Le recueil se compose de sept nouvelles, sept portraits, sept âges de la Sérénissime, rangés par ordre chronologique (du XII ème au XXI ème siècles) de manière à évoquer des périodes précises, marquantes de son Histoire.
Au gré des épisodes mettant en scène Nicolò le joueur, Andrea le sculpteur, Lorenzo le peintre, Veronica la courtisane, Elena la femme savante, Paulina la chorsite ou Julien le photographe, Venise se dévoile et se dérobe. Pour les héros de ces récits, visiteurs éperdus, la rencontre ne se produit pas. Venise secrète, dont l'âme inaccessible n'a cessé d'inspirer et de fasciner les artistes, garde sa part d'ombre, impénétrable aux étrangers qui, ayant tenté de saisir son mystère, repartent bredouilles et amers.
Vénitienne d'adoption depuis une trentaine d'années, c'est d'une plume fluide et érudite que Dominique Paravel mène son lecteur dans le dédale des ruelles et des canaux, mais aussi à travers les archives de la Cité des doges. Pour sa richesse historique et sa langue sensuelle et impudique, ce livre est à rapprocher des Chroniques napolitaines de Jean Noël Schifano.
J'ai reçu Nouvelles vénitiennes, dédicacées d'un gentil mot de l'auteur, grâce à un partenariat Babelio avec les éditions Serge Safran que je remercie tous les deux ! Quelques mots (empruntés chez Mollat, Ces mots-là) :
[Serge Safran] a choisi de lancer sa marque, sans faussse pudeur avec son nom dessus. Son ambition est raisonnable et nous laisse penser que ce n’est pas la fortune que recherche ce directeur littéraire aux choix très respectés parmi ses pairs. Trois livres par an viendront enrichir ce mince catalogue qui se souciera d’exigence. L’éditeur annonce qu’il s’agit d’un choix personnel guidé par l’originalité du sujet, la force d’émotivité et le dérangement des codes établis, qu’ils soient moraux, littéraires ou esthétiques. L’idée est avant tout d’offrir de réelles découvertes.
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