Plus que les cow boys, les indiens, les chercheurs d'or, les poseurs de rails, ce sont les bisons qui incarnent à mes yeux le symbole mythique du Far West, et sa disparition aussi. J'ai donc troqué ce roman avec intérêt.
Les bisons sont certes décrits avec trivialité, surtout lorsqu'ils sont dépouillés de leur peau et perdent toute superbe, mais je les ai trouvés magnifiques. D'une certaine façon, la quête des hommes partis les chasser, leur traversée mortellement dangereuse du désert avant d'atteindre les contreforts du Colorado, les techniques d'approche, de "décapitation" du troupeau, de tir droit au coeur, sont également admirables, exécution d'une sorte d'art ancestral comme la corrida.
Sauf que l'animal n'a aucune chance bien sûr... sauf qu'ils sont arrivés à quatre dans ce paradis perdu, une vallée reculée, invisible et préservée, encore occupée par un troupeau de 5000 têtes dans le dessein de l'anéantir entièrement. Oublieux du temps qui passe, ils se sont mis froidement à l'abattage systématique, mécanique et quasi industriel des bêtes, plus d'une centaine par jour, pendant des semaines.
Vanité des vanités, une fin exceptionnelle qui est amenée crescendo dès le début du roman.
Sauf que l'animal n'a aucune chance bien sûr... sauf qu'ils sont arrivés à quatre dans ce paradis perdu, une vallée reculée, invisible et préservée, encore occupée par un troupeau de 5000 têtes dans le dessein de l'anéantir entièrement. Oublieux du temps qui passe, ils se sont mis froidement à l'abattage systématique, mécanique et quasi industriel des bêtes, plus d'une centaine par jour, pendant des semaines.
Vanité des vanités, une fin exceptionnelle qui est amenée crescendo dès le début du roman.
Dans les années 1870, persuadé
que seul un rapprochement avec la
nature peut donner un sens à sa vie, le jeune Will décide de quitter le
confort d'Harvard pour tenter la grande aventure dans l'Ouest sauvage.Pour moi, Gallmeister fait figure de référence dans le domaine des grands romans d'aventure et de pleine nature.L'auteur aurait pu figurer à leur catalogue, tant il excelle dans l'évocation et la confrontation des grands espaces et des petitesses humaines.
Butcher's crossing, pas totalement ce à quoi je m'attendais, c'est un livre que j'ai reçu en troc et qui me sort de ma zone de confort, je ne sais pas trop comment ça va se terminer ou plutôt j'ai peur de deviner... au final, une lecture qui n'est pas sans contrecoup, même après l'avoir refermé, il est franchement bien, déconcertant, inattendu et d'une très belle plume



























