jeudi 24 décembre 2015
Barbarie 2.0
Un groupuscule craignant une explosion incontrôlable des meurtres sanglants organise en secret la lutte face à l'avènement de la barbarie dans le but de préserver un échantillon sélectionné et enrichi de l'humanité. De leur côté, les milieux économiques se préparent à engranger les profits d'une situation certes inconfortable pour les futures victimes mais dont ils seront à l'abri dans des ghettos ultra sécurisés. Une même analyse, des moyens équivalents, mais des perspectives diamétralement opposées. Entre les deux camps, Yann, un jeune analyste chargé par son supérieur des services secrets d'enquêter sur les activités d'un professeur radié de l'ordre des médecins pour activité illégale, cherche sa vérité au risque de se faire broyer
samedi 19 décembre 2015
Les cycles au féminin d'Andrea Japp
- Diane Silver


Nouvelle héroine d'Andrea Japp, Diane Silver est parmi les meilleures profileuses du FBI. Ancienne psychiatre installée à Manhattan, habituée des stars, elle a rejoint les troupes de Quantico à la suite d'un drame personnel qui l'a d'abord fait sombrer en enfer : quinze ans auparavant, un pervers multirécidiviste a violé, torturé puis tué sa fille Leonor âgée de onze ans. Mais Diane, devenue insensible à tout, s'est relevée ; avec hargne, elle s'est juré de traquer sans merci les pires serial killers dont elle a fait sa cible exclusive.Son pendant masculin est Nathan Hunter, qui lui aussi s'intéresse de près aux tueurs en série. Beau, plus que riche et très intelligent, ce personnage ambigû et plutôt inquiétant intrigue afin d'amener Diane à une alliance a priori contre nature. Ses desseins sont obscurs mais Diane ne semble pas en avoir cure.
Face à ces deux sombres protagonistes taillés pour l'affrontement, le personnage solaire d'Yves Guéguen apporte une touche d'humanité à ce thriller. Colonel de la police française, il a été initié par Diane aux techniques du profilage et apparaît comme un pointillé dans l'histoire.
- Helen Baron
De l'autre, le chasseurPendant trois ans, Helen a vécu le parfait amour avec Cordell Taylor-Caedon, totalement ignorante de sa double vie de serial killer. Refusant d'admettre qu'il l'ait épargnée, alors qu'il a assassiné les membres de leurs deux familles, elle s'est réfugiée dans le reniement de son ancienne vie. Devenue Julia Holmer, elle est décidée à mettre un terme définitif aux "jeux" de son mari, disparu dans la nature. Lorsque les enquêteurs du FBI retrouvent sa trace semée de cadavres, elle propose son aide. S'apercevant de discordances dans le mode opératoire entre les anciennes et les plus récentes victimes, elle leur permet de remonter enfin une piste valable. Mais Charly, prédateur par divertissement, semble s'amuser d'avoir toujours une longueur d'avance.
Un violent désir de paix Charly a de nouveau pris tout le monde de vitesse et Helen échappe de peu à ses griffes. Il est tenté de la reconquérir ; elle est décidée à le perdre... Ayant accepté de servir d'appât pour en finir, "Terry" emménage dans un atelier isolé dont le système de sécurité présente a priori un unique point faible.
Toutefois, un autre prédateur, fasciné par Charly et ses semblables, est maintenant sur la piste d'Helen. Du point de vue de Cordell, il est hors de question que sa proie lui échappe... ou qu'une tierce personne s'immisce dans l'histoire d'amour et de haine qui le lie intimement à sa femme.
Un mystérieux internaute semble tirer les ficelles.
Sang premierHelen bénéficie de nouveau du programme de protection des témoins mis en place par le FBI et se cache en Ecosse sous le nom de Constance Wilson ; elle y retrouve sa combattivité. Lorsque Charly sort de son "inactivité" et met en place un piège machiavélique pour la pousser à se dévoiler, elle est prête pour l'affrontement final...
Un des grands plaisirs procurés par les romans d'Andrea Japp tient dans la finesse psychologique des personnages, principaux et secondaires. Dans cette série, la plupart des protagonistes de l'enquête sont récurrents et évoluent au fil des tomes : le lecteur est manipulé jusqu'à l'empathie.
