dimanche 26 novembre 2017

Une enquête du commissaire Antoine Marcas

Challenge ABC polar : Lettre R comme Giacometti et Jacques Ravenne, les co-auteurs de la série mettant en scène un commissaire de la police criminelle et franc maçon : frère Marcas.
Entraîné à Avignon pour une perquisition d'apparence banale dans une fondation soupçonnée de trafics d'antiquités égyptiennes, il ne s'attend certainement pas à faire une expérience de mort imminente (EMI ou near death experience en anglais).
Dans ce roman dosant savamment l'ésotérisme contemporain et ses fondements issus de la révolution religieuse instaurée par le pharaon Akhenaton, l'oxymore Lux tenebrae revient constamment, pour questionner et perturber les limites entre la lumière et les ténèbres, la vie et la mort, le temporel et l'éternel.

mardi 21 novembre 2017

Lectures BD du mois

Je reprends ce RDV un peu laissé en suspens !

Le grand mort, tome 7 : ça dure, ça dure, la route est longue vers les retrouvailles, que ce soit au fin fond de la Bretagne, ou de l'autre côté du passage, mais je ne me lasse pas de l'histoire de Blanche, car scénario et dessin sont toujours aussi bien

Le grand Mort tomes 5 et 6, Loisel, Mallié,
Blanche en Bretagne et Sombre dans le petit monde, les deux enfants de Macare, la prêtresse hermaphrodite qui s'est accaparé la connaissance, coopèrent à semer le chaos sur terre, tandis que Gaëlle et Pauline, la mère de Blanche s'efforcent de rallier le village d'Erwan depuis Paris. L'histoire reste aussi intéressante et chaque épisode développe un peu l'épopée des trois parties qui doivent se joindre un jour...
Lus en mars 2016

Largo Winch, tome 22, avec une nouvelle équipe, mais un succès intact pour le milliardaire en jeans et ses sympathiques et fidèles lieutenants

Astérix, La transitalique, un peu moins drôle que certains albums historiques, mais la ligne éditoriale est respectée

Les quatre soeurs d'après Malika Ferdjouk : Cati Baur au dessin donne un visage aux filles de la Vill'Hervé, BD très réussie et personnages attachants.

Quatre soeurs : tome 1 Enid
Orphelines depuis peu, les soeurs Verdelaine vivent à la Vill'Hervé, une grande maison en bord de mer. Enid, c'est la plus jeune, celle qui ne comprend pas vraiment les choses de l'amour, celle que personne ne croit quand elle dit qu'elle a entendu un fantôme hurler dans le parc. Ni Geneviève, ni Hortense, ni Bettina... Pas même Charlie l'aînée qui s'occupe de toute la petite tribu.
J'ai tenté de lire la série de Malika Ferdjouk, en espérant y retrouver ce qui m'avait tant plus dans Les quatre filles du docteur March, mais je n'avais pas accroché au style très marqué jeunesse et je n'ai pas poursuivi. La BD qu'en a tiré Cati Baur garde toute la fraîcheur du roman et je trouve qu'elle donne à voir les quatre soeurs qui sont en fait cinq, comme les trois mousquetaires, telles qu'on a envie de les imaginer.

Les Schtroumpfs
Séance nostalgique mais jamais morose avec Peyo et la découverte de deux albums :
Le Schtroumpf financier qui explique les déboires de l'économie monétaire à partir du petit monde des Schtroumpfs et un tome des Schtroumpferies qui rassemble des strips humoristiques illustrant la vie du village au quotidien.

