dimanche 28 février 2016

Lire sous la contrainte # 26

Voici la nouvelle consigne qui tiendra jusqu'au 28 février :
trouver le titre qui vaut le plus cher.
A chaque lettre est attribuée un score comme au scrabble. Il suffit de faire l'addition de tous les nombres du titre pour trouver sa valeur. Le titre le plus cher gagne !
Pour vous aider, voilà la valeur des lettres :
A,E,I,L,N,O,R,S,T,U : 1 point
D,G,M : 2 points      B,C,P : 3 points
F,H,V : 4 points       J,Q : 8 points
K,W,X,Y,Z : 10 points

Meilleur score de la période
L'homme aux yeux à facettes
1+4+1+2+2+1+1+1+10+10+1+1+10+1+4+1+3+1+1+1+1+1 = 59

Le prochain défi porte jusqu'au 10 avril
Le titre des livres que vous lirez devra comporter le nom d'un personnage vivant, ayant existé ou fictif (un personnage célèbre de la littérature).

samedi 27 février 2016

L'homme aux yeux à facettes

COUP DE COEUR
En choisissant ce roman à sa quatrième de couverture, ce qui m'arrive rarement, je pensais lire quelque fiction reposant sur le gigantesque vortex de déchets imputrescibles découvert dans le Pacifique à la fin des années 90. Le prétexte écologique est habilement sublimé pour amener à un questionnement global sur les plus infimes interactions entre les actions de l'homme, des autres êtres vivants et des éléments, aucun n'ayant une moindre importance : le battement d'aile du papillon... qui déclenche réellement typhons, tsunamis, pluies torrentielles.
J'ai appris énormément sur l'île de Taïwan, ses quatorze tribus originaires, ses mythologies, ses traditions, ses beautés. L'histoire de sa colonisation, d'abord japonaise, puis chinoise est légèrement abordée, mais les traits de la modernisation sont vigoureusement questionnés : architectures abâtardies et infrastructures irrespectueuses qui dénaturent les paysages.
L'histoire croisée d'Alice, professeur norvégienne établie à Taïwan et d'Atihei, jeune wayonésien originaire d'une société insulaire aborigène recèle une richesse narrative incroyable. Les personnages secondaires ne le sont guère, tant chacun apporte une touche personnelle indispensable. Anu, Dahu, Hafay, Sara, Boldt, Jakobsen
Le style de l'auteur est enchanteur, les temps du récit, réaliste ou fantastique, alternent sans heurts, le lecteur passe avec fluidité d'un narrateur à l'autre, ce qui multiplie les points de vue et fait avancer la réflexion. Le merveilleux est partout présent, que ce soit par les légendes, les croyances, mais aussi par la contemplation de la nature. Alice s'enfonce de plus en plus dans le mystère soulevé au début du roman ; l'explication finale, complètement rationnelle, est totalement inattendue. Du grand art ! Merci à ma médiathèque habituelle pour m'avoir fait croiser cet auteur, dont je veux lire le premier titre traduit.




jeudi 25 février 2016

Boys don't cry

Second essai transformé avec Malorie Blackman, dont j'avais très peu apprécié Entre chiens et loups, trop manichéen à mon goût. Le roman n'échappe pas aux clichés qui m'avaient agacés. Mais par ailleurs, Boys don't cry fait la part belle aux personnages masculins, dont chaque représentant possède des caractéristiques psychologiques qui le rendent sympathique : Tyler (39 ans 1/2), le père qui a élevé seul ses deux garçons au décès de sa femme Jenny (32 ans),  le sage Dante (17 ans 1/2) qui découvre du jour au lendemain et surtout à la veille de valider son inscription à l'université, qu'il est le jeune père d'une petite Emma (11 mois)  et le bel Adam (16 ans) qui ne doute pas de devenir un acteur célèbre et ne cache pas son attrait pour les garçons. Tante Jackie, la jumelle de Jenny est là pour secouer de ses remarques acerbes mais justes tout ce petit monde, alors que Mélanie, la jeune mère en fuite est une présence furtive, puis abstraite.

dimanche 21 février 2016

Lectures BD du mois

Héléna par Jim, dyptique, Simon aime depuis l'enfance Héléna qui n'est pas pour lui

Les nombrils tomes 4 et 6 : la métamorphose de Karine

Joseph Carey Merrick, par Denis van P., l'histoire vraie d'Elephant man dans l'Angleterre victorienne + carnet de recherches. 1911, Le Caire, Frederick Treves, médecin anglais à la retraire, raconte à un ami sa rencontre avec un homme totalement difforme mais d'une grande humanité, qui devint célèbre en son temps et mourut à 28  ans. David Lynch a tiré un film de sa vie.