- Gloria Parker-Simmons
J'ai découvert avec délectation à la médiathèque tout un rayon de policiers signés Andrea H. Japp qui m'avait échappé jusqu'alors. Je me suis précipitée sur La raison des femmes, sans savoir qu'elle était précédée de trois autres enquêtes où apparaissent le même duo de personnages. James Irving Cagney est comportementaliste au département d'études des comportements du FBI chargé de dresser les portraits psychologiques de serial killers. Gloria Parker Simmons (Mme GPS) mathématicienne surdouée mais introvertie, est l'inventeur d'un logiciel basé sur les nuages statistiques, capable de cerner les mobiles et la personnalité d'un tueur en série. Le couple de protagonistes, qui n'en finit pas de se chercher, offre beaucoup de similitudes avec celui imaginé par Patricia Cornwell autour du personnage de Kay Scarpetta.- La parabole du tueur Lu le 7 février 2011
- Le sacrifice du papillon Lu le 7 février 2011
- Dans l'oeil de l'ange Lu 12/10/10
- La raison des femmes
- Le ventre des lucioles
Tout au long des quatre romans qui composent ce volume, elle évolue au rythme d'enquêtes particulièrement retorses, mais aussi et surtout au rythme de son histoire personnelle, dans laquelle le rôle du profileur du Fbi James Irwin Cagney croît en importance.
Lorsque Gloria réfléchit, l'écriture d'Andrea H. Japp se fait dense et précise, déchirante quand elle aime ou déteste, et la romancière parvient ainsi - talent ou magie ? - à doter le lecteur d'une amie. Plus, d'une sœur.
La raison des femmesDeux hommes dans la cinquantaine se font tirer à bout portant puis égorger. La scène de crime semble maquillée en cambriolage et la police locale, qui revient bientôt sur l'évidence du mobile, se voit supplantée par le FBI : en effet, l'arme du crime a déjà servi, dans un double meurtre onze ans auparavant. Gloria, qui s'intéresse aux circonstances de l'affaire, propose son aide jusqu'à ce que l'approche de la vérité la mette face à sa conscience.
Andrea Japp signe un polar original, qui sort des sentiers battus - la plupart de serial killers sont des hommes, mais je n'en dis pas plus - et entraîne le lecteur dans son univers, criminel certes mais qui reste humain, subtilement psycholoqique, féministe sans être militant.
Le ventre des luciolesLa poésie du titre recouvre une réalité sordide. Les lucioles sont l'image des adolescentes arrachées aux pays de l'est et prostituées au bord des routes, que les feux qu'elles allument pour se réchauffer signalent aux clients. Installé d'abord en Europe, le trafic se propage outre-atlantique ; il se double parfois d'une perversion supplémentaire.
- Ann Hawk
Dans l'Enfer de Dante, le septième cercle est occupé par les traîtres et les lâches.
Ann Hawk était au volant lors de l'accident qui a coûté la vie à son fils et son mari. Elle n'a pensé qu'à sa propre survie durant les quelques secondes avant l'explosion de la voiture. Bien qu'en état de choc, elle a repris son travail dans un cabinet de conseil aux entreprises. Mais elle ressent une sorte d'urgence à agir, qui reste vague jusqu'à ce que se précisent des impressions paranormales en rapport avec le meurtre d'une journaliste d'investigation. Pour comprendre, Ann s'associe avec Richard Codrington, cosignataire d'un article primé de Clara Saragan.
Andrea H. Japp adopte une manière d'écrire économe, très incisive et sans effets superflus, qui rend comme au ralenti le décalage entre la succession rapide des événements et le ressenti du narrateur.
Lu le 5 octobre 2009
La voyageuse
Comme beaucoup de romans d'Andrea Japp, l'histoire se déroule à Boston. Ann se sent un peu comme une voyageuse sans attache depuis qu'elle survit à la mort de son mari et de son fils. Elle, si rationnelle autrefois, ne se fie plus qu'à son instinct au jour le jour. Elle décide qu'il est temps de changer d'air et visite une maison de banlieue à Newton. Mais une impression déplaisante devant la jeune femme qui la reçoit, une odeur de maison mal tenue qui plane dans les pièces délabrées
et une atmosphère malsaine suffisent à alarmer son esprit critique. De retour chez elle, Ann décide de s'en ouvrir à Richard qui se lance dans quelques investigations. Mme Gee, l'occupante des lieux lui a menti sans raison apparente.La suite est un suspense insoutenable et dense comme sait les construire l'auteur. La tonalité du roman est lourde, traumatisante. Les personnages bizarres et inquiétants, manquent totalement de sérénité. La mort plane, elle a déjà frappé l'entourage de Richard et Ann. Le lecteur sent un drame latent sans savoir où il va éclater...
vendredi 18 septembre 2015
Centaurus
J'ai aimé l'image du vaisseau de transport géant qui contient la reconstitution d'une vie rurale avec campagnes, ville et villages au contraire de l'imaginaire spatial usuel plein de technologies avancées, stations hydroponiques...
