moment. Là où d'autres ont détesté, j'ai adoré le côté caricatural et exagéré du postulat de départ, qui est poussé jusqu'à son point ultime (mais je ne dévoilerai pas la fin). Mon unique bémol concerne la rupture sur le mode "sérieux" introduite par le chapitre où Mister B se laisse aller à confier son désarroi à Bernard, prêtre et parrain de Lucy, anciennement épris de la mère de la jeune fille.

Pulp

de Charles Bukovski
Dans ce dernier roman, celui qui s'auto-surnomma " le vieux dégueulasse ", s'incarne dans un privé minable de 55 ans, Nick Belane, qui collectionne des affaires plus foireuses les unes que les autres. Mais quel style incroyable, par exemple, chapitre 10 :
Passons allégrement sur le reste de l'après-midi et la nuit qui suivit; il ne se passa rien, et ce serait gaspiller votre temps que d'en parler (fin du chapitre, j'adore !)
challenge 50 états, Los Angeles
à lire : l'article de Mango (Liratouva) sur Charles Bukowski, Une vie de fou par Howard Sounes
Lu le 10 juin 2012

samedi 9 juin 2012

COLIiSSS

Ce n'est pas un mais DEUX swaps que vous pourrez découvrir avec moi.
Il sont arrivés en milieu de semaine mais les contraintes - les miennes et celles de la Poste - ont fait que je ne les ai que depuis vendredi : j'ai bien fait d'attendre car j'ai pu avoir les deux colis ensemble (heureusement j'étais en voiture) et en plus j'ai à peine attendu alors qu'hier j'avais plus de 10 personnes devant moi... un gros colis plein de scotch orange tout écrasé (sueurs froides là ??!) et un colissimo vert un peu Deutsche Post tout propret mais je résiste jusqu'à demain car il fait nuit (les enfants voulaient le flash !! ils sont un peu comme le chat d'Oliv')

Les paquets ont attendu sagement (beaucoup plus que moi) le déballage :

Swap couleurs : j'avais publié trop tôt donc c'est remis à la bonne place !

Swap BD et chocolat
Selon la prescription du Dr Loula qu'elle soit remerciée pour l'organisation et cette fabuleuse idée d'associer sans frémir deux addictions sévères : 2 BD, du chocolat (on peut en mettre beaucoup!!) et une surprise
Mon binôme est Oliv' : je suis impressionnée pour plusieurs raisons. Je l'ai déjà croisé grâce à Mo' et c'est un vrai spécialiste en BD, ça ne sera pas facile ! Mais c'est son premier swap... les messieurs sont plutôt rares dans les swaps. Et puis il y a le chocolat, les idées sont nombreuses.
Voilà le colis qui est arrivé :


Deux belles BD, originales et une avalanche de petits bidules qui se mangent mais pas tous.


Les tentations gourmandes : des bouchées (pas sur la photo car elles avaient un peu perdu leur forme mais pas leur goût, sacrifiées en premier !) des olives de Provence noires et vertes (dissimulant du chocolat noir ou blanc) du chocolat au lait marbré blanc et noisettes caramélisées (par Yves Thuriès excusez du peu !) des petits fours aux amandes Caprices du Roussillon, des sachets de thé ou d'infusion (exemple le très tentant délice de pommes) des bonbons aux fruits trop mimi et des mini calissons (ceux là que personne n'y touche !) une savonnette pur végétal à l'argile et à l'olive (au parfum on en mangerait). Ces douceurs venues de métropole touchent toujours une corde sensible... J'ai bien apprécié le clin d'oeil du sac En passant par la Lorraine !

Le nec plus ultra : une dédicace du Clown par Le Hir.

Blue un manga de Kiriko Nananan était dans ma WL en plus, la couverture métallisée de l'album choisi par Oliv' est carrément sublime et c'est une édition numérotée !
Je suis bien gâtée n'est-ce pas ?
Pour un premier swap, c'est vraiment une belle réussite. Merci BEAUCOUP pour l'ensemble et les détails !
Et voilà le lien vers celui que j'ai envoyé à OliV'

dimanche 3 juin 2012

Minik

Scénario de Richard Marazano, dessins d'Hippolyte
collection Aire Libre

L'expédition Peary de 1898 n'a pas réussi à atteindre le pôle mais elle rapporte du Groënland une cargaison digne du plus grand intérêt pour le muséum d'histoire naturelle de New York : un groupuscule d'inuits qui doit permettre de susciter des financements pour une prochaine campagne arctique.
Les avis des observateurs divergent, mais la plupart ne les considèrent pas comme des êtres humains et à peine mieux que des spécimens animaliers précieux pour la recherche.
Sur la base de ce fait historique, les auteurs ont choisi de montrer le point de vue de Minik, un jeune garçon. Seul rescapé du petit groupe familial décimé par la grippe, il est recueilli par Wallace, l'intendant du museum doublé d'un brave homme.
L'épilogue, très dur, s'écarte du fait réel.

