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lundi 12 août 2013

Le puits des mémoires

Coup de coeur 2013
Catégorie Littérature fantastique 1/3

Ce livre, proposé parmi une sélection de romans de littérature fantastique, appartient au genre Fantasy et se situe dans un univers médiéval assez proche du nôtre mais mâtiné de magie.

Tome 1 : La traque
Le roman démarre très fort, dans la tête d'un amnésique enfermé dans un habitacle étroit et qui tente de comprendre son environnement. A la suite d'un éboulement, il se retrouve avec deux autres compagnons d'infortune, perdus sur un sentier de montagne escarpé, leur chariot détruit et leur escorte déchiquetée au bas d'un précipice. Le dernier prisonnier n'a pas survécu.
Sans aucun souvenir, ni élément permettant de s'identifier, constatant qu'ils ont oublié jusqu'à leur nom, ils décident de s'appeler Nils, Karib et Olen. En haillons, affamés et frigorifiés, ils décident de rejoindre la plaine pour tenter de trouver un village à l'écart des grands chemins car leur situation les rend méfiants. Leur périple commence, plein de dangers dans un royaume inconnu que le lecteur découvre avec eux, par leurs yeux et dont ils essaient de percer les règles et les mystères, pour se fondre dans la masse populaire et survivre face aux poursuivants qu'ils devinent sur leur piste.

L'univers est très riche et le trio de personnalités recèle de beaux ressorts à rebondissement. Quels sont-ils ? Même quand une piste semble se présenter, rien n'est sûr.
Je ne veux pas en dévoiler trop (et si vous ne voulez pas en savoir plus, ne lisez pas le résumé ci-dessous) alors je dirai juste que je me suis tellement prise au jeu que j'ai acheté de suite le tome 2 déjà publié : Le fils de la lune, mais je ne l'ai pas encore ouvert car je sais que je vais avoir beaucoup de mal à attendre le troisième tome à paraître.

Lu le 10 janvier 2013

Tome 2 : Le Fils de la Lune

Résumé : Fuyant le royaume d’Helion où leur tête est mise à prix, Nils, Karib et Olen s’embarquent pour Woltan, sur les traces de leur identité. Pourquoi ont-ils assassiné le plus puissant roi du monde ? Dans leur quête de la vérité, ils vont découvrir un royaume fascinant, colossal, aux frontières des terres barbares. Mais leurs poursuivants n’ont pas abandonné la traque… Pour les fugitifs sans mémoire, c’est l’heure des révélations, et de la plongée dans le grand Nord, où leur vie ne tient qu’à un fil.

De fausses pistes en révélations inattendues, les fugitifs dénouent les fils emmêlés de leur passé et en apprennent un peu plus sur leur condamnation à l'exil : d'abord Karib et ses talents de mage multiple, puis Olen le prince bretteur retrouvent leur place au royaume du Nord, enfin Nils dans un rôle qui défie toute attente !
Ce deuxième tome est bien à la hauteur du premier, aussi fertile en émotions et en suspense ; on s'attache de plus en plus aux héros dont même les défauts deviennent des qualités et on a hâte de les voir dénoncer le complot qui a failli les conduire à la mort. Vivement le tome 3 dans ma Pâl grâce au prêt de Pimousse.
Lu le 8 août 2013

Tome 3 : Les terres de cristal

Dénouement de cette trilogie, le dernier tome, toujours aussi dense et agréable à lire, montre enfin les dessous de l'affaire. Un peu moins riche en révélations sur le passé des trois inséparables compagnons (qui furent quatre condamnés) que le tome précédent, il rebondit vers d'autres personnages : les traîtres se dévoilent malgré quelques déconvenues (une scène majeure ahurissante que je ne révélerai pas) sur la route des Terres de cristal, il faut augurer qu'ils ne tarderont plus guère à payer pour leurs crimes.
Lu le 12 août 2013

en savoir plus sur l'auteur Gabriel Katz  

398 pages + 407 pages + 428 pages = Défi des 1000 de Fattorius (1233 pages)

samedi 15 juin 2013

résultats du Coup de coeur pour auteurs peu médiatisés 2013


Le grand gagnant est
Le puits des mémoires, tome 1, La traque de Gabriel KATZ
J'en suis très satisfaite car il était mon coup de coeur.
Derrière viennent Pourquoi les gentils ne se feront plus avoir de J. Heska, puis à égalité Pas ce soir de C. Quarré et Eclats de rêve de M. Soler, trois romans dans ma sélection et donc je suis plutôt tombée d'accord avec l'ensemble du jury cette année.
Vous pouvez accéder à l'ensemble de nos commentaires sur la page dédiée.  

En tant que membre du jury dans le cadre du Concours Coup de Coeur 2013 organisé par PetiteBelge66 et Yukarie sur Livr@ddict, , j'ai lu et classé huit livres. Trois catégories étaient ouvertes à la compétition cette année : littérature générale, suspense et imaginaire. 
L'aventure continue l'an prochain avec une catégorie supplémentaire young adult. 

