Hitomi Kanehara dresse le portrait d'une jeunesse à la dérive, en quête d'une étincelle de vie, quels qu'en soient le prix ou les moyens. Bien qu'elle s'inscrive dans la lignée de Ryû Murakami, j'ai été moins choquée qu'à la lecture de Bleu presque transparent. Pourtant...
Une langue fendue en deux comme celle d'un serpent : quand Ama a ouvert la bouche, Lui s'est sentie parcourue d'un frisson comme elle n'en avait jamais éprouvé. En tombant amoureuse de ce jeune punk, elle va découvrir un monde obscur entre violence et désir. Mais l'automutilation est un voyage sans retour. Piercings, tatouages, sexe et pulsions morbides, Lui va peu à peu perdre tous ses repères au contact de la faune trouble des bas-fonds de Tokyo.
La couverture plus dérangeante qu'autre chose, même si elle reste très esthétique est l'oeuvre de Trevor Brown.
Le toutamoi
Je n'ai pas beaucoup accroché aux enquêtes du commissaire Montalbano. Dans ce roman, Camilleri s'éloigne de la facilité et de ses habitudes siciliennes et s'aventure loin de son genre de prédilection pour explorer un registre beaucoup plus trouble. Je me suis laissée tenter par l'ensemble prometteur du titre, de la couverture et du résumé, dont l'ensemble parvient à évoquer une atmosphère de possession.
Arianna et Giulio forment un couple fusionnel. Ce qu'il ne peut lui offrir, il accepte qu'elle le trouve auprès de jeunes gigolos et même, il lui organise des rencontres, à l'unique condition qu'elle ne retrouve jamais ses partenaires plus d'une seconde fois. Tout va pour le mieux jusqu'à Mario. Plus jeune ou moins professionnel que ses prédécesseurs, il refuse d'honorer sa part du marché. Son insistance à exiger de la revoir déclenche une spirale désastreuse.

Liste à lireL'écorchée de Donato Carrisi
Mother Feeling de Michel Chevron

Amorcé dans le cadre du jury policier, le partenariat Babelio-Seuil se poursuit. J'ai déjà eu la chance de lire Les leçons du Mal de Thomas Cook. Après avoir découvert en avant-sortie les premières pages d'un suspense insoutenable de Trois semaines pour dire adieu de C.J Box, j'avais bien hâte de le recevoir !
Trois semaines pour dire adieu en LC avec Canel (-) et Sophie (-)
Etudiant assez insignifiant, Jack a osé tomber amoureux et parvenir à épouser Melissa, une des filles les plus charismatiques du campus. Ils forment un jeune couple sympathique et sans histoire, très middle class américain. La seule ombre à leur tableau, après plusieurs années d'un bonheur sans nuage, est l'infécondité de leur union. Ils se sont décidés à adopter et Angelina, une jolie petite fille, abandonnée par sa jeune mère de 16 ans, est arrivée dans leur foyer depuis neuf mois. Mais leur routine insouciante explose lorsque l’organisme chargé du dossier d’adoption leur apprend que le père naturel n'a pas signé de renonciation à la paternité. Le jeune homme de 19 ans, Garrett Moreland, bon-à-rien notoire mais fils d’un juge fédéral influent, réclame à présent des droits sur l'enfant.
Le juge et grand père paternel leur signifie un ultimatum : ils n'ont que Trois semaines pour dire adieu avant de se séparer de la petite fille. Il ne leur laisse pas le choix, semble-t-il. Pourtant, refusant de céder et de se laisser reprendre leur enfant, Jack et Melissa se penchent sur la vie et le passé du juge pour trouver une faille dans sa cuirasse de respectabilité. Aidés par deux amis qui n'ont pas froid aux yeux, ils vont tout mettre en oeuvre pour faire éclater l'indignité morale des Moreland Père et fils.
_
_
Cette histoire de lutte du pot de terre contre le pot de fer est magistralement menée par C. J Box. Dans cette sombre machination, seule la chute manque un peu de crédibilité (mais pas de spoiler ici...) Le lecteur, de tout coeur avec les parents dépossédés, est tenu en haleine de bout en bout ; ulcéré par l'ignomie du magistrat et le comportement délinquant de Garett, il ne peut que leur souhaiter la correction qu'ils méritent. C'est assez saignant du début à la fin, mais je suis bon public pour ce genre de polar musclé et j'ai plutôt apprécié le côté Dirty Harry : c'est tout le contraire dans les films, je déteste les scènes pleines d'hémoglobine !!
Lu le 17 juillet 2011 le
_
Lu le 17 juillet 2011 le
_






















