jeudi 31 décembre 2015

Le jeudi c'est citation


H ours of happy times with friends and family
A
bundant time for relaxation
P
rosperity
P
lenty of love when you need it the most
Y
outhful excitement at life
's simple pleasures

N ights of restful slumber (you know - dont' worry be happy)
E
verything you need
W
ishing you love and light

Y ears and years of good health
E
njoyment and mirth
A
ngels to watch over you
R
embrances of a happy years!

Unknown Author

mercredi 30 décembre 2015

Top ten BD

De la quantité certes mais qu'ai-je retenu de cette année 2015 :
  1. Les vieux fourneaux (triptyque)   Libraires - BD - 2014
  2. Destins 10 (série)
  3. Les larmes de l'assassin (one shot)
  4. La guerre des amants (triptyque)
  5. Miss Crumble (série 7 détectives)
  6. Walking dead (série)
  7. Le carnet bleu - Après la pluie (diptyque)
  8. Ernest et Rebecca 3 (série jeunesse)
  9. Le singe de Hartlepool (one shot)   Libraires - BD - 2013
  10. Astérix chez les Pictes
  1. Les vieux fourneaux parce que le tome 2 est aussi bon que le premier et que je suis contente d'avoir le dernier en réserve : trois papys qui réservent bien des surprises
  2. Destins tome 10 parce que c'est jusqu'à présent le meilleur de la série : un questionnement poussé à l'extrême sur le choix
  3. Les larmes de l'assassin, magnifique histoire humaniste dans un environnement austère 
  4. La guerre des amants parce que (bis) le tome 2 est aussi bon que le premier est que je suis contente d'avoir le dernier en réserve : sur fond d'Histoire du XXème siècle, celle de deux artistes passionnés et engagés
  5. Miss Crumble parce qu'elle est une horrible vieille dame machiavélique
  6. Walkind dead pour l'ensemble de la série et pour le personnage de Michonne
  7. Après la pluie, une suite à l'histoire de Louise dans Le carnet bleu tout aussi réussie
  8. Ernest et Rebecca tome 3 parce que l'adorable fillette et son ami imaginaire le microbe ont un meilleur copain inattendu : le pépé de la demoiselle doté d'un bien étrange surnom
  9. Le singe d'Hartlepool : dans la tourmente de l'Histoire le destin dramatique d'un petit singe personnifiant l'innocence face à l'imbécillité des Hommes
  10. Astérix chez les Pictes parce que le tome 35 renoue avec le meilleur d'Uderzo et Goscinny

mardi 29 décembre 2015

La voix de l'empereur

Le mois de... Nabil Ouali c'est en décembre sur Bookenstock (voir les ITV)

Novembre : 
Sur le commentaire enthousiaste de Dup, je me suis laissée tenter par ce partenariat et vais découvrir La voix de l'empereur, tome 1 Le corbeau et la torche.
Décembre :
Bien que déçue de n'avoir pas dans les mains ce bel objet-livre décrit par les lectrices, je remercie les éditions Mnémos qui viennent de me faire parvenir la version numérique après le retour de mon colis pour défaut de distribution (un AR métropole-Réunion pour rien, quelle frustration !) 
Hormis le fait que je n'aime pas lire sur écran ce qui me prive du plaisir du feuilletage à rebours (j'aime revenir en arrière pour retrouver un passage, revenir sur une expression), le support ne m'a pas aidée à m'y retrouver dans les fils de cette histoire éclatée entre plusieurs rameaux.
Il y a d'une part ce qui se passe au château, siège de l'empire où le roi Brisard se meurt victime d'un empoisonnement. Les luttes de pouvoir se déchaînent autour d'Elin le prince-héritier.
Il y a d'autre part ce qui se passe aux confins, Frimas le héraut du prince a dû fuir suite au complot contre l'empereur fomenté par le clergé ou une autre puissance encore plus occulte. Il est poursuivi par Ravel, le fils d'un seigneur vassal, qui en chemin accomplit des exploits comme de capturer la bête immonde des marais.