La présentation progressive des personnages est intéressante car si le lien des jumelles apparaît très fort dès le début, leur mystère s'épaissit au cours de l'album. Ensuite, il n'est pas dit d'emblée qu'il s'agit d'un univers clos et que fatalement, tout le monde se connaît plus ou moins, ce qui devrait réserver de belles surprises pour la suite. Un rattrapage de PàL dans le cadre du Summer Star Wars III
Lu le 18 septembre 2015
Le tome 2 vient de sortir
jeudi 6 août 2015
challenge des nombres 2015
Cinq filles, trois cadavres mais plus de volant
Inconditionnelle d'Andrea Japp pour la partie thrillers contemporains, j'ai tenté de faire le tour de sa bibliographie. Il me reste encore certains pans à explorer : ses romans médiévaux et une série de titres plus légers que Le ventre des lucioles ou Entretiens avec une tueuse.
Cinq filles, trois cadavres mais plus de volant raconte l'histoire de cinq copines dont le point commun, outre une solide amitié, est qu'elles n'ont pas froid aux yeux même quand un cadavre vient s'asseoir dans la Mini de l'une d'elles, menotté au volant. Leur réaction conjointe, déroutante, n'est pas celle à laquelle pourraient s'attendre les services secrets et les espions qui gravitent autour de l'appartement de Charlotte. Ensuite les cadavres semblent se multiplier autour d'elles.
Hélène, Nathalie, Juliette, Emma, Charlotte : actives ou mère au foyer, mariée ou célibataires, cinq portraits de filles contemporaines, parisiennes quadragénaires unies pour la vie, partageant à égalité leur réussite et leurs déboires, sentimentaux et/ou professionnels. Divertissant mais moins prenant que la série des Gloria Parker Simons par exemple.
Lu le 6 août 2015
Barbarie 2.0
Le dernier roman d'Andrea Japp renoue avec les sujets contemporains. Avec une vision sociétale à faire froid dans le dos, elle y livre une lecture inexorable de l'évolution des faits divers. Dans un souci d'étayage de ses sources parfois fastidieux, elle renvoie en notes de bas de page vers toutes les publications qui ont servi à l'élaboration de son diagnostic relatif à l'augmentation de la violence individuelle et collective à travers les actualités récentes.
Un groupuscule craignant une explosion incontrôlable des meurtres sanglants organise en secret la lutte face à l'avènement de la barbarie dans le but de préserver un échantillon sélectionné et enrichi de l'humanité. De leur côté, les milieux économiques se préparent à engranger les profits d'une situation certes inconfortable pour les futures victimes mais dont ils seront à l'abri dans des ghettos ultra sécurisés. Une même analyse, des moyens équivalents, mais des perspectives diamétralement opposées. Entre les deux camps, Yann, un jeune analyste chargé par son supérieur des services secrets d'enquêter sur les activités d'un professeur radié de l'ordre des médecins pour activité illégale, cherche sa vérité au risque de se faire broyer.
Lu le 24 décembre 2015
vendredi 13 février 2015
Tu pourrais rater intégralement ta vie
COUP DE COEUR Le roman possède d'innombrables qualités et je remercie celle qui me l'a donné avec un lot d'autres livres surprenants dont aucun ne m'a déçue jusqu'à présent.
J'ai lu ce roman avec hâte, celle de connaître la suite des aventures de l'extravagante Grace, mais aussi de découvrir l'évolution de ses relations avec sa mère, sa soeur Jill et sa nièce Larry, les épisodes de ses rencontres avec Seamus, partagée entre le doute et l'espoir d'une fin heureuse. Grace porte un regard plein d'humour sur son entourage mais aussi elle est capable d'évoquer son cas avec autodérision : les séances de psychothérapie de groupe avec les Bacteryphobes restent très drôles malgré la gravité du sujet. Le style est parfois cru, vulgaire surtout en début de roman (ou je me suis habituée) mais cela montre le caractère de Grace, qui ne mâche pas ses mots pour appeler un chat, un chat ! Je ne comprenais pas bien la couverture, plutôt repoussante à mon goût par l'image et les couleurs, même si elle se justifie à un moment de l'histoire.
challenge premier roman chez Fattorius
Grace a une manie, elle compte absolument tout, la moindre de ses actions et tout ce qui se trouve dans son environnement, du matin au soir. Cela la sécurise et elle n'en souffre pas vraiment même si sa vie s'en trouve un peu compliquée : par exemple, elle doit absolument acheter dix bananes et quand elle s'aperçoit qu'il lui en manque une à la caisse du supermarché, il lui faut parvenir à subtiliser celle dans le panier du client qui attend son tour derrière elle. Elle vient sans le savoir de croiser celui qui sera capable de l'aimer en dépit ou pour ce qu'elle est : une jolie femme, attachante, intelligente et drôle : Seamus s'est aperçu du manège et se montre curieux, mais ne parait pas se formaliser de la bizarrerie de son geste. Mais Grace a déjà un homme dans sa vie, Nikola Tesla, inventeur du transformateur et dont l'unité de mesure porte le nom. Elle s'est prise de passion pour la vie de l'ingénieur, dont elle connaît le moindre fait rapporté, depuis qu'elle a appris que son oeuvre était à la fois le fait d'une intelligence fulgurante et d'un esprit dérangé.
