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dimanche 14 août 2016

Joseph Monninger [2]

De l'intérêt de tenir un blogue... je n'aurais jamais cru que ma lecture de Blue earth remontait à plus de six mois, ni même trois, et pourtant ! J'ai trouvé dans ma mini bibliothèque de vacances le tome 2 de cette série et je me suis empressée de l'emprunter. Si j'étais moyennement heureuse de l'aspect trop jeunesse du récit autour d'une traversée entre filles du Nord américain, Le garçon qui rêvait de requins m'a totalement convaincue.

Le garçon qui rêvait de requins
Il s'agit ici de l'histoire d'un jeune garçon atteint de mucovicidose auquel une fondation offre la réalisation du but de sa courte vie, pratiquer une plongée au milieu des requins les plus dangereux de Californie. Mais le rêve tourne court devant trop de clichés caritatifs et l'émerveillement trop attendu n'est pas au rendez vous pour Tommy. Afin de le consoler, Bee accepte de l'accompagner chez un surfeur blogueur qui a survécu à une attaque de grand blanc, sans attendre le retour de leur mère qui n'accepterait certainement pas le risque. Pendant deux jours, le frère et la soeur vont vivre comme la plupart des adolescents de leur âge, oubliant presque la maladie, jusqu'à frôler l'accident mortel.
Ce roman est une jolie histoire de solidarité, d'entraide, d'amour fraternel, de respect en tous genres. Particulièrement sensibilisée aux représailles contre la férocité des requins là où je vis (île de La Réunion) j'ai apprécié la justesse de la présentation des animaux dans leur milieu naturel ; l'érudition de Tommy, passionné par le sujet, permet d'apprendre beaucoup de choses et de faire passer plus d'un messages de tolérance, sans en avoir l'air ni s'appesantir.

Sur la route de Blue Earth
L'auteur signe un roman jeunesse spontané et romantique qui enchantera tous les amis des chevaux. A prendre comme une lecture douceur, un peu triste parfois comme dans On achève bien les chevaux, mais avec tellement de promesses dans l'avenir, de belles rencontres et de bons sentiments que le lecteur en sort rasséréné.
Le roman retrace l'équipée de deux amies et un vieux cheval de manège promis à l'abattoir, à travers le New Hampshire, la Pennsylvanie, l'Ohio, l'Indiana, l'Illinois, le Wisconsin. Le but final de Dolorès est l'Oregon où elle veut rejoindre son père qui n'a pas donné signe de vie depuis ses 10 ans, mais Hattie s'arrête à mi-chemin, ayant trouvé pour Speed les grandes étendues herbeuses et la horde de chevaux sauvages qu'elles espéraient pour qu'il finisse ses jours en paix, à Blue Earth, MINNESOTA.
Lu le 18 janvier 2016











L' info culturelle en +
 the SPAM® Museum
Les conserves de jambon de porc qui ont nourri l'armée
américaine pendant la seconde guerre mondiale et sont
devenues une véritable institution nationale ont un musée
à leur gloire dans la ville. Il est situé à Austin - Minnesota
dont les fondateurs : la famille Hormel sont originaires.

samedi 30 avril 2016

Coal black horse / Le voyage de Robey Childs

Je trouve encore une fois que le titre original donne une meilleure idée du roman. Le cheval " noir charbon " est en effet le protagoniste principal de l'histoire au même titre que Robey. Apparu un peu mystérieusement pour l'aider dans sa quête, il se révèle bien plus qu'une simple monture et possède un sens du danger qui fait défaut au jeune garçon. L'homme et l'animal vont être profondément liés par une compréhension et une sympathie réciproques. Infatigable et indomptable, l'étalon noir incarne le destin, l'instinct ou la chance, comme on voudra.
Il me rappelle dans un autre registre, le griot qui accompagne le voyage initiatique du jeune Adama pour ramener au village son frère aîné, enrôlé par ruse dans l'armée des tirailleurs sénégalais et envoyé comme chair à canons dans la guerre des tranchées (un long métrage d'animation réalisé par Simon Rouby)   Adama Bande-annonce VF

La trame de l'histoire :
Un matin de 1863, alors que son mari combat dans l'armée confédérée, Hettie Childs s'éveille bouleversée par un songe. Un grand danger planerait sur son mari. Elle envoie alors son unique enfant, âgé de quatorze ans, sur les traces de son père avec ordre de le retrouver avant début juillet.
Commence alors pour Robey un voyage qui bouleversera sa vie. Il n'a que de vagues indications de la direction à suivre pour rejoindre la zone de combat et pour seule arme une veste réversible aux couleurs des deux armées. Monté sur un cheval noir hors du commun, cadeau providentiel d'un de ses voisins, il traverse l'horreur d'un pays déchiré, en ruines, découvrant sur sa route la véritable nature des hommes.

