lundi 30 juin 2014

Swap des 4 saisons

Solstice de printemps le week end dernier, changement d'heure pour celui-ci (pas nous car nous ne changeons pas dans les DOM), voilà qui présente un autre intérêt que les municipales qui agitent beaucoup d'encre.
Pour fêter le retour des beaux jours (mais pas que car chaque saison sera honorée en son temps) Seraphina et Drussnaga nous ont proposé un swap en quatre étapes. Je suis en binôme avec Tinkerbell-loves-reading.





    J'ai reçu mon colis bien avant elle mais je l'ai attendue pour en découvrir le contenu.

    J'ai été gâtée, cf. les photos ; j'adore son papier motif cachemire :
    Une bougie parfumée
    Des bonbons à la cerise (trop bons selon les enfants)
    Des marque-pages et plein de belles photos de saisons plastifiées : de quoi en mettre partout dans la maison (salle de bains/cuisine)

     


     
    Deux livres de ma PàL pour voyager du Nord au Sud
    - Printemps de Mons Kallentoft dont j'ai déjà lu Automne dans la même série située dans sa région natale de Linkoping et mettant en scène l'enquêtrice Malin Fors (SUEDE)
    - Au couvent des petites fleurs un recueil de nouvelles d'Indu Sundaresan (INDE)
    Merci beaucoup à toi et aux organisatrices, j'attends avec impatience ton déballage et tes photos.









    Dans le prochain, pour l'été, envoi jusqu'au 21 juin, prévoir :
    - 1 livre contenant la saison ou un mot se référant à la saison
    - 1 ou 2 MP de saison
    - 1 photo de saison
    - 1 surprise de saison
    - 1 boisson ou gourmandise de saison.






    Mon colis d'été vient d'Allemagne, un peu en avance sur le timing pour une ouverture prévue le 21 juin
    Dans le détail (avant photo) :
    - du papier avec de belles roses épanouies, une des fleurs reines de la saison
    - un livre bien de saison : Quatre fille et un jean, premier été mais que j'ai hélas déjà lu, je me suis arrêtée quelque part entre le 3ème et le 4ème été
    - deux images d'été : nuages au soleil couchant, très photogéniques
    - trois petites bougies fruitées
    - des nounours golden
    - deux MP de la série Rebacca Dautremer

    Voilà les photos de ce qu'elle a reçu de son côté autour du thème les fruits rouges de l'été


    • Colis d'automne et d'hiver
    Merci à Séraphina pour son colis de rattrapage dans le challenge dont elle est l'organisatrice, mon binôme Tinkerbell loves reading ayant fait défection pour les 2 dernières saisons
    en images :

    et en saveurs mais nous avons été trop gourmands pour vous montrer autre chose que le maxi coffret de thés parfumés ; j'ai les paquets vides sous les yeux : des Kinder Shokos Bons - partagés et mangés - du nougat mou - on adore !
    MERCI Seraphina pour ta générosité

    Bilan du 1er semestre 2014

    lectures sans billet

    La petite fille de Monsieur Linh et Le café de l'Excelsior de Philippe Claudel (courts)

    La lune dans le caniveau (ABC polar)
    L'interlecte réunionnais
    L'or bleu de Martinigol (too ce bleu)
    Le vice consul, dernier volume - après Le ravissement de Lol V Stein et India song - de la trilogie " indienne " de Marguerite Duras
    lectures à venir
    A contre-jour de Charline Quarré (prêt)
    La Comédie humaine de Balzac (Pléiade)
    Le mystère français (en prêt)
    Belle Fleur (en prêt)
    La trajectoire du point (challenge numérique/math'en mots) 
    lectures interrompues
    Sitarane
    Sur feuille de songe
    Tous ruinés dans dix ans (challenge numérique)
    Médecine apache (50 billets, 50 états)