Elle continue également par bonheur car Le puits des mémoires est une trilogie et les 2 autres tomes sont dans ma PàL : j'ai acheté le 2 à Noël dès que j'ai fini le 1er et le 3 qui est sorti récemment vient de m'être prêté par Pimousse (aussi dans le jury). Nous ne sommes pas les seules : Harmo les a lus, Achille, Sofynet et Avalon ont décidé de poursuivre la lecture.

Le site du concours 2014
 

samedi 11 mai 2013

Point d'étape

Coup de coeur 2013  :

Ces livres, proposés parmi une sélection de romans de littérature générale, imaginaire ou à suspense, font partie de ceux qui ont été retenus par vote du jury dans le cadre du Challenge Coup de coeur 2013 organisé par PetiteBelge et Yukarie qui l'a rejointe cette année. Tout est dit ici : Blog Operation Coup de Coeur

imaginaire
Gabriel Katz, Le puits des mémoires  LU
Virginie Goevelinger, Attraction céleste   LU
Maïwenn Soler, Eclats de rêves   LU
suspense
Salvador Ricardo, La zygène de la filipendule  LU
Joëlle Adani, Une brèche dans le mur, La légende des gens qui courent  LU
Paskal Carlier, Vengeance XXL (Hors concours : déclaré forfait par l'éditeur)  LU
littérature générale
Charline Quarré, Pas ce soir  LU
Nathalie Ribierre-Dubile, Sacrée petite robe noire  LU
J. Heska, Pourquoi les gentils ne se feront plus avoir   LU


Bientôt le classement !

jeudi 28 mars 2013

La zygène de la filipendule

Coup de coeur 2013
Catégorie Suspense 2/3


Présenté dans la catégorie Suspense, ce roman à intrigue appartient au sous-genre, sous réserve qu'il existe, policier humoristique  !

Résumé éditeur :
Dans l’enceinte d’un zoo en faillite voué à une reconversion en centre de loisirs, un des repreneurs chargés de fermer le site est retrouvé assassiné. Un commissaire – qui souffre d’une homonymie fâcheuse avec un célèbre policier belge – mène l'enquête, aidé en cela par un médecin légiste déjanté et un inspecteur aussi dévoué qu'inefficace. L'autopsie aboutit à un premier constat improbable : c’est un éléphant qui aurait fait le coup ! Ou un ours… ou peut-être bien les deux ? Mais ce n'est qu'un début, un second cadavre fait bientôt son apparition, puis un troisième... Dans cette jungle urbaine, tout le monde se retrouve dans le collimateur du commissaire : Nestor, le soigneur du zoo, son frère Pollux, bohème notoire et joueur endetté, le directeur du zoo idéaliste alcoolo, l'ambitieux sous-directeur, les membres du conseil d’administration, Joséphine la femme de service, sorcière à ses heures, et Ginette, la caissière, qui se prépare à une nouvelle invasion teutonne... Immergé dans un univers où les plus dangereux prédateurs ne sont pas forcément ceux que l'on croit, le policier patauge et l'enquête piétine. Ajoutez à cela des vautours rigolards, un orang-outan amateur d’équations différentielles, un lama psychopathe, un tigre végétarien, un couple de dendrobates (NdT : grenouilles), sans oublier la fameuse "zygène", et vous obtiendrez un roman dé-zoo-pilant...

Exemple de dialogue à l'humour étrange :
- Mais le chef a dit de tout faire pour le prendre vivant.
- Il en a de bonnes, le chef ! Tu as vu dans quel état on a retrouvé les victimes ? Et puis quand le chef dit qu'il faut le prendre vivant, il parle surtout de nous.
- Comment cela de nous ?
- Oui, il faut que NOUS on reste vivants pour le prendre, c'est ça que ça veut dire " prendre vivant ".

Si comme moi, vous vous demandez ce qui a bien pu inspirer son titre à l'auteur, Salvador Ricardo, vous aurez la réponse avec un peu de patience à un bon tiers du roman. Pour les moins courageux, voilà une image de la zygène de la spirée ou zygène de la filipendule (Zygaena filipendulae). C'est un papillon diurne rouge et noir, assez commun et apparenté aux papillons de nuit.