Egalement inspiré de faits réels, Les gardiens des enfers, un site incroyable sur les côtes du Pays de Galles, le naufrage d'un navire chargé de la richesse des chercheurs d'or au retour d'Australie, l'accident banal mais mortel d'un assistant gardien de phare et l'imagination fertile de deux auteurs, une émission de Haunted House, une BD impressionnante + carnet de recherches

Adama, un film d'animation sur un jeune tirailleur sénégalais dans la Grande guerre, que son petit frère va tout entreprendre pour le ramener sain et sauf dans leur village, avec l'aide d'un mystérieux griot.

Acriboréa tome 1 L'incertain, un space opéra comme j'aime avec une population autochtone mystérieuse et des intentions humaines coloniales mal dissimulées. Je sens qu'il va me falloir vite la suite !

Les abîmes du temps tome 1 : Dock 21, une histoire de dédoublement entre un chef d'entreprise contemporain et un jeune homme épris qui s'est pendu pour rejoindre dans la mort une jeune femme pauvre dont son richissime père ne voulait pas comme belle fille. Cerise sur le gâteau un psychiatre bien déjanté mais sympa


La fille de Christophe Blain ♥♥♥♥, dont le style me rappelle plus le western déjanté Les déserteurs que l'album Quai d'Orsay du même auteur, annoncée comme une BD musicale mais que je décrirais  plutôt comme une BD accompagnée d'une BO

samedi 20 février 2016

Bleu argent

Bleu argent n'est pas un titre très parlant. Dans le premier chapitre, on apprend que cet objet céleste retient particulièrement l'attention de deux adolescents vivant sur les marges de la curieuse planète Poéïa, constituée d'anneaux géants imbriqués. Chacun rêve devant les étoiles : Joris attend impatiemment son admission dans la prestigieuse navette-université le Melkine (objet d'une trilogie signée Olivier Paquet) tandis que Lyzia doit partir incessamment pour l'anneau intérieur afin d'étudier avec les meilleurs conteurs professionnels de sa planète.
Lorsque Bleu argent s'écrase non loin d'eux, ils sont les premiers sur place pour découvrir l'intérieur de la capsule éventrée. Leur avenir qui semblait fixé par avance, est sur le point de basculer.
Poéïa est une société dominée par le conte : Légende fondatrice d'Origine, la station située au coeur des anneaux et dont l'alliance avec les roches de la planète offre l'énergie nécessaire à ses habitants, mythe du Melkine, le vaisseau-université qui visiterait l'ensemble des mondes de l'Expansion terrestre recruter de futurs élèves mais dont l'existence n'est pas vraiment attestée, histoires répétées par les Déclameurs ou sorties de l'imagination de Lyzia (je suis sous le charme de son monstre des marais retourné à la mer).

J'ai beaucoup aimé cette histoire en dépit des défauts que je reproche souvent aux romans Jeune adulte et que j'imaginais dus à une sorte de simplicité naïve. Je crois comprendre grâce à ce texte que ma gêne vient de mon impossible identification à des héros adolescents, quelle que soit par ailleurs la réelle qualité de l'écriture.
Je trouve généralement que Manchu réalise un travail magnifique sur les couvertures imaginaires et celle-ci ne déroge pas.

jeudi 18 février 2016

sélection Babelio

Quelques belles tentations :
J'ai pu sélectionner le Dictionnaire des maîtres verriers et un roman Quand nous étions des ombres, mais verdict aujourd'hui : je ne suis pas retenue, cela fait au moins dix fois que je tente en vain.
Dans cette sélection, j'ai lu Bleu, blanc, sang tome 1 de Bertrand Puard et ça me rappelle que j'avais envie de lire la suite concernant l'artiste méconnue Justine Latour-Maupaz et les dessous de la République.

