jeudi 29 juin 2017

Butcher's crossing

Plus que les cow boys, les indiens, les chercheurs d'or, les poseurs de rails, ce sont les bisons qui incarnent à mes yeux le symbole mythique du Far West, et sa disparition aussi. J'ai donc troqué ce roman avec intérêt.
Les bisons sont certes décrits avec trivialité, surtout lorsqu'ils sont dépouillés de leur peau et perdent toute superbe, mais je les ai trouvés magnifiques. D'une certaine façon, la quête des hommes partis les chasser, leur traversée mortellement dangereuse du désert avant d'atteindre les contreforts du Colorado, les techniques d'approche, de "décapitation" du troupeau, de tir droit au coeur, sont également admirables, exécution d'une sorte d'art ancestral comme la corrida.
Sauf que l'animal n'a aucune chance bien sûr... sauf qu'ils sont arrivés à quatre dans ce paradis perdu, une vallée reculée, invisible et préservée, encore occupée par un troupeau de 5000 têtes dans le dessein de l'anéantir entièrement. Oublieux du temps qui passe, ils se sont mis froidement à l'abattage systématique, mécanique et quasi industriel des bêtes, plus d'une centaine par jour, pendant des semaines.
Vanité des vanités, une fin exceptionnelle qui est amenée crescendo dès le début du roman.

Dans les années 1870, persuadé 
que seul un rapprochement avec la nature peut donner un sens à sa vie, le jeune Will décide de quitter le confort d'Harvard pour tenter la grande aventure dans l'Ouest sauvage.

Pour moi, Gallmeister fait figure de référence dans le domaine des grands romans d'aventure et de pleine nature.L'auteur aurait pu figurer à leur catalogue, tant il excelle dans l'évocation et la confrontation des grands espaces et des petitesses humaines.

Butcher's crossing, pas totalement ce à quoi je m'attendais, c'est un livre que j'ai reçu en troc et qui me sort de ma zone de confort, je ne sais pas trop comment ça va se terminer ou plutôt j'ai peur de deviner... au final, une lecture qui n'est pas sans contrecoup, même après l'avoir refermé, il est franchement bien, déconcertant, inattendu et d'une très belle plume

mercredi 28 juin 2017

Chacun son époque

Lectures BD
illustration de François Boucq pour Le feu d'Henri Barbuse
Lus pour ce challenge :

Les poilus frisent le burn-out par Guillaume Bouzard " Ne me faites pas croire que les Boches n'étaient pas déjà un peu nazis en 1914 ", paru chez Fluide glacial en 2016 (centenaire de la bataille de Verdun).
Dès l'annonce du titre, l'auteur prévient que le propos sera décalé, voire inconvenant pour dénoncer les absurdités de la guerre. Il évoque mobilisation, vie des tranchées et démobilisation à travers le personnage de Pierre Fardin, dit " la petite blonde " pour les autres soldats de son village.
D'un ton acide il passe au crible les conditions de vie dans les tranchées avec la boue, la faim, l'ennemi, les décisions de l'état-major, l'espoir, etc. Moyen


14-18 C'était la guerre des tranchées par Tardi reprend bon nombre de choses qui doivent être dites mais qui ont été longtemps tues contre la guerre et sur le quotidien des Poilus
J'ai habituellement du mal avec Tardi mais dans ce contexte le trait sert bien le propos
Glauque mais c'était la guerre des tranchées.
Le découpage en 3 strips par page met le focus sur des faits marquants, mais se poursuivent parfois d'une page à l'autre.
Le récit est étayé par l’historien Jean-Pierre Verney, qui assure depuis des années, aux côtés du dessinateur, le travail de documentation.

 La guerre des Lulus - tome 1 : 1914

 Lus avant le challenge :


Mauvais genre
Pour échapper à l'horreur des tranchées et ne pas retourner au front, un déserteur se travestit avec l'aide de sa femme. Après un long apprentissage et un temps d'adaptation, il prend finalement goût au déguisement, de sorte qu'à la fin de la guerre il n'envisage pas de reprendre son identité.