Le ton est donné, du moins pour un des aspects de l'histoire. On y rencontre une palette d'animaux parfaitement originaux, certains attachants, d'autres plus rébarbatifs, certains très surprenants : Albert-Albert l'orang-outan trop intelligent même pour un singe, Shere Kan son copain le vieux tigre qui ne ferait plus de mal à une mouche, mais offre encore de belles frayeurs à l'équipage de bureaucrates aussi prétentieux que nuisibles qui entoure la sous-préfète Mme Lapaud-de Loursse, un lama caractériel qui crache plus vite que son ombre, un couple de vautours dignes des meilleurs westerns... Grâce au savoir encyclopédique de Nestor, le soigneur du zoo, intarissable sur le sujet dès qu'il s'agit de ses protégés, j'ai appris de ses discussions avec le commissaire Jules Maigret (pas d'erreur, toute ressemblance avec un personnage imaginaire existant est parfaitement volontaire), quantité de choses qui  m'ont bien intéressée sur le comportement animal, pas si empreint de bienveillance naturelle et éloigné des déviances humaines que cela.
J'ai moins aimé les hommes et femmes de l'histoire, leurs intrigues et leurs défauts paroxysmiques, caricaturaux, outranciers : Pollux, le revers de la médaille de Nestor, aussi veule, fainéant et vulgaire, que son frère est dévoué, travailleur et fiable, sa récente petite amie la galliériste arriviste, qui passe le temps de ses apparitions à boire ou à vomir, le groupuscule de personnalités véreuses aux noms aussi tirés par les cheveux que leurs fonctions, qui complotent et intriguent pour retirer le maximum d'argent mal gagné de leur projet de démolition-réhabilitation du zoo, le vétérinaire taxidermiste et trafiquant d'espèces protégées.
En dépit d'une histoire plutôt plaisante et d'une plume agréable (si je ne tiens pas compte des jeux de mots complètement creux et de l'humour potache de certaines scènes) je dois dire que je me suis ennuyée à la lecture de roman à suspense, ce qui à mes yeux est le défaut le plus grave qui puisse porter atteinte à ce genre littéraire. Dans les cent dernières pages, le récit s'accélère, il faut dire que le paysage s'est singulièrement dégagé puisque le plupart des protagonistes se sont fait proprement occire, ce qui simplifie une scène fâcheusement encombré de personnages difficiles à démêler. Sentant le dénouement proche, j'ai pris plaisir à tourner les pages et la résolution du commissaire Maigret, qui reprend un schéma bien classique et traditionnel dans la littérature policière, ne m'a pas déçue.

dimanche 24 février 2013

Eclats de rêve

Coup de coeur 2013
Littérature imaginaire 2/3

Présenté dans la catégorie Imaginaire, ce livre est plutôt inclassable. En raison de son écriture très particulière, j'avais pour une fois décidé de consigner mes sentiments au fil de ma lecture, de manière impressionniste, en suivant le déroulé de ma pensée et son évolution chapitre après chapitre. En effet, je trouve qu'un commentaire en forme classique (pour cela vous pouvez vous reporter au résumé éditeur ci-dessous) ne convenait pas. C'est dommage car un bug intempestif m'a fait perdre mon article après une ultime modification. J'ai réussi à récupérer une version antérieure mais je suis incapable de reconstituer la fin de mes notes. Néanmoins, je suis plutôt contente :
 
Je lis quelques chapitres d'Eclats de rêves chaque soir, je me laisse porter par les mots, les images, je suis déroutée, je ne sais pas dire si j'aime vraiment ou pas, mais je suis intriguée, cela ressemble un peu, en moins fort, au voyage de La horde du contrevent (Alain Damasio),  je viens d'aller voir sur le site de l'auteur, le premier chapitre illustré, c'est presque dommage de voir des images collées sur les descriptions si représentatives, je suis déçue, je préfère les rêver, toucher les miroirs pour accéder aux histoires de ces personnages disparus, je replonge dans la lecture, je peux m'immerger et en ressortir, cela fonctionne comme le roman, je reprends où je me suis arrêtée, les récits suivent leur cours, des voix se font entendre tour à tour, le héros semble perdre pied peu à peu avec la réalité et le lecteur est quant à lui totalement perdu, mais porté par l'étrange poésie des mots, des lieux hanté parles souvenirs de ces hommes bons, le peuple des Abouteurs, dernier recours des réfugiés persécutés par les guerres et la violence, communauté contemplative, on se demande comment ils ont disparu, ne laissant que ces curieuses ruines végétales qui semblent encore "habitées", le lecteur se sent happé, aspiré à la suite du narrateur, réussira-t-il à retourner vers Elhaÿd son épouse tendrement chérie et leurs enfants déjà grands, après toute une vie de recherches, il touche du doigt l'objet de sa quête, il veut s'éloigner de l'arbre, visite les autres lieux, mais la force d'attraction est immense, le bateau qui l'a amené au rivage doit être de retour à l'attendre, l'arbre livre ses secrets, parfois le narrateur sombre dans l'inconscience au rythme des mots.

Au hasard de la lecture,  je m'étais arrêtée juste avant le chapitre Souffle d'éveil où l'histoire bascule et j'aurais préféré m'en tenir là, sur le fil intangible où une issue positive est encore envisageable. La violence est présente maintenant, elle atteint les comptoirs des Abouteurs présents sur les terres des hommes, elle se porte sur les mers et entoure bien vite l'ïle, détruit les premiers centres trop proches de la côte, le merveilleux jardin où les graines et les jeunes plans rares sont cultivés avec amour. Ils ne savent pas se battre, s'opposer. Ils ont tenté d'assimiler tous les réfugiés, de leur offrir un nouveau départ, mais les derniers étaient trop nombreux. Désemparés,les Abouteurs vont-ils refluer en eux mêmes ?
Raïlyan de Preyloy qui est venu dans l'idée de trouver une solution pour son roi, à la guerre qui se profile, accède à tous ces souvenirs, il devient le dépositaire de la science bien trop pacifique des Abouteurs.