Grace en héroïne vulnérable mais pas pitoyable m'a fait penser à Eleanor Rigby de Dougas Coupland.
Pour une autre raison je recommande également la lecture de Toc de Nathalie Ours.
mercredi 9 juillet 2014
13 petites enveloppes bleues
J'en attendais beaucoup plus. Maureen Johnson se livre à une sorte d'exercice de style, un jeu de rôle auquel se prête obligeamment la narratrice, mais aussi le lecteur, embarqué sur ses talons.
Tante Peg, peintre aux idées farfelues et défunte d'un cancer du cerveau, fait voyager sa nièce lycéenne, prénommée Virginia, comme l'état ou comme les vestales selon l'humeur et les chapitres), à travers les capitales de quelques pays européens : Londres, Edimbourg, Rome, Paris, Amsterdam, Copenhague, Corfou. Le séjour dans chaque ville excède rarement la journée, mais dure une incroyable semaine à Amsterdam, sans faire avancer le scénario. Ginny est embrigadée par la famille Knapp, venue du Minnesota visiter les hauts lieux du patrimoine hollandais avec un sens de l'organisation paramilitaire.
Le voyage, portant sans doute la marque des lubies d'une dame atteinte au cerveau, est plus fantasmé que crédible. C'est un sommet de la caricature à l'américaine, un feu d'artifice de clichés littéraires, de données peu fiables tirées de l'imagination et non pas d'un sérieux travail de recherches sur les villes d'Europe, avec en cerise sur le gâteau, une improbable course contre la montre dans Venise (p.269) : " Ils arrivèrent à Venise avec seulement un quart d'heure devant eux, sans aucune idée de l'endroit où ils se trouvaient. Ils [...] s'entassèrent dans un taxi clandestin et filèrent à près de cent cinquante à l'heure dans les rues désertes. [...] Et quelques instants plus tard, ils montaient sur un gros bateau rouge [pour Corfou] !!!

jeudi 15 mai 2014
Le menteur
Le peintre Oliver Lyon est maintenant un portraitste reconnu. Sans le sou, il a autrefois demandé en mariage la belle et sévère Everina qui l'a éconduit. Sa surprise est grande lorsqu'au cours d'un séjour dans la campagne anglaise, il la recroise chez des relations communes, mariée, mère et heureuse. Son époux, le colonel Clement Capadose, est un beau parleur fascinant, un menteur invétéré, un affabulateur pathologique. Encore amoureux, Oliver s'émeut de la souffrance que la duplicité de Capadose doit faire endurer à l'intégrité d'Everina. Manipulateur à son tour, il se met en tête de peindre le colonel et de réaliser le chef d'oeuvre qu'il présentera à l'Académie, le portrait de l'imposture qui dira tout de la psychologie de son modèle, en révèlera la hideur au monde et mettra sa femme dans l'obligation de prendre position.J'ai vu venir le dénouement, la déconfiture attendue d'Oliver Lyon. La magie de l'écriture veut que mon empathie de lecteur soit allée au colonel et à son épouse, de la façon souhaitée par Henry James qui a choisi de les décrire estimés et appréciés dans les cercles indulgents qu'ils fréquentent. Le style me rappelle les romans de caractère d'Honoré de Balzac.
dimanche 6 avril 2014
Une nuit à Rome
Raphaël, presque quarantenaire, vit en couple avec Sophia. Elle lui a organisé une fête surprise avec tous ses amis avant le week end qu'ils doivent passer dans la belle famille. Une vieille cassette VHS arrivée par la poste remet tout en question : dans la tête de Raphaël, les certitudes n'ont plus leur place face aux images de la nuit de ses 20 ans en compagnie du rire de Marie.L'album démarre sur une note dramatique qui plombe d'emblée toute la suite de l'histoire : on attend à chaque page tournée, le désastre imminent, mais l'auteur sait mener l'intrigue et son lecteur vers l'abîme. En dépit de cette ambiance oppressante, les planches sont aériennes, légères, lumineuses et forment un étrange contraste. Les explications sont livrées dans la genèse du scénario qui ajoute un contrepoint intéressant.

Des pistes sont lancées, certains personnages secondaires forcent l'intérêt, comme cette veuve italienne qui ne veut pas survivre à la disparition de son conjoint...