    dimanche 29 juin 2014

    Pierre qui roule

    Comédie dramatique en 5 actes  ️‏️‏️‏️‏
    A peine le premier sorti de quatre ans de tôle, John Dortmunder, reprend du service avec Andy Kelp, son complice de toujours. Il s'agit de voler une fabuleuse émeraude disputée par deux micro-états africains, pour le compte du major Iko, représentant de son pays à l'ONU. Mais les plans ingénieux élaborés par Donald E. Westlake ne sont destinés qu'à faire tomber ses héros un peu plus bas à chaque tentative, ratée d'un cheveu (ou d'un grain de sable). Les complices vont tour à tour braquer un musée, une prison, un commissariat, un asile et la salle des coffres d'une banque... mais en dépit de leur ingéniosité, il n'y a pas plus poissards qu'eux et l'émeraude leur échappe toujours. Las d'être le dindon de la farce, Dortmunder, le cerveau de la bande, tient une revanche savoureuse.
    Christian Lax réussit parfaitement  l'adaptation de ce roman noir ou plutôt ce roman d'humour noir dans le style des années 60-70. Il va même au delà, car la BD apporte ses propres codes au développement de l'intrigue, à l'exposition des motivations des personnages, etc. Je retiendrai quelques scènes d'anthologie comme le détournement d'une locomotive de parc d'attractions pour enfoncer l'enceinte de sécurité de l'asile où se cache l'avocat marron !

    extrait d'interview :
    Castermag' : Graphiquement, avez-vous procédé à d'autres expériences ?
    Lax : Comme souvent quand je démarre quelque chose de nouveau, j'aime bien essayer de changer ma cuisine. Ici, j'ai mis au point une technique de travail sur glacis d'acrylique. J'ai utilisé un papier fort, j'ai passé un acrylique blanc à la brosse et au couteau, de manière à obtenir deux matières qui se superposaient et à avoir un fond sur lequel je dessinais, mais qui était assez rugueux et comportait pas mal d'accidents. Cela correspondait bien au côté crade, poussiéreux du New York que je voulais montrer. Et puis cette rugosité du fond a entraîné une rugosité du dessin et de la couleur, qui véhiculait l'imagerie du polar.

    jeudi 26 juin 2014

    Forteresse digitale

    Dans sa version audio, le roman de Dan Brown dure 13 heures, soit près de la moitié d'une description en temps réel et en tenant compte du décalage horaire, des aventures de Susan Fletcher, la brillante chef du service de cryptologie de la NSA et de son fiancé, le professeur d'université David Becker, lancé à travers Séville à la poursuite de l'indice qui permetta de lever la menace qu'Ensei Tankado, un ancien de la NSA défenseur des libertés individuelles, fait peser sur l'avenir de la plus grosse machine d'espionnage virtuel jamais construite par les services secrets américains.
    De grossières ficelles et quelques invraisemblances difficilement excusables nuisent à la qualité de l'intrigue. Le propos dans le résumé m'avait intéressée mais je suis finalement restée en dehors de l'histoire à cause de toutes ces petites imperfections qui ont contrarié mon audition, mais fait passer le temps de mes trajets quotidiens (en lecture, j'aurais renoncé à finir entamer un tel pavé).

    mercredi 25 juin 2014

    Mini swap

    qui n'en a que le nom tant Mamzellefrog m'a comblée de réalisations faites main et autres cadeaux.
    " j'ai posté mon colis vendredi, j'ai hâte que ma swapée le reçoive !  
    - OOUUUIII !!! mon colis est arrivé et il est tout simplement magnifique, 
    je suis restée sans voix  mais avec un immense sourire en le déballant.  
    merci merci
    Dire que j'ai failli ne pas m'inscrire... Mais d'abord place aux photos pour admirer son talent :