Cette histoire rappelle que l'existence de ces " zoos humains " et un comportement qui apparaît aujourd'hui comme humainement inconcevable était généralement admis.
La venue des peuples d'Afrique représente un épisode de l'histoire des " exhibitions de sauvages " qui se succèdent en Europe, à la fin du XIX ème siècle, pour le plaisir d'un public nombreux qui vient satisfaire sa curiosité au contact de peuples si étranges par leurs langues, par leurs modes de vie qui fascinent et effraient tout à la fois. Le Jardin d'acclimatation est aussi utilisé par les membres des sociétés savantes, en particulier la Société d'anthropologie, comme laboratoire d'observation des races humaines.
Entre 1877 et 1912, une trentaine d’« exhibitions ethnologiques », mêlant animaux sauvages et individus venus d'Afrique ou des îles, sont produites au Jardin d’acclimatation de Paris, puis dans des expositions coloniales, avec un constant succès. En 1892, celle d'Amérindiens de Guyane (Ka'lina) se termine par la mort sur place de plusieurs " indigènes ". 

Qui se souvient de Minik est un film documentaire de la réalisatrice Delphine Deloget, adapté de la vie de Mene (Minik) Wallace.
Sur les terres de son enfance, à Qaanaaq-Thulé (extrême nord du Groenland), Minik, arraché à son peuple à l’âge de six ans par l’illustre explorateur Robert Peary,  raconte son histoire... l'histoire d'un déracinement qui fait écho à la vie actuelle des Inuits polaires.
Une plaque dans le sol rappelle qu'il vécut à Pittsburgh, dans le nord des Etats-Unis.

Minik, l'Esquimau déraciné par HarperLa vérité sur Minik :
L'Esquimau déraciné par Kenn Harper
L'histoire de Minik est poignante. Au siècle dernier, notre monde, prétendument civilisé, révèle soudain "au nom de la science" son envers colonialiste, corrompu, destructeur. En 1897, le jeune Minik accompagne son père et quatre Esquimaux Polaires du Groenland, qui ont accepté l'invitation de l'illustre explorateur américain Peary, sur le point de conquérir le pôle Nord. Quatre des invités de l'Américain Museum of Natural History, de New York, vont bientôt mourir de tuberculose foudroyante et l'orphelin Minik, âgé de huit ans sera adopté par un administrateur du Muséum et élevé comme un petit Yankee. Son tuteur perdra son poste en raison de graves escroqueries, dans un contexte de malversations de grande ampleur. Abandonné, Minik va connaître, avec son unique protecteur déchu, une vie misérable. Son tuteur lui apprendra la vertu du ressentiment. C'est alors qu'il découvrira, dans une vitrine du Muséum, le squelette étiqueté de son père dont il croyait pourtant avoir assisté aux funérailles. Cette découverte brutale, révélatrice d'un odieux simulacre d'enterrement, au Muséum même, en cet établissement illustre, devant tous les scientifiques, bouleversera le jeune garçon. Sa haine pour l'"establishment" new-yorkais et surtout pour Peary, dont les titres de conquérant du Pôle font l'objet de vives polémiques, va s'amplifier et il n'hésitera pas à alerter la presse. Minik sera renvoyé au Groenland par Peary lui-même, très inquiet. Mais faute de connaître la langue des siens, il s'y sentira aussi étranger qu'en Amérique. A 28 ans, de retour aux Etats-Unis, dans une famille de braves bûcherons du New Hampshire, au sud du Québec, qui l'avaient pris en amitié, il mourra, solitaire, de la grippe espagnole.

samedi 2 juin 2012

Fruits et légumes littéraires : la FRAISE

C'est de saison.
Elles sont BELLES ET BONNES les fraises, qui poussent l'été au jardin ! Pour s'en régaler toute l'année, les gourmands ont inventé mille et une manière de les accommoder. Du jardin à la table, voici des fraises sous toutes les formes : des bois, des champs, Mara, Tagada, bonbons, laitages, pâtisseries...