Lu le 9 octobre 2012
C'est un dyptique (argh) dont j'attends la suite impatiemment : elle est en cours, voir le blog de l'album

Les premières pages du second volet (tant attendu, enfin paru) montre l'incertitude des retrouvailles, puis bascule lentement dans la folle nuit de leurs 40 ans entre noce russe et palace romain, la fuite de Marie au petit matin laissant Raphaël aussi démuni que 20 ans plus tôt. Elle est restée une gamine capricieuse, voire pire, une femme fragile et déséquilibrée à la limite du point de rupture. Pourtant, lui qui devrait la fuir doublement, ne semble pas avoir tiré les leçons du passé, ni celles du présent. Je me demande s'il n'y aura pas un troisième volet, car l'alchimie entre Marie et Raphaël jette le trouble sur tout ce qu'ils vivent ensemble. D'autre part, des réponses manquent (par exemple la veuve est presque absente de cet album), Damien le compagnon de Marie accepte trop facilement sa défaite et Sophia, plus longue au pardon, pourrait bien être la dupe de nouveau, bien que mère et épouse...
On doit à Jim/Téhy le scénario de Fées et tendres automates.
Post du 11/04 : Tiens qu'est-ce que je disais... pas plus tard qu'aujourd'hui !
Nuit à Rome 3 et 4
Je vous en reparlerai probablement… :-)
lundi 16 décembre 2013
Sophie Jabès (2)
2. Caroline assassine
Caroline ressemble à la plupart des enfants qui ne se sentent pas à leur place et renient leur famille, pensant qu'ils ne sont pas nés au bon endroit... enfin presque tous, car heureusement chacun ne songe pas pour autant à assassiner ses géniteurs ! Caroline a une idée fixe et un bouc émissaire tout trouvé : pour que tout aille mieux, sa mère doit disparaître. En prise directe avec la noirceur des pensées de Caroline, on s'attend au pire... mais c'est sans l'intervention de Sophie Jabès sait faire preuve d'humour pour traiter avec détachement une situation, par ailleurs dramatique, de mésentente filiale paroxystique.
Lu en décembre 2010
3. Clitomotrice
Sous un titre osé pour un roman qui l'est moins qu'on pourrait le croire, Sophie Jabès raconte une histoire décomplexée dont le sujet est Clémentine, affublée d'un clitoris démesuré (2m de long)... Il faut dépasser l'impossibilité du postulat pour suivre l'auteur dans sa fantaisie et savourer les situations cocasses, dont l'héroïne se sort avec un esprit d'adaptation hors du commun (ou à la mesure de handicap). Ce court roman traite avec poésie, imagination et sensualité de la conquête de la féminité. Dernier volet d'une trilogie, « Clitomotrice » réconcilie l'héroïne avec son corps et son désir de vivre.
Lu en novembre 2010
Il me manque le premier de la série Alice la saucisse
jeudi 21 novembre 2013
Les savants
Voilà la présentation qui m'a donné envie de postuler à ce partenariat avec les éditions Philippe Rey disait vrai ! Je me suis divertie, j'ai réfléchi, je me suis cultivée grâce au roman de Manu Joseph... bref, ce livre remplit toutes les attentes que je peux avoir vis-à-vis de mes lectures.
Ayyan Mani travaille dans un institut de théorie et de recherche pour brahmanes (la caste la plus élevée en Inde). Lui qui appartient à celle des talits (intouchables) n'en méprise pas moins les querelles oiseuses des scientifiques qu'il côtoie à longueur de journée. Secrétaire particulier et gardien de la porte du directeur, il abuse de sa position pour leur infliger de menues humiliations et se tenir au courant des petits et grands secrets.
De son mariage avec Oja, qu'il a trouvée par petite annonce
et fait venir d'un village éloigné, est né un fils, sourd d'une oreille. Inscrit dans une école
catholique, pour élèves anglophones, Adi manifeste de surprenantes dispositions en classe. On dirait ici qu'il
est un élève à besoins particuliers. Amer
et manipulateur, Ayyan travaille à l'oeuvre de sa vie : faire de son fils de 10 ans, un surdoué, le premier génie talit et il ne s'épargne aucune manigance pour parvenir à ses fins. Il évolue assez peu au cours du roman, mais la portée de ses intrigues n'est révélée qu'au fur et à mesure.Il n'en va pas de même du directeur, Arvind Acharya, nobélisable dans sa jeunesse, qui va se trouver doublement manipulé. L'arrivée de la première femme scientifique à l'Institut bouleverse les habitudes. Biologiste, elle a été recrutée par Acharya dans le cadre du grand projet Ballon qui lui tient à coeur : il veut confirmer l'hypothèse d'une panspermie (plus drôlement appelée dans le roman les chutes de minuscules extraterrestres sur Terre) grâce à des sondes qui doivent collecter du matériel à 41 km d'altitude afin de prouver l'existence de micro-organismes d'origine extraterrestre dans l'espace.