Le gardien de l'arbre : Klimt

mercredi 17 février 2016

Anniversaire

J'en suis à 1200 billets publiés et 7 ans d'existence, sans sentir la lassitude souvent évoquée sur d'autres blogues !
Bienvenue à tous mes visiteurs réguliers ou occasionnels...



L'image est signée CS

mardi 16 février 2016

L'extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet

résumé éditeur :
T. S. Spivet est un jeune prodige de douze ans, passionné par la cartographie et les illustrations scientifiques. Un jour, le musée Smithsonian l’appelle : le très prestigieux prix Baird lui a été décerné et il est invité à venir faire un discours. À l'insu de tous, il décide alors de traverser les États-Unis dans un train de marchandises pour rejoindre Washington DC... Mais là-bas personne ne se doute qu'il n'est qu'un enfant. Muni d'un télescope, de quatre compas et des Mémoires de son arrière-arrière-grand-mère, T. S. entreprend un voyage initiatique qui lui permettra peut-être enfin de comprendre comment marche le monde... Notes, cartes et dessins se mêlent au récit avec un humour et une fantaisie irrésistibles.

Si le billet d'àproposdelivres m'a incitée à emprunter le film de Jean Pierre Jeunet pour le regarder, j'avoue que je suis très déçue dans mes attentes. J'ai déjà mieux apprécié des oeuvres de ce réalisateur, comme par exemple Délicatessen, La cité des enfants perdus ou l'inénarrable Amélie Poulain. Il y a quelques trouvailles cinématographiques, mais l'imaginaire inspiré par le roman semble bien faible au regard de l'aboutissement du traitement autour du texte imprimé façon carnet de voyage. Il me faudra donc découvrir ce bel objet livre.

Entre un père cow boy né dans le mauvais siècle et une mère entomologiste mariée dans la mauvaise vie, une soeur candidate Miss America née dans la mauvaise ville et un petit frère kamikaze décédé d'un mauvais coup du sort, une directrice de fondation qui s'est choisi le mauvais candidat et un gamin qui n'a pas la langue dans sa poche et cherche à remettre tout le monde sur le bon chemin, le film aurait pu dépasser la caricature, mais à aucun moment je n'ai senti l'envol des titres précédemment cités.

Du Montana à Washington DC, en passant par l'IDAHO...
dans l'attente de débusquer une autre lecture plus spécifique,
je valide ce dernier état du challenge 50 billets !

dimanche 14 février 2016

Léon l'Africain

Tour du monde : LIBAN
J'ai finalement entamé Léon l'Africain d'Amin Maalouf et j'aime beaucoup.
Le livre de Grenade : Hassan fils de Mohamed le peseur et de Salma sa première épouse est plutôt favorisé par la vie, si ce n'était la menace que fait peser la Reconquista des rois catholiques Isabelle et Ferdinand sur les cités musulmanes de la péninsule espagnole.
L'auteur exprime l'autre point de vue par rapport au Dernier Abencerage de Chateaubriand, le style est très proche et la richesse égale. Il faudra que je trouve très bientôt Les croisades vues par les Arabes du même auteur qui est dans la liste de mes envies. Amin Maalouf entre dans ma catégorie des " enfants de Shéhérazade " au côté de Jean François Deniau, mais je vais sûrement en trouver d'autres parmi mes lectures. Et vous, vous en connaissez ?