Marie Wabbes explique aux tout-petits la naissance d’un fruit que tous les enfants connaissent. C’est l’occasion d’une véritable leçon de jardinage : à quoi ressemble un fraisier, comment des fleurs donnent un fruit, le moment de la récolte...
Si vous avez aimé la série des Martine, cet album est pour vous : les illustrations très réalistes et le texte simple font de cet album un petit documentaire gourmand. Après avoir récolté les fruits, Marie Wabbes nous dit tout sur les différentes manières de les manger : avec du sucre ou de la crème, en tartelette ou dans des sucreries !! C’est joli, facile à comprendre et ça met en appétit...
publié par l'Ecole des loisirs, une référence en matière de livres pour enfants

vendredi 1 juin 2012

Tsunamis

Si comme moi vous n'avez pas forcément envie de lire les auteurs du moment ou les livres de la rentrée littéraires - seulement parce qu’on vous en rebat les oreilles - si vous êtes prêt(e) à sortir des sentiers battus du grand public, alors je vous engage à rendre visite aux Agents littéraires (www.les-agents-litteraires.fr).
Leur site contribue à la diffusion d'auteurs peu médiatisés et il est alimenté de manière collaborative. Tous les internautes qui répondent aux critères peuvent s'inscrire et si un des résumés les tente, recevoir un livre de leur choix, à lire et à commenter.

Pour mon deuxième partenariat avec les Agents littéraires, je me suis complètement trompée de cible.
Mon commentaire aurait dû paraître autour du 15 avril 2012, mais je m’y suis reprise à trois fois pour finir ma lecture, alors que je l’aurais abandonnée sans scrupule si je ne m’étais engagée à la commenter sur le site des Agents littéraires ce que je m’imaginais mal pouvoir faire, en toute honnêteté intellectuelle, sans lire le roman jusqu’au bout.

J’en suis désolée pour l’auteur, dont je comprends l’investissement, mais à aucun moment je n’ai été plongée dans l’histoire. Aussi bien, je me suis laissé induire en erreur par le résumé (voir ci-dessous) car avec l'effondrement des Twin Towers, les tsunamis qui ont ravagé les plages de Phuket ou plus récemment les côtes du Japon, sont parmi les évènements qui ont le plus frappé mon imagination.

En revanche, j'ai été séduite par la couverture, très belle, d'un calme envoûtant qui suggère l'imminence de la tempête. Elle montre l’ombre chinoise d’une jeune femme tranquillement assise sur une plage, dans un fauteuil en bois, face à une gigantesque vague bleue qui la surplombe mais n'apparaît pas encore menaçante. Je la trouve très réussie.

Résumé de l'éditeur :
Claudia s'était immobilisée. Tout à coup, au-delà du bruit des touristes, la nature paraissait étrangement silencieuse, rendant ce calme angoissant. Aucun oiseau ne chantait, comme s'ils avaient tous disparu. Sur toute la ligne de l'horizon, la jeune femme vit se former un gigantesque mur d'eau. Elle comprit tout de suite qu'un danger planait au-dessus de la plage et qu'il fallait s'éloigner le plus vite possible de la mer. Les yeux emplis d'effroi, elle chercha Kelly mais ne la vit pas. Elle se mit à l'appeler en hurlant tout en courant désespérément vers l'hôtel. À ce moment précis, c'était la panique sur la plage. La plupart des gens avaient vu le mur d'eau qui avançait vers eux. Ils s'étaient mis à courir dans tous les sens, hurlant et cherchant à s'éloigner le plus possible de la mer.

Mon avis négatif est à relativiser dans la mesure où je n'ai pas trouvé du tout ce que j'attendais. J'ai cru qu'il s'agissait d'un livre basé sur l'après-tsunami là où il a frappé en Asie, à travers l’expérience éprouvante vécue par le personnage de Claudia. En fait, il n'en est rien : l'épisode traumatisant intervient dès le deuxième chapitre mais ne fait qu'une page et demie. L’histoire y revient de temps en temps, mais de façon plutôt secondaire. Le pluriel du titre suggère que les bouleversements plus nombreux qui interviennent dans le roman concernent les sentiments humains.