Quintett en cinq volumes
Un épisode marginal de la première guerre mondiale impliquant cinq protagonistes en Grèce sur un scénario de Giroud










Outremer (série)
Petits trafics et grand conflit : la première guerre mondiale en mer Méditerranée :






Le sang des Valentines
roman graphique épistolaire du point de vue d'un poilu

La grippe coloniale (série)
Boire et déboires d'un soldat réunionnais de retour de la première guerre mondiale dans son île
Mattéo en deux tomes


Facteur pour femmes
Les profits de la première guerre mondiale pour un jeune homme peu scrupuleux dans une petite île bretonne dégarnie de tous ses habitants masculins








Encore bien des envies de lecture après le challenge :

samedi 24 juin 2017

Destockage de PAL en duo | AN 2


Licorne et  proposent pour une nouvelle année leur challenge Destockage de PAL en duo !
Comme l’année dernière, le challenge se découpera en 3 éditions de 4 mois chacune, chaque édition comportant 2 sessions. Cette année encore il y aura un petit cadeau pour les participants aux trois sessions.
Je rempile avec ma partenaire Amaruël, nous avons parfois eu froid dans le dos, mais nous avons tenu vaille que vaille et surtout nous nous amusons bien à partager ce challenge, :)

Les inscriptions
Elles se font en duo, les organisatrices donneront un nom à chaque binôme
Elles se terminent le 15 du mois de lancement
Elles sont validées par les organisatrices après présentation des livres choisis
Les règles
Chaque édition comportera 2 sessions de 2 mois, le challenge durera donc 4 mois
Chaque participant devra ensuite choisir dans sa propre PAL un livre qu’il devra lire et commenter dans le temps imparti selon des thèmes imposés
Les thèmes
1ère édition : Mars – Juin 2017 / Binôme : Femmes ayant marqué l’Histoire
Session 1 : mars – avril
Thème 1 – Lire 1 livre qui est dans sa PAL depuis au moins 1 an : 10 pt
Thème 2 – Lire un livre écrit par une femme (qui ne se cache pas sous un pseudo masculin) : 5 pt
Session 2 : mai – juin – Doublage des points
Choisissez dans la PAL de votre partenaire le livre qu’il devra lire.

Je vais cumuler les deux thèmes pour les deux lectures : en attente de validation
1 / Jardins virtuels de Sylvie Denis qui est dans ma PàL depuis 10 ans plutôt qu'1 !
2/ Les derniers jours de la classe ouvrière d'Aurélie Filippetti pour lequel je viens d'obtenir une dédicace et qui ne mérite pas non plus d'être depuis si longtemps dans la PàL.
Tiens en plus ils ont été édités la même année tous les deux.

Du côté d'Amarüel
Thème 1 : Multiversum, tome 1 de Leonardo Patrignani (depuis le 19 Juillet 2014)
Thème 2 : Métaphysique du Vampire de Jeanne-A. Debats


et comme j'ai validé la session 1, j'aborde la session 2 avec le choix d'Amaruël dans ma PàL
3/ Butcher's crossing de John Williams
pour elle ce sera l'intégrale : Les abîmes d'Autremer

SESSIONS PRECEDENTES

Novembre 2016 - Février 2017
XL : 15 PT
Thème 1 - Baigneuse nue sur un rocher d'Armel Job : 10 PT
Thème 2 - American psycho : 5 PT
VALIDATION 2 PARTIE : June de Manon Fargetton

AMARUEL : 15 PT
Thème 1 - L'Étrangère de Gardner Dozois : 10 PT
Thème 2 - Au Sortir de l'Ombre de Syven : 5 PT
VALIDATION 2 PARTIE : L'Héritage des Rois Passeurs de Manon Fargetton

Juillet - Octobre 2016
XL :
Thème 1 :
Thème 2 :
Doublage des points :

Amarüel : 
Thème 1 : La Nuit des Quintanelles de Pascale Perrier (France)
Thème 2 : Strate-à-Gemmes de Terry Pratchett
Doublage des points : L'Homme Illustré de Ray Bradbury

Mars - Juin 2016
XL :
Thème 1 : Mr Vertigo de Paul Auster
Thème 2 : Les Héritiers de l'Aube, tome 1 de Patrick McSpare
Doublage des points : Chroniques de la fin du monde, tome 2 : L'exil de Licia Troisi

Amarüel : 
Thème 1 : Requiem pour Sascha, tome 3 : Agnus Dei d'Alice Scarling
Thème 2 : Le Pays des Contes, tome 1 : Le Sortilège Perdu de Chris Colfer (412 pages)
Doublage des points : La Chronique des Immortels, tome 1 : Au Bord du Gouffre de Wolfgang Hohlbein

Décembre 2015 - Février 2016
XL: La Liste de Mes Envies de Grégoire Delacourt
Amarüel : Le Bâtard de Kosigan, tome 2 de Fabien Cerutti
 
Octobre - Novembre 2015
XL : Les Oreilles de Buster de Maria Ernestam
Amarüel : Fées, Weed & Guillotines de Karim Berrouka

Juin - Septembre 2015  
XL : Une Vie entre Deux Océans de M.L. Stedman
Amarüel : Les Chroniques de l'Empire, tome 1 de Georges Foveau


vendredi 23 juin 2017

Dysfonctionnelle


Fidèle, jeune adolescente surnommée Bouboule Nutella (devinez pourquoi), grandit, entourée de ses six frères et soeurs, dans une famille dysfonctionnelle : son père enchaîne les allers-retours en prison, sa mère est à l'asile. Dotée d'une "intelligence précoce", elle intègre un lycée des beaux quartiers où les élèves la regardent comme un alien. Mais c'est là que l'attend l'amour, le vrai, celui qui transforme, celui qui sauve...

