La blogosphère en avait beaucoup parlé : je l'ai enfin vu.
Le film, réalisé à partir d'une nouvelle fondée sur une expérience réelle relatée par son organisateur, est transposé des Etats-Unis à l'Allemagne.
Le sujet n'en est que plus fort sans doute : une réflexion dérangeante sur la mise en place et les mécanismes d'une autocratie, mais aussi un questionnement sur les limites de la liberté d'enseignement à travers ses conséquences sur un groupe de lycéens.
La vague, L'histoire est-elle destinée à se répéter ? d'après le roman de Todd Strasser. L'expérience menée par Monsieur Ross auprès de sa classe de lycéens, illustrée par Stefani Kampmann, est beaucoup moins dure que le film car elle s'arrête avant que la violence ne prenne le dessus.
mercredi 30 janvier 2013
mardi 29 janvier 2013
La rêveuse d'Ostende
J'ai bien fait rire Unchocolatdansmonroman l'organisatrice du challenge Eric Emmanuel Schmitt lorsque j'ai avoué que je ne me souvenais pas si je l'avais déjà lu. Or elle a raison de dire que je n'aurais pu oublier la nouvelle qui donne son titre au recueil, ni le personnage dont il y est question, la mystérieuse Emma Van A.dans sa bien nommée Villa Circé. Péremptoire lorsqu'il s'agit de lecture, elle partage avec Maurice Plisson, le héros de l'avant dernière nouvelle, une certaine intransigeance, aucune relation proche en dehors d'un membre de leur parenté, une vie retirée, entourée de livres et un profond dédain : chez elle, pour les oeuvres produites par des romanciers qui n'ont pas fait leurs preuves pour la postérité et chez lui, un mépris qui s'étend plus largement à toutes les oeuvres de fiction, aux romans dans leur ensemble.
La rêveuse d'Ostende / Crime parfait / La guérison / Les mauvaises lectures /La vieille dame au bouquet. Les recueils d'EE. Schmitt sont généralement sous-tendus par une thématique commune : pour celui là serait-ce l'insatisfaction ? Qu'en pensent les autres lecteurs ?
La rêveuse d'Ostende / Crime parfait / La guérison / Les mauvaises lectures /La vieille dame au bouquet. Les recueils d'EE. Schmitt sont généralement sous-tendus par une thématique commune : pour celui là serait-ce l'insatisfaction ? Qu'en pensent les autres lecteurs ?
dimanche 27 janvier 2013
Loto BD 3
Elles sont trois drôles de dames que l'absence d'un Charlie ne dérange pas ! Elles organisent un loto BD où chacun contribue au lot mis en jeu et chacun peut devenir le grand gagnant. Je me suis inscrite chez les trois il y a deux ans et j'ai eu beaucoup de chance. Voilà le principe :
Le Loto BD est un « pot commun » : chaque participant précise l’album qu’il fera découvrir à un autre lecteur. Le nom de chaque participant sera utilisé, après clôture des inscriptions, pour un tirage au sort. Le 1er nom désigne la personne qui recevra les albums des autres participants, le 2ème nom désigne le lecteur qui recevra l’album envoyé par le 1er gagnant.
- Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au lundi 4 février 2013 à minuit.
- Annonce des participants inscrits au Loto le mardi 5 février 2013.
Le Loto BD est un « pot commun » : chaque participant précise l’album qu’il fera découvrir à un autre lecteur. Le nom de chaque participant sera utilisé, après clôture des inscriptions, pour un tirage au sort. Le 1er nom désigne la personne qui recevra les albums des autres participants, le 2ème nom désigne le lecteur qui recevra l’album envoyé par le 1er gagnant.
- Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au lundi 4 février 2013 à minuit.
- Annonce des participants inscrits au Loto le mardi 5 février 2013.
- Le tirage au sort aura lieu le mercredi 6 février 2013.
A partir du tirage au sort, vous aurez 15 jours pour envoyer votre colis… et il faudra garder le secret !! Mais rien ne vous empêche de mener votre enquête sur les blogs des autres lecteurs !! ^^
- Les gagnants sauront qu’ils
ont gagné lorsqu’ils verront arriver les colis.
- Les résultats du tirage au sort seront ensuite publiés.
Et le thème de cette année chez moi : Voyages, voyages
«Comme pour beaucoup, la Bande Dessinée nous a toujours permis de nous exiler, de nous dépayser le temps d’une lecture. [...]
Faire voyager, voilà un art (un de
plus) que maîtrisait le maestro Hugo Pratt, et quel meilleur ambassadeur
que Corto pour nous emmener loin de notre quotidien. ». (Zorg)
C'est le thème qui me correspond le mieux et j'ai choisi de m'inscrire chez Loula, il était une fois... Tranches de vie comme l'an dernier chez Val aime les livres et BD primées lors de festivals etc. chez Mo' du Bar à BD. Finalement en faisant le billet, j'ai décidé de me lancer à la découverte de ce thème également et je suis aussi inscrite chez elle.
samedi 26 janvier 2013
Histoires de crabe en BD
Rémission
Une jeune femme fait un séjour dans les montagnes et entre en contact avec son père auquel un grave différend l'oppose.
La confrérie des crabes (diptyque)
Des enfants atteints de tumeurs malignes conçoivent une étrange conspiration qui consisterait à prélever leur "crabe" dans le but de créer un monstre destructeur.
Le même dessinateur que Terre mécanique dans un registre plus sombre, mais tout aussi onirique.
Lus en janvier 2012
La marche du crabe
Tragédie en trois actes : unité de lieu = une plage de l'estuaire de la Gironde, unité d'action = des crabes qui ont toujours "marché droit" apprennent à pivoter, et unité de temps (ou presque) = un été particulier. Plus connu pour ses petites nanas délurées, aux yeux langoureux, aux fesses dodues et au langage cru, Arthur de Pins continuer à épingler avec férocité les travers de ses contemporains. Dans cette trilogie, il est question d'écologie, d'économie, mais également d'humour et de dérision, de faits de société surtout.
Court métrage récompensé à maintes reprises, La Révolution des Crabes - avant de connaître une suite sous la forme d’un long - sera adapté en bande dessinée : une trilogie caustique autour de la condition d’un crabe, le Cancer Simplicimus Vulgaris ! En effet... Depuis 400 millions d’années, toutes les espèces évoluent dans la joie et l’allégresse. Toutes sauf une : le Cancer Simplicimus Vulgaris, ou crabe carré. Cette sous-espèce de crustacés peuplant les rivages de l’Estuaire de la Gironde est frappée, depuis des millénaires, d’une étrange tare : elle ne peut changer de direction, et est condamnée à marcher selon une même ligne droite !
Mais... Durant un été comme les autres, pendant que les vacanciers profitent du soleil et des congés payés, trois petits crabes carrés vont se rebeller, et bouleverser ainsi l’écosystème tout entier !