Là encore j’ai le sentiment mitigé d’un gâchis de potentiel. J’ai trouvé les personnages pleins de mièvrerie. Seule Ellen, la mère de Tom, sort un peu du lot dans les tous derniers chapitres. Le roman se traîne en longueur. Claudia, l’héroïne, est insupportable de tergiversations, comme le souligne d’ailleurs à de nombreuses reprises ses copines, Amanda et Stéphanie : Tom est beau, jeune, riche et ils s’aiment… qu’attend-elle pour se précipiter le rejoindre ? Entre décembre de l’année n et mai de l’année n+1, elle met quand même 1 an ½  à se décider, alors que dès la première rencontre dans l’aéroport, elle a le sentiment (réciproque) qu’il est l’homme de sa vie. Même les scènes érotiques m’ont paru insipides.

Pour moi, c'est un livre qui s'est trompé de collection et qui, tel quel, trouverait mieux sa place dans une collection de chik litt, dans la catégorie exotique : romans d'amour sur fond de voyages. Encore faudrait-il que l’écriture soit moins laborieuse, l’effort moins visible. J’ai eu l’impression à de nombreuses reprises qu’il fallait me mettre les points sur les i pour que je saisisse les sentiments des personnages, à la suite de la description des scènes narratives.

Pourtant il y avait les ingrédients pour me plaire : Nantes, une belle ville où j’ai vécu et que j’apprécie, l’histoire d’une expatriation et ce qu’elle implique de choix et de sacrifices, un voyage dans une région paradisiaque que la furie des éléments transforme en un chaos abominable.
En conclusion, un roman qui n’est pas sans qualité mais qui gagnerait à être expurgé pour en dégager les lignes de force et faire ressortir l’intention de l’auteur qui m’est resté obscure. Au lieu de l’étaler dans la durée, il aurait peut-être fallu le contracter dans le temps et surtout trancher entre drame et romance.

Pour donner une seconde chance au livre, je suis prête à l’envoyer à une autre personne qui acceptera de publier son avis et à mettre son lien en commentaire sur le site des Agents littéraires.

Je renvoie celles et ceux que ça intéresse au droit de réponse de l'auteur  sur le site des Agents littéraires, qui ne sera pas sans leur rappeler d'autres réactions polémiques à des critiques jugées trop peu enthousiastes sur d'autres blogues.

Âmes perdues


J'ai extrait Âmes perdues de Poppy Z. Brite de ma PàL au cours du read-a-thon en juin 2012. Enchantée de ma balade dans l'univers méphitique de l'auteur, j'avais alors noté de façon synthétique " une excellente histoire de vampires qui devrait plaire à beaucoup d'amateurs du genre ". J'ai été plutôt déçue par ma lecture suivante Contes de la fée verte, bien que j'aie apprécié d'y retrouver deux des personnages principaux d'Âmes perdues dans une des nouvelles. Nonobstant ce léger bémol, je n'ai que du bien à dire de ce roman, quitte à prévenir qu'il est plutôt trash. On sent que l'auteur est passionnée par la Nouvelle Orléans, dont elle donne une vision peu commune, entre magie et cauchemar. La musique (univers rock, punk, gothique) est omniprésente dans son écriture. Ses personnages de vampires qui s'abandonnent en toute impunité à leurs instincts subversifs, échappent eux aussi, partiellement, aux règles du genre. Inexplicablement, ils atteignent parfois au sublime. En foi de quoi, je n'ai pas pu détester totalement Ghost et son jeune disciple Nothing, en quête d'absolu à leur façon.





50 états, 50 billets 15/50
 Nouvelle Orléans, LOUISIANE

Challenge ABC 2012 - Mai -

Voilà l'heure du bilan pour les lectures du mois de mai :

  • Le blog de la Belle

Mise à jour de PàL


Rangement alphabétique de ma PàL : point de départ le 1er janvier 2012 à 70.
Lectures en attente (en haut) 43 prêts et emprunts en bibliothèque (en bas) 29
J'arrive à faire un peu baisser ma PàL mais les swaps viennent la recharger et les emprunts augmentent !
Tendance de la semaine : en hausse - stable - en baisse ; ensuite pour les grandes vacances, je m'attaquerai à ma PàL de swap, qui est en bonne partie responsable du gonflement démesuré de mon étagère supérieure.