Les effets de style recherchés montrent un évident plaisir à manipuler la langue. Cela m'a parfois semblé surjoué mais j'ai remarqué d'autres effets très plaisants : un satisfecit particulier pour l'utilisation des adjectifs de couleur les plus extraordinaires. L'auteur explique être très attentif au rythme de ses phrases "les mots monosyllabiques d'ailleurs sont une véritable plaie et c'est la raison pour laquelle je préfère utiliser des nuances de couleurs précises plutôt que rouge/bleu/vert/jaune/noir/blanc/rose".

Résumé éditeur :
Voici l’histoire de quatre destins réunis au cœur d’un empire mourant. L’enfant du village gelé, le paladin hanté par un sombre secret, le prêtre émérite d’un ordre qu’il méprise et le fils de l’empereur.
Dans les rues des cités fourmillantes ou les profondes forêts, chacun accomplit un voyage sur les routes de l’empire mais aussi dans les méandres de son être : quelles sont les ficelles que tire le clergé dans les coulisses ? Qui a tenté de tuer l’empereur et d’éteindre à jamais sa voix ? Sur le sentier escarpé qui mène au pouvoir, le chemin est infiniment plus important que le sommet.

J'avoue que la présentation est assez obscure pour que j'aie besoin de préciser certains rôles par ordre d'entrée en scène

Dans le rôle du héraut : Frimas / emblème le corbeau
Recueilli orphelin par un soldat d'élite, il est présenté au chancelier qui s'intéresse à ses particularités et l'éduque à la cour dans le but d'en faire le compagnon d'études du futur empereur et prochainement son héraut (champion d'armes, spécialiste en héraldique). Froid, imperturbable, mécanique, volontaire sont les adjectifs qui s'attachent à sa personne et même s'il est admirable par certains côtés, je le trouve antipathique, dans son destin tout tracé (il vient du pays du gel et ne semble pas devoir déroger) et plutôt inquiétant (il a un pouvoir extraordinaire face aux blessures).

Dans le rôle du fils de l'empereur : Elin
Elin est très beau (inspiré par Hugo ?) et sa beauté frappe au premier regard, mais cela semble aussi un handicap car cela empêche qu'il soit pris au sérieux dans ses autres aspects  comme la bravoure : aux armes contre Frimas, l'intelligence : duel verbal avec Adamant, etc. S'il hérite du pouvoir (la voix), il doit aussi apprendre à le contrôler et bénéficie de peu de compagnons fiables dans son entourage : le chancelier Gweleth, son maître d'armes Owan et son précepteur Glawol. Il peut aussi créer des choses très belles à partir d'horreurs (exemple la salle souterraine).

Dans le rôle du paladin : Ravel / emblème : la torche
Le paladin est un chevalier ayant atteint l'un des plus hauts grades, faisant partie d'un ordre religieux et porteur du pouvoir sacré de la foi. Le personnage répond bien à cette définition. J'attendais beaucoup de la rencontre avec Artelas à la suite d'un des passages les plus cruels de ce tome. L'épisode sanglant est décrit de manière tellement implicite que je n'ai compris que quelques chapitres plus loin et j'ai dû faire un retour en arrière pour bien comprendre les détails. Globalement, le brouillard dans lequel se passent les actions des uns et des autres semble voulu et je crains que les explications soient reportées aux tomes suivants.

Dans le rôle du mentor : Glawol
Fourbe en puissance, il joue double jeu avec tout le monde et pourtant c'est un personnage qui a des accents de vérité assez perturbants (sa confession à Gweleth), des actes de charité gratuité (apprendre à lire au vieux serviteur). Il est le plus intéressant en termes d'intrigue, un de mes préférés car il n'est pas défini(tif) dès le début. Cela tombe bien car c'est une trilogie...