Depuis que l'un des crabes carrés de l'estuaire de la Gironde a appris à tourner, deux mouvements se créent : les amateurs de rectitude et les fans de mouvement.
Ce jour là, dans l'estuaire de la Gironde, un événement de portée considérable se produit. Peu de temps après, deux mouvements se mettent en place chez les crabes carrés. D'un côté, les supporters de la rectitude et de l'autre, les partisans de la liberté de circuler. Pendant ce temps-là, à la surface, des journalistes spécialisés dans le documentaire remarquent que des choses étranges se produisent chez les petits crabes...
Sur les bords de l’estuaire de la Gironde, une variété de crabes – le Cancer Simplicimus Vulgaris ou crabe carré – est victime d’un caprice de l’évolution : elle ne peut changer de direction, et est condamnée à marcher toute sa vie selon une même ligne droite ! Mais un jour... trois d’entre eux – Soleil, Bateau et Guitare – vont réaliser qu’ils peuvent modifier le cours des choses et... tourner ! Ainsi naissent deux clans : les rigides (qui marchent tout droit) et les tourneurs (qui changent de direction). L’issue de cette bataille ne laisserait aucun doute quant à la victoire idéologique et stratégique des tourneurs, si le clan des rigides ne bénéficiait pas du soutien des autres espèces de la faune maritime qui se sentent menacées. Une tragédie qui se déroule sous la caméra de deux reporters – Dominique et Raymond – encore loin d’imaginer ce qui les attend... Lutte invétérée, origines révélées, marée noire, reste-t-il un espoir aux crabes carrés, espèce en voie de disparition ?
Une jeune femme fait un séjour dans les montagnes et entre en contact avec son père auquel un grave différend l'oppose.
La confrérie des crabes (diptyque)
Des enfants atteints de tumeurs malignes conçoivent une étrange conspiration qui consisterait à prélever leur "crabe" dans le but de créer un monstre destructeur.
Le même dessinateur que Terre mécanique dans un registre plus sombre, mais tout aussi onirique.
Lus en janvier 2012
La marche du crabe
Tragédie en trois actes : unité de lieu = une plage de l'estuaire de la Gironde, unité d'action = des crabes qui ont toujours "marché droit" apprennent à pivoter, et unité de temps (ou presque) = un été particulier. Plus connu pour ses petites nanas délurées, aux yeux langoureux, aux fesses dodues et au langage cru, Arthur de Pins continuer à épingler avec férocité les travers de ses contemporains. Dans cette trilogie, il est question d'écologie, d'économie, mais également d'humour et de dérision, de faits de société surtout.
Court métrage récompensé à maintes reprises, La Révolution des Crabes - avant de connaître une suite sous la forme d’un long - sera adapté en bande dessinée : une trilogie caustique autour de la condition d’un crabe, le Cancer Simplicimus Vulgaris ! En effet... Depuis 400 millions d’années, toutes les espèces évoluent dans la joie et l’allégresse. Toutes sauf une : le Cancer Simplicimus Vulgaris, ou crabe carré. Cette sous-espèce de crustacés peuplant les rivages de l’Estuaire de la Gironde est frappée, depuis des millénaires, d’une étrange tare : elle ne peut changer de direction, et est condamnée à marcher selon une même ligne droite !
Mais... Durant un été comme les autres, pendant que les vacanciers profitent du soleil et des congés payés, trois petits crabes carrés vont se rebeller, et bouleverser ainsi l’écosystème tout entier !
Depuis que l'un des crabes carrés de l'estuaire de la Gironde a appris à tourner, deux mouvements se créent : les amateurs de rectitude et les fans de mouvement.
Ce jour là, dans l'estuaire de la Gironde, un événement de portée considérable se produit. Peu de temps après, deux mouvements se mettent en place chez les crabes carrés. D'un côté, les supporters de la rectitude et de l'autre, les partisans de la liberté de circuler. Pendant ce temps-là, à la surface, des journalistes spécialisés dans le documentaire remarquent que des choses étranges se produisent chez les petits crabes...
Sur les bords de l’estuaire de la Gironde, une variété de crabes – le Cancer Simplicimus Vulgaris ou crabe carré – est victime d’un caprice de l’évolution : elle ne peut changer de direction, et est condamnée à marcher toute sa vie selon une même ligne droite ! Mais un jour... trois d’entre eux – Soleil, Bateau et Guitare – vont réaliser qu’ils peuvent modifier le cours des choses et... tourner ! Ainsi naissent deux clans : les rigides (qui marchent tout droit) et les tourneurs (qui changent de direction). L’issue de cette bataille ne laisserait aucun doute quant à la victoire idéologique et stratégique des tourneurs, si le clan des rigides ne bénéficiait pas du soutien des autres espèces de la faune maritime qui se sentent menacées. Une tragédie qui se déroule sous la caméra de deux reporters – Dominique et Raymond – encore loin d’imaginer ce qui les attend... Lutte invétérée, origines révélées, marée noire, reste-t-il un espoir aux crabes carrés, espèce en voie de disparition ?
vendredi 25 janvier 2013
Le sumo qui ne pouvait pas grossir
Chaque matin, la petite phrase sibylline lancée par le vieillard agace Jun
Sauvage, révolté, Jun promène ses quinze ans dans les rues de Tokyo, loin d'une famille dont il refuse de parler. Sa rencontre avec un maître du sumo, qui décèle un " gros " en lui malgré son physique efflanqué, l'entraîne dans la pratique du plus mystérieux des arts martiaux. Avec lui, Jun découvre le monde insoupçonné de la force, de l'intelligence et de l'acceptation de soi. Mais comment atteindre le zen lorsque l'on n'est que douleur et violence ? Comment devenir sumo quand on ne peut pas grossir ?
Lorsque le vieil homme le contemple un instant et lui murmure avant de s'éloigner : " Je vois un gros en toi ! " cela met Jun hors de lui. Mais le vieil homme revient inlassablement et après les insultes, il parvient à s'attirer l'attention du garçon, pour finir par apprivoiser cet écorché vif. Une chute inattendue pour une histoire qui n'a rien de convenu.
challenge Eric Emmanuel Schmitt chez Unchocolatdansmonroman
challenge Eric Emmanuel Schmitt chez Unchocolatdansmonroman
EE. Schmitt parle aussi bien d'amour que de ceux qui sont déchirés, malheureux, n'attendent plus rien de la vie. Il souligne combien l'espoir est permis au coeur des heures les plus sombres, en mettant sur la route de ces derniers une bonne personne, une âme charitable ou compatissante, quelqu'un capable d'intérêt pour son prochain. => à lire à ce propos : Votre chat vous aime-t-il vraiment ?(commentaire à venir)
jeudi 24 janvier 2013
Dans ma BàL
C'est toujours agréable de recevoir un paquet, surtout quand ils sont DEUX et qu'ils sont des surprises totales. Deux livres voyageurs que je n'attendais plus et qui entrent dans le challenge des nombres de Piplo :
- Huit saisons de Justin Cronin proposé par Pimousse (j'avais oublié et j'en suis d'autant plus heureuse) auquel Piplo, mon expéditrice dans la chaîne, a joint quelques délicates attentions
- Les deux messieurs de Bruxelles d'EE Schmitt dont je pense qu'Unchocolatdansmonroman autant que moi étions persuadées qu'il s'était définitivement perdu.