à lire sans retenue. Il suffit de se laisser porter par l'écriture très belle, très poétique, parfaitement en accord avec l'idée du livre.

Résumé de l'éditeur  
Tout commence par une carte ne se référant à rien de connu, soulignée d’inscriptions incompréhensibles. Puis, ce sont ces quelques phrases, que Raïlyan de Preyloy, cartographe, découvre dans un ouvrage de la bibliothèque royale : "Jadis, ils se dispersèrent aux quatre vents. Leur foyer était devenu trop petit, ou bien étaient-ce eux qui [étaient devenus trop] nombreux… Ils s’égaillèrent un peu partout, emportant avec eux une branche de leur arbre-maître."
Fasciné, il décide d’en apprendre plus et finit par découvrir de nombreux textes similaires. Tous mentionnent une mystérieuse civilisation, oubliée de tous. C’est en allant à la recherche de ce peuple, les Abouteurs, qu’il aborde une île, un monde à part où le temps s’écoule de manière différente, un monde de sagesse, construit autour d’un arbre qui détient le savoir mais aussi la mémoire d’une civilisation disparue… Vous pouvez retrouver le premier chapitre du livre en version illustrée sur le site Internet de l'auteur Maïwenn Soler

jeudi 17 janvier 2013

J. Heska [3]


Edit du 10 mai 2016 : 
l'expérience du livre voyageur est relatée sur le site de l'auteur

Coup de coeur 2013 
Pourquoi les gentils ne se feront plus avoir ou la naissance du mouvement qui changea le monde est présenté par l'auteur comme la transcription du journal intégral de Jérôme Laplace. Son visa d'impression daté du 15 janvier 2185 indique clairement une oeuvre d'anticipation, ou plutôt une utopie. Il s'agit du premier roman de J.Heska.
Comme le deuxième On ne peut pas lutter contre le système, il questionne la possibilité pour quelques personnes décidées de "gripper" la machine (sociale dans le cas 1, économique dans le 2)  grâce à la mondialisation (internet dans le cas 1, marchés boursiers dans le 2).
Jérôme Laplace, avant de se faire déborder par ses plus bouillants élèves, a été le précurseur et l'initiateur d'un mouvement d'opposition active à l'encontre de la population "bête et méchante" : ses cibles sont des cols blancs, cadres moyens et employés de bureau, citadins, consuméristes... Son " illumination " lui est venue à la lecture d'un article du magazine Mensu'psycho qui préconisait à ses lecteurs d'écrire leurs expériences humiliantes. Au lieu de faire les exercices pratiques, Laplace s'interroge et en déduit des types de méchants qu'il catégorise et définit avec exhaustivité (hélas, par un artifice littéraire fréquent, il est dit que le second carnet de ses définitions s'est perdu).

La structure du roman est balisée de façon très claire et pragmatique. Construit sous la forme du témoignage direct livré par l'acteur le plus important de cette révolution morale qualifiée pour la postérité de courant de pensée cimondiste (de : citoyens du monde), le carnet est découpé en cinq sections qui correspondent à autant d'étapes psychologiques dans la prise de conscience : déni, acceptation, révolte, adaptation et intégration.
Chaque tête de chapitre est introduite par une pensée phare suivant le même schéma répétitif : " La vie c'est... " Ensuite, les paragraphes, précisant la date et l'heure où sont survenus les évènements relatés dans le journal,  viennent renforcer la crédibilité de ce témoignage (cf. Le blog de Max ou Absolument débordée sur la vie de bureau).
Une subtilité supplémentaire consiste à faire figurer en annexe un extrait de la première version officielle de l'encyclopédie cimondiste, comme s'il s'agissait d'un recueil assorti de recherches bibliographiques, ainsi que le test permettant de reconnaître un méchant présenté sous les termes de " test de Laplace d'identification des "antipathes" utilisé de manière récurrente à partir de 2038 ".

Enfin, le roman constate une évidence que je résumerais ainsi : on est toujours le méchant de quelqu'un d'autre. Le maître à penser des cimondistes, bientôt dépassé par ses partisans, n'a été clairvoyant que pour son entourage, mais il s'est pourtant refusé à assumer son oeuvre jusqu'au bout. De fait, il appartient à la deuxième catégorie de sa classification : sale con, mauvais ami, bête et méchant, borné, autocentré. Adulé par son ami et collègue Etienne, dont il méprise en secret les blagues idiotes, le goût des jeux vidéo et l'adoration fervente pour le personnage de Yan Solo, il lui rend très mal et dès qu'il atteint son but de conformité sociale, il s'empresse de renier sa contribution à l'édification de la pensée cimondiste.