Tout reste assez ouvert à la fin de ce tome d'installation, surtout après une révélation de dernière minute annoncée par certains indices si on y réfléchit bien !

lundi 28 décembre 2015

Période bienvenue de vos bilans que j'aime tant...

Avec la nouvelle année, j'abandonne ce récapitulatif et en ouvre un autre :
billets en retard 
Garden of love (swap) de Marcus Malte
Innocenti (partenariat)
Des parasites comme nous (challenge)
Après l'amour d'Agnès Vannouvong
Avant la tempête d'Anne Perry
Plus que vous n'en savez de Judith Kelman
Plop
Un aller simple de Didier Van Cauewelaert
Les brigades du chaos tome 1/3 de Serge Brussolo
lectures en panne
Nous autres (utopie) de Zamatine
Songes de Mevlido d'Antoine Volodine
Moebius et son double de Franck Giraud
La faim de Knut Hamsun
Le froid modifie la trajectoire des poissons de Pierre Swalovski

dimanche 27 décembre 2015

Bilan " à vos nombres "

Catégorie Top ten :
Il s'agit de livres comprenant les nombres de 1 à 10 dans leur titre.



Un lieu incertain de Fred Vargas
Une vie entre deux océans de M. L. Stedman
Cinq filles, trois cadavres mais plus de volant d'Andrea Japp
Quatre petits monstres (nouvelles du 87ème district) d'Ed Mc Bain
Oriane ou la cinquième couleur de Paul Loup Sulitzer
Trente six chandelles de Marie Sabine Roger
Le septième fils d'Arni Thorarinsson
Huit chevaux noirs (nouvelles du 87ème district) d'Ed Mc Bain
La neuvième vie de Louis Drax de Liz Jensen
Dix façons d'assassiner notre planète d'Alain Grousset

Catégorie aléatoire :
Il s'agit de livres dont le titre contient un nombre quelconque.



Escales 2001 rassemblés par Sylvie Denis
Barbarie 2.0 d'Andrea Japp
2065 La ville engloutie - Les pilleurs d'eau de Jean Michel Payet
Chimère(s) 1887 (BD)
Nouvelles du 87ème district d'Ed Mc Bain
7 détectives (BD) : Miss Crumble - Martin Bec
Les neuf femmes de Sherlock Holmes d'Arthur Conan Doyle
Treize de Seth Patrick
XIII cycle 2 Le message du martyr (BD)

Catégorie Math'en mots :
Il s'agit de livres dont le titre contient un mot du domaine des mathématiques.

Le plus petit baiser jamais recensé de Mathias Malzieu
Pythagore tome 2 L'opération rhino (BD)
Le dernier beau jour de Peter Blauner
Quartier charogne de Nan Aurousseau
Le contraire de un d'Erri de Luca
Le facteur 119 de Lydie Blaizot
Plus que vous n'en savez de Judith Kelman
Au couvent des petites fleurs d'Indu Sundaresen
Sphère de Michael Crichton
L'auberge de Nulle Part de Roberto Innocenti
Tu pourrais rater intégralement ta vie de Toni Jordan