    - un joli colis entièrement dans les tons de bleus puisque c'est ma couleur préférée
    - du papier fleuri printanier qui me rappelle les motifs de pivoines sur les kimonos japonais, j'aime beaucoup
    - une magnifique carte ingénieusement réalisée par Mamzellefrog, mais ce n'est pas tout :
    - un carnet avec tous les mois de l'année pour ne plus oublier les anniversaires qui me tiennent à coeur
    - des MP (4) dont je ne sais choisir celui que je préfère, mais ma fille - Arielle - s'est déjà emparé du sien
    - une pochette de lecture au format poche, je n'en avait pas encore et elle est superbe, en tissu rayé et façon jeans à l'intérieur
    - un livre de ma WL (c'est la règle de base !) que je veux lire depuis qu'il est inscrit au Babychallenge SF, trop contente
    - des gourmandises : des bonbons au cassis (j'adore tout ce qui est aux fruits) et des chocolats suisses que je serai obligée de cacher... pour les soustraire à mes monstres



    du bleu, du bleu, du bleu, beaucoup de temps, d'imagination et de gentillesse dans la réalisation de ces objets, je te dis un grand merci,  ainsi qu'à Nelcie l'organisatrice, encore bravo alors que c'était ton premier swap et je te souhaite d'être gâtée pareillement
    Voici ce qu'elle a reçu d'une autre swappeuse, puisque le principe du mini-swap est un envoi en chaîne !

    vendredi 20 juin 2014

    Yasmina Khadra (2)

    COUPS DE COEUR
    challenge Tour du monde : Algérie

    Ce que le jour doit à la nuit
    France Télévisions - Roman - 2008
    L'auteur évoque la période 1942-1962, à travers les yeux d'un petit garçon pauvre, confié à un oncle pharmacien installé dans un quartier résidentiel d'Oran. Younes, devenu Jonas par souci d'intégration, partage avec ses camarades les occupations de leur âge. Il revient sur le contexte historique de ce passé pourtant heureux, marqué par les derniers feux de l'Algérie française. L'évocation de ses souvenirs se teinte du sentiment diffus d'une disparition irréversible, d'une interculturalité perdue, à l'image de son amour adolescent à jamais impossible.
    Lu le 4 mai 2012

    Les hirondelles de Kaboul
    De nos jours, à Kaboul, à travers l'histoire poignante de deux couples à la dérive Atiq/Mussarat et Mohsen/Zunaira devenus des OVNI dans leur propre communauté, l'auteur fait le portrait d'hommes et femmes vivant dans le souvenir de la grandeur passée de Bagdad et confrontés au désespoir né du manque de liberté, de la trahison des idéaux et de la destruction des illusions alors que l'ombre du Coran plane sur une ville en ruine veillée par les moudjahidins et les ayatollahs.

    Les textes de Khadra sont comme des romans d'amour chuchotés, dont l'objet serait un pays, une culture, un héritage trahis par les temps présents. Ils me rappellent La pierre de silence, une autre lecture que j'ai beaucoup aimée, bien que traitant de choses dures parce qu'ils parviennent à émouvoir le lecteur tout en le gardant à distance de l'horreur totale, par la grâce d'une écriture généreuse, d'un style épuré mais non dénué de poésie par exemple dans le regard porté sur les lieux, faits et gestes du quotidien.

    lundi 16 juin 2014

    Deux petits pas sur le sable mouillé

    COUP DE COEUR
    D'habitude, je ne lis pas ce genre de récits, par peur du pathos... mais ce livre émouvant et plein de vie est tout le contraire de morbide. Il était dans la WL de ma swappée des quatre saisons et quand j'ai commencé à le feuilleter à la librairie, j'ai eu envie de connaître la suite, puisque la fin était prévisible : par les mots d'Anne-Dauphine Julliand, un témoignage vécu, poignant, sur une famille dont les deux petites filles sont atteintes d'une maladie orpheline dégénérative. Diagnostiquée à deux ans, Thaïs perd peu a peu ses facultés locomotrices, puis la parole, la vue, l'ouïe. Mais ses parents, leur famille et leurs amis ne baissent jamais les bras et assurent un relais de tous les instants autour d'elle, tissant un cocon d'amour réciproque : j'ai découvert contre toute attente, un incroyable message de foi en la vie quoi qu'il en coûte. Contre tout espoir, même si l'avenir est sombre, la petite Thaïs offre une formidable leçon d'amour, de courage et de confiance.