Pour conclure brièvement, j'ai trouvé beaucoup de qualités à ce roman, une écriture très fluide et agréable, une adéquation entre le fond et la forme, une pensée originale mieux servie que dans On ne peut pas lutter contre le système. J'ai apprécié en outre qu'il se passe à Lyon et j'ai aimé l'évocation du parc de la Tête d'or, terrain d'actions privilègié des premiers cimondistes. Mais je reste sur une question récurrente depuis ma précédente lecture de J. Heska : mais pourquoi choisit-il toujours des couvertures d'un noir brillant, si jolies mais si catastrophiques pour les traces de doigts ?
Lu le 17 janvier 2013

* * *
Coup de coeur 2012
Je remercie Livr@ddict et l'auteur, J. Heska, pour ce partenariat spécial autour de son deuxième titre, puisque d'une part il y a un débat de fond prévu en septembre et que d'autre part On ne peut pas lutter contre le système est un livre voyageur : aussitôt lu, aussitôt reparti vers une autre blogueuse réunionnaise Unchocolatdansmonroman, pourtant j'aurais aimé m'attarder un peu pour savourer les subtilités de ce thriller économique qui pourrait se situer dans un présent très parallèle ou dans un futur proche. La couverture est saisissante !

La main mise du pouvoir économique, à force d'agir de façon dominante, a conduit à une dérégulation générale des marchés. Une pénurie alimentaire sans précédent a touché jusqu'aux pays européens et a alerté l'opinion sur la vulnérabilité de la population face aux risques de famine, sans plus aucune distinction Nord/Sud. 
La situation de crise a été espérée, sinon favorisée par un consortium qui pense avoir en mains une martingale gagnante de nature à lui assurer une position monopolistique dans les domaines de l'énergie et de l'alimentation. Ses dirigeants attendent le prochain sommet du GEAD, déterminant pour l'avenir de millions de personnes, pour en faire la déclaration fracassante.

Le roman met en scène trois sortes de protagonistes : de hauts cadres d'une multinationale spécialisée dans l'agroalimentaire (Londres), des activistes altermondialistes militant dans une organisation non gouvernementale (Paris) et un chef de village africain aux prises avec pénurie et sécheresse (Ouganda) dans un contexte climatique dégradé.

Le premier chapitre débute par une scène d'émeutes à la suite de l'écroulement du système financier mondial et le sacrifice expiatoire de Lawrence Newton, qui a suivi à contrecoeur les traces de son père au sein du consortium HONOLA. Puis l'histoire se construit à coups de retours en arrière jusqu'à son épilogue. Cela fonctionne comme un bon scénario de film habilement ficelé, avec quelques interrogations parfois devant d'apparentes contradictions : Daniel, un comparse tué de face de trois balles dans la poitrine, est retrouvé quelques chapitres plus loin exécuté d'une balle dans la nuque...

L'auteur entend faire oeuvre pédagogique et démonter les mécanismes selon lesquels le pouvoir financier, en lien avec le pouvoir politique et les grandes entreprises, a fini par dominer/fragiliser la société. Je cite un de ses commentaires sur un autre blogue participant :

Très concrètement, l'histoire du livre tourne autour d'une innovation technologique (OGM) dont une société de biotechnologie va se servir pour asseoir sa position dominante. Des dirigeants de cette même société vont tenter un "coup de bourse" en refourguant des titres de dette (après avoir acheté des actions de leur propre société) à des organismes d'investissement (fond de pension, etc.) : l'objectif étant de faire une belle plus-value. Mais un grain de sable, représenté par trois écologistes, va remettre en cause cette logique... Je n'en dis pas plus ;-).
 Il me semble que le niveau de stress entretenu par le suspense joue sur deux niveaux de craintes inégalement sensibles parmi la population car diversement conscientes : de manière générale, la suspicion envers les manipulations génétiques et l'introduction des OGM dans l'alimentation et d'autre part, le risque financier engendré par les bulles spéculatives, les fonds de pension, le système des subprimes, etc.
Je ne suis pas persuadée de la portée éducative du second propos, ni que les explications contenues dans le roman permettent au profane de comprendre où se situent réellement les points critiques de vigilance.

Cependant, je trouve qu'au bout du compte, avec un brin de simplification et beaucoup d'utopie, l'intrigue romanesque, solidement construite en jeu de dominos, donne envie d'y croire. Bon public, j'ai suivi avec facilité et un certain amusement les péripéties des héros en dépit de ficelles qui sont un peu grosses et d'indices carrément ENORMES, par exemple GreenForce à la place de... je vous laisse deviner !
Les personnages secondaires sont intéressants et ont de la tenue, par exemple le commando qui se fait appelé Marty McFly en référence à Retour vers le futur ou bien Victor Mendosa, l'avocat pourri défenseur de la mafia qui retourne sa veste après l'attentat qui coûta la vie à son épouse et accepte d'aider - avec contrepartie - les membres du mouvement altermondialiste.