Merci donc à mes deux copinautes (décidément ça fait drôle de lire vos vrais noms) pour ces livres qui ont fait remonter mon moral en flèche ce soir et grosses bises.
Comme c'est toujours beaucoup mieux en images, place à la photo de groupe
- Huit saisons de Justin Cronin proposé par Pimousse (j'avais oublié et j'en suis d'autant plus heureuse) auquel Piplo, mon expéditrice dans la chaîne, a joint quelques délicates attentions
- Les deux messieurs de Bruxelles d'EE Schmitt dont je pense qu'Unchocolatdansmonroman autant que moi étions persuadées qu'il s'était définitivement perdu.
Merci donc à mes deux copinautes (décidément ça fait drôle de lire vos vrais noms) pour ces livres qui ont fait remonter mon moral en flèche ce soir et grosses bises.
Comme c'est toujours beaucoup mieux en images, place à la photo de groupe
Babelio Masse critique 2014
| Un an de BD à gagner avec la collection Signé A l’occasion des 20 ans de la Collection Signé, Babelio et les Editions du Lombard lancent le Club des Chroniqueurs Signé. Pendant un an, les lecteurs bédéphiles membres du Club recevront gracieusement des albums de la collection. En échange, ils s’engagent à donner leur avis sur les albums reçus sur Babelio (positif ou négatif, les critiques sont bien sûr entièrement libres!) |
Des micro-indices de l’évolution du climat, cachés dans l’Océan Indien Sud
Voici le récit d’une grande traversée de 2 mois sur le Marion Dufresne, navire océanographique français de 120 mètres. Départ de l'île de la Réunion et 6 500 milles (12 000 km) de navigation autour des îles de l'Océan Indien sud : Crozet, Kerguelen, Saint Paul et Amsterdam, le 24 janvier à 19h
jeudi 17 janvier 2013
J. Heska [3]
Coup de coeur 2013
Pourquoi les gentils ne se feront plus avoir ou la naissance du mouvement qui changea le monde est présenté par l'auteur comme la transcription du journal intégral de Jérôme Laplace. Son visa d'impression daté du 15 janvier 2185 indique clairement une oeuvre d'anticipation, ou plutôt une utopie. Il s'agit du premier roman de J.Heska.Comme le deuxième On ne peut pas lutter contre le système, il questionne la possibilité pour quelques personnes décidées de "gripper" la machine (sociale dans le cas 1, économique dans le 2) grâce à la mondialisation (internet dans le cas 1, marchés boursiers dans le 2).
Jérôme Laplace, avant de se faire déborder par ses plus bouillants élèves, a été le précurseur et l'initiateur d'un mouvement d'opposition active à l'encontre de la population "bête et méchante" : ses cibles sont des cols blancs, cadres moyens et employés de bureau, citadins, consuméristes... Son " illumination " lui est venue à la lecture d'un article du magazine Mensu'psycho qui préconisait à ses lecteurs d'écrire leurs expériences humiliantes. Au lieu de faire les exercices pratiques, Laplace s'interroge et en déduit des types de méchants qu'il catégorise et définit avec exhaustivité (hélas, par un artifice littéraire fréquent, il est dit que le second carnet de ses définitions s'est perdu).
La structure du roman est balisée de façon très claire et pragmatique. Construit sous la forme du témoignage direct livré par l'acteur le plus important de cette révolution morale qualifiée pour la postérité de courant de pensée cimondiste (de : citoyens du monde), le carnet est découpé en cinq sections qui correspondent à autant d'étapes psychologiques dans la prise de conscience : déni, acceptation, révolte, adaptation et intégration.
Chaque tête de chapitre est introduite par une pensée phare suivant le même schéma répétitif : " La vie c'est... " Ensuite, les paragraphes, précisant la date et l'heure où sont survenus les évènements relatés dans le journal, viennent renforcer la crédibilité de ce témoignage (cf. Le blog de Max ou Absolument débordée sur la vie de bureau).
Une subtilité supplémentaire consiste à faire figurer en annexe un extrait de la première version officielle de l'encyclopédie cimondiste, comme s'il s'agissait d'un recueil assorti de recherches bibliographiques, ainsi que le test permettant de reconnaître un méchant présenté sous les termes de " test de Laplace d'identification des "antipathes" utilisé de manière récurrente à partir de 2038 ".
Enfin, le roman constate une évidence que je résumerais ainsi : on est toujours le méchant de quelqu'un d'autre. Le maître à penser des cimondistes, bientôt dépassé par ses partisans, n'a été clairvoyant que pour son entourage, mais il s'est pourtant refusé à assumer son oeuvre jusqu'au bout. De fait, il appartient à la deuxième catégorie de sa classification : sale con, mauvais ami, bête et méchant, borné, autocentré. Adulé par son ami et collègue Etienne, dont il méprise en secret les blagues idiotes, le goût des jeux vidéo et l'adoration fervente pour le personnage de Yan Solo, il lui rend très mal et dès qu'il atteint son but de conformité sociale, il s'empresse de renier sa contribution à l'édification de la pensée cimondiste.
Pour conclure brièvement, j'ai trouvé beaucoup de qualités à ce roman, une écriture très fluide et agréable, une adéquation entre le fond et la forme, une pensée originale mieux servie que dans On ne peut pas lutter contre le système. J'ai apprécié en outre qu'il se passe à Lyon et j'ai aimé l'évocation du parc de la Tête d'or, terrain d'actions privilègié des premiers cimondistes. Mais je reste sur une question récurrente depuis ma précédente lecture de J. Heska : mais pourquoi choisit-il toujours des couvertures d'un noir brillant, si jolies mais si catastrophiques pour les traces de doigts ?
Lu le 17 janvier 2013
* * *
Coup de coeur 2012Je remercie Livr@ddict et l'auteur, J. Heska, pour ce partenariat spécial autour de son deuxième titre, puisque d'une part il y a un débat de fond prévu en septembre et que d'autre part On ne peut pas lutter contre le système est un livre voyageur : aussitôt lu, aussitôt reparti vers une autre blogueuse réunionnaise Unchocolatdansmonroman, pourtant j'aurais aimé m'attarder un peu pour savourer les subtilités de ce thriller économique qui pourrait se situer dans un présent très parallèle ou dans un futur proche. La couverture est saisissante !