    vendredi 13 juin 2014

    Sitarane

    Sitarane est un des plus puissants mythes collectifs de tout l'imaginaire réunionnais, [mais personne ne connait la véritable histoire de ce travailleur engagé venu du Mozambique].
    Comment un homme aussi doux [...], très bien noté par ses employeurs successifs, si bien considéré qu'il accéda au statut envié de commandeur puis de gardien-chef... comment cet homme inoffensif devint-il un abominable assassin alors que rien ne l'y prédestinait ? [...]
    Au fil des pages, [Jules Bénard évoque] des anecdotes, des faits-divers, des aventures qui, tous, ont bel et bien eu lieu. [...]

    challenge Tour du monde : La Réunion 
    Début dans l'Est : Sitarane, une force de la nature capable de chevaucher un taureau fou furieux et de l'assommer d'un coup de poing entre les deux cornes, est chef des bouviers à Cambourg, dans les hauts de Saint Benoit, sur la propriété de Morane. Venu des plaines désertiques du Mozambique, engagé volontaire pour 5 ans, il vit dans l'esprit des traditions de sa tribu et rêve son retour au pays.
    Fin dans le Sud : Sitarane et Fontaine, les deux exécuteurs des basses oeuvres condamnés par un jury populaire, ont la tête tranchée par une guillotine acheminée spécialement, alors que leur chef, le sorcier Calendrin, bénéficie curieusement d'une grâce présidentielle qui commue la peine capitale en détention perpétuelle au bagne de Cayenne.
    L'intérêt du roman, d'une qualité d'écriture assez inégale, prend sa source dans le rappel de l'histoire régionale et la narration d'une vie coloniale disparue : les grandes plantations de canne, le risque cyclonique, l'engagisme indien et africain qui succède à l'esclavage et le marronage, une population réduite à deux centaines de milliers, des voies de circulation malaisées, des transports à boeufs, une gendarmerie montée, le développement industriel et la rivalité Nord-Sud de l'île, etc
    NB : je trouve la couverture rebutante, elle a bien failli m'empêcher de lire l'ouvrage. 

    jeudi 12 juin 2014

    Histoires d'hommage posthume

    La plus que vive
    Je cherchais un autre titre de Christian Bobin lorsque je suis "tombée" sur ce court fascicule d'occasion. Il est difficile de parler d'un roman, il s'agit plutôt d'un témoignage d'amour. Le 12 août 1995, l'auteur perd une amie très chère d'une rupture d'anévrisme : Ghislaine, 44 ans, laisse un second mari, deux enfants adolescents, une petite Clémence de 4 ans, ainsi qu'un ami désemparé mais heureux : cela parait antinomique mais le texte nous apprend que Ghislaine avait le talent de rapprocher les inconciliables. L'évocation des moments de bonheur passés avec elle, parfois de longues causeries, parfois plus brefs, comme une promenade de cinq minutes au pas de course, la montre demeurant très présente dans la vie de l'auteur, comme le souligne le titre. Le texte, confiant et lumineux, ne s'appesantit pas sur la perte mais sur l'ajout : d'une capacité au bonheur, d'un rire toujours clair, d'une liberté sans pareille et d'un amour inconditionnellement donné.

