mardi 27 novembre 2018

Alixe

Challenge ABC Polar 2018 : lettre Z
Je termine ma lecture du roman de Cizia Zikë et je suis incapable de répondre à une question simple mais existentielle puisqu'elle est à l'origine de ce blogue : tenir le compte(-rendu) de mes lectures. Avais-je déjà lu ce roman ? Le cas échéant, aurais-je pu si totalement l'oublier qu'il ne m'a laissé qu'une forte impression de déjà-vu qui m'a pourtant poursuivie durant une partie de ma lecture, se faisant plus prégnante à certains passages, surtout la scène de l'auto-stoppeuse et l'esthétisme de la touche finale ? N'a-t-il fait que me rappeler d'autres scènes par d'autres auteurs... Au début le personnage d'Alixe m'a beaucoup fait penser à un emprunt à la Joséphine d'Agatha Christie (je vais retrouver le titre, mais l'histoire de cette petite fille surdouée dans son domaine et sa relation avec sa protectrice m'a beaucoup marquée) sauf que tout est plus limpide chez Zikë ; le lecteur un peu averti voit d'emblée où les premiers faits vont mener, la surprise vient des cibles et des moyens déployés.


Le résumé est à éviter, une fois encore, si on ne veut pas se faire trop spoiler !
Les hauts de Biarritz. Un été brûlant, une villa somptueuse. Alixe, douze ans et demi, vient de quitter son pensionnat pour retrouver, le temps des vacances, sa mère, son beau-père, la mère de celui-ci et son demi-frère. Un semblant de famille où elle se sent mal aimée, et qu'elle déteste. Comment l'esprit du mal vient-il aux adolescentes ? Combien de meurtrières cachent les silhouettes graciles des jeunes filles pubères, dans le surgissement fatal de leur féminité ?
A l'automne, dans la villa silencieuse, une ombre se promène parmi les cadavres...

dimanche 11 novembre 2018

Trois fois la fin du monde

Grâce aux matchs de la rentrée littéraire (MRL) 2018, qui associent en partenariat   Rakuten (anciennement Price Minister)  et Gibert Joseph, j'ai la chance d'être sélectionnée pour recevoir « Trois fois la fin du monde » de Sophie Divry et en faire ici même un commentaire de lecture créatif et original.
La marraine du titre est Antigone dont le billet plus que laudatif m'a vraiment donné envie de découvrir l'auteur.
Je ne sais pas si ce sera le cas mais je m'attends un peu à un univers à la Karine Giebel.
Affaire à suivre...

Le principe est simple : 1 livre (dans une sélection de 15 romans pour tous les goûts !) contre 1 critique sur support au choix : Instagram / You tube / un blog, avec une récompense à la clef (une Smartbox) pour les plus créatifs, surprenants, convaincants.
L'intégralité de la sélection :







Comme si une ne suffisait pas, l'unique et infortuné personnage principal est appelé à vivre une triple fin dont la division en trois parties souligne le schéma. Il s'agit d'un roman d'initiation, à rattacher au mouvement Survival pour l'aspect apocalyptique mais aussi plus largement au Nature writing par la beauté du texte, au-delà de son sujet.
Le prisonnier : ayant participé à un braquage raté qui se conclut par la mort de son frère Tonio et sa propre arrestation suivie de son incarcération dans l'attente d'un procès, Joseph Kamal, la vingtaine naïve, n'est encore qu'un presque innocent. Il était juste le chauffeur chargé de leur fuite, mais dans la prison de F. (pour Fleuris-Merogis ?), il perd dans l'ordre, sa liberté, sa fierté, son honneur, ses illusions, sa jeunesse, sa confiance en la justice... et d'UNE
La catastrophe : en un très court chapitre intercalaire, la situation de Joseph a évolué, de même que celle de la population française. L'explosion d'une centrale nucléaire a dévasté le territoire au-dessous de la ligne Nantes-Besançon laissant peu de survivants et permis aux prisonniers de s'échapper lors de leur transfert. Joseph n'a pas cherché à s'éloigner, mais a trouvé le gîte et le couvert dans une supérette. Débusqué par un flic chargé de "nettoyer" la zone de ses pillards, il défend sa liberté retrouvée... et de DEUX
Le solitaire : la nature, la survie dans le Causse, les expéditions de ravitaillement dans les maisons désertées, la peur d'être repris qui décroit, l'organisation au quotidien, les saisons qui se succèdent avec leur lot de menues satisfactions, seul Adam rescapé du naufrage de l'espèce, Joseph vit au quotidien le réenchantement du monde... mais, lorsque le malheur ultime survient, il m'a totalement prise au dépourvu... et de TROIS
Ne jamais baisser la garde : l'auteur ne laisse guère d'échappatoire, pourtant je me disais qu'après deux grosses briques sur la tête, Joseph aurait dû se trouver à l'abri des coups du sort. Mais la loi de Murphy prévient bien qu'il faut toujours s'attendre au pire car c'est ce qui va arriver. Pourtant bien qu'il ait tout perdu à trois reprises Joseph conserve intact son profond besoin d'humanité. Admirable roman !

