Oriane Casanove est une juge redoutée de la Galerie financière, la juridiction chargée d'examiner les crimes et délits des grands patrons et de leurs affidés politiques.
Sous ses yeux, un accident mortel coûte la vie d'Isabelle, sa meilleure amie dont elle ignorait le passage à Paris. Il survient quelques semaines après le suicide suspect de son mari le juge Alexandre Leclerc au Gabon. En outre, le chauffard s'est volatilisé bien vite et dans la seconde, un motard s'est
emparé à l'arraché de l'enveloppe qu'Isabelle tenait dans ses bras.
Il n'en faut pas plus pour éveiller les soupçons d'Oriane. Contactée par un indicateur anonyme du Conseil d'Etat qui lui fournit certains indices, elle entreprend, avec l'aide d'un journaliste d'investigation, de faire la lumière sur la mort de ses amis. Délaissant les dossiers financiers en cours, elle débobine les derniers instants de leur vie, peu à peu convaincue d'être face à une affaire politico-financière d'envergure internationale.
Son enquête croise un agent d'influence agissant dans l'ombre des marchés internationaux,
un homme politique brillant féru de Rimbaud, deux soeurs birmanes ayant
pignon sur rue dans le 16ème arrondissement. Elle n'est pas indifférente au charisme du propriétaire d'un quatre-mâts restauré à Marseille, soupçonné d'évasion fiscale, qui lui aussi fréquente le salon des jeunes Birmanes...
Les ingrédients habituels de Paul Loup Sulitzer sont présents dans ce
roman étincelant : de l'intrigue, des enjeux de pouvoir et d'argent, des sentiments. Le dénouement met en valeur, dans un face à face éblouissant, le génie machiavélique de celui qui tire les ficelles depuis le début, figure même du sociopathe brillant, affable séducteur et assassin sans scrupule. L'ensemble est placé sous les auspices d'Arthur Rimbaud, poète éphémère et aventurier. A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles
J'ai suivi l'intrigue avec un réel plaisir, tout en tremblant de l'inconscience de la juge et j'ai eu peine pour elle ; heureusement que le journaliste, figure tutélaire et précédent occupant de son bureau, veillait un peu sur elle.
2 commentaires:
Moi aussi j'ai lu ce livre pour le challenge "un mot, des titres" mais je l'ai abandonné en route. Trop compliqué pour moi.
Tu ne dis pas si tu as aimé ou pas?
je m'en suis doutée quand tu as écrit que tu lisais un Sulitzer
en réponse à ta question, tu as raison, j'ai oublié de mettre mon avis, oui j'ai bien aimé parce que les crapules cérébrales me plaisent bien
d'ailleurs je me suis demandé s'il ne fallait pas y voir un portrait inspiré du réel
Enregistrer un commentaire