    Comme une curieuse résonance, je lisais il y a presque un an jour pour jour, le magnifique témoignage de...
    Veuf
    Jean Louis Fournier, régulier comme une horloge, va sortir son prochain roman de la rentrée. En attendant, je viens de découvrir son hommage à Sylvie, sa femme, brutalement retirée à l'affection des siens, comme dit la formule consacrée. Ce court roman fait revivre les heures heureuses, de la rencontre à la disparition soudaine, le creux des heures qui demeure.
    J'avais déjà trouvé qu'il sait évoquer ses proches comme s'ils étaient sous nos yeux. Que vous connaissiez l'auteur (pour le retrouver) ou pas (pour le découvrir) ce livre est un petit bonheur à savourer.
    Illustration de couverture :
    Photo souvenir de Sylvie Fournier avec un de ses chapeaux cloches dans leur traction blanche

    « Je suis veuf, Sylvie est morte le 12 novembre, c’est bien triste, cette année on n’ira pas faire les soldes ensemble. Elle est partie discrètement sur la pointe des pieds, en faisant un entrechat et le bruit que fait le bonheur en partant. Sylvie m’a quitté, mais pas pour un autre. Elle est tombée délicatement avec les feuilles. On discutait de la couleur du bec d’un oiseau qui traversait la rivière. On n’était pas d’accord, je lui ai dit tu ne peux pas le voir, tu n’as pas tes lunettes, elle ne voulait pas les mettre par coquetterie, elle m’a répondu je vois très bien de loin, et elle s’est tue, définitivement.
    J’ai eu beaucoup de chance de la rencontrer, elle m’a porté à bout de bras, toujours avec le sourire. C’était la rencontre entre une optimiste et un pessimiste, une altruiste et un égoïste. On était complémentaires, j’avais les défauts, elle avait les qualités. Elle m’a supporté quarante ans avec le sourire, moi que je ne souhaite à personne. Elle n’aimait pas parler d’elle, encore moins qu’on en dise du bien. Je vais en profiter, maintenant qu’elle est partie. »
    Jean-Louis Fournier souhaitait mourir le premier, il a perdu. Sa femme partie, il n’a plus personne avec qui parler de lui. Alors pour se consoler, ou pour se venger, en nous parlant d’elle, il nous parle de lui.
    Lu le 14 juin 2013

    mercredi 11 juin 2014

    Allers simples pour le futur

    Classées en SF jeunesse, mais écrites par Christian Grenier qui lui a donné ses lettres de noblesse, ces nouvelles ont tout des grandes. L'auteur explique ses choix, convictions et sources d'inspiration en préface, ainsi que dans une postface ajoutée à chaque texte de ce recueil paru dans la collection Autres mondes chez Mango.

    Mon classement subjectif :
    Le dernier des zitis (++) : belle et inquiétante fable autour de la protection de la planète - NB : une partie se passe à La Réunion, l'auteur semble inspiré, c'est la deuxième de ses nouvelles à ma connaissance dont c'est le cas
    Les passagers de Décembre (+) : magnifique conte de Noël autour de la relativité
    Le fils de la comète : improbable hypothèse sur l'origine de l'Homo sapiens
    Les nouvelles suivantes explorent différents aspects de la virtualité et du champs des simulations : épreuves (Anna passe son bac : livre Vs numérique, un choc de cultures) jeu de combats (Tuez Jack le muché ! (-) un affrontement dans des réseaux souterrains par souvenirs interposés) relations (L'Ami fidèle : même virtuels, ils ont besoin d'alter ego)

    lundi 9 juin 2014

    Projet oXatan


    Quatre adolescents, élevés sur Mars dans un isolement presque complet, à l'exception de mademoiselle Grâce qui veille sur eux shotgun au poing, reclus au sein d'un complexe " le Bunker " qui leur est dédié sur une île " l'Eden "ceinturée d'un marécage infesté d'alligators, entouré d'un grillage électrifié et d'une forêt gardée par des ogres à la peau bleue.
    Mêlant SF, fantastique, mythologie et conte... il interroge l'ambiguïté de la relation de créateur à ses créatures et réciproquement. Je trouve peu de choses à dire, à la mesure du peu d'intérêt trouvé à ce roman jeunesse, finalement trop foisonnant, parce que Fabrice Colin y lance trop de pistes qui auraient peut être gagné à être suivies séparément.