La main mise du pouvoir économique, à force d'agir de façon dominante, a conduit à une dérégulation générale des marchés. Une pénurie alimentaire sans précédent a touché jusqu'aux pays européens et a alerté l'opinion sur la vulnérabilité de la population face aux risques de famine, sans plus aucune distinction Nord/Sud.
La situation de crise a été espérée, sinon favorisée par un consortium qui pense avoir en mains une martingale gagnante de nature à lui assurer une position monopolistique dans les domaines de l'énergie et de l'alimentation. Ses dirigeants attendent le prochain sommet du GEAD, déterminant pour l'avenir de millions de personnes, pour en faire la déclaration fracassante.
Le roman met en scène trois sortes de protagonistes : de hauts cadres d'une multinationale spécialisée dans l'agroalimentaire (Londres), des activistes altermondialistes militant dans une organisation non gouvernementale (Paris) et un chef de village africain aux prises avec pénurie et sécheresse (Ouganda) dans un contexte climatique dégradé.
Le premier chapitre débute par une scène d'émeutes à la suite de l'écroulement du système financier mondial et le sacrifice expiatoire de Lawrence Newton, qui a suivi à contrecoeur les traces de son père au sein du consortium HONOLA. Puis l'histoire se construit à coups de retours en arrière jusqu'à son épilogue. Cela fonctionne comme un bon scénario de film habilement ficelé, avec quelques interrogations parfois devant d'apparentes contradictions : Daniel, un comparse tué de face de trois balles dans la poitrine, est retrouvé quelques chapitres plus loin exécuté d'une balle dans la nuque...
L'auteur entend faire oeuvre pédagogique et démonter les mécanismes selon lesquels le pouvoir financier, en lien avec le pouvoir politique et les grandes entreprises, a fini par dominer/fragiliser la société. Je cite un de ses commentaires sur un autre blogue participant :
Très concrètement, l'histoire du livre tourne autour d'une innovation technologique (OGM) dont une société de biotechnologie va se servir pour asseoir sa position dominante. Des dirigeants de cette même société vont tenter un "coup de bourse" en refourguant des titres de dette (après avoir acheté des actions de leur propre société) à des organismes d'investissement (fond de pension, etc.) : l'objectif étant de faire une belle plus-value. Mais un grain de sable, représenté par trois écologistes, va remettre en cause cette logique... Je n'en dis pas plus ;-).Il me semble que le niveau de stress entretenu par le suspense joue sur deux niveaux de craintes inégalement sensibles parmi la population car diversement conscientes : de manière générale, la suspicion envers les manipulations génétiques et l'introduction des OGM dans l'alimentation et d'autre part, le risque financier engendré par les bulles spéculatives, les fonds de pension, le système des subprimes, etc.
Je ne suis pas persuadée de la portée éducative du second propos, ni que les explications contenues dans le roman permettent au profane de comprendre où se situent réellement les points critiques de vigilance.
Cependant, je trouve qu'au bout du compte, avec un brin de simplification et beaucoup d'utopie, l'intrigue romanesque, solidement construite en jeu de dominos, donne envie d'y croire. Bon public, j'ai suivi avec facilité et un certain amusement les péripéties des héros en dépit de ficelles qui sont un peu grosses et d'indices carrément ENORMES, par exemple GreenForce à la place de... je vous laisse deviner !
Les personnages secondaires sont intéressants et ont de la tenue, par exemple le commando qui se fait appelé Marty McFly en référence à Retour vers le futur ou bien Victor Mendosa, l'avocat pourri défenseur de la mafia qui retourne sa veste après l'attentat qui coûta la vie à son épouse et accepte d'aider - avec contrepartie - les membres du mouvement altermondialiste.
Beaucoup de lectrices se sont avouées réticentes au début à cause de la difficulté opposée par le contexte financier. Ce n'est pas mon cas et malgré les quelques réserves exprimées, je trouve qu'il montre bien que les enjeux économiques des batailles que se mènent les holdings se situent dans les pays du Sud. Toutefois, dans des univers assez proches, j'ai trouvé la trilogie de Stéphane Osmont plus démonstrative.
Coïncidence au cours de la même semaine, j'ai vu Margin Call du réalisateur J.C. Chandor sans connaître le script mais sur la foi de quelques têtes d'affiche dont j'apprécie le jeu : Jérémy Irons, Kevin Spacey...
Un géant du courtage en bourse, qui ne fait pas dans le sentiment en matière de gestion des ressources humaines, se rend compte avant tout le monde de l'instabilité de ses avoirs spéculatifs et décide de liquider les produits à risque avant l'effondrement du marché, quitte à déclencher des faillites en cascade et à acculer le système bancaire, les entreprises et les petits porteurs.
Basé sur les mêmes mécanismes réels que le roman, ce film en fait une exploitation bien plus conforme à ce que nous vivons. Le blogue bleu en propose un commentaire explicatif très complet.
Lu le 10 juillet 2012
lundi 14 janvier 2013
Un mot, des titres : OMBRES
Extrait :
Sur l’ensemble des propositions reçues, un mot est apparu 4 fois, ce qui est assez rare et prouve que vous êtes nombreux à souhaiter qu’il soit tiré au sort, d’autant plus qu’il est très régulièrement proposé… mais je n’en dis pas plus car, pour une fois, le nombre n’a pas suffi !
Le mot qui a été tiré au sort n’a été proposé qu’une seule fois et il s’agit de…
ROI
Le mot « roi » pourra bien évidemment être mis au pluriel, mais pas au féminin car nous ne sommes pas dans le cas
d’un adjectif.
Le livre choisi devra être lu pour le 1er mars. Le prochain
mot sera quant à lui tiré au sort le 28 février !
Si j'attendais le retour en bibliothèque d'un livre de ma LàL (La librairie des ombres), en définitive, j'ai dû me rabattre sur ceux qui étaient disponibles.
Le voleur d'ombres
Chaque nouvelle lecture de Marc Lévy m'éloigne un peu plus de mes préjugés. Il y a beaucoup de finesse et d'humanité dans ses romans où je ne voyais d'abord que mièvrerie et déluge de bons sentiments et il faut également passer outre le côté paranormal du postulat qui sert de prétexte à une histoire par ailleurs totalement réaliste.
Le début ressemble à une version récente de souvenirs du petit Nicolas : le jeune héros arrive en classe de 6ème C, il peine à s'intégrer, vit des déceptions mais aussi des rencontres pleines de richesses avec Yves, le gardien du collège ou Luc Shakespeare, le fils d'un boulanger. Le départ de son père le déstabilise un peu plus, mais il possède un don unique : par le biais de son ombre, il parvient à entrer en communication avec le niveau subconscient des personnes qu'il approche de suffisamment près.
Dans la seconde partie, il est un jeune adulte qui est sur le point de se réaliser : devenir interne en médecine, vivre en couple, etc. L'auteur pose la question de savoir ce qu'il adviendrait si cet adulte rencontrait l'enfant qu'il a été et devait présenter des comptes sur ce qu'il a fait de ses promesses et de ses espoirs (question posée également par un film dont j'ai oublié le titre avec Sophie Marceau dans le rôle principal).