samedi 26 décembre 2015

Big challenge

romans 18/49 => objectif +6 : 35-
Tous les livres lus ont été de très bons moments, rien à redire sur cette liste
  1. Le chant du Troll de Pierre Bottero
  2. Les âmes croisées de Pierre Bottero
  3. Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre de Ruta Sepetys
  4. La couleur des sentiments de Kathryn Stockett
  5. Ugly Love de  Colleen Hoover
  6. Tes mots sur mes lèvres de Katja Millay
  7. Avant toi de Jojo Moyes
  8. La ligne verte de Stephen King
  9. Mille soleils splendides de Khaled Hosseini
  10. Max de Sarah Cohen-Scali
  11. Orgueil et préjugés de Jane Austen
  12. Deux petits pas sur le sable mouillé d'Anne-Dauphine Julliand
  13. Meurtres pour rédemption de Karine Giebel
  14. La Horde du Contrevent d'Alain Damasio
  15. Aristote et Dante découvrent les secrets de l'univers de Benjamin Alire Saenz
  16. Juste avant le bonheur d'Agnès Ledig
  17. Le faire ou mourir de Claire-Lise Marguier
  18. Wild de Cheryl Strayed
  19. Nos faces cachées d'Amy Harmon
  20. Le bleu est une couleur chaude de Julie Maroh
  21. Purgatoire des innocents de Karine Giebel
  22. Les ailes d'émeraude d'Alexiane De Lys
  23. Battle royale de Koushun Takami
  24. Les Cerf-volants de Kaboul de Khaled Hosseini
  25. Simple de Marie-Aude Murail
  26. La véritable histoire de Noël de Marko Leino
  27. Elle s'appelait Sarah de Tatiana de Rosnay
  28. Geisha d'Arthur Golden
  29. Frangine de Marion Brunet
  30. Dix petits Nègres d'Agatha Christie
  31. Druide d'Olivier Péru
  32. Wonder de R.J. Palacio
  33. La voleuse de livres de Markus Zusak
  34. L'instant précis où les destins s'entremêlent d'Angélique Barbérat
  35. Oh, boy ! de Marie-Aude Murail 
  36. Zouck de Pierre Bottero
  37. L'ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon
  38. Coeur de pierre de Séverine Gauthier
  39. Beignets de tomates vertes de Fannie Flagg
  40. La mort est mon métier de Robert Merle
  41. Nos étoiles contraires de John Green
  42. Jane Eyre de Charlotte Bronte
  43. Boy's dont cry de Malorie Blackman
  44. Si c'est un homme de Primo Lévi
  45. Les raisins de la colère de John Steinbeck
  46. Juste une ombre de Karine Giebel
  47. Les âmes vagabondes de Stephenie Meyer
  48. Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur d'Harper Lee
  49. Des fleurs pour Algernon de Daniel Keyes

jeudi 24 décembre 2015

Barbarie 2.0

Le dernier roman d'Andrea Japp renoue avec les sujets contemporains. Avec une vision sociétale à faire froid dans le dos, elle y livre une lecture inexorable de l'évolution des faits divers. Dans un souci d'étayage de ses sources parfois fastidieux, elle renvoie en notes de bas de page vers toutes les publications qui ont servi à l'élaboration de son diagnostic relatif à l'augmentation de la violence individuelle et collective à travers les actualités récentes.
Un groupuscule craignant une explosion incontrôlable des meurtres sanglants organise en secret la lutte face à l'avènement de la barbarie dans le but de préserver un échantillon sélectionné et enrichi de l'humanité. De leur côté, les milieux économiques se préparent à engranger les profits d'une situation certes inconfortable pour les futures victimes mais dont ils seront à l'abri dans des ghettos ultra sécurisés. Une même analyse, des moyens équivalents, mais des perspectives diamétralement opposées. Entre les deux camps, Yann, un jeune analyste chargé par son supérieur des services secrets d'enquêter sur les activités d'un professeur radié de l'ordre des médecins pour activité illégale, cherche sa vérité au risque de se faire broyer

mercredi 23 décembre 2015

Sur tous les fronts


tome 1 : 

Max Moore, ancien as des commandos de marine est chargé de combattre les cartels mexicains. Ceux-ci ont creusé des tunnels sous la frontière pour inonder de cocaïne leur grand voisin du Nord. Mais cette mission ne lui fait pas oublier sa spécialité : le Pakistan, les talibans, les fanatiques qui menacent l'ordre mondial.

tome 2 :
D'une rencontre improbable entre les deux pires ennemis des Etats-Unis, la menace se précise : des groupes de terroristes islamiques ont l'intention d'emprunter les tunnels creusés par les cartels mexicains pour introduire des missiles sol-air portatifs et attaquer six cibles ultra-sensibles sur le territoire du Grand Satan. Pour Max Moore, le compte à rebours a déjà commencé. 