dimanche 19 novembre 2017

Challenge ABC Policier/Thriller 2018

C'est un challenge dont j'aime le principe et sous la forme suivante, il est non contraignant puisqu'il s'adapte à mes lectures.
Le principe du challenge ABC :
Lire 26 romans de genre policier/thrillers/romans noirs/à suspense… entre le 1er janvier 2018 et le 31 décembre 2018, selon le principe de 1 lettre = 1 auteur.
Je me réinscris en 
Catégorie 2 : Challenge FreeStyle
26 lettres / 26 auteurs et 26 titres à choisir en cours d’année au fur et à mesure : vous avez le droit à 3 tricheries, à 3 BD/manga/album…
Bonus personnel 1 :
Chaque mois un thème, respect d’au moins la moitié des mois, mois au choix, au fur et à mesure tant qu’à la fin de l’année, 6 mois ont été validés.
Les thèmes :
Janvier : Auteur nordique
Février : Lire des auteurs de A à M
Mars : Un titre avec une partie du corps / Michel Bussi
Avril : Une fleur/ arbre ou animal sur la couverture / Fred Vargas ou Arnaud Delalande
Mai : Auteur américain
Juin : Un « historique »
Juillet : Auteur français
Aout : Lire des auteurs de N à Z
Septembre : Un roman de sagas ou personnage récurrent
Octobre : Tueur en série
Novembre : Un ebook
Décembre : C’est Noël (un roman qui se déroule en hiver, ou pendant les fêtes, ou une couverture…)
1/2
Bonus personnel 2 :Choisir pour sa liste UN thème complet :
La moitié d'auteurs étrangers

mercredi 15 novembre 2017

Mémoire trouble

challenge ABC polar : U
une lettre difficile car je n'avais rien ni dans la PàL, ni dans la WL, mais Lisa Unger m'a été conseillée par plusieurs d'entre vous et je ne le regrette pas.
J'ai choisi de lire ce livre sans l'emprunter car j'aime venir en bibliothèque, et dans cet ancien abri de marin, je suis assise face à la mer !
Annie Powers, mariée à Gray et mère d'une petite Victory, semble avoir tout pour être heureuse, mais le lecteur sait dès le début qu'elle est dans un pétrin épouvantable, obligée de fuir en cargo, sur une mer démontée alors qu'elle craint l'eau. L'affaire se corse progressivement, alors que le mystère autour de son changement d'identité se renforce et que les ombres du passé reviennent la hanter. Les deux histoires se répondent : Ophélia en fuite qui tente d'échapper à un danger inconnu du lecteur et Annie dont les souvenirs d'une ancienne vie remontent peu à peu à la surface.
Je trouve beaucoup d'intérêt dans ce suspense...

Le doute entre le dédoublement de personnalité et le changement d'identité est perpétuellement entretenu, le mythe d'Ophélie est sous-jacent, mais il est tellement effleuré qu'il en devient imperceptible. Le roman se lit bien,  je m'aperçois toutefois, qu'à peine refermé, ne m'en reste rien de remarquable.

mardi 14 novembre 2017

Titres en SUCRE


Merci à Priceminister pour l'arrivée de Sucre noir de Miguel Bonnefoy, sur un repérage de Leiloona. Ce n'est pas la première fois que je mets cet auteur dans ma LàL, mais c'est la bonne. à bientôt !
Petit rappel : pour pouvoir participer aux matchs de la rentrée littéraire, il faut choisir 3 titres dans une liste donnée et, si on a la chance d'être tiré au sort, on reçoit un des livres sélectionnés.

ill. : du sucre noir de la Befana - origine : Naples




Présentation éditeur :
Dans un village des Caraïbes, la légende d’un trésor disparu vient bouleverser l’existence de la famille Otero. À la recherche du butin du capitaine Henry Morgan, dont le navire aurait échoué dans les environs trois cents ans plus tôt, les explorateurs se succèdent. Tous, dont l’ambitieux Severo Bracamonte, vont croiser le chemin de Serena Otero, l’héritière de la plantation de cannes à sucre qui rêve à d’autres horizons. Au fil des ans, tandis que la propriété familiale prospère, et qu’elle distille alors à profusion le meilleur rhum de la région, chacun cherche le trésor qui donnera un sens à sa vie. Mais, sur cette terre sauvage, la fatalité aux couleurs tropicales se plaît à détourner les ambitions et les désirs qui les consument.
 