Du point de vue de l'écriture, j'ai beaucoup aimé le style, moins choquant que je l'aurais cru à la lecture de certains commentaires. L'alternance du regard, extérieur ou intime, analytique ou spontané, permet au lecteur de se détacher de Joseph, de ne pas se sentir impliqué dans sa situation critique. Souvent les romans jouent sur l'identification au personnage, ici tout au contraire, il me semble une sorte d'objet d'expérience qui va lentement mais immanquablement vers sa perte, tout en lui accordant des périodes de répit. Un souffle extraordinaire est entretenu au fil des pages, qui permet de découvrir la beauté profonde de la vie. La partie la plus dérangeante se situe au début de la troisième partie qui donne l'impression d'un prédateur observant sa proie avec un nonchalant mépris. Elle préfigure très habilement un incident ultérieur. La construction du sens, remarquablement maîtrisée, me donne envie de découvrir un autre texte de l'auteur, déjà publiée trois fois aux éditions Notabilia. Merci à l’opération Les Matchs de la Rentrée Littéraire (#MRL2018) avec Rakuten (#Priceminster) et à ma marraine pour la découverte
#trois fois la fin du monde#sophie divry#MRL18 #Rakuten



Edit : j'ai oublié de le signaler mais la texture du papier est remarquablement douce, quelle agréable sensation à chaque fois que j'ai repris le livre dans les mains.

samedi 10 novembre 2018

Anti swap

Le principe est simple : Réaliser un échange sans rien acheter. C'est un swap que j'apprécie car il est fondé sur la consommation à rebours  avec des idées de base comme le troc, le recyclage, etc. Il est réédité pour sa 4ème fois par Lilye.
Inscription jusqu'au 14 octobre 2018
Préparation et envoi jusqu'au 18 novembre 2018.
Je suis en binôme avec Maanonche.

je lui ai envoyé                                              elle m'a envoyé
J'ai reçu son colis et si je suis déçue par un des livres en doublon dans ma PàL, je suis très sensible à l'attention que Maanonche a porté à la confection de ses paquets : une pleine pochette d'échantillons de thé, chacun portant une belle étiquette avec nom, provenance et temps d'infusion. Des marques pages de sa création et une bougie rose étaient également joints à l'échange. Je suis particulièrement contente de lire bientôt le premier Kay Scarpetta, peut être l'opportunité de reprendre la série à son début et je découvrirai Jean Anglade avec un roman associé à la Grande guerre.
Merci à toi et à Lilye pour l'organisation.

J'ai posté le 10 novembre et j'espère qu'elle sera satisfaite de mes choix.
Edit : oups, j'ai fait sans le vouloir la même " boulette " qu'elle en lui envoyant un Agatha Christie déjà dans sa bibliothèque (le dernier Poirot !)

vendredi 9 novembre 2018

Tour du monde en BD Hongrie Canada Espagne

Myriam KATIN (Hongrie)
Lâcher prise : un second volume est nécessaire à l'auteur pour revenir sur son (res)sentiment envers la Shoah. Le fil rouge de cet album est la décision d'Ilan son fils d'aller habiter Berlin avec son amie Binet, une artiste suédoise qui y est installée. Par facilité pour son installation, Ilan souhaite recouvrer sa nationalité hongroise et sollicite sa mère afin d'entreprendre les démarches ; sa grand-mère vit également à New York mais elle continue à parler hongrois en famille. Confrontée par cette demande à son héritage de juive hongroise, Myriam montre combien le passé pèse sur ses préjugés persistants envers le peuple allemand. Deux voyages dans la capitale germanique ne parviennent pas à lui faire apprécier les Berlinois, mais émoussent ses convictions. Le père, un musicien épris de compositeurs allemands, l'accompagne dans tous les sens du terme, avec amour et équinamité. Le recours aux crayons de couleur me plaît toujours, loin de toute pauvreté, ils sont d'une grande vivacité de style.

Yvon ROY (Canada)
Les petites victoires car il s'agit bien d'elles, racontent l'apprentissage conjoint de la différence par un père, une mère et leur enfant autiste, mais elles constituent aussi un précieux témoignage d'espérance, de remise en cause des pronostics les plus défaitistes et d'inventivité parentale à tous ceux qui sont confrontés au handicap infantile.
Le dessin tout en rondeur et des bulles où l'humour et la bonne humeur affluent finissent par donner de la légèreté à ce "lourd" sujet du polyhandicap psychomoteur, affectif et social.

Enrique COROMINAS (Espagne)
Le portrait de Dorian Gray est une fidèle transposition du roman éponyme.
Devant son portrait peint avec amour, qui montre un jeune homme parfaitement beau et sain, le personnage d'Oscar Wilde a fait le voeu de ne jamais vieillir. Pourtant, alors que l'original se laisse entraîner vers la dépravation, mais reste toujours jeune et frais, le portrait prend les stigmates de la vieillesse et de l'impureté grandissante de son âme. Dès qu'il remarque la première flétrissure, Dorian Gray cache soigneusement la preuve infamante, mais poursuit vilenies et trahisons.

lundi 5 novembre 2018

dans ma BàL



Gentiment choisi par
Manue de Caen (troc surprise)

Obligeamment offert par Julie27
Eaux fortes de Buenos Aires
Le livre de juillet envoyé par Anouchka
dans le cadre du challenge marathon

jeudi 1 novembre 2018

Bookineurs en BLEU # 4.1

c'est le bleu qui est sorti favori et les sessions durent maintenant 2 mois : que du bonheur de lecture en perspective ; ma PàL bleue tient une étagère, ce sera plus facile pour moi de noter mes lectures ci-dessous au fur et à mesure

 

Synthèse en image de nos lectures bleues