lundi 14 janvier 2013

Un mot, des titres : OMBRES

Le challenge ludique de Calypso sur Aperto libro
Extrait : 
Sur l’ensemble des propositions reçues, un mot est apparu 4 fois, ce qui est assez rare et prouve que vous êtes nombreux à souhaiter qu’il soit tiré au sort, d’autant plus qu’il est très régulièrement proposé… mais je n’en dis pas plus car, pour une fois, le nombre n’a pas suffi !
Le mot qui a été tiré au sort n’a été proposé qu’une seule fois et il s’agit de… 
ROI  

Le mot « roi » pourra bien évidemment être mis au pluriel, mais pas au féminin car nous ne sommes pas dans le cas d’un adjectif.  
Le livre choisi devra être lu pour le 1er mars. Le prochain mot sera quant à lui tiré au sort le 28 février !




Trois livres lus in extremis au cours du week end pour la session précédente du challenge où nous devions mettre à l’honneur le mot 
OMBRE

Si j'attendais le retour en bibliothèque d'un livre de ma LàL (La librairie des ombres), en définitive, j'ai dû me rabattre sur ceux qui étaient disponibles.

 Challenge tour du monde : ECOSSE
L'ombre du tueur
Pour les connaisseurs et les assidus, L'ombre du tueur est le 8ème roman de Ian Rankin mettant en scène l'inspecteur John Rebus, de la PJ d'Edimbourg. Même pour moi qui débarque en cours de série, il est évident qu'il a un passé - voire un passif - avec certains des personnages secondaires, des (anciens) collègues pour la plupart.
Comme beaucoup de policiers de romans, il rencontre des problèmes dans sa vie privée car il consacre trop de temps à ses enquêtes ou vice-versa : sa femme est partie et il ne voit plus sa fille, il fume trop, boit trop, dort peu et mal et fait des cauchemars horribles. Quand il est sur une affaire, il ne s'en laisse pas compter face à la hiérarchie, les media, les politiques, les ripoux, il est têtu jusqu'à l'obstination : on le compare à un terrier, voire un pitbull, mais par ailleurs, il a des traits de caractère sympathiques, il sait renvoyer l'ascenseur, il n'est pas misogyne dans un univers où la tendance peut être inverse et il est capable de gagner l'estime de ses collaborateurs, voire de ceux qui au premier abord ne supportent pas son côté franc tireur.
J'en lirai sûrement d'autres car, on l'aura compris, j'ai apprécié le personnage et j'aimerais en savoir plus de ses relations avec l'inspecteur principal Gill Templer ou l'enquête qu'il a résolue avec son ancien équipier Jack Morton.

Le voleur d'ombres
Chaque nouvelle lecture de Marc Lévy m'éloigne un peu plus de mes préjugés. Il y a beaucoup de finesse et d'humanité dans ses romans où je ne voyais d'abord que mièvrerie et déluge de bons sentiments et il faut également passer outre le côté paranormal du postulat qui sert de prétexte à une histoire par ailleurs totalement réaliste.
Le début ressemble à une version récente de souvenirs du petit Nicolas : le jeune héros arrive en classe de 6ème C, il peine à s'intégrer, vit des déceptions mais aussi des rencontres pleines de richesses avec Yves, le gardien du collège ou Luc Shakespeare, le fils d'un boulanger. Le départ de son père le déstabilise un peu plus, mais il possède un don unique : par le biais de son ombre, il parvient à entrer en communication avec le niveau subconscient des personnes qu'il approche de suffisamment près.
Dans la seconde partie, il est un jeune adulte qui est sur le point de se réaliser : devenir interne en médecine, vivre en couple, etc. L'auteur pose la question de savoir ce qu'il adviendrait si cet adulte rencontrait l'enfant qu'il a été et devait présenter des comptes sur ce qu'il a fait de ses promesses et de ses espoirs (question posée également par un film dont j'ai oublié le titre avec Sophie Marceau dans le rôle principal).
Globalement, le roman permet de suivre l'évolution d'une très belle relation mère-fils, avec sa force, mais aussi ses compromis et ses silences.

L'ombre de Claudia
Après ses études de médecine, Nathalie perd le contact avec ses amies de lycée : Amélie, Béatrice et Gisèle. A la suite d'ennuis dans la clinique où elle exerçait à Rouen, elle revient installer son cabinet à Vernon sa ville natale. Une dénommée Claudia, perturbée par son retour, est folle de rage.
Le début de ce roman policier de Gilbert Gallerne, lauréat du prix Quai des orfèvres 2010, ne m'a pas transcendée, mais en fait, la subtilité réside dans le fait qu'on croit savoir à chaque moment qui se cache derrière Claudia alors qu'il n'en est rien.
La taille asymétrique des chapitres, parfois réduits à une demi-page, permet de relancer le lecteur vers une autre piste, mine de rien, et l'intrigue avance sans coup d'éclat ni hémoglobine lentement mais sûrement. Tout tient à la psychologie des personnages et à celle du lecteur, pris dans ses sentiments envers eux, ce dont joue l'auteur.
En conclusion, pas un coup de coeur mais un bon polar qui se lit plutôt vite. 

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