Globalement, le roman permet de suivre l'évolution d'une très belle relation mère-fils, avec sa force, mais aussi ses compromis et ses silences.
L'ombre de Claudia
Après ses études de médecine, Nathalie perd le contact avec ses amies de lycée : Amélie, Béatrice et Gisèle. A la suite d'ennuis dans la clinique où elle exerçait à Rouen, elle revient installer son cabinet à Vernon sa ville natale. Une dénommée Claudia, perturbée par son retour, est folle de rage.
Le début de ce roman policier de Gilbert Gallerne, lauréat du prix Quai des orfèvres 2010, ne m'a pas transcendée, mais en fait, la subtilité réside dans le fait qu'on croit savoir à chaque moment qui se cache derrière Claudia alors qu'il n'en est rien.
La taille asymétrique des chapitres, parfois réduits à une demi-page, permet de relancer le lecteur vers une autre piste, mine de rien, et l'intrigue avance sans coup d'éclat ni hémoglobine lentement mais sûrement. Tout tient à la psychologie des personnages et à celle du lecteur, pris dans ses sentiments envers eux, ce dont joue l'auteur.
En conclusion, pas un coup de coeur mais un bon polar qui se lit plutôt vite.
Trois livres lus in extremis au cours du week end pour la session précédente du challenge où nous devions mettre à l’honneur le mot
OMBRE
Si j'attendais le retour en bibliothèque d'un livre de ma LàL (La librairie des ombres), en définitive, j'ai dû me rabattre sur ceux qui étaient disponibles.
Challenge tour du monde : ECOSSE
L'ombre du tueur
Pour les connaisseurs et les assidus, L'ombre du tueur
est le 8ème roman de Ian Rankin mettant en scène l'inspecteur John
Rebus, de la PJ d'Edimbourg. Même pour moi qui débarque en cours de
série, il est évident qu'il a un passé - voire un passif - avec certains
des personnages secondaires, des (anciens) collègues pour la plupart.
Comme
beaucoup de policiers de romans, il rencontre des problèmes dans sa vie
privée car il consacre trop de temps à ses enquêtes ou vice-versa : sa
femme est partie et il ne voit plus sa fille, il fume trop, boit trop,
dort peu et mal et fait des cauchemars horribles. Quand il est sur une
affaire, il ne s'en laisse pas compter face à la hiérarchie, les media,
les politiques, les ripoux, il est têtu jusqu'à l'obstination : on le
compare à un terrier, voire un pitbull, mais par ailleurs, il a des
traits de caractère sympathiques, il sait renvoyer l'ascenseur, il n'est
pas misogyne dans un univers où la tendance peut être inverse et il est
capable de gagner l'estime de ses collaborateurs, voire de ceux qui au
premier abord ne supportent pas son côté franc tireur.
J'en
lirai sûrement d'autres car, on l'aura compris, j'ai apprécié le
personnage et j'aimerais en savoir plus de ses relations avec
l'inspecteur principal Gill Templer ou l'enquête qu'il a résolue avec
son ancien équipier Jack Morton.
Le voleur d'ombres
Chaque nouvelle lecture de Marc Lévy m'éloigne un peu plus de mes préjugés. Il y a beaucoup de finesse et d'humanité dans ses romans où je ne voyais d'abord que mièvrerie et déluge de bons sentiments et il faut également passer outre le côté paranormal du postulat qui sert de prétexte à une histoire par ailleurs totalement réaliste.
Le début ressemble à une version récente de souvenirs du petit Nicolas : le jeune héros arrive en classe de 6ème C, il peine à s'intégrer, vit des déceptions mais aussi des rencontres pleines de richesses avec Yves, le gardien du collège ou Luc Shakespeare, le fils d'un boulanger. Le départ de son père le déstabilise un peu plus, mais il possède un don unique : par le biais de son ombre, il parvient à entrer en communication avec le niveau subconscient des personnes qu'il approche de suffisamment près.
Dans la seconde partie, il est un jeune adulte qui est sur le point de se réaliser : devenir interne en médecine, vivre en couple, etc. L'auteur pose la question de savoir ce qu'il adviendrait si cet adulte rencontrait l'enfant qu'il a été et devait présenter des comptes sur ce qu'il a fait de ses promesses et de ses espoirs (question posée également par un film dont j'ai oublié le titre avec Sophie Marceau dans le rôle principal).
Globalement, le roman permet de suivre l'évolution d'une très belle relation mère-fils, avec sa force, mais aussi ses compromis et ses silences.
L'ombre de Claudia
Après ses études de médecine, Nathalie perd le contact avec ses amies de lycée : Amélie, Béatrice et Gisèle. A la suite d'ennuis dans la clinique où elle exerçait à Rouen, elle revient installer son cabinet à Vernon sa ville natale. Une dénommée Claudia, perturbée par son retour, est folle de rage.
Le début de ce roman policier de Gilbert Gallerne, lauréat du prix Quai des orfèvres 2010, ne m'a pas transcendée, mais en fait, la subtilité réside dans le fait qu'on croit savoir à chaque moment qui se cache derrière Claudia alors qu'il n'en est rien.
La taille asymétrique des chapitres, parfois réduits à une demi-page, permet de relancer le lecteur vers une autre piste, mine de rien, et l'intrigue avance sans coup d'éclat ni hémoglobine lentement mais sûrement. Tout tient à la psychologie des personnages et à celle du lecteur, pris dans ses sentiments envers eux, ce dont joue l'auteur.
En conclusion, pas un coup de coeur mais un bon polar qui se lit plutôt vite.
samedi 12 janvier 2013
Quand le 9ème art rend hommage au 7ème...
En référence aux films d'Akira Hurosawa (Les 7 samouraïs) ou de John Sturges (Les 7 mercenaires), David Chauvel, à l'origine du projet, imagine une série de 7 récits complets, 7 aventures, 7 missions à haut risque, mettant en scène 7 équipes de 7 hommes décidés à tout pour réussir, 7 psychopathes, prisonniers, yakusas, guerrières, voleurs, pirates et missionnaires... autant de genres et d'univers variés et solidement construits, servis par 7 scénaristes et 7 dessinateurs différents, venus des quatre coins du globe.
1. Premier de la série, Sept psychopathes de Fabien Vehlmann, accompagné au dessin par le britannique Sean Philips est sorti en mai 2007, bientôt suivi de Morvan, Chauvel, Le Galli, Gabella, Bertho et Ayrolles et du côté des dessinateurs : Lereculey, Tim McBurnie, Manapul, Critone, Tandiang et Hikaru.
Je suis enthousiasmé par cette uchronie basée sur une hypothèse géniale et fantaisiste, improbable et néanmoins convaincante : le Führer a trouvé la mort dans l'attentat de Munich en 1939, mais ses proches ont gardé le secret afin de continuer à diriger les forces de l'Axe.