Avant de lire le résumé, j'ai aimé la couverture. Je ne regrette pas d'avoir fait confiance au choix de Leiloona, j'ai découvert un superbe texte qui me permet de valider le Vénézuela pour mon Tour du monde littéraire. Binational, l'auteur a choisi le français comme langue d'écriture et le moins que je puisse dire c'est qu'il la manie en virtuose, tout en puisant aux sources de l'inspiration sud-américaine.
COUP DE COEUR 

Le premier chapitre ouvre la narration sur une sorte de conte fantastique, qui m'a rappelé Les contes d'amour, de folie et de mort d'Horacio Quiroga. La légende du célèbre et sanguinaire flibustier Henry Morgan (1635-1688) et de la disparition de son non moins fabuleux trésor  (comme celui de Labuse à La Réunion) alimentent ce récit et enflamment l'imaginaire de nombreux chercheurs d'or et autres découvreurs de trésors. Mais tant par le sujet que par le style peu réaliste de ce chapitre, l'existence du trésor semble peu plausible. Cependant, j'aurais aimé que le chapitre dure et soit plus développé parce qu'il possède un pouvoir évocateur, visuel et poétique, surprenant.
Par la suite, de courts chapitres plantent rapidement la situation, comme autant de nouvelles consices qui racontent de mini-histoires à l'intérieur du roman. Derrière les artifices d'une écriture limpide, l'auteur parvient à distiller les composantes de caractères puissants, complexes et passionnants. Le roman contient aventure, amour, légende et tous les ingrédients d'une grande saga familiale.
Je pense que Miguel Bonnefoy n'a pas pris le titre Une vie parce que c'était déjà fait par Maupassant, mais j'ai retrouvé en Serena Otero la même force incroyable de s'opposer à un destin contraire qui me fait vibrer pour ces sortes d'héroïnes. Elle paraît d'abord effacée et même si elle a du tempérament, elle semble au début pouvoir se résigner à vieillir sans heurt ni secousse. Mais un jour, Severo Bracamonte croise la route qui mène à la ferme Otero et parvient à séduire le père qui lui accorde gite et couvert afin qu'il puisse poursuivre la recherche de l'improbable trésor enfoui. Serena est immédiatement désabusée par ce prince charmant longtemps espéré et bien mal parti pour prendre son coeur. Les prénoms de Serena et Severo, qui correspondent à des adjectifs, ne doit certainement rien au hasard.
J'ai aimé que le texte soit plein de clefs, qui en enrichissent la lecture et promettent une relecture approfondie encore plus intéressante. Rien n'est inutile ou gratuit dans la construction narrative et même s'il semble insignifiant, tel personnage secondaire bien campé, comme la vieille qui revient tous les ans à la date anniversaire pleurer le deuil de son mari, se révèle indispensable dans la composition finale.
Enfin, le contexte des Caraïbes, que je retrouve pour la seconde fois en une courte période, la culture de la canne et la distillation du rhum, forment un riche terreau au développement de l'histoire de Serena, qui soulève une question existentielle sur la richesse et questionne la part de rêve en tout un chacun.

Thebookcarnival partage sa rencontre avec l'auteur

une mise en scène sympa de sa lecture par MarieJuliet


samedi 11 novembre 2017

Elastique nègre

Candidat de la sélection pour le Prix du Goéland Masqué 2018, qui récompense un premier roman noir ou policier, Stéphane Pair entraîne le lecteur dans une énigme policière en terre guadeloupéenne. Sous un titre détonant (car peu transparent même après lecture et politiquement incorrect), Elastique nègre raconte les destinées croisées d'une blonde miss américaine et d'un jeune dealer ambitieux qui veut se hisser au niveau de la pègre internationale.


extrait de la 4ème de couverture :
Des squats de Pointe-à-Pitre au volcan endormi de Montserrat, de Key West à Sainte-Lucie, une immersion envoûtante dans un monde où la beauté animale n'a d'égale que l'obscure la bestialité qui sommeille au fond des hommes.