La famille de Fidèle - jusque dans les prénoms improbables de la fratrie - m'a fait penser un peu/beaucoup à la saga Malaussène, modèle du genre en matière de dysfonctionnement familial n'excluant en rien l'amour fraternel, filial, etc. Les personnages sont intéressants, y compris cette renégate de Dalida qui rêve d'être une Le Quesnoy alors qu'elle est née chez les Groseille (réf. La vie est un long fleuve tranquille). Le roman d'Axl Cendres donne de beaux exemples de tolérance religieuse et amoureuse.

lundi 19 juin 2017

Les poissons ne connaissent pas l'adultère

2011 - France
Pour fêter ses quarante ans, Valérie a reçu de ses copines de travail une séance de re-looking qui a révélé la blonde pulpeuse qui sommeille en elle. Son ami Djamel ne manifeste aucun enthousiasme au cours du week end qui suit la transformation, mais il est loin d'imaginer à quel point le changement va être radical ! Lundi matin, au lieu de suivre ses habitudes, Valérie prend le chemin de la gare et achète un billet de train pour Toulouse... Ayant en tête l'exemple des nombreux rôles de Julia Roberts, elle décide de reprendre sa vie en main.
Carl Aderhold signe une comédie pleine de tendresse portant sur l'usure du couple, avec un éclairage particulièrement drôle sur le " troisième " âge incarné par Colette. A travers le personnage de Germinal, le contrôleur, il aborde le thème sous l'angle plus vaste de la fidélité à ses engagements.


2012 - 2013
Italie - Islande

dimanche 11 juin 2017

La guerre de 14 n'a pas eu lieu


J'ai acheté ce roman d'Alain Grousset exprès pour le challenge car il collait pile au thème. J'ai déjà lu plusieurs textes de l'auteur, qui travaille souvent le registre de l'uchronie.

Constance est née à Saint Dié (des Vosges) en 1989, a obtenu une licence de lettres à l'université de Nancy, parle couramment français, anglais et allemand et chercher du travail en passant des concours. Mais elle a peu de chances d'obtenir un recrutement dans l'administration, en dépit de ses bons résultats, car les postes sont attribués en priorité à des garçons. Jusque là, le monde de Constance pourrait presque passer pour celui que nous connaissons, sauf que l'Histoire a bifurqué en 1914...

1914 L'attentat de Sarajevo échoue. La guerre est évitée. La suspicion règne à travers l'Europe. Les armées figent leurs positions, construisent deux lignes de défense infranchissables. 2014 Les deux murs sont toujours là. La France et l'Allemagne sont repliées sur elle-mêmes. Les populations vivent comme au début du XXe siècle. Constance, parce qu'elle parle allemand, est au coeur d'une mission d'espionnage qui lui fait traverser les frontières. Elle se bat pour retrouver un monde libéré du joug des armées et dans lequel les hommes sont libres et égaux.

Après une lecture très rapide de ce roman, je reste un peu dans l'attente de ce qui aurait pu s'y passer... L'éveil à la conscience politique d'une jeune femme pour laquelle la cause féministe n'a jamais existé mais qui l'appelle de ses voeux, les remords d'un scientifique ayant participé à la mise au point opérationnelle de la bombe atomique pour le compte de la suprématie allemande, l'asservissement des populations civiles à l'effort militaire et industriel accaparé par l'unique objectif d'une guerre des tranchées qui ne fait plus sens, enlisée depuis plus d'un siècle dans une ligne Maginot parvenue à son objectif initial (couvrir plus de 500 km de frontière) doublée en vis-à-vis d'une ligne Siegfried imaginaire, un contre-espionnage britannique prêt à tous les coups bas pour tirer un maximum de profit du duel franco-allemande et damer le pion aux belligérants, tous les ingrédients étaient là et auraient pu être exploités avec une densité romanesque supérieure. A tout prendre, je préfère la série U-boot commencée l'an dernier dans le cadre de ce même challenge ou l'exploitation dans le cadre des Time raiders d'une guerre de sécession qui s'est pareillement prolongée au delà du siècle, dans un monde bloqué au stade de la vapeur.

