samedi 31 décembre 2016

La fille du train

J'avais vraiment hâte de lire ce roman depuis sa sortie... sans doute parce que je pouvais m'identifier à la fille du train pour l'avoir pris matin et soir pendant des années. Je n'ai pas pu attendre le challenge ABC 2017 pour lequel je l'avais emprunté et je l'ai fini avant la nouvelle année.
J'ai pourtant assez vite déchanté, en grande partie à cause de Rachel qui est vraiment tout le contraire d'une héroïne attachante. Tout d'abord on ne comprend pas pourquoi elle s'intéresse autant à certaines maisons sur son parcours. Ensuite son voyeurisme malsain et son alcoolisme deviennent rapidement écoeurants. On finit presque par trouver des excuses à son ex-mari de l'avoir trompée avec Anna et maintenant de vouloir protéger son nouveau couple et leur bébé. L'intérêt de Rachel pour l'autre couple qu'elle espionne devient pesant à son tour. Pathétique sans gagner en sympathie, Rachel semble porter toute la responsabilité de sa dégradation morale, physique et sociale. Je n'ai éprouvé aucune pitié pour elle et j'ai plaint sa colocataire qui tente pourtant de lui venir en aide et de la secouer.
Cependant, certains détails sont suspects... comme si l'auteur en faisait un peu trop et j'ai fini par entrevoir la vérité la plus improbable un bon tiers avant la révélation ! Dommage, même si c'est finalement plutôt bien vu de faire porter les soupçons sur un être déchu, alors que les gens heureux semblent toujours plus innocents.
La narration est portée alternativement par trois voix féminines et le procédé est intéressant car aucune ne possède le bon angle de vue : Rachel n'est pas considérée comme un " témoin fiable ", Anna apparaît trop de parti pris aux yeux du lecteur et enfin Megan en temps que victime est la moins bien placée pour avoir une opinion objective sur la situation.
En conclusion, j'ai bien aimé mais avec un peu moins de satisfaction qu'attendue.

Bilan 2016 des challenges ABC polar et Baby-challenge policier

Plutôt que continuer à le faire seule dans mon coin, cette année je me suis inscrite au challenge suivi par Salhuna en catégorie 3 (demi-alphabet pour un total de 5057 pages) avec ce que j'ai déjà dans mes PàL. Si je progresse bien, je suppose que je pourrais passer au niveau supérieur, catégorie 2 (alphabet complet en free style)


BARRY Max Lexicon 2014 LU       444
CAMILLERI Andrea La piste de sable 2011 283
FRUTTERO Carlo Des femmes bien informées 2007 LU      231
GOLD Glen David Carter contre le Diable 2014 810
JOB Armel Baigneuse nue sur un rocher 2010 LU     298
KALLENTOFT Mons La 5ème saison 2014 LU     521
LE CARRE John Notre jeu 2004 367
MIYABE Miyuki Le diable chuchotait 2012 LU     374
PIERSANTI Gilda Bleu catacombes 2009 245
QIU Xiaolong Dragon bleu, tigre blanc 2005 360
SALEM Carlos Nager sans se mouiller 2012 LU     295
VARGAS Fred Pars vite et reviens tard 2006 347
YALOM Irvin La méthode Schopenhauer 2008 478






TOTAL DE PAGES 5057


Je suis mi figue mi raisin face à mon bilan de 6 / 13 :  même si à en croire mes stats Livraddict, j'ai lu 13 policiers et 7 thrillers en 2016, quant au Baby-challenge Policier : 8/20 au départ mais des envies de lectures qui devaient me faire dépasser la moitié sans problème, au final + 0 et je laisse enfin tomber la tentation des Babies, mais ni les polars, ni les challenges puisque je suis réinscrite à l'ABC polar 2017 sans programme prédéfini : ce qui semble mieux me convenir, car au bout d'un mois j'ai déjà validé 5 lettres, à ce rythme j'aurai fini à la moitié de l'année, d'autant que j'ai en vue quelques initiales difficiles.