Le livre de Fès : Les voix alternent avec les souvenirs de Mohamed, de Salma nuancés par ceux d'Hassan. Après la débâcle de Grenade, le voyage de Melilla à Fès est semé d'embûches et l'accueil dans la famille de Salma à l'arrivée n'est pas à la hauteur des espérances. Hassan a douze ans et sa perception du monde et des adultes qui l'entourent passe des sensations et sentiments à l'observation et à la réflexion. Le destin pèse sur les épaules de sa demi-soeur Mariam née de la concubine tendrement aimée de son père, une ancienne esclave enlevée en Castille.
En dépit des malheurs, une inexplicable foi en l'avenir semble animer le récit du narrateur... que le lecteur partage sans doute grâce à l'annonce, dès le début, qu'il y a une suite, une longue vie et une fin heureuse !
Le livre du Caire : Banni par le sultan qu'il a pourtant fidèlement servi et enrichi, Hassan monte une longue expédition de deux années avec une caravane d'une fortune colossale. En quelques jours de tempête, il perd tout bêtes et hommes sauf son esclave Habi qu'il a promis de ramener aux siens en Afrique noire. Il poursuit le voyage jusqu'en Egypte prêt à une nouvelle vie d'optimisme. Les coups du sort semblent s'acharner contre lui mais fataliste, il en ressort grandi !
La période cairote d'Hassan est marquée par l'ambiguïté de ses sentiments : il est pro-ottoman dont son peuple espère toujours la délivrance de Grenade mais depuis sa rencontre avec Nour, la veuve d'Aladin assassiné sur ordre du Grand Turc, il a pris en charge sa protection et celle de son fils Bayazid né posthume. Après la défaite égyptienne du dernier sultan mamelouk devant les troupes de Sélim, il décide de rallier Tunis par la mer.
Le livre de Rome : Enlevé avec Abbad un riche armateur puis emmené comme esclave, Hassan est livré au pape Léon X qui le charge d'études et d'enseignement. La papauté est menacée par l'empereur Charles Quint, la révolte luthérienne et l'avancée des Turcs en Europe. Hassan, baptisé Jean-Léon et adopté par les Médicis, est même envoyé comme ambassadeur auprès de François 1er et rencontre en secret l'émissaire d'Orient, qui se révèle être son beau frère devenu Haroun Pacha.
Les mémoires de Léon l'Africain traversent l'histoire passionnante du bassin méditerranéen au début du XVIème siècle. Sa vie est une succession d'aventures épiques qu'il n'a pas recherchées mais où l'ont menés ses sentiments. Il subit des revers de fortune mais s'en relève avec la protection de personnages importants qu'il sert, tout en laissant libre cours à son goût pour la connaissance. Ayant atteint la quarantaine, il quitte Rome déchue et pillée par les troupes germaniques.

Quatre livres d'inégale épaisseur composent les mémoires d'Hassan depuis Grenade sa ville natale (enfance), le premier exil à Fès (apprentissages) le deuxième exil au Caire (maturité) la captivité à Rome (sagesse). Le dernier livre (retraite) n'est pas écrit mais on peut imaginer le retour en Afrique du Nord où il garde de puissants appuis.

challenge des 5 continents
Dernière étape : AFRIQUE
Château Saint Ange où Jean-Léon de Médicis dit l'Africain
 vécut à Rome, d'abord en captivité puis en homme libre

samedi 13 février 2016

Plop

Je l'ai échangé sans trop savoir s'il allait me plaire mais le pitch m'avait interpellée.
D'abord le format original et le grain de la couverture sont des choses qui font que l'objet m'a plu d'emblée. Avec des qualités éditoriales évidentes, soigneuses et exigeantes, l'ouvrage procure un plaisir des sens avant celui de la lecture. Bravo aux éditions de l'Arbre vengeur.
A première vue (c'est le cas de le dire) l'illustration est un peu obscure mais comme le fait justement remarquer unPapillondanslaLune, à la fin du roman elle s'éclaire.
Lu le 20 novembre 2015

Plop !
C’est le bruit qu’il a fait en tombant dans la boue.
Plop. C’est le nom dont on l’affublera désormais au sein de la tribu.
Le Groupe qui l’accepte évolue dans un monde d’après : déchets, gravats, pluie incessante.
Cette fin du monde a pour décor des immondices, pour habitants des humains en fuite permanente et soumis à une loi du plus fort exténuante.
Mais Plop est différent, il va plus loin que les autres, il se hisse, sort du trou.
C’est son histoire, affolante et inquiétante, que Rafael Pinedo, météorite des Lettres argentines, nous conte dans ce roman cru et sauvage, picaresque et futuriste.
Mieux qu’une provocation, un livre impitoyable.
Plop...