Le roman est écrit dans un style éblouissant que la traduction rend merveilleusement. Une grande force narrative surgit de la construction de l'histoire, entre quête intérieure et motif du voyage. Le rythme n'est pas trépidant mais il est toujours sûr, soutenu, sans temps mort. Les alternances du récit donnent au contraire du souffle à l'épopée vécue par Robey. Les moments réflexifs permettent de le voir grandir, mûrir, prendre conscience du monde des adultes sans vouloir réellement y prendre part, même s'il finit par devoir choisir entre tuer ou être tué. Il avance à couvert, se tenant prudemment à l'écart des hommes, mais fait néanmoins des rencontres providentielles ou dangereuses. Dans les paysages qu'il traverse, tandis qu'il affronte la folie destructrice, la nature est magnifiée. Elle donne au récit un aspect parfois hors du temps.
L'action se déroule pendant la guerre de Sécession et si beaucoup de circonstances se retrouvent dans tout récit militaire, les nombreux détails sur les habitants, sur les faits et conditions de survie autour des batailles décisives de l'année 1863, m'ont appris énormément sur cette période historique que je connais à peine. La tension, la peur, les tourments des soldats : faim, froid, solitude, les privations de la population, mais aussi les trafics, les sordides petits profits sont restitués avec un réalisme impressionnant.

Info en + (source Vikipedia)
La bataille de Gettysburg est un tournant de la guerre de Sécession. Elle se déroula du 1er au 3 juillet 1863 en Pennsylvanie, près du village de Gettysburg, opposant 93 000 Nordistes (Unionistes) à 71 000 Sudistes (Sécessionnistes). Le premier jour fut un désastre pour les Nordistes qui, cependant, tinrent bon. La bataille se solda par une victoire des Nordistes. Elle fit 23 000 morts de chaque côté. C'est la bataille la plus sanglante de la guerre de 1861-1865. Elle est considérée comme l'une des premières batailles de destruction massive.
Lu le 24 avril 2016



challenge Gallmeister
challenge 50 états, 50 billets
Gettysburg, PENNSYLVANIE

vendredi 11 mars 2016

18 très courtes nouvelles anglaises et américaines

Couverture 18 très courtes nouvelles anglaises et américainesEn édition bilingue, textes présentés, traduits et annotés par Henri Yvinec
La mare dans le désert (la fable du héron revisitée)
Le gentleman venu d'ailleurs (point de vue)
L'homme et son ami (on n'est jamais trahi que par ses proches)
La jeune fille à la rose rouge (mauvaise intuition)
Choix de couleurs (dénuement n'est pas pauvreté)
La femme ou le tigre ? (une fin ouverte, affaire de confiance)
Arrestation (fuite impossible)
La grande salle du comte (frayeur mortelle)
Distraction chez les musiciens d'une paroisse (réchauffement fatal)
L'avocat et le fantôme (négociation)
Avec mon affection et mon estime (brassées de fleurs coupées)
Les cinq aubaines de la vie (mauvais choix)
Le chagrin d'une mère (détresse)
Agnès Surriage (reconnaissance tardive)
La réserve de lady Anne (querelle)
Tard dans la soirée (vieille fille)
L'idylle de l'oncle Abraham (banshee)
Pains de sorcières (pleine de bonnes intentions)




vendredi 4 mars 2016

Sphère

résumé éditeur :
Dans le sud de l'océan Pacifique, à des milliers de mètres sous la mer, un étrange vaisseau spatial est repéré, reposant sur les fonds sablonneux... Un groupe de savants américains descend dans les abysses pour examiner cette extraordinaire découverte qui défie leur imagination : un engin extraterrestre intact après une chute aussi vertigineuse ! Encore plus incroyable, il semble qu'il ait traversé au moins trois siècles... Provient-il d'un univers différent ? Du futur ? Un fait est certain : il n'a pas été construit par l'homme.