L'action se déroule parmi la faune des bas quartiers de Vieux-Bourg. Les points de vue des différents protagonistes, au total huit narrateurs, alternent au fur et à mesure des chapitres, chacun présentant sa version des événements en un camaïeu complexe de sentiments et d'attitudes.
Le simple petit pêcheur de crabes qui a découvert le cadavre souhaite garder son joli secret caché dans la mangrove. Le jeune chef de gang Vegata s'ennuie et veut faire ses preuves auprès de Tavares, narcotrafiquant caribéen qui vit entouré de luxe à bord d'un yacht ancré au large ; il est aussi l'amant en titre de la sublime Lize. Gardé, lieutenant-colonel de la police souhaite un coup d'éclat pour redorer son blason auprès des beautés locales. Le pêcheur Aimé a vu, entendu et compris beaucoup de choses, mais il sait surtout se taire. Tous rêvent d'une vie meilleure. La prise de parole de chaque personnage est rendue de manière différente et la chronologie qui découle des différentes interventions est déroutante, pourtant, cela traduit bien les méandres des affaires humaines. Le style, qui emprunte beaucoup au parler créole, est séduisant. Certaines pages sont d'une amère poésie, comme celle où Tavares confie ses souvenirs touchant à certains événements de l'histoire locale. La tragédie universelle des amants désassortis se joue dans les pages de ce roman peu commun et se conclut sur une explication qui lève toute ambiguïté.

dimanche 5 novembre 2017

Lire sous la contrainte

35 ème thème donc ! Je commence à manquer d'idées. On pourrait reprendre les thèmes du début, mais j'aime bien changer, alors, je me suis creusé la tête (très profondément) et j'ai trouvé : "Aucune  voyelle dans le titre" ! Allez, je plaisante, c'est quasiment impossible. Je pensais à une contrainte "sans e", mais c'est très compliqué aussi. 
Alors, finalement, voilà la contrainte : 
challenge Lire sous la contrainte
Les titres des romans que vous lirez devront donc comporter le verbe être sous toutes ses formes (infinitif, verbe conjugué, auxiliaire). Comme j'anticipe vos questions : "Oui,  les expressions comme "c'est", j'accepte aussi." D'autres questions ? La date pour la remise des copies? Nous allons jusqu'à Noël maintenant. Nous disons donc 24 décembre.
Les résultats de la contrainte " sans apostrophe " est en ligne chez Phildès

Nuala OFaolain-On-sest-deja-vu-quelque-part---Les-Memoires-accidentels d'une femme de Dublin
Katherine Oldmeadow-Si-cest-une-fille
Patrick Lapeyre-La-vie-est-breve-et-le-desir-sans-fin
Henri Courtade-Loup-y-es-tu ?
René Fallet-Le-beaujolais-nouveau-est-arrive

jeudi 2 novembre 2017

40 ème Festival du film italien - Villerupt

Veleno
Cuando sei nato, non ti puoi piu nascondere
Easy
Fortunata

mercredi 1 novembre 2017

Laver les ombres


Au départ, un roman qui arrive dans ma PàL de manière impromptue, trouvé dans une boîte à livres, une collection qui me déçoit rarement, une couverture très sombre, une silhouette sur fonds bleu qui m'évoque le style d'un vase grec antique à peinture rouge, mais ne m'apprend rien sur le contenu auquel je peux m'attendre, un nom connu pourtant : Jeanne Benabeur et l'envie de me lancer à la découverte de cet auteur
Très vite, la surprise des mots, du traitement et du thème, une femme montrée luttant au corps à corps, contre l'air, la pesanteur, mais aussi de façon plus souterraine, contre un passé, des non-dits de l'enfance, une peur sourde qui transpire de l'évocation de ses relations avec sa mère
Au final un enthousiasme certain pour ce court texte, exigeant, âpre, qui se mérite pour révéler ses beautés intérieures.
Il est parti vers Unchocolatdansmonroman qui souhaitait le lire.