jeudi 8 juin 2017

La lettre à Helga - Svar vid bréfi Helgu

« Mon neveu Marteinn est venu me chercher à la maison de retraite. Je vais passer le plus clair de l’été dans une chambre avec vue plongeante sur la ferme que vous habitiez jadis, Hallgrímur et toi. » Ainsi commence la réponse – combien tardive – de Bjarni Gíslason de Kolkustadir à sa chère Helga, la seule femme qu’il aima, aussi brièvement qu’ardemment, d’un amour impossible. [je coupe la suite qui est trop bavarde, absolument]

challenge des chiffres : 1 - L’unité.
Lire un roman d’un auteur qui n’a publié qu’un seul roman au moment de votre lecture.
Je me contente d'un court avis car je ne sais pas trop si l'envie me viendra de l'étoffer. La lettre à Helga de Bergsveinn Birgisson est récemment arrivée dans la PàL puisque le swap date du mois dernier, et vite sortie grâce au challenge. En le découvrant, je m'étonne de l'avoir inscrite dans la WL, mais j'étais peut être dans une période roman épistolaire et j'avais dû en lire du bien. Pourtant... de manière maintenant récurrente, je n'accroche pas à un roman islandais, pour la même raison qu'avec Pourtant les poissons n'ont pas de pied ou même Rosa candida : un mélange entre la forme de narration, introspective et le style qui ne passe pas et me laisse sans intérêt pour ce qui se passe dans l'histoire.

samedi 3 juin 2017

Une enquête du lieutenant Victor Coste

Code 93
L'intrigue se laisse suivre sans fléchir - mais en frémissant parfois - et les motivations de l'assassin sont distillées par petites doses jusqu'à la confirmation finale. L'auteur avait mis suffisamment d'indices dans les éléments initiaux pour qu'elle ne soit pas une surprise inenvisageable. A l'évidence, son souci n'est pas de perdre le lecteur, il le guide patiemment dans ses déductions. Habituée à d'autres plumes plus inductives, j'ai même été déconcertée par une partie qui revient un peu en arrière, histoire de bien expliquer ce qui s'est passé dans cette affaire de vengeance somme toute banale. Mais la véritable révélation, le pilier de l'édifice construit par Olivier Norek, est plus surprenante, bien que crédible. Je n'en écrirai pas plus. L'auteur est un homme de terrain qui a passé toute sa carrière dans le 9-3.
J'ai bien aimé l'équipe du lieutenant Victor Coste, chef de la Crim2 du SDPJ 93 : bon flic, bon manager, bon ami, sans enfant, pas de femme ni de maîtresse connue ; Mathias Aubin le fidèle second et ami de 10 ans trop tenté par une carrière au vert dans le canton d'Annecy ; Ronan Scaglia moins corse que son patronyme le laisserait entendre, mais véritable et loyal défenseur au propre comme au figuré ; Sam dont je n'ai pas retenu le nom parce que c'est un geek qui se préfère à couvert, vomit au premier cadavre mais n'a pas son pareil pour traquer les données sur le réseau et enfin Johanna de Ritter, la nouvelle recrue féminine, pas bêcheuse mais il ne faut pas trop l'agacer non plus car elle a la réplique facile et percutante. L'enquête les met face à deux catégories d'invisibles : les ignorés de la société dont il est si facile de faire disparaître les chiffres des statistiques et les bien cachés, ceux qui manipulent les ficelles et assouvissent leurs vices dans l'ombre des ors républicains.
en LC pour le challenge des chiffres : le billet d'Estelle_simplem

challenge estival intense


Le Summer Cocktail Challenge est de retour dans une édition 2017 légèrement modifiée. Notre barmaid est Ailec de Livrophage.
Les règles de ce challenge sont simples, du 1er juin 00h01 au 31 août 23h59, il vous suffit de choisir votre cocktail, de lire un livre par ingrédient (soit 3 par cocktail classique et 5 par maxi cocktail) et de donner votre avis pour réussir la recette de votre boisson. Mais attention un livre ne peut pas remplir deux conditions ! Vous pourrez essayer autant de cocktails que vous voudrez mais vous devrez auparavant avoir terminé le précédent. Et dernière règle : les cocktails ne peuvent pas être modifiés !