vendredi 30 décembre 2016

Paul Cleave [2]



Challenge des cinq continents de Drussnaga en binôme avec MAGICIENNE D'OZ
destination NOUVELLE ZELANDE (OCEANIE)

Un employé modèle
Joe Middleton passe pour un peu demeuré aux yeux des agents de la brigade de police pour lesquels il est un simple agent d'entretien serviable. Pour sa mère, il est un mauvais fils qu'elle accapare et maltraite moralement. Pour Sally, il est un substitut à son jeune frère, arriéré mental dont elle se reproche le décès et elle souhaite lui venir en aide, même si pour Joe, les rôles sont inversés et qu'il la trouve gentille mais limitée et envahissante.
Dans la réalité alternative de Joe, en dehors de son travail qu'il exécute minutieusement, des repas chez sa mère auxquels il se rend scrupuleusement et de sa vie diurne réglée comme du papier à musique, il a un passe temps des plus douteux dont ne se doutent aucunement ses employeurs. Cependant, plusieurs grains de sable vont venir perturber sa trop parfaite organisation : un imitateur s'est servi de lui pour maquiller ses actes et cela le fait enrager, une concurrente l'a repéré et veut le faire chanter, tandis que l'innocente Sally ne se rend compte de rien.
J'ai aimé ce livre où l'humour remplace l'hémoglobine et où la réflexion prime sur l'action. L'auteur appartient à la génération d'écrivains qui parviennent même à rendre un serial killer sympathique, un peu comme Mr Monster de Dan Wells.
J'aime bien l'éloquence de la couverture, simple mais direct à l'essentiel !

Un père idéal
J'ai cru que ce titre était la suite d'Un prisonnier modèle et j'ai été un peu désappointée de ne pas retrouver le personnage de Joe Midleton. De plus l'histoire démarre assez lentement. Un gentil couple avec fillette envisage d'acheter sa future maison. Le rendez vous à la banque tourne au drame lorsque des cambrioleurs attaquent la banque et prennent une otage.
Résumé : Jack Hunter a longtemps été un bon époux et un père idéal. Un homme bien sous tous rapports, hormis cette petite manie secrète et discutable : le meurtre violent de prostituées. Aussi son fils Edward ne s'attendait-il pas à ce que la police vienne un jour frapper à la porte de leur maison si tranquille pour arrêter le premier serial killer de l'histoire de Christchurch, Nouvelle-Zélande.
Vingt ans plus tard, Edward est à son tour devenu un citoyen modèle. Comptable sans histoire dans un cabinet d'avocats de la ville, il a tout fait pour oublier et faire oublier ses sombres origines. Mais le jour où sa femme est sauvagement assassinée, c'est vers son père, toujours derrière les barreaux, qu'il va se tourner pour prendre conseil. Pourra-t-il faire autrement que de marcher sur ses traces ? L'instinct de tueur est-il vraiment héréditaire ? Autant de questions qu'Edward va devoir affronter durant une folle semaine qui verra sa vie bien rangée basculer dans l'horreur.

mardi 27 décembre 2016

Déstockage de PàL en duo

binôme  DOUBLE ASSASSINAT DANS LA RUE MORGUE
pour le Déstockage de PàL en duo de Zina et Licorne
Thème 1 - Baigneuse nue sur un rocher d'Armel Job   LU
Thème 2 - American psycho  LU

Nous avons réussi notre première session et Amarüel et moi nous sommes mises d'accord pour lire dans nos PàL les livres de Manon Fargetton qui y sont :

pour elle L'héritage des rois passeurs
pour moi  June dont je n'ai lu que le tome 1 même si j'ai acheté la suite aussitôt