Beaucoup de lectrices se sont avouées réticentes au début à cause de la difficulté opposée par le contexte financier. Ce n'est pas mon cas et malgré les quelques réserves exprimées, je trouve qu'il montre bien que les enjeux économiques des batailles que se mènent les holdings se situent dans les pays du Sud. Toutefois, dans des univers assez proches, j'ai trouvé la trilogie de Stéphane Osmont plus démonstrative.

Coïncidence au cours de la même semaine, j'ai vu  Margin Call du réalisateur J.C. Chandor sans connaître le script mais sur la foi de quelques têtes d'affiche dont j'apprécie le jeu : Jérémy Irons, Kevin Spacey...
Un géant du courtage en bourse, qui ne fait pas dans le sentiment en matière de gestion des ressources humaines, se rend compte avant tout le monde de l'instabilité de ses avoirs spéculatifs et décide de liquider les produits à risque avant l'effondrement du marché, quitte à déclencher des faillites en cascade et à acculer le système bancaire, les entreprises et les petits porteurs.
Basé sur les mêmes mécanismes réels que le roman, ce film en fait une exploitation bien plus conforme à ce que nous vivons. Le blogue bleu en propose un commentaire explicatif  très complet.
Lu le 10 juillet 2012

mercredi 21 novembre 2012

Pas ce soir

Coup de coeur 2013

Ce livre, proposé parmi une sélection de romans de littérature générale, fait partie de ceux qui ont été retenus dans le cadre du Challenge Coup de coeur 2013 organisé par PetiteBelge et rejointe cette année par Yukarie.


" J'vis toujours des soirées parisiennes,
Et j'voudrais vivre des soirées belles à Sienne "
chante Louise attaque de son timbre inimitable.
Charline Quarré, que son premier roman racontant les affres d'une adolescente, a fait connaître, se penche également sur la question à travers le personnage d'Eugénie. Pas ce soir décrit une soirée parisienne, par les yeux de quelqu'un qui n'est pas dupe de la comédie mondaine et qui se joue des mensonges et manipulations. Dans un style que je rapproche de Lolita Pill et qui correspond au projet du roman, l'auteur livre une étude lucide, d'aucuns diront une critique acide, d'une certaine jeunesse dorée, gavée d'insouciance et désabusée avant d'avoir vécu.

Eugénie est une jeune femme privilégiée mais plutôt tourmentée que sa mère, absente pour la soirée, pousse à sortir pour se changer les idées. Mais depuis que les hommes qui comptent pour elle s'en sont allés... des soirées " sans " il y en a beaucoup pour Eugénie, convaincue qu'aimer c'est souffrir.

L'histoire - qui comme un huis clos, respecte la règle des trois unités de temps, de lieu et d'action - permet en une soirée d'appréhender toute la vie d'Eugénie qui se révèle par bribes. Elle se montre de prime abord sous un très mauvais jour, arrogante et menteuse, voire mythomane, misanthrope, caustique et revêche. Au fil du roman, le lecteur découvre un peu plus ce personnage à contrepied, mal dans sa peau et meurtri.
" Fille à papa " pour les apparences, elle ne réussit pourtant pas à communiquer avec ses proches et pâtit de ne rencontrer aucune écoute de la part de son père, dirigeant de l'entreprise où elle occupe une sorte d'emploi fictif. Du côté maternel, on sent une mère aimante mais désemparée et dépourvue face à sa fille avec laquelle elle ne sait pas comment s'y prendre sans l'agacer. Enfin, Eugénie peut compter sur l'amitié (l'amour sans retour) de Charles, l'organisateur de la soirée à laquelle, elle n'a Pas envie d'aller ce soir.

La soirée réveille ses démons assoupis et nous apprend qu'elle vit encore le traumatisme de la mort de son demi-frère, qu'elle relie au deuil (réel ou fictif) de sa relation avec Julien, un artiste brillant, entouré d'amis et de jolies femmes alors qu'elle est plutôt effacée et rébarbative. Avec le récit de ce qu'elle a vécu, les souffrances, les soins médicaux inadaptés, Eugénie gagne une part de notre compassion. Elle troque une apparente férocité qu'on ne lui pardonne pas, contre une empathie progressive née de ses faiblesses, de sa fragilité d'écorchée.


J'aime rester dans le doute que l'auteur a merveilleusement manipulé mon opinion pour finir par me faire apprécier une jeune femme odieuse qui trompe son monde, à commencer par le lecteur. La psychologie du personnage, extrêmement poussée, est un des atouts de ce roman. Seule la fin, avec l'arrivée du bon samaritain, est un peu moins convaincante.