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Octobre 1941 en Angleterre, Winston Churchill cherche le moyen pour les Alliés de mettre fin radicalement au conflit : il faudrait assassiner Hitler mais il est trop protégé et toutes les tentatives ont été anticipées et déjouées par une garde rapprochée surentraînée. Pourtant, Joshua Goldschmidt, un professeur de religion un peu mystique, propose un plan au colonel Thompson de l'armée britannique : donner carte blanche à des tueurs imprévisibles et totalement déroutants, des hommes au raisonnement hors norme, choisis et recrutés parmi les détraqués des prisons militaires et des asiles. Les sept psychopathes, ingérables et tous plus dangereux les uns que les autres, représentent la quintessence de la folie ! En se servant de leurs sautes d'humeur pour contourner les protocoles classiques de protection d'Hitler, Goldschmidt assure au colonel la totale réussite de l'entreprise. Contre toute attente, Churchill donne son accord, en raison du faible coût de l'opération et de ses chances légitimes de succès. Avant même que le commando-suicide soit parachuté au dessus de l'Allemagne, la belle tactique mise au point sur le papier connaît ses premiers dérapages...
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Le graphisme, assez proche des comics, convient bien à ce récit d'aventure et d'action : un choix stylistique qui colle à l'ambiance particulière de " mission impossible " imaginée par Fabien Vehlmann. L'histoire est dense, rondement menée, sans temps mort, inattendue à chaque page et surprenante jusqu'à la chute.
Lu en mars 2011
3. Pour le troisième volet de la série, l'univers retenu est celui de R.L. Stevenson et les personnages sont les compagnons d'aventure de L'île au trésor.
Jim Hawkins, l'ex jeune mousse, devenu négociant selon ses voeux, le docteur, le charpentier... se rendent à contre-coeur au rendez vous fixé par un mystérieux commanditaire. Le trésor de Flint n'a pas été entièrement découvert et il les a réunis pour les envoyer à la recherche de la seconde cachette indiquée sur le plan. Comme prévu, leur bateau se fait arraisonner par des pirates qui poursuivent le même but. Pour sauver leur peau, ils doivent les prendre de vitesse.
Sans doute par méconnaissance de la première aventure, je ne m'attendais pas à la chute, que j'ai trouvée plutôt "savoureuse".
Le style graphique correspond bien aux paysages de grande ampleur : océans, îles paradisiaques... mais aussi aux scènes plus intimistes et aux expressions du caractère des personnages.
Lu en juin 2012
Quand le père abbé doit choisir sept
évaangélisateurs pour les envoyer face aux terribles guerriers de l'Ile
du Nord qui ravagent les monastères de la côte placés sous la protection
du Haut Roi, il prend soin de ne pas choisir les meilleurs mais ses
moines les plus calamiteux. Sous menace d'excommunication, ils n'ont
d'autre choix que de réussir ou périr en martyrs afin d'expier leurs
trop nombreuses fautes : paillards et batailleurs, irrévérencieux, ils
incarnent tout l'éventail des péchés capitaux. Ce sont
pourtant ces défauts - aux yeux de l'Eglise - qui va leur attirer
l'intérêt, puis la sympathie des barbares et les faire échapper à une
mort programmée. Comble d'ironie, ils vont parvenir, là où on ne les
attend pas, à remplir leur improbable mission.
Un scénario allègre, beaucoup d'humour, des clins d'oeil manifestes comme dans toute la série, des personnages truculents et hauts en couleurs, des dessins hardis, colorés et expressifs.
Lu en janvier 2013
4. Sept missionnaires incarnant les sept péchés capitaux, il fallait le tenter. Le résultat aboutit de mon point de vue à un des albums les plus réussis de la série.
Quand le père abbé doit choisir sept
évaangélisateurs pour les envoyer face aux terribles guerriers de l'Ile
du Nord qui ravagent les monastères de la côte placés sous la protection
du Haut Roi, il prend soin de ne pas choisir les meilleurs mais ses
moines les plus calamiteux. Sous menace d'excommunication, ils n'ont
d'autre choix que de réussir ou périr en martyrs afin d'expier leurs
trop nombreuses fautes : paillards et batailleurs, irrévérencieux, ils
incarnent tout l'éventail des péchés capitaux. Ce sont
pourtant ces défauts - aux yeux de l'Eglise - qui va leur attirer
l'intérêt, puis la sympathie des barbares et les faire échapper à une
mort programmée. Comble d'ironie, ils vont parvenir, là où on ne les
attend pas, à remplir leur improbable mission.Un scénario allègre, beaucoup d'humour, des clins d'oeil manifestes comme dans toute la série, des personnages truculents et hauts en couleurs, des dessins hardis, colorés et expressifs.
Lu en janvier 2013
6. Les Sept yakuzas, de Jean David Morvan et Takahashi Hikaru sont les avant-derniers de la série inaugurée avec les Sept psychopathes.
Tokyo, d'hier à aujourd'hui. Sept criminels prêts à mourir pour rétablir leur honneur sont réunis autour de Tokobuki Ichiro pour l'accompagner dans sa vengeance. A 90 ans passés, Tokoburo est encore un oyabun - le chef d'un clan de yakuzas - craint et respecté, jusqu'à l'attentat où il ne doit sa vie sauve qu'à son extrême vivacité et à l'aide d'un sauveteur inattendu, son ancien ami Hotei avec lequel il s'est brouillé après l'avoir soupçonné d'une relation plus qu'amicale avec sa jeune épouse. Ils découvrent ensemble qu'un autre clan insignifiant lui conteste la mainmise sur une partie de la ville.
L'occasion est trop belle pour le scénariste d'évoquer un de ses sujets de prédilection : parler de l'histoire récente du Japon, revenir sur la conclusion traumatisante de la seconde guerre mondiale et les séquelles de l'occupation par les forces armées américaines, passer en revue, à travers les portraits de 7 personnages emblématiques, les réactions de la population : l'acceptation résignée, la mise à profit, l'imitation, la résistance... et souligner la persistance des principes ancrés dans la société japonaise comme la fidélité à la tradition et le sens de l'honneur.
Après une longue introduction qui prend son temps, où il n'est question que du personnage principal, sa jeunesse, son entrée dans le clan, son ascension fulgurante, les 7 personnages entrent en scène un à un : vient l'amitié avec le deuxième personnage, suit la fidélité à la vie à la mort du troisième, le lieutenant incarcéré à sa place... En pendant de l'introduction, une longue mise en scène filée, prélude à la conclusion inattendue, solde l'affrontement entre les deux factions rivales : l'assaut, la bataille rangée, le ballet de mort façon Kill Bill... le théâtre des opérations se découvre au rythme de la progression sanglante des Sept dans les étages du pavillon occupé par le clan adverse.