Avec une entrée en matière qui m'a fait espérer un roman proche de La nuit des temps de Barjavel, Sphère de Michael Crichton explore des fonds - marins et psychologiques - totalement différents. Les personnages rassemblés dans cette expédition vivent la mise en situation IRL (in real life) de la théorie élaborée par l'un d'entre eux, spécialiste des réactions humaines en situation extrême de confinement.
Le côté fantastique est partout présent : au sens propre, avec l'annonce de cette incroyable nouvelle d'un contact extraterrestre ancien, au sens figuré ensuite par des biais plus inattendus, voire déconcertants pour un esprit cartésien conformément au genre littéraire auquel l'intrigue se rattache.
L'influence de la sphère, d'abord imperceptible, devient peu à peu envahissante. Le roman se développe alors dans une direction onirique parfois mitoyenne du cauchemar, qui crée une véritable surprise et enflamme l'imagination. La fin présente une nouvelle volte-face, avec une approche pragmatique parfaitement " raisonnable " et apporte une conclusion crédible à un texte qui a surfé en grande partie sur l'irrationalité. Elle clôt admirablement ce texte que je relirai pour mieux profiter de ses beautés et de ses astuces, maintenant que je ne suis pas pressée par la curiosité d'en connaître la conclusion narrative.

item 5 du défi SFFF et diversité :
L'adaptation du roman en film est réalisée par l'auteur et Barry Levinson avec Dustin Hoffman (Norman, le psy), Sharon Stone (Beth, son ex, biologiste) et Samuel Lee Jackson (noir, asocial et prodige mathématique). L'intrigue entretient une certaine proximité avec Planète interdite un film SF de Fred McLeod Wilcox sorti en 1956, qui se passe sur une planète éloignée, tandis que le milieu aquatique situe la rencontre du 3ème type plutôt dans l'esprit d'Abyss de James Cameron. 271215

lundi 22 juin 2009

Les enquêtes de l'inspecteur Harry Bosch [3]

Echo Park - En dépit d'un travail acharné, l'inspecteur Harry Bosch de la police à Los Angeles, n'a jamais réussi à élucider la disparition de Marie Gesto.
Treize ans plus tard, un contrôle de routine permet à la police d'appréhender le coupable, dont les aveux sont le fruit d'un accord entre son avocat et le procureur. Au cours de la reconstitution, le prévenu parvient à s'échapper, blessant grièvement l'équipière de Harry. Pire, il aurait dû être suspecté du meurtre dès le début... Harry soupçonne un subterfuge et malgré une mise à pied, continue discrètement avec l'aide de Rachel Walling, profileuse au FBI. S'attachant à retrouver le "renard" de l'histoire, il réussit à clore définitivement son enquête au terme de rebondissements judicieusement inattendus.

A genoux - Un chirurgien au-dessus de tout souçon est "exécuté" de deux balles dans la nuque, à proximité de son domicile sur les hauteurs de Los Angeles.
La police découvre qu'une photo de sa femme, retrouvée ligotée dans leur chambre, a servi à l'attirer dans le piège, après l'avoir forcé à livrer des matières radioactives auxquelles sa profession lui donne accès. En raison de ce profil à risque, il était sous surveillance discrète du FBI, qui ne tarde pas à s'approprier l'enquête et se lance sur la piste de réseaux islamistes et d'attentat terroriste à la bombe sale. Alors que l'agence se désintéresse de la partie homicide et méconnaît certains indices, Harry Bosch s'y attache au contraire, persuadé que la piste du meurtrier le mènera jusqu'au dangereux cesium qui a été dérobé.