Tom Clancy, le créateur du techno-thriller (la série des Ryan Neal) est mort en 2013. Son ultime roman, paru à titre posthume et publié en France chez Albin Michel m'a été offert dans le cadre d'un partenariat : j'ai joué pour le diptyque au GpP  de Book en stock et j'ai eu la chance de gagner les deux tomes dans leurs couvertures inversées, sur fond rouge ou blanc.
Il y associe les islamistes d'Al-Qaida avec les cartels de la drogue mexicain.
Max Moore, un ancien Marine de retour du Pakistan où il a perdu sa couverture et laissé assassiner un indicateur, doit infiltrer les réseaux d'immigration clandestine et déjouer tous les pièges pour comprendre la nouvelle menace terroriste imaginée par les Talibans afin de porter le djihad au coeur des aéroports américains. Les têtes de chapitre permettent de s'y retrouver dans ce puzzle géopolitique complexe. L'alternance des sujets entre islamistes et narco-trafiquants, intéressante et bien documentée, renouvelle l'intérêt : la fiction semble parfois bien proche de la vérité. Un détail : une description de la fabrication de la cocaïne à vous dégoûter d'y toucher !
Lus le 23 juillet 2015

mardi 22 décembre 2015

Elmore Leonard [3]

Héros de la série Justified, Raylan Givens est le personnage central du dernier roman d’Elmore Leonard. Il était déjà apparu dans Pronto, Beyrouth Miami et Quand les femmes sortent pour danser. Ancien mineur, Raylan comprend la rudesse des gens de ce pays. Il répugne à tuer mais il ne dégaine jamais sans faire mouche.
A la façon des nouveaux feuilletons policiers, on suit l'US marshall dans différentes enquêtes dont il est le fil conducteur, ainsi que le personnage récurrent de Pervis Crowe, le patriarche d'une famille de dégénérés et un florissant mais impitoyable entrepreneur sur le marché de la marijuana (ses fils - la sympathie en moins - m'ont fait penser aux Duke de la série Shérif fais moi peur)
Raylan croise plusieurs créatures aussi attirantes que dangereuses, mais il garde son flegme charismatique à la Clint Eastwood : Layla, l'assistante chirurgicale qui se met à son compte en prélevant des reins sur des donneurs inconscients qu'elle revend au marché noir, Carol, la vice-présidente d'une société d'exploitation minière qui rachète tous les sommets du Kentucky pour en extraire le charbon à ciel ouvert en les arasant, Rachel, la brillante étudiante soupçonnée de braquage de banques qui ne vit que pour la passion du poker et des paris selon les enseignements de son beau-père Reno Nevada.





50 états, 50 billets
Comté d'Harlan, KENTUCKY




*****

Autres occasions où j'ai croisé l'auteur :

J'ai vu il y a quelques années l'adaptation de 3h10 pour Yuma qui diffère également des westerns classiques, mais j'ai préféré lire l'auteur.
C'est l'histoire d'un duel sans effusion de sang entre deux héros chevaleresques où la notion de gentil et de méchant parvient à s'estomper, ne laissant subsister que la droiture et le sens de l'honneur.

J'ai commencé Nouvelles western, Médecine apache qu'il me plairait beaucoup de finir si je le retrouve en bibliothèque.


 Elmore Leonard est décédé le 20 août 2013 à Détroit, MICHIGAN
Grand Prix de la Littérature Policière - Etrangère 1986 pour La Loi de la cité qui appartient au cycle de Détroit (Plus gros que le ventre, etc.)
Le film 3h10 pour Yuma de Delmer Daves est adapté d'une de ses nouvelles écrites avant 1961.
Jacky Brown de Quentin Tarentino est adapté d'un de ses romans Punch créole.