samedi 17 décembre 2016

La salle de bain du Titanic

Je me suis laissée intriguer par le titre de Véronique Ovaldé : à raison car la nouvelle en trois actes autour du court destin de Vienna est bonne à lire, mais à tort car elle n'a rien à voir... quoique... avec un naufrage. Le passage sur les orques échouées m'a rappelé fortement un autre texte d'une autrice vietnamienne, il va falloir que je creuse.
Trois moments successifs montrent la vie de Vienna ou plutôt sa dégradation progressive alors qu'elle s'enfonce dans le mal sur lequel elle a trop tardé à mettre des mots : elle a six ans (Tous ceux qui n'ont pas de nombril sont des martiens), seize ans (Les mouettes de Camerone) et je vais dire vingt six par défaut (La salle de bains du Titanic).
Je ne m'attendais pas du tout à cette histoire, mais découvrir Véronique Ovaldé dans le genre nouvelle m'a permis de valider mon attrait pour son écriture dont j'ai lu beaucoup de bien et je vais pouvoir choisir un de ses romans qui séjournent dans ma liste à lire.

vendredi 16 décembre 2016

American psycho

Je ne sais pas si je ferai un plus long commentaire car ce n'est pas une lecture dont j'ai tellement envie de me souvenir, un peu comme True romance, mais je garde néanmoins envie de lire Moins que zéro. Il faut environ une centaine de pages pour rentrer vraiment dans l'horreur et dans l'abject. Au début, il est encore possible de croire que la quatrième de couverture est racoleuse, mensongère, mais que Patrick Bateman est juste un type blasé, pédant, imbu de lui même et pourtant vaguement méprisable dont on ne comprend pas tellement à quoi il peut occuper ses journées, mis à part prendre soin de son corps, changer plusieurs fois de tenues et scruter celles de ses collègues et néanmoins rivaux, ni comment lui et ses congénères masculins autant que féminins peuvent gagner leur vie et les centaines de dollars qu'ils dilapident en soirées, vêtements et produits de luxe.

Lettre A du challenge Lire sous la contrainte

Bret Easton Ellis sur Babelio :
Son ouvrage le plus controversé est sans doute "American Psycho". Son éditeur Simon & Schuster lui avait versé une avance de 300 000 dollars pour qu'il écrive une histoire à propos d'un serial killer. Suite aux nombreuses protestations, l'éditeur refuse de publier le roman. En effet, le roman est notamment considéré comme dangereusement misogyne. Il sort finalement en 1991, édité par Vintage. Certains voient dans ce livre, dont le protagoniste Patrick Bateman est une caricature de yuppie matérialiste et un tueur en série, un exemple d'art transgressif. American Psycho est porté à l'écran en 2000 par Mary Harron.

jeudi 15 décembre 2016

Lire sous la contrainte fête ses quatre ans !

Voici le thème de la trentième session de Lire sous la contrainte : lire un ou plusieurs livres dont le titre commence par une voyelle. Pour participer, vous avez du 2 novembre au 23 décembre.


Exhibitions
Enfin un long voyage paisible
Une poignée de seigle
American psycho

jeudi 1 décembre 2016

Une poignée de seigle


Un mois = une illustration d'Angeselphie pour le 7 décembre
Votre couverture devra être: En dominante de jaune   ET/OU
Le thème sera: Le roman noir... Très noir... Gore... Qui fait peur...  
Pour y répondre, deux (re?)lectures dans la jaune du Masque qui comptent aussi pour le challenge Agatha Christie de Julie86
 

L'inspecteur Neele n'en croit pas ses oreilles lorsque la vieille miss Marple lui annonce qu'elle connaît le nom de l'assassin de Rex Fortescue. Elle n'est là que depuis quelques heures, parce qu'une ancienne domestique qu'elle a formée et placée se trouve impliquée dans l'affaire, alors qu'il enquête depuis plusieurs jours. L'empoisonnement ne fait pas de doute, mais que signifie la poignée de seigle découverte dans la poche du veston de la victime... Et si la solution venait d'une comptine oubliée ? La recette n'est pas unique dans l'univers d'Agatha Christie.
Comme dans la plupart de ses romans et c'est pour cela qu'on les aime et les relit, l'histoire mêle suspense et sagacité, en matière de mobile les habituelles mesquineries humaines, jalousies et intrigues, ainsi qu'une pointe d'exotisme par le biais de personnages vivant à l'autre bout du monde.