Los Angeles River - Le Poète, mentor et premier patron de Rachel mais aussi redoutable serial killer, refait surface huit ans après que le FBI l'a déclaré mort des balles de son élève. Il l'attire sur une scène de crime particulièrement retorse - pour la piéger ou la défier - mais croise ainsi la route de Harry, qui enquête sur la mort suspecte d'un ex-collègue et ami. Comme pour tout polar, il n'y a pas lieu d'en raconter plus, sinon à risquer d'en gâcher le suspense pour les lecteurs suivants. Les scenari sont bien pensés, la lecture est prenante, les personnages récurrents intéressants et les héros sympathiques et attachants : ici, Harry découvre qu'il est père d'une fillette de six ans qu'il apprend à connaître et débute son idylle mouvementée avec Rachel.

mercredi 17 juin 2009

Chuk Palahniuk (2)


Peste
Cette lecture me confirme que l'écriture de Chuk Palahniuk est aussi dérangeante que le cinéma de David Cronenberg : totalement iconoclaste, scatologique, pornographique. Dans Peste, il se livre à une enquête "de voisinage" (amis, ennemis...) sur un jeune homme qui vient de mourir après avoir semé les germes d'une épidémie dévastatrice. On apprend que Rant est un sérotype rarissime de la rage, qu'il a contractée enfant en se faisant mordre volontairement et de multiples fois par des animaux sauvages. Il est décrit comme une personnalité manipulatrice et d'une perversité insoupçonnée par son entourage, sans doute dès son plus jeune âge. Sa mort, durant une séance de Crashing - un jeu pendant lequel des conducteurs en équipe s'amusent à s'emboutir - ressemble à un suicide ou à une fuite.
Lu le 18 décembre 2010

Survivant
J'avais inscrit Fight Club à mon challenge ABC pour en avoir vu l'adaptation cinématographique inoubliable avec un Brad Pitt merveilleux de crédibilité dans le rôle principal. Mais le premier roman de Chuck Palahniuk n'était plus disponible en librairie et j'ai donc opté pour son deuxième titre Survivant.
Au contraire d'Adam, son aîné de quelques minutes, qui possède le droit privilégié de se marier et de rester vivre au sein de la communauté des Creedish, Tender Branson est voué dès son plus jeune âge à l'apprentissage des tâches domestiques et à la vie civile. Après le suicide rituel de tous les membres de la secte, il devrait lui aussi mettre fin à ses jours, mais il trahit les principes de son éducation. Devenu l'unique survivant, il est contacté par un agent commercial patient et peu scrupuleux, qui fait de lui un gourou moderne afin d'exploiter son image. Mais Adam, toujours bien vivant, le traque afin de lui révéler un lourd secret. J'ai préféré la première partie à la seconde, un peu fastidieuse : on finit par perdre de vue l'intéressant compte à rebours du début, avec des chapitres qui décroissent au fur et à mesure de la narration-confession.
Lu le 17 juin 2009

dimanche 14 juin 2009

Conte bleu

Je suis heureuse d'avoir abordé la lecture de Marguerite Yourcenar par ce recueil posthume, préfacé avec justesse par Josyane Savigneau, car l'impression que je me faisais de cette académicienne en sort complètement transformée. Les trois nouvelles rassemblées sont des oeuvres de jeunesse.
L'inédit Conte bleu, tout en camaïeu de bleus, préfigure Les nouvelles orientales et devait s'accompagner d'un conte blanc et d'un conte rouge.
Le premier soir, par sa thématique et son déroulement, est très proche du dénouement de Vingt quatre heures de la vie d'une femme de Zweig : du voyage en train vers le supposé accomplissement de la toute première nuit -avec la maîtresse tant désirée ici ou la jeune épousée chez Marguerite Yourcenar- à l'acte inaccompli dont le protagoniste masculin se détourne par anticipation, blasé par les expériences antérieures.
Maléfice enfin plonge au coeur des croyances obscures pour jeter en pâture à la crédulité populaire une jeune pauvresse pour laquelle "les étoiles dessinaient, en grands jambages tremblés, les lettres géantes de l'alphabet des sorcières".