Médecine apache, recueil de nouvelles (lecture en cours, le livre est à la médiathèque du Tampon)
50 billets, 50 états ARIZONA
commencé le 23 août 2013

lundi 21 décembre 2015

Histoires de mères castratrices

Les oreilles de Buster de Maria Ernestam
reçu au Swap couleurs : violet
en LC avec Magicienne d'Oz 
pour le challenge des 5 continents : EUROPE

Je laisserai de côté les résumés trop bavards qui donnent plus envie de renoncer que de découvrir le roman. J'aurais voulu qu'il dure longtemps, retrouver Eva chaque soir pour qu'elle continue d'égrener ses réflexions à sa manière implacable, clairvoyante et sans fausse excuse. Dès les premières lignes j'ai été happée par ses paroles, sans m'offusquer de leur cynisme pourtant évident : "J'avais sept ans quand j'ai décidé de tuer ma mère. Et dix-sept ans quand j'ai finalement mis mon projet à exécution." Je regrette que la fin du roman lui fasse perdre son mystère. Même si je l'avais entrevu, j'aurais préféré que l'auteur se contentât de laisser planer le doute...

La petite fille préférée d'Eva lui offre un journal intime pour ses 56 ans. La couverture représente des rosiers, une culture à laquelle elle se livre passionnément. Un compagnon solide mais taciturne dans la personne de Sven, une fille en pleine séparation et des petits enfants heureux, des voisins indiscrets mais plutôt bienveillants, deux vraies amies d'enfance, une vieille dame acariâtre dont elle s'occupe en lieu et place de sa fille : sous un aspect lisse et bien réglé, la vie d'Eva réserve pourtant des surprises.
Dans la douceur feutrée du soir, avec une bonne bouteille à portée de main, Eva se consacre à ses souvenirs, la mémoire attisée par les pages blanches du carnet. D'emblée, elle avoue qu'elle s'est juré à 7 ans de tuer sa mère, décrite comme tyrannique, égoïste et irresponsable. C'est plutôt sombre mais la prouesse de Maria Ernestam, en bon avocat de la défense, est de faire accepter chacun comme il est. En raison de son enfance malmenée, Eva suscite chez le lecteur le pardon et le souhait de la voir s'en sortir, d'échapper à l'emprise de sa mère ; l'espoir jaillit quand elle fréquente John un marin anglais, se laisse aller au partage des sentiments, à l'ouverture fragile de son coeur et de son esprit.

Le mélange de candeur et de cruauté, le caractère intime de la confession, m'ont donné à penser au personnage de Joséphine dans un des romans d'Agatha Christie, mais aussi au caractère à la fois malveillant mais excusable de Tatie Danielle.

* * *

voir 

Sur ma peau de Gillian Flynn

Insecte de Claire Castillon

* * *


samedi 19 décembre 2015

Les cycles au féminin d'Andrea Japp

  • Diane Silver
J'ai lu les deux premiers tomes de cette série dans le désordre, sans en être dérangée : Dans la tête, le venin et Une ombre plus pâle (Lu le 27 mai 2010) ; la suite La mort simplement vient de paraître.

Nouvelle héroine d'Andrea Japp, Diane Silver est parmi les meilleures profileuses du FBI. Ancienne psychiatre installée à Manhattan, habituée des stars, elle a rejoint les troupes de Quantico à la suite d'un drame personnel qui l'a d'abord fait sombrer en enfer : quinze ans auparavant, un pervers multirécidiviste a violé, torturé puis tué sa fille Leonor âgée de onze ans. Mais Diane, devenue insensible à tout, s'est relevée ; avec hargne, elle s'est juré de traquer sans merci les pires serial killers dont elle a fait sa cible exclusive.
Son pendant masculin est Nathan Hunter, qui lui aussi s'intéresse de près aux tueurs en série. Beau, plus que riche et très intelligent, ce personnage ambigû et plutôt inquiétant intrigue afin d'amener Diane à une alliance a priori contre nature. Ses desseins sont obscurs mais Diane ne semble pas en avoir cure.
Face à ces deux sombres protagonistes taillés pour l'affrontement, le personnage solaire d'Yves Guéguen apporte une touche d'humanité à ce thriller. Colonel de la police française, il a été initié par Diane aux techniques du profilage et apparaît comme un pointillé dans l'histoire.