    dimanche 8 juin 2014

    Les enquêtes de Phryne Fisher [2]


    challenge tour du monde : AUSTRALIE


    Cocaïne et tralala
    Née pauvre en Australie, avant que son père n'hérite d"un titre aristocratique, Miss Phryne Fisher n'a pas froid aux yeux. Cheveux courts à la garçonne, portant le pantalon comme la robe de soirée, elle fume, boit, sait conduire et piloter, mais assume une féminité débridée et ne dédaigne pas la bagatelle. La jeune aristocrate anglaise s'ennuie un peu dans la bonne société et fait des incartades discrètes, loin de Londres. Lorsque le colonel Harper lui demande d'aller enquêter à Melbourne sur la santé chancelante de sa fille Lydia Andrews, elle ne se fait pas prier et embarque sur le premier paquebot, l'Orient. Elle ne sait pas encore tous les dangers qui l'attendent, ni que l'appel de l'aventure lui fera se découvrir une vocation de détective.
    En plein coeur des années folles et des débuts de l'émancipation féminine (une amie de Phryne est une écossaise devenue médecin à force de volonté) Kerry Greenwood campe les prémisses d'un personnage récurrent attachant, intelligent, émancipé, une sorte de Miss Tupence (Agatha Christie) qui n'a pas encore trouvé son Tommy (ou sera-ce le beau danseur Sasha de Lisse que sa grand-mère, princesse russe déchue, pousse à user de sa séduction ?)
    Lu le 8 juin 2014

    Phryne et les anarchistes
    Une déception avec ce roman où je ne retrouve pas les éléments qui m'ont plu dans le précédent volume. Enfant gâtée qui se sent tout permis et adopte deux petites filles, mère peu modèle qui vit à cent à l'heure sa vie de garçonne émancipée sans souci des convenances, jeune femme frivole qui fréquente les soirées de charité aussi bien que les docks, mais aussi donneuse d'ordres et redresseuse de torts au grand coeur qui se heurte aux pires bandits sans frémir, Phryne Fisher est plus agaçante que charismatique. J'ai cru y voir une Pénélope Green australienne et cela ne m'a pas emballée pour la suite de ses aventures.
    Lu le 31 juillet 2015

    samedi 7 juin 2014

    Quartiers de Pamplemousses

    challenge Tour du monde : Ile Maurice
     
    A la façon d'un Marcel Pagnol mauricien, l'auteur raconte de petites scènes de vie rattachées à une enfance heureuse et insouciante, entre quatre frères, des oncles et tantes originaux, le couple uni de ses parents, avant que ne vienne la prise de conscience de la fragilité de son monde, dans le havre familial de Mon repos, blotti au milieu d'un champ de cannes à sucre en lisière du village de Pamplemousses.
    Dans une famille riche en inventeurs et concepteurs originaux, les projets novateurs ne manquent pas (éoliennes, gramophone Vs sono, levure secrète...), qu'ils soient promis à un bel avenir, à un cuisant échec ou à un abandon spectaculaire.
    Le père de l'auteur, en fervent défenseur de la couronne britannique se porte candidat aux élections, milite contre l'indépendance face à l'empire et ne se laisse pas abattre par la déveine qui entrave la mise en "musique" (en référence à une des anecdotes savoureuses de ce roman) de ses bonnes intentions. L'axe de cette chronique est constitué de la lutte pour l'indépendance des Mauriciens, hindous, musulmans, créoles et chinois, à travers le prisme d'un gamin qui en est le témoin ingénu. Cette situation politique instable cristallise des tensions latentes entre les différentes communautés. Tour à tour, sous domination française, puis britannique, Maurice connaîtra pourtant une décolonisation pacifique.