Je trouve beaucoup de talent à ce roman. Il m'en reste encore beaucoup à découvrir car ma BàL ne désemplit pas ces jours-ci, mais j'ai eu un gros coup de coeur pour ce titre qui figurera probablement parmi mon trio de finalistes.

jeudi 8 novembre 2012

Sacrée petite robe noire

Coup de coeur 2013

Ce livre, proposé parmi une sélection de romans de littérature générale, appartient au genre Chick-litt. Si je m'étais interrogée un moment sur le résumé pour finalement ne pas le retenir, ma lecture me laisse réellement dubitative.

Le livre est court et dans un format (petits chapitres) qui se lit très vite, heureusement pour lui car sinon l'ennui eût tôt fait de me le faire mettre de côté pour plus tard... un plus tard qui a tendance à s'éterniser au vu des nombreuses tentations de ma PàL.
Certes, l'auteur, Nathalie Ribierre-Dubile, précise qu'il s'agit d'une fiction classée chick litt mais cela n'exclut pas une certaine tenue dans l'écriture et une crédibilité dans l'histoire : l'adhésion du lecteur repose sur le fait qu'il accepte de se laisser entraîner dans l'histoire, aussi invraisemblable soit-elle... Je dois dire que je suis restée en dehors. Ce n'est pas que je refuse de croire à l'égarement de cette femme de ministre, quarantenaire et mère de famille, qui décide de mettre du sel dans son existence bourgeoise, mais l'ensemble est resté trop superficiel, sans repère, une sorte d'étude psychologique mais sans la psychologie. Il reste le divertissement !
Par ailleurs, l'écriture ne m'a pas convaincue et a constitué le principal obstacle à ma lecture ; j'y ai trouvé trop d'oublis : de ponctuation (ça peut être un style) de majuscule (ça ne l'est plus) et d'inexactitudes agaçantes dont voici quelques-unes : le ministre de l'Intérieur ne s'occupe pas de justice c'est le rôle du Garde des Sceaux me semble-t-il, j'aimerais savoir ce qu'est un consul français en Italie (plusieurs villes italiennes accueillent un consulat de France ayant à sa tête un consul de France à...) et ce qu'il fait à Paris à un dîner chez le ministre de l'Intérieur ?
Pour conclure, je suis assez d'accord avec la phrase de Mariejuliet : " Au final je trouve que ce livre pourrait être le condensé d’un livre qui me plairait beaucoup plus. " mais tel quel, il ne m'a pas charmée. Désolée Nathalu mais je n'accrocherai pas cette petite robe noire dans mon dressing !
Peut-être la suite Sacrée Salomé (la fille adolescente) ou Sacramento (l'histoire de Paul le mari ?) ont-ils le mérite de développer le caractère de personnages secondaires prometteurs ?

Remarque d'ordre plus général : à la lumière de mon expérience dans ce challenge, je pense que l'éditeur a un rôle certain, qui est peut être transparent pour le lecteur, mais qui se révèle par défaut dans certaines (premières) oeuvres qui nous ont été soumises l'an dernier. Le cru de cette année me semble plus prometteur.

Edit :
J'ai mis longtemps à pointer ce qui m'avait mise mal-à l'aise dans ma lecture au point qu'elle me déplaise : dans les romans de chick litt en général et notamment ceux où apparaît Becky, l'accro du shopping pour ne pas la citer, les héroïnes sont spontanées, gaffeuses, irresponsables, paniers percés, etc mais elles gardent un côté touchant et sympathique de femme-enfant qui fait qu'on a plus envie de les excuser que de les blâmer (par exemple, j'adore et je suis morte de rire quand je lis les échanges de courrier avec son banquier)
Celui-ci en revanche me semble profondément anti-féministe : ancienne avocate incapable de tenir un discours devant une assemblée (à peine crédible) mauvaise épouse, mauvaise mère, mauvaise amie qui n'hésite pas à trahir, l'héroïne n'a rien pour se racheter aux yeux du lecteur.et pour tout dire elle ne voit pas son bonheur.

dimanche 30 septembre 2012

Coup de coeur 2013

Les jurés ont donné leur avis et nous attendons maintenant le verdict général pour savoir les trois titres qui nous seront donnés à lire et à départager dans les catégories : littérature générale, imaginaire et suspense.
Je vous indiquerai alors les liens vers les résumés et s'ils faisaient partie de mes favoris !
Tout est dit ici : Blog Operation Coup de Coeur

Maintenant les résultats de nos votes dans les catégories :
imaginaire
Gabriel Katz, Le puits des mémoires, tome 1 : La traque
Virginie Goevelinger, Attraction céleste
Maïwenn Soler, Eclats de rêves (dans mes choix)
suspense (j'avais envie de lire les 3 donc je suis contente de la sélection)
Salvador Ricardo, La zygène de la filipendule
Joëlle Adani, Une brèche dans le mur, La légende des gens qui courent
Paskal Carlier, Vengeance XXL (déclaré forfait)
littérature générale
Charline Quarré, Pas ce soir
Nathalie Ribierre-Dubile, Sacrée petite robe noire
J. Heska, Pourquoi les gentils ne se feront plus avoir

dimanche 15 avril 2012

Âme, âmes... un mot des titres... pour le 1er juin

J'ai déjà quelques BD lues ou en vue et trois titres dans ma LàL
Tout en écoutant L'Âme-stram-gram de Mylène Farmer
ICI Les âmes vagabondes de Stéphanie Meyer.