jeudi 4 juin 2009

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur

COUP DE COEUR
Best-seller écrit par (Nell) Harper Lee, couronné du prix Pulitzer et trois fois cité, avec raison, dans la mégaliste du Blog-ô-trésors, Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur est un excellent roman qui mérite son statut de livre culte, tant pour le style que sur le fond.
L'auteur, qui écrit en plein coeur de la lutte pour les droits civiques des Noirs, une centaine d'années après la guerre de Sécession, situe l'histoire dans les années Trente, en Alabama.
Homme intègre et avocat, Atticus Finch est commis d'office par le juge Taylor à la défense de Tom Robinson, accusé du viol d'une femme blanche, Mayella Ewell.Que les Ewell passent pour appartenir à la pire engeance aux yeux de l'ensemble de la communauté n'empêche pas la majorité de la population blanche de croire de principe à la culpabilité de Tom parce qu'il est noir et de donner tort à Atticus, qui veut lui assurer un procès équitable et tenter de convaincre les jurés de son innocence.
L'histoire, qui se passe dans la petite ville de Maycomb, double imaginaire de Monroeville en Alabama, est rapportée par la cadette d'Atticus. Jean Louise Finch, dite Scout et Jem, son aîné de quelques années, reçoivent une éducation assez atypique, entre leur père, veuf encombré d'une soeur pleine de rigueur et de principes et Calpurnia, la gouvernante de couleur qui leur tient lieu de mère.
A travers le souvenir des premières années de scolarité de la petite fille, qui lui valent la perte de son insouciance, et l'analyse de la jeune femme qu'elle est devenue, se dessine le portrait d'une petite ville sudiste restée ségrégationniste dans l'âme. Rien des rapports de classe et de voisinage d'une communauté ancrée dans ses convictions et ses antagonismes n'échappe au regard acéré de l'enfance.




50 états, 50 billets

Monroeville,  ALABAMA






Après la Géorgie de John Berendt et l'Alabama de Harper Lee commence à s'esquisser une cartographie des états sudistes que j'entends compléter peu à peu par d'autres lectures et pourquoi pas appuyer par un nouveau défi l'an prochain. J'ai déjà noté William Faulkner, Eudora Welty et Walker Percy pour le Mississipi, peut-être Truman Capote, Salinger et L'attrape-coeurs, Tony Morrrison (noirs) Beloved, Lula Carson Mac Cullers, Alison Lurie un été à Key West, Ralph Ellison, Flannery O'Connor (née à Savannah), Tony Hillerman née en Oklahoma (indiens)... merci de me laisser d'autres pistes.
Selon certains auteurs, seuls les 11 États de l'ancienne Confédération appartiennent strictement au Sud des Etats-Unis, alors que pour d'autres, 16 Etats le composent : Alabama, Arkansas, Caroline du nord, Caroline du sud, Delaware, Floride, Géorgie, Kentucky, Louisiane, Maryland, Mississippi, Oklahoma, Tennessee, Texas, Virginie et Virginie occidentale.

mercredi 20 mai 2009

L'énigme du persan gris - une enquête d'Hildegarde Withers

Attirée par un titre en rayon, L'énigme du persan gris, j'ai eu pour une fois envie de lire un roman policier. J'ai dû être inspirée aussi par le thème, à cause du livre voyageur que je vais bientôt recevoir par la poste et dont le titre recèle une énigme : Allumer le chat, au contraire de celui de Stuart Palmer qui n'en cache guère une.
Sur un transatlantique, une jeune fille bien née se retrouve compromise par l'indélicatesse d'un des passagers. Elle disparaît en pleine nuit du pont où elle se trouvait peu avant : s'est-elle suicidée ? La plupart de ses compagnons de voyage sont suspects jusqu'à ce qu'ils se mettent à mourir les uns après les autres. Scotland Yard et une charmante vieille dame enquêtent...
Dans ce genre de roman à suspense, il suffit souvent pour découvrir le coupable de chercher celui que l'auteur essaie de faire passer pour le plus insoupçonnable.
Pour amateurs du genre uniquement.

vendredi 24 avril 2009

Minuit dans le jardin du bien et du mal

Sous-titrée Savannah, Géorgie, chronique d'un ville, la narration de John Berendt est tissée des petits cancans qui traversent la bonne société de cette ville sudiste sur le déclin, sur la grosse trame de fond du quadruple procès accusant Jim Willians, un des notables locaux les plus en vue, du meurtre de son jeune amant Danny Hansford. Pourtant, le mobile n'est pas le sexe mais l'argent.

lundi 13 avril 2009

24 heures avant la nuit

A coups de flash back, David Benioff dresse le portrait de Monty Brogan, beau gosse, flambeur, dealer, enfant chéri de Manhattan.
24 heures avant la nuit suit le cours ordinaire de la journée de ses deux amis d'enfance, jusqu'au moment où ils vont le rejoindre pour clore, par une soirée d'adieu, la dernière journée de liberté de Monty dont on comprend qu'il doit se présenter à l'aube pour une incarcération de sept ans, après qu'un de ses proches l'a trahi.