Plop est né avec une chance de survie proche de zéro et pourtant il s'accroche à l'existence et sait profiter des moindres prises, à commencer par l'intérêt de la vieille Goro... Ensuite et très vite, il acquiert un tempérament que l'adversité renforce plutôt que de l'abattre. Dans un monde inhospitalier et amoral, où les faibles subissent les sévices, les diktats infamants et la perversité des plus forts, il parvient à se faire une place par ruse et par calcul.
La liberté individuelle n'existe plus, mais Plop parvient à conquérir les moyens d'asservir ses semblables. Le malaise vient de l'évolution du personnage, de son intelligence stratégique et de son individualisme, dominé par une vision utilitariste des autres. En dissimulant les découvertes que lui apportent ses entreprises ingénieuses, il se hisse au premier plan de sa tribu. C 'est un visionnaire extrêmement clairvoyant mais plus il s'élève, plus il devient l'homme à abattre.
Le roman commence par une note funèbre. Il semble que Plop soit au plus bas... dans la fosse et attende sa mort. Il a déçu, dérangé, bousculé les autres par ses prises de risques, son attitude qui tranche avec la résignation et la soumission, son opportunisme qui l'a coupé de ses seuls soutiens véritables, ses amis d'enfance.
Le monde sordide dans lequel il vient au monde est terriblement post-apocalyptique, mais ce fait reste sans explication. Le jour ressemble à une perpétuelle aube grise. Une pluie ininterrompue corrompt l'eau et la terre. Le monde est devenu une immense décharge à ciel ouvert, gangrenée par la corrosion et la moisissure. Le sol boueux est jonché de détritus parmi lesquels les tribus nomades s'efforcent de trouver subsistance, dans un exode sans fin.
Les plus chanceux sont sédentaires et pratiquent le troc, y compris et à commencer par l'échange d'êtres humains. Chacun a une valeur marchande, parfois inférieure à la nourriture qu'il consomme ou aux porcs qu'il peut engraisser.
Le récit est âpre, la langue crue, les idées dérangeantes, les images fortes. Rafael Pinedo livre une fable percutante, horriblement efficace et sans issue. L'individu est sacrifié à l'intérêt collectif sans état d'âme. Les descriptions sont parfois à vomir, d'une violence sans humanité. Les êtres glauques qui hantent ce monde barbare ont perdu le droit à ce terme. Mad Max ferait ici figure de gentil ! L'abjection est au rendez vous.
Je n'en ai peut être pas l'air, mais j'ai apprécié l'écriture de l'auteur et j'aimerais découvrir un autre de ses titres. Plop a reçu le Prix Casa America (2002)

défi SFFF
item 10 : destination : ARGENTINE
item 14 : le climat déréglé est au coeur de cette dystopie
item 18 : cf item 10
item 20 : la société n'a presque plus rien d'humain

vendredi 12 février 2016

Histoires de voyages dans le temps / d'univers parallèles

Roma Thermae
Lucius est un architecte assez banal spécialisé dans la construction de thermes. A la fin du règne d'Hadrien, le goût est à la nouveauté et il a du mal à satisfaire à la demande, jusqu'à ce qu'il glisse dans l'eau des bains publics. Il se retrouve inexplicablement projeté dans le Japon contemporain où tout dans l'art du bain l'émerveille, l'inspire et le révolte car il veut croire à la suprématie de l'empire romain en toute chose. Le phénomène se reproduit à chaque fois qu'il est confronté à une commande ou un problème à résoudre.
J'ai été curieusement attirée par cette série BD déroutante qui mêle le manga et une histoire comparée des bains dans l'Antiquité romaine et dans la tradition japonaise. Des petits encarts bien documentés accompagnent les poins abordés dans chaque tome.
Lu le 24 février 2013

Inversion tome 1 de Makyo
et si la vraie vie se déroulait pendant que nous dormons... à partir de cette hypothèse intéressante/inquiétante Makyo plonge le héros dans l'enfer : d'une vie sur l'autre il oublie ce qu'il a fait et sa personnalité - en opposition - devient poreuse. insomnie, manipulation ? hâte de connaître la conclusion de ce dyptique.
Lu le 29 mai 2015

Dock 21
Sous hypnose, il fait une première incursion dans la vie de son double. Puis il retourne spontanément dans le passé de John.