Lu en juillet 2011
Dans la deuxième série David Chauvel reprend le même principe avec de nouveaux groupes de 7 scénaristes et 7 dessinateurs différents, venus des quatre coins du globe : chaque BD raconte une histoire comprenant sept personnages principaux, appartenant tous à une même catégorie 7 clones, naufragés, survivants, pistoleros, détectives, personnages, dragons...
8. Sept survivants
Quelque part dans les Alpes, entre la France, l'Italie et la Suisse
Déroutée par une tempête de neige, une voiture entre dans un tunnel. À son bord, en proie à quelques tensions, un neurologue réputé, sa femme, et son frère. Non loin derrière, un inspecteur des stups, lancé à la poursuite d'un couple de dangereux criminels... Sans le savoir, tous se dirigent droit vers un piège infernal, qui les conduira vers leurs pires cauchemars.
Un scénario qui exploite les ressorts du film d'horreur (enfermement, psychoses, puissance maléfique, etc) mais avec une touche d'originalité et une chute qui n'est pas dénuée d'humour et de perversité.
Je le conseille assurément pour ces qualités, même si on n'aime pas le genre, ce qui est mon cas ! Lu en février 2013
9. Sept personnages
Quelle raison aurait-on d'assassiner Molière ? Tartuffe, Harpagon et quelques autres ont reçu chacun une partie du secret. Pour mener à bien leur mission posthume, ils doivent coopérer.
Je croyais avoir affaire à une redite de Personnages en quête d'auteur, il n'en est rien. Le scénario est original, bien ficelé quoiqu'au final un peu déprimant. Le graphisme n'est pas parmi mes préférés.
Lu en décembre 2012
13. Sept détectives d’Herik Hanna (scénario) et Eric Canete (dessin).
Sept enquêteurs défiés par un mystérieux assassin.
Londres, 1920. Une série de meurtres atroces frappe la ville. À chaque nouvelle victime, non loin des corps, Scotland Yard retrouve une liste de sept noms : ceux des sept plus grands détectives connus dans le monde, invités à participer à l'enquête... par le tueur lui-même. Malgré le scepticisme général face aux menaces du criminel, ces derniers acceptent de relever le macabre défi.
Merci Oliv' car dans ma BàL ce soir, j'ai eu le plaisir de trouvé une BD que tu m'invites à découvrir. Les sept détectives ont bien voyagé.
Mon avis : un bon album mais pas mon préféré néanmoins. Lu en février 2013
L'un des témoins raconte ou plutôt confie à un journal intime le déroulement de l'enquête qui voit la déconfiture des sept plus fins limiers de la littérature policière.
Le scénario est rondement mené, selon les modèles du genre et comme il se doit, le lecteur suffisamment égaré dans l'intrigue, jusqu'à la fin qui voit se lever le rideau sur un mobile inattendu. Les couleurs sont glauques à souhait et les intérieurs bourgeois, cosy comme on les imagine à Londres au siècle dernier.
Vous pourrez peut être retrouver les célèbres modèles de ces personnages :
Capitaine Macgill
Miss Adélaide Crumble (institutrice en retraite, dans une petite ville située si au Nord de l'Angleterre qu'elle en est " presque écossaise ")
Frédérick Abstraight ( policier britannique)
Inspecteur Martin Bec (policier judiciaire français)
(Richard) Dick Monroe (détective privé de Los Angeles)
John Eaton (ancien médecin et compagnon du suivant)
Nathan Elsie (plus grand détective de tous les temps)
Ernest Patisson (détective suisse installé à Londres et voyageur impénitent)
lundi 7 janvier 2013
Le tag des cadeaux
DF du blogue Fattorius m'a gentiment taguée pour débuter l'année en douceur et en cadeaux : je copie-colle son message mais j'expliquerai plus tard (le temps de gamberger sur sa réponse !! et de trouver une autre photo)
Le principe est simple, et de circonstance en ce soir de Noël orthodoxe : imaginer neuf cadeaux à neuf euros que l'on offrirait à des proches, dans les catégories suivantes:
2 - Chocolats : une boîte de Pyrénéens à manger glacés
3 - Epicerie fine : du sel de la Mer morte
4 - Musique : un CD de danses celtiques
5 - Culture : un pass-musée pour ne pas faire la queue6 - Accessoire de mode : un vernis
7 - Gadgets inutiles et affreux : un duo de mugs lapins crétins
8 - Boissons : une bouteille d'eau minérale de l'Himalaya
9 - Souvenir d'ailleurs : un billet de banque inclus dans la résine
Et ensuite, bien sûr, taguer neuf blogueurs de son choix...
déjà bien sûr mes copinautes ci-dessous du swap Tissons des liens : Mypianocanta et Meldc, puis Achille49, Cécile de CQD9, SD49, Jeneen, Oliv, Mo, Loula et Val et... je suis déjà à DIX.
Meldc a déjà répondu ; je dois retirer Cécile l'instigatrice (en fait c'est bien dans son genre et je trouvais que le quizz lui collait parfaitement) et Sandrine (qui a été taguée par Daniel).
déjà bien sûr mes copinautes ci-dessous du swap Tissons des liens : Mypianocanta et Meldc, puis Achille49, Cécile de CQD9, SD49, Jeneen, Oliv, Mo, Loula et Val et... je suis déjà à DIX.
Meldc a déjà répondu ; je dois retirer Cécile l'instigatrice (en fait c'est bien dans son genre et je trouvais que le quizz lui collait parfaitement) et Sandrine (qui a été taguée par Daniel).
vendredi 4 janvier 2013
Swap tissons des liens
étape 1 : Le tag à mettre sur nos blogs entre le 1er et le 10 janvier
- Décris-toi en un mot : imprévisible
- Ta principale qualité : loyale
- Ton principal défaut : exigeante
- A défaut de la lecture, ta drogue favorite : le CHOCOLAT
- Ton film préféré : La marche de l'empereur (mais plein d'autres ici)
- Ta musique/chanson préférée : la BO de Blade Runner
- Là où tu aimerais vivre (pays, région etc) : Sydney/Australie
- Ton héros / héroïne de livre préféré(e) : Rahan (par Chéret)
- Le héros / héroïne que tu détestes le plus : Cruella Denfer (Les 101 dalmatiens)
- Ton animal préféré : le rhinocéros
- Une petite devise : Qui s'y frotte s'y pique (celle de la Lorraine en fait)
Je participe avec Meldc que voici et My dont voilà le tag
mercredi 2 janvier 2013
Hôtel des deux mondes
Un jeune homme déboussolé fait irruption dans un hall desservi par un ascenseur et deux couloirs. D'autres étonnants voyageurs attendent leur tour avec plus ou moins d'impatience : un faux mage, une jeune femme, un homme sûr de son importance... Chacun avance sa théorie sur l'endroit et la raison de leur rassemblement en ce lieu : les supputations vont bon train.