  • Helen Baron

De l'autre, le chasseur
Pendant trois ans, Helen a vécu le parfait amour avec Cordell Taylor-Caedon, totalement ignorante de sa double vie de serial killer. Refusant d'admettre qu'il l'ait épargnée, alors qu'il a assassiné les membres de leurs deux familles, elle s'est réfugiée dans le reniement de son ancienne vie. Devenue Julia Holmer, elle est décidée à mettre un terme définitif aux "jeux" de son mari, disparu dans la nature. Lorsque les enquêteurs du FBI retrouvent sa trace semée de cadavres, elle propose son aide. S'apercevant de discordances dans le mode opératoire entre les anciennes et les plus récentes victimes, elle leur permet de remonter enfin une piste valable. Mais Charly, prédateur par divertissement, semble s'amuser d'avoir toujours une longueur d'avance.

Un violent désir de paix
Charly a de nouveau pris tout le monde de vitesse et Helen échappe de peu à ses griffes. Il est tenté de la reconquérir ; elle est décidée à le perdre... Ayant accepté de servir d'appât pour en finir, "Terry" emménage dans un atelier isolé dont le système de sécurité présente a priori un unique point faible.
Toutefois, un autre prédateur, fasciné par Charly et ses semblables, est maintenant sur la piste d'Helen. Du point de vue de Cordell, il est hors de question que sa proie lui échappe... ou qu'une tierce personne s'immisce dans l'histoire d'amour et de haine qui le lie intimement à sa femme.
Un mystérieux internaute semble tirer les ficelles.

Sang premier
Helen bénéficie de nouveau du programme de protection des témoins mis en place par le FBI et se cache en Ecosse sous le nom de Constance Wilson ; elle y retrouve sa combattivité. Lorsque Charly sort de son "inactivité" et met en place un piège machiavélique pour la pousser à se dévoiler, elle est prête pour l'affrontement final...
Un des grands plaisirs procurés par les romans d'Andrea Japp tient dans la finesse psychologique des personnages, principaux et secondaires. Dans cette série, la plupart des protagonistes de l'enquête sont récurrents et évoluent au fil des tomes : le lecteur est manipulé jusqu'à l'empathie.



  • Gloria Parker-Simmons

J'ai découvert avec délectation à la médiathèque tout un rayon de policiers signés Andrea H. Japp qui m'avait échappé jusqu'alors. Je me suis précipitée sur La raison des femmes, sans savoir qu'elle était précédée de trois autres enquêtes où apparaissent le même duo de personnages. James Irving Cagney est comportementaliste au département d'études des comportements du FBI chargé de dresser les portraits psychologiques de serial killers. Gloria Parker Simmons (Mme GPS) mathématicienne surdouée mais introvertie, est l'inventeur d'un logiciel basé sur les nuages statistiques, capable de cerner les mobiles et la personnalité d'un tueur en série. Le couple de protagonistes, qui n'en finit pas de se chercher, offre beaucoup de similitudes avec celui imaginé par Patricia Cornwell autour du personnage de Kay Scarpetta.