La jeunesse et la beauté d'Oparna relèguent sa compétence au second rang. A l'opposition entre castes, relativement connue, le roman adjoint l'opposition entre genres (ex les toilettes de l'institut sont marquées : Scientifiques et Ladies) qui n'est ni moins marquée, ni moins irréductible et vaut pour toutes les couches de la société.
Après s'être amusé avec beaucoup de femmes "libres" dont il s'est séparé avant que les problèmes ne commencent, pour aller épouser une jeune vierge, non citadine et la maintenir dans sa cuisine et devant ses feuilletons de télévision. La vision relayée par l'auteur et investie dans le roman est que toutes les femmes libres sont des fauteuses de troubles dont il faut se garder à tout prix.
La trame romanesque et sentimentale repose également sur le curieux personnage d'Arvind Acharya, son caractère détaché et extravagant, même pour un savant, son physique atypique, son attitude distante mais protectrice vis-à-vis de ses collègues, de son meilleur ennemi Jana Nambodri et de son épouse Lavinya.
Les deux histoires qui s'imbriquent, donnant un aperçu du vécu d'un talit d'une part et montrant par ailleurs l'inconscience des désirs des autres, donnent un bel équilibre à l'ensemble. Le roman multiplie par ailleurs les points de vue inattendus, intéressants, sur un pays en pleine mutation économique et idéologique : la vie dans les cités dortoirs à Bombay, la promiscuité, l'entraide parfois et la résignation presque toujours, la proximité de la mer d'Oman et le lieu de promenade à Worli où les castes sont abolies, l'impression de force qui se diffuse peu à peu dans la masse des laissés-pour-compte, la récupération de ce sentiment émergent par des leaders populistes.
Praline le dit mieux et plus succinctement que moi
dimanche 1 juillet 2012
Le vieux qui... / Hundraåringen som klev ut genom fönstret och försvann
En dépit de son grand âge, Allan Karlsson n'est pas le vieillard tremblant qu'il paraît au début du roman, quand il quitte par la fenêtre la chambre de sa maison de retraite où un goûter d'anniversaire l'attend pour ses 100 ans. Comme les truculents personnages secondaires, c'est un être attachant et vraisemblable, en dépit d'aventures qui ne le sont pas. Je retrouve un peu la manière d'Arto Paasilinna, mais avec un style qui, a mon goût, se lit plus facilement.L'histoire alterne entre le riche passé d'Allan et le présent où des comparses improbables s'agrègent à son escapade. L'un est traité en décennies et survole des pans entiers de l'Histoire, biaisés par les interventions incongrues d'Allan, et l'autre en jours, à compter du 2 mai 2005, date du centenaire de la naissance d'Allan, mais aussi celle où il choisit de se faire la belle et de se transformer en fugueur, puis en fuyard. L'enquête policière, qui sert à rythmer le récit, n'avance guère, entre un inspecteur taciturne et un procureur arriviste, mais sans aucune inspiration.
A travers son personnage principal, un centenaire encore vert et très lucide, Jonas Jonasson raconte une épopée qui est celle du XXème siècle. Journaliste, comme l'auteur de Millénium, il est tenté de s'attarder sur l'histoire politique - suédoise et internationale - mais il ne s'étend jamais sur le sujet puisque son personnage s'en désintéresse complètement et traverse les évènements de façon prosaïque sans s'émouvoir ni s'encombrer de philosophie ou d'idéologie ; ses préoccupations sont manger, boire, dormir (victime d'un programme de stérilisation, il n'est pas intéressé par le sexe).
Ce livre a été beaucoup comparé et je ne vais pas déroger à la règle, sauf que pour ma part, il m'a fait penser à Voltaire et aux errances du personnage de Candide ou l'optimisme.
Un sujet et un traitement originaux qui m'ont séduite outre mesure ! Voilà un exemple de vision géopolitique déformée et d'humour noir qui font le style de l'auteur :
Le pétrole enrichissait scandaleusement à la fois l'Iran et l'Angleterre. Enfin, surtout l'Angleterre, à vrai dire, mais ce n'était que justice, puisque, après tout, la seule contribution de l'Iran dans l'exploitation du pétrole était une main d'oeuvre bon marché. Et la matière première, bien sûr.
mercredi 20 juin 2012
La saison barbare

Andrea Japp est une des reines françaises du polar noir. Je ne suis jamais allée vers ses énigmes médiévales, mais j'avance en direction de l'objectif que je me suis fixé quant à la découverte progressive et exhaustive de ses romans contemporains.Bien que ce ne soit pas mon préféré, je retrouve dans La saison barbare des qualités toujours présentes : l'écriture aisée, l'efficacité du scénario, la rigueur de la structure narrative, une construction - entre passé et présent - dont l'intensité va crescendo, une conclusion qui montre qu'en dépit des blessures des êtres, l'espoir n'est jamais perdu et qui dégage une certaine forme de sérénité ou de stoïcisme.