    lundi 2 juin 2014

    Méto

    Yves Grevet, Meto l'intégrale
    tome 1 : La maison
    Tam-Tam - Roman Je bouquine (11-15 ans) - 2008
    Méto est l'un des 64 garçons, répartis en 4 classes d'âge et par couleurs : les bleus ciel, les bleus foncés, les violets et les rouges, qui vivent dans La maison, sous la surveillance stricte de gardiens, les César numérotés de 1 à 4. Ils subissent un sévère entraînement et vivent dans la crainte du jour où devenus trop grands, ils font " craquer leur lit " selon l'expression consacrée et doivent donc quitter les lieux. Aucun ne sait très bien ce qu'il advient de leurs aînés, emportés au matin par les monstres-soldats que personne n'a le droit de regarder. Une partie des bâtiments leur est interdite et il se passe des choses bizarres dans les dortoirs quand tous sont endormis. Mais Méto est un peu plus curieux que la moyenne, ce qui lui a valu de battre le record de jours de punition dans le frigo : quatre jours, soient 96 heures à zéro degré !

    L'univers clos, militarisé, de La maison ressemble assez au pensionnat où vit Anna (La révélation) avant son évasion pour retrouver les siens. Des enfants sont enlevés à leur famille pour être éduqués/brimés dans une institution dont le but est obscur, mais ils gardent des bribes de souvenirs, des sensations agréables de leur vie d'avant. L'instigateur de toute cette organisation est un certain Jove que bien peu d'enfants ont déjà rencontré, toujours les yeux bandés mais les narines assaillies par son odeur de vinaigre.
    Sinon, la mise en place de cette trilogie m'évoque L'île du docteur Moreau qui se livrait en grand secret à des expériences monstrueuses.

    L'avis de Walpurgis

    Une partie des enfants les plus âgés se rebellent et fuient la maison, avec l'aide des serviteurs de la nuit pour rejoindre les rangs d'anciens esclaves évadés, les Oreilles coupées. L'opération tourne au carnage, tous les serviteurs et beaucoup d'enfants sont tués. Les rares survivants, dont Méto, blessé à l'abdomen, et ses amis Titus, Octavius, Marcus et Claudius sont recueillis bon gré, mal gré par la résistance.

    tome 2 : L'île
    L'animosité des Oreilles coupées à l'égard des nouveaux venus ne tarde pas à se faire sentir, que Nairgels leur chef s'efforce de contenir. Soigné dans l'Entre-Deux, Meto parvient à percer le secret du chaman, au péril de sa vie. A la faveur d'une traîtrise du clan des Lézards, Meto et Claudius sont repris par la Maison pour être instrumentalisés. Jove impose aux Césars que Méto suive l'entrainement des neuf garçons choisis pour mener des expéditions sur le continent. Il entrevoit la possibilité de tenir ses promesses vis-à-vis de ceux qui se sentent retenus prisonniers dans l'île.

    Un certain nombre d'explications sont proposées dans ce second tome, puisque Meto est " intégré " de force à la Maison et que tout est fait pour qu'il soit perçu comme le pire des traîtres aussi bien par ses hôtes chez les Oreilles coupées, que parmi ses anciens amis, les petits et les serviteurs. Pourtant, il représente le grain de sable dans l'organisation bien huilée de Jove qui semble le protéger de la malveillance et des mesures trop drastiques des César et sous couvert d'un plan diabolique pour récupérer un ancien, échappé sur le continent, il parvient à prendre des contacts à l'extérieur de l'île et dans le quartier hautement réservé des soldats. Qui de Jove, de Romulus ou de Méto tire maintenant les ficelles ?
    tome 3 : Le monde

    Dommage pour les couvertures qui, je le trouve, ne donnent vraiment pas envie de lire le roman ; j'ai sélectionné celle de l'intégrale pour ma deuxième participation au challenge de la plus moche Oh my couverture !