Un docteur androgyne que j'imagine sans peine avec la voix de Viktor Lazlo (dans la distribution) vient parfois chercher l'un d'entre eux pour le conduire à l'ascenseur qui leur reste interdit en dehors de cette occasion.
EES signe une pièce inclassable, au charme étrange et envoûtant, un peu à la manière de Waiting for Godot de Samuel Beckett. Ni comédie, ni tragédie, elle entraîne le spectateur et les acteurs dans l'inconnu où les règles, les préséances n'ont plus cours, mais où tous les espoirs sont permis, même celui de l'amour.
Dépaysement assuré et pourtant on demeure dans le thème de prédilection de l'auteur : la vie, la mort, la maladie, l'entre-deux mondes... mêlant conscience de soi et des autres.
challenge Eric Emmanuel Schmitt (théatre) : le site officiel
mardi 1 janvier 2013
challenges : bilans et participations
challenge ABC
Lancé par mes soins, il ne m'a pas beaucoup réussi avec une participation quasiment nulle depuis septembre.
challenge un mot, des titres
Organisé par Calypso, il rassemble tous les mois et demi des lecteurs autour d'un mot tiré au hasard parmi les propositions des participants.
Je suis fidèle à chaque session et nous en sommes à la treizième avec OMBRE.
Session 5 – 15 janvier 2012 – monde
Session 6 – 1er mars – bonheur
Session 7 – 15 avril – jour
Session 8 – 1er juin – âme
Session 9 – 15 juillet – fille
Session 10 – 1er septembre – enfant
Session 11 – 15 octobre – beau
Session 12 – 1er décembre – blanc
challenge 4 saisons
J'ai fini mes lectures : je vous en fais bientôt un petit récapitulatif à l'issue de ce week end (pas facile sans ordinateur à la maison !). Il se poursuit en 2013.
avant challenge :
Un été indien de Pratt et Manara
Un été en Sibérie de Myriam Kissel
Le voyage d'hiver par Amélie Nothomb
Le combat d'hiver par Jean Claude Mourlevat
Les feuilles d'automne
challenge :
La Ville d'Hiver par Dominique Bona
Automne de Mons Kallentoft
Quatre filles et un jean, le deuxième été
Les chemins du printemps
challenge Eric Emmanuel Schmitt
Je dois vérifié, mais je crois bien que j'ai atteint et dépassé mon objectif (1 roman + 1 théâtre + 1 roman du cycle de l'invisible + 1 autre) => Il me reste néanmoins à parachever mes billets
avant challenge :
Odette Toulemonde et autres histoires
L'évangile selon Pilate
Petits crimes conjugaux
Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran
L'enfant de Noé
Milarepa
Oscar et la dame rose
La part de l'autre
challenge :
La secte des égoïstes (roman)
Ulysse from Bagdad (roman)
Hôtel des deux mondes (théâtre)
Les dix enfants que Madame Ming n'a jamais eus (roman - cycle de l'invisible)
Votre chat vous aime-t-il vraiment ? (nouvelle)
Lorsque j'étais une oeuvre d'art (roman)
Concerto à la mémoire d'un ange (nouvelles)
Le sumo qui ne pouvait pas grossir (roman - cycle de l'invisible)
après challenge :
La femme au miroir
Les deux Messieurs de Bruxelles
La rêveuse d'Ostende
Diderot ou la philosophie de la séduction (essai)
Ma vie avec Mozart
Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent
Le visiteur
La nuit de Valognes
Golden Joe
Variations énigmatiques
Le libertin
La tectonique des sentiments
Courtes pièces en un acte
Mes évangiles
challenge nordique
orchestré par Myiuki il a pout but de nous faire voyager en Europe scandinave :
Norvège
Suède
Finlande
Danemark
Islande
50 états, 50 billets (Sofynet) 18/50
Fruits et légumes littéraires (Valérie K) 3/10 => la pomme, la fraise, l'orange
Défi steampunk 3/10
Summer STARWARS v6 3
Lancé par mes soins, il ne m'a pas beaucoup réussi avec une participation quasiment nulle depuis septembre.
challenge un mot, des titres
Organisé par Calypso, il rassemble tous les mois et demi des lecteurs autour d'un mot tiré au hasard parmi les propositions des participants.
Je suis fidèle à chaque session et nous en sommes à la treizième avec OMBRE.
Session 5 – 15 janvier 2012 – monde
Session 6 – 1er mars – bonheur
Session 7 – 15 avril – jour
Session 8 – 1er juin – âme
Session 9 – 15 juillet – fille
Session 10 – 1er septembre – enfant
Session 11 – 15 octobre – beau
Session 12 – 1er décembre – blanc
challenge 4 saisons
J'ai fini mes lectures : je vous en fais bientôt un petit récapitulatif à l'issue de ce week end (pas facile sans ordinateur à la maison !). Il se poursuit en 2013.
avant challenge :
Un été indien de Pratt et Manara
Un été en Sibérie de Myriam Kissel
Le voyage d'hiver par Amélie Nothomb
Le combat d'hiver par Jean Claude Mourlevat
Les feuilles d'automne
challenge :
La Ville d'Hiver par Dominique Bona
Automne de Mons Kallentoft
Quatre filles et un jean, le deuxième été
Les chemins du printemps
challenge Eric Emmanuel Schmitt
Je dois vérifié, mais je crois bien que j'ai atteint et dépassé mon objectif (1 roman + 1 théâtre + 1 roman du cycle de l'invisible + 1 autre) => Il me reste néanmoins à parachever mes billets
avant challenge :
Odette Toulemonde et autres histoires
L'évangile selon Pilate
Petits crimes conjugaux
Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran
L'enfant de Noé
Milarepa
Oscar et la dame rose
La part de l'autre
challenge :
La secte des égoïstes (roman)
Ulysse from Bagdad (roman)
Hôtel des deux mondes (théâtre)
Les dix enfants que Madame Ming n'a jamais eus (roman - cycle de l'invisible)
Votre chat vous aime-t-il vraiment ? (nouvelle)
Lorsque j'étais une oeuvre d'art (roman)
Concerto à la mémoire d'un ange (nouvelles)
Le sumo qui ne pouvait pas grossir (roman - cycle de l'invisible)
après challenge :
La femme au miroir
Les deux Messieurs de Bruxelles
La rêveuse d'Ostende
Diderot ou la philosophie de la séduction (essai)
Ma vie avec Mozart
Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent
Le visiteur
La nuit de Valognes
Golden Joe
Variations énigmatiques
Le libertin
La tectonique des sentiments
Courtes pièces en un acte
Mes évangiles
challenge nordique
orchestré par Myiuki il a pout but de nous faire voyager en Europe scandinave :
Norvège
Suède
Finlande
Danemark
Islande
50 états, 50 billets (Sofynet) 18/50
Fruits et légumes littéraires (Valérie K) 3/10 => la pomme, la fraise, l'orange
Défi steampunk 3/10
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