  1. La parabole du tueur Lu le 7 février 2011
  2. Le sacrifice du papillon Lu le 7 février 2011
  3. Dans l'oeil de l'ange Lu 12/10/10  
  4. La raison des femmes
  5. Le ventre des lucioles
Avis de l'éditeur
Née en 1996 sous la plume d'Andrea H. Japp, la mathématicienne Gloria Parker-Simmons se détache rapidement de sa créatrice pour acquérir une autonomie qui n'appartient qu'aux héroïnes d'exception.
Tout au long des quatre romans qui composent ce volume, elle évolue au rythme d'enquêtes particulièrement retorses, mais aussi et surtout au rythme de son histoire personnelle, dans laquelle le rôle du profileur du Fbi James Irwin Cagney croît en importance.
Lorsque Gloria réfléchit, l'écriture d'Andrea H. Japp se fait dense et précise, déchirante quand elle aime ou déteste, et la romancière parvient ainsi - talent ou magie ? - à doter le lecteur d'une amie. Plus, d'une sœur.

La raison des femmes
Deux hommes dans la cinquantaine se font tirer à bout portant puis égorger. La scène de crime semble maquillée en cambriolage et la police locale, qui revient bientôt sur l'évidence du mobile, se voit supplantée par le FBI : en effet, l'arme du crime a déjà servi, dans un double meurtre onze ans auparavant. Gloria, qui s'intéresse aux circonstances de l'affaire, propose son aide jusqu'à ce que l'approche de la vérité la mette face à sa conscience.
Andrea Japp signe un polar original, qui sort des sentiers battus - la plupart de serial killers sont des hommes, mais je n'en dis pas plus - et entraîne le lecteur dans son univers, criminel certes mais qui reste humain, subtilement psycholoqique, féministe sans être militant.

Le ventre des lucioles
La poésie du titre recouvre une réalité sordide. Les lucioles sont l'image des adolescentes arrachées aux pays de l'est et prostituées au bord des routes, que les feux qu'elles allument pour se réchauffer signalent aux clients. Installé d'abord en Europe, le trafic se propage outre-atlantique ; il se double parfois d'une perversion supplémentaire.



  • Ann Hawk
Le septième cercle
Dans l'Enfer de Dante, le septième cercle est occupé par les traîtres et les lâches.
Ann Hawk était au volant lors de l'accident qui a coûté la vie à son fils et son mari. Elle n'a pensé qu'à sa propre survie durant les quelques secondes avant l'explosion de la voiture. Bien qu'en état de choc, elle a repris son travail dans un cabinet de conseil aux entreprises. Mais elle ressent une sorte d'urgence à agir, qui reste vague jusqu'à ce que se précisent des impressions paranormales en rapport avec le meurtre d'une journaliste d'investigation. Pour comprendre, Ann s'associe avec Richard Codrington, cosignataire d'un article primé de Clara Saragan.
Andrea H. Japp adopte une manière d'écrire économe, très incisive et sans effets superflus, qui rend comme au ralenti le décalage entre la succession rapide des événements et le ressenti du narrateur.
Lu le 5 octobre 2009

La voyageuse
Comme beaucoup de romans d'Andrea Japp, l'histoire se déroule à Boston. Ann se sent un peu comme une voyageuse sans attache depuis qu'elle survit à la mort de son mari et de son fils. Elle, si rationnelle autrefois, ne se fie plus qu'à son instinct au jour le jour. Elle décide qu'il est temps de changer d'air et visite une maison de banlieue à Newton. Mais une impression déplaisante devant la jeune femme qui la reçoit, une odeur de maison mal tenue qui plane dans les pièces délabrées et une atmosphère malsaine suffisent à alarmer son esprit critique. De retour chez elle, Ann décide de s'en ouvrir à Richard qui se lance dans quelques investigations. Mme Gee, l'occupante des lieux lui a menti sans raison apparente.
La suite est un suspense insoutenable et dense comme sait les construire l'auteur. La tonalité du roman est  lourde, traumatisante. Les personnages bizarres et inquiétants, manquent totalement de sérénité. La mort plane, elle a déjà frappé l'entourage de Richard et Ann. Le lecteur sent un drame latent sans savoir où il va éclater...

50 états, 50 billets
Boston , Massachusetts

jeudi 17 décembre 2015