Le titre fait référence à l'automne, la saison préférée de Marie, transformée par la barbarie d'un tueur froid, calculateur et méticuleux.
En constatant la récurrence thématique entre les deux couvertures, qui me semblaient étrangement décalées, je viens de comprendre l'allusion.
Le roman est paru aux éditions Flammarion dans la collection NOIR dirigée par l'auteur, qui y explore un de ses thèmes de prédilection : un univers féminin avec des personnages éprouvés dans leur jeunesse, des femmes devenues dures et fortes, mais que leur humanité rend attachantes (au cinéma on parlerait de beaux rôles féminins).
Léonora Morrison-Louvier, que trop de souffrances relient à la France, s'est exilée aux Etats-Unis sans un sou vaillant, quand sa fille unique, Marie avait 10 ans. A la tête d'un restaurant renommé avec Judith, son associée et amie, elle y a gagné, à force de courage et d'opiniâtreté, une vie meilleure. Marie, 25 ans, est repartie vivre à Paris et elle y rassemble les pièces du scoop qui fera d'elle une journaliste d'investigation reconnue. La police apprend à Leonora le suicide de Marie dans son appartement parisien. Annihilée par la nouvelle, Leonora fait le voyage pour assister aux obsèques et à la clôture de la trop brève enquête. Un message sur son répondeur, laissé par la voisine de palier de Marie, lui fait ouvrir enfin les yeux et la fait sortir de sa prostration. Elle revient à Paris chercher des indices, la confirmation de ce que son coeur de mère lui soufflait : Marie était trop pleine de vie pour songer à la mort. Le meurtre, camouflé en suicide, a failli être parfait. Léonora suit un fil ténu et en l'absence de la voisine, devenue introuvable, elle rencontre les proches de sa fille : son directeur éditorial, son ex petit ami, sa concierge, son dernier amant en date... Se trouver de nouveau à Paris l'oblige à rouvrir La porte à mémoire que la naissance de Marie lui avait permis de fermer. Avec les souvenirs traumatisants, les blessures du passé reviennent en force, mais aussi la férocité, la capacité de vengeance, la lutte apprise dans une autre vie... elle est prête à frapper vite et fort puisque désormais l'instinct de survie ne la retient plus à rien.


50 états, 50 billets 17/50
Portland, OREGON
mercredi 11 avril 2012
Entretiens avec une tueuse
Abandonnée dans une station de métro à cinq ans et déjà dotée d'un instinct de survie chevillé au corps, Théa est repérée par un rabatteur qui travaille pour M. Jean. Placée à l'Institut, une discrète école de formation professionnelle, éduquée et dressée dès ses onze ans, elle remplit ses premiers contrats à peine quelques années plus tard : séduire, tuer ! Douée au delà de toute espérance, elle se montre rebelle. Dans sa fuite, elle rencontre Marigold, un travesti qui lui donne refuge et un peu d'amour. Elle squatte ensuite avec des marginaux, drogués, casseurs organisés sous la coupe aveugle d'un fou furieux. Elle y croise Angel qu'elle aimera...L'histoire de sa vie, elle la raconte à Thomas Renaudant, un journaliste qui l'a contactée pour recueillir ses confidences dans le but d'en tirer un livre. Dans un ouvrage écrit sous forme d'autobiographie, les confessions s'étirent sur douze jours d'entretiens (douze chapitres, un prologue et un épilogue) comme Théa en a décidé. Suspendu au récit, halluciné, le lecteur assiste, aux côtés du jeune homme soumis et séduit, à l'exploration psychologique de la tueuse. Les tendances morbides sont contrebalancées par un désir de vivre qui rythme le roman et le place de bout en bout sur un fil incertain.
Les entretiens se montrent incisifs, limpides ; ils débutent, sans compromis ni fausse pudeur :
Je suis retournée hier soir dans ce terrain vague, non loin de la porte de ..., à l'est de Paris.Lu le 11 avril 2012
Un gros immeuble neuf, fâcheux compromis entre l'économie vulgaire de cette fin de millénaire et quelques additions faux luxe, trônait à la place de l'hectare de broussailles roussies, de tessons de bouteilles et de détritus en tout genre.
Trois ans, déjà.