Et aujourd'hui 15 avril, quelles sont les lectures à l'ordre du  JOUR ?
80 jours de Vadot et Guéret  et  11ème jour de Sandrine Revel, sans oublier le très beau  Ce que le jour doit à la nuit de Yasmina Khadra sur la fin de l'Algérie française.

Tous les détails du tirage au sort et des conditions de participation sont chez Calypso.

mercredi 11 avril 2012

L'enfant de la délivrance

Challenge Coup de coeur 2012 : catégorie Bit-litt   1/5
Résumé éditeur :
C'est en fouillant dans les affaires de son père adoptif que Juliette découvre son métier : il est tueur professionnel. Un choix évident vient alors dans son esprit, celui de faire le même travail. Mais lors de ses nombreuses missions, cette jeune femme va découvrir que certaines histoires semblant invraisemblables ne sont pas que des légendes. Entre des vampires et des loups-garous, Juliette va vite comprendre que la Terre ne possède pas en son sein que des humains, surtout quand l'héroïne rencontre le tout premier vampire, un homme sans aucun doute prétentieux mais d'une beauté à couper le souffle.
Livre 1 : Sans pitié (chapitres 1 à 10) raconte l'histoire de Juliette, les bases pour comprendre le coeur du roman
Livre 2 : Le changement (chapitres 11 à 16) qui déroule l'histoire de Charlène en trois parties
L'innocence (chapitres 1 à 7) ; Les découvertes (chapitres 8 à 12) ; Être femme (chapitres 13 à 18).

L'histoire est vraiment originale et j'ai apprécié : il est très rare de se débarrasser de l'héroïne aux deux tiers du roman, même si c'est sa propre fille qui prend la relève. L'adage telle mère telle fille ou Bon sang ne saurait mentir ne valent rien pour l'ascendance de Charlène. En effet, dans sa lignée, elle compte une grand mère vampire, l'autre sorcière, un grand père loup, l'autre humain mais tueur à gages, un père loup, une mère vampire, elle même étant une sorcière.
Toutefois, pour être honnête, je dois dire que le style m'a énormément gênée dans ma lecture. Quel dommage que tant de fautes de style et de trop nombreuses coquilles, des paragraphes qui parfois ne semblent pas s'enchaîner tout à fait, aient échappé à la correction.
Mais comme il s'agit d'un premier roman, l'indulgence est de mise et je suis curieuse de voir ce que donnera la plume de cet auteur dans quelques années.

vendredi 24 février 2012

La révolte des anges

Quatrième de couverture :
Je m’appelle Ariel.
Je suis un ange, un être spirituel, docile et simple, intermédiaire entre dieu et l’homme.
Mais le statut de messager des volontés divines m’est devenu insoutenable.
Depuis un moment, je ne supporte plus l’inactivité.
Mon statut d’ange immobile et inutile m’insupporte.
J’ai pris ma décision définitive un jour de Mars 2008.
J’empêcherai les horreurs sur terre par ma venue pour le bonheur des hommes.
Ariel a donc engagé la révolte des anges.
Mais le diable Ibis n’apprécie guère cette soudaine arrivée.
En ce mois de Mars 2009, Clémentine Duval la petite journaliste Française, Steve Ascot le détective privé et son frère Brian moine à Westminster vont devoir remettre leurs convictions au placard.
Ensemble, ils vont vivre une aventure qui va changer radicalement le cours de leur vie…
Préparez vous à la révolte !
Auteur : David Ghisdal
Éditeur : Je Publie
Infos : 232 pages

Le résumé est assez largement exhaustif ! Ibis Alastor est appelé un incitateur (l'imagerie classique a popularisé sa représentation par un petit diable rouge qui symbolise la mauvaise conscience) ; il s'oppose à l'action d'Ariel et Mummiah. Les humains sont Steve, Brian et Kate que les péripéties de l'histoire vont entraîner, à la recherche de preuves, de Londres à Paris et jusqu'en Galilée. Les détails pratiques sur lesquels repose la crédibilité de l'histoire ne sont pas convaincants.

Heureusement que je lis seulement vos avis sur La révolte des anges après coup, mais je dois dire que je ne vais pas le repêcher non plus. Je suis hélas assez d'accord avec le commentaire d'Agathe. J'ai moi aussi contribué à la sélection de ce roman, mais il ne sera pas mon coup de coeur. Pour les histoires gentillettes, il y a déjà un Marc Lévy, que je n'apprécie pas plus que ça. Pour un avis plus positif, c'est TheChouille
Lu le 24 février 2012