J'ai commandé un Mystery Tiki et un coup de shaker plus tard voilà mon cocktail tout coloré, tentant

Pour XL :
1) Un roman Historique --> Blue Lagoon
2) Un roman Fantastique ou Bit-Lit --> Little Sunshine
3) Un roman de Fantasy --> Mauve Magique
4) Une Couverture qui fait voyager --> Vert Enigmatique
5) Une Comédie --> Red Passion

Petit détour par l'open-PàL où se trouvent :
*9 titres notés "historique"
*5 titres notés "fantastique" dont 1 combo "fantastique" et "bit-lit" qui s'impose...!
*2 titres notés "fantasy" mais ça ne me surprend pas, j'en lis peu
*4 titres notés "humoristique" je pense que ça le fait pour comédie...?
une couverture qui fait voyager : Le roman de l'Orient-express ?
ou bien celles qui personnellement m'invitent au voyage comme les deux couvertures de La vieille Anglaise et le continent de Jeanne Debats, avec son titre mystérieux et son univers intriguant
petite sélection:

jeudi 1 juin 2017

L'amie prodigieuse

La série célèbre par le mystère dont s'entoure son auteur fait beaucoup parler d'elle sur les réseaux en ce moment ce qui a déclenché ou accru la curiosité de quelques unes. La Bibliothèque de June a eu la bonne idée de nous rassembler pour une LC autour du premier tome :
1/ Enfance, adolescence
Elena et Lila vivent dans un quartier pauvre de Naples à la fin des années cinquante. Bien qu'elles soient douées pour les études, ce n'est pas la voie qui leur est promise. Formidable voyage dans l'Italie du boom économique, L'amie prodigieuse est le portrait de deux héroïnes inoubliables qu'Elena Ferrante traque avec passion et tendresse.
Au fil des chapitres, Elena et Lila passent du statut de petites filles à celui de jeunes femmes : elles n'ont que 16 ans, mais on grandit vite dans certains quartiers de Naples. Alors que Lila est sur le point de se marier, Elena termine brillamment le petit lycée. La poursuite de ses études est maintenant un fait acquis dans sa famille, grâce à l'aide de la maîtresse Mme Oliviero.

Les rapprochements et les antagonismes se sont noués tout au long de ce premier tome et la tension dramatique n'a fait que croître, pour culminer à la fin, dans la salle de banquet du mariage de Lila.
J'ai aimé particulièrement le description de la longue nuit de Nouvel An : outre les traditionnels feux d'artifice, le lancer d'objets divers par les balcons et fenêtres est régulièrement cause de décès annoncés dans les journaux du lendemain. Bien que, côté environnement, je sois un peu déçue de retrouver si peu la ville de Naples dans le cadre. C'est que le point de vue de l'auteur est surtout micro-ethnographique dans ce premier tome. Les actions se développent dans les quartiers pauvres et en sortent rarement, si ce n'est pour des tentatives avortées ou vouées à l'échec, comme l'été à la plage du côté de Posillippo, la promenade du dimanche dans les beaux quartiers vers Riviera di Chiaia ou l'unique sortie au restaurant de Santa Lucia. Pourtant, il est bien question de cela : le sentiment d'appartenance ou d'extranéité à un quartier et la capacité à en sortir, à s'extraire de la reproduction familiale et sociale.
L'amie prodigieuse c'est avant tout chose l'histoire de deux petites filles nées dans un quartier populaire de Naples dans les années 1940. L'une, Lila Cerullo, est la fille du cordonnier, l'autre, Lenù Greco, la fille du portier de la mairie. Toutes les deux sont de brillantes élèves de leur classe en primaire. Elles font la fierté de leur institutrice mais pas de leurs familles analphabètes. Les enfants sont éduqués à coups de gifles et d'injures. Les paroles grossières fusent en napolitain. Ce n'est pas la peine de rêver de s'élever ua-dessus de ses parents, d'avoir une vie meilleure, d'être heureux.

édit 1 :
j'ai lu une quinzaine de chapitres (certains très courts) et j'aime beaucoup le style, mais je suis déçue ça pourrait se passer n'importe où, j'attendais plus de Naples dans le roman !
édit 2 :
finalement j'en suis aux 3/4 et je commence seulement à "mordre" à l'histoire, c'est assez long au début et effectivement il faut se familiariser avec les noms ce qui se complique avec une lecture décousue pour cause de lectures intercalées
j'essaierai peut être un autre tome en VO pour le plaisir de l'alternance italien scolaire et dialecte
édit 3 :
Je n'ai pas tout à fait fini pour la date limite fin mai, heureusement je ne suis pas la seule et le délai a été repoussé au 10 juin : largement le temps de lire les derniers chapitres qui me restent.
épilogue :
Je n'aime pas du tout la couverture choisie par Folio. Elle est de celles qui me font sans cesse reculer une lecture dont le contenu m'attire par ailleurs (résumé, chroniques presse ou blogues, etc.)