La vieille caravane de Marigold, dont l'émail blanc jaune s'était craquelé et boursouflé sous les flammes, a disparu. Les silhouettes menaçantes de ses grands chiens de garde ; si abâtardis qu'ils avaient l'air lunaire, aussi (...).
dimanche 1 avril 2012
Tolérance zéro
L'inspecteur Win Garano, détaché auprès de sa juridiction, est son fer de lance. Elle veut le charger de résoudre une affaire vieille de 20 ans et l'envoie dans le Sud, avec l'arrière pensée de prouver la supériorité des techniques d'investigation de son bureau, sans prendre le risque de ne pouvoir maîtriser un éventuel échec.
Une riche veuve a été sauvagement agressée et tuée dans sa demeure, près de Knoxville, Tennessee. La découverte de nouvelles traces d'ADN permet de rouvrir le dossier. Avec l'aide précieuse de Sykes, une collègue qui suit comme lui la formation de l'académie de médecine légale, Win parvient à confondre le meurtrier. Mais ses moyens témoignent autant de l'intérêt des nouvelles technologies que des méthodes d'enquête traditionnelles et éprouvées : patiente étude des pièces, contre-interrogatoire des témoins, épluchage d'archives, assemblage des preuves...
Efficace comme le style de Patricia Cornwell, qui écrit comme au rouleur compresseur. Bon, j'ai bien aimé cependant et je voulais le lire à cause de cette histoire d'ADN, mais cela reste plutôt anecdotique.

Cambridge, Massachusetts
vendredi 11 novembre 2011
Divers contes en bleu
des aquarelles aux tonalités douces de Michael West sur un texte de Daniel Küttel
un satisfecit particulier pour le rendu de certaines scènes de nuit (les noirs), de neige (les blancs), de désert, de volcan
Le chien bleu de Nadja
les peurs de l'enfance et comment les apprivoiser
Hibou blanc et Souris bleue
Comment devenir le meilleur ami de son pire ennemi ?
Jean Joubert est un auteur spécialisé dans la littérature enfantine : sachant trouver le juste dosage entre peur et tendresse, il invite à la réflexion sur les conséquences de ses actes. Joliment secondé par Michel Gay, il propose avec Hibou blanc et Souris bleue, un conte plein de malice et de bons sentiments. On aimerait se nicher dans les plumes duveteuses à la place de Souris bleue, mais gare au bec crochu !
mardi 20 septembre 2011
La caste des méta-barons
Tonto et son compère, des robots domestiques chargés de l'entretien et du service dans la maison de Sans-Nom le dernier méta-baron, " s'ennuient " entre deux tâches et rêvent des sentiments qu'éprouvent les Bios. Au service de la famille Castaka depuis la première génération, Tonto connaît tout de leurs aventures et fait partager ses souvenirs nostalgiques des exploits perpétrés par les fondateurs de la dynastie. mardi 16 août 2011
Histoires de pirates
Malencontreusement pour les nobles passagères à son bord, le navire du capitaine de La Loya croise la route des redoutables pirates du Barracuda. Menés par le vieux Blakdog et son fils Raffy dont la devise est " Pas de pitié ! Pour personne.. jamais ! ", ils écument les Caraïbes et à l'occasion, vendent leurs prises fructueuses sur le marché aux esclaves de Puerto Blanco.Sur fond classique de piraterie, les destins croisés de Raffy, Maria et Emilio se nouent de manière originale dans cet album initial. J'ai hâte de voir comment va évoluer le caractère des adolescents dans la course passionnée au trésor. Jean Dufaux offre un premier feuilleton prometteur pour sa nouvelle saga sanglante et sans merci " Pas de pitié ! Pour personne.. jamais ! " Le trait de Jérémy, le coloriste de Murena qui signe son premier album intégral, excelle autant dans le rendu des physionomies que dans les fresques d'ensemble.
mercredi 27 juillet 2011
La dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil
Dany n'a jamais vu la mer. Au lieu de rapporter sagement leur voiture au garage comme convenu, elle décide sur un coup de tête de fuguer au volant de la magnifique Thunderbird décapotable et de descendre sur la Côte passer le week-end du 14 juillet. Mais son voyage d'agrément tourne vite au cauchemar, elle se fait agresser dans une station-service, la vieille femme de l'auberge prétend qu'elle a oublié son manteau le matin même et dans l'hôtel où elle descend on se souvient d'elle la veille. Pourtant, elle n'est pas folle... il doit y avoir une explication au fait qu'elle se retrouve entourée de meurtriers et d'escrocs. Elle ne sait plus à qui se fier. Un jeune voyou la séduit pour mieux lui dérober sa voiture et l'abandonne en pleine nature, mais elle le rattrape facilement, alors qu'abasourdi, il a découvert un cadavre dans le coffre.Un thriller à cent à l'heure, des blondes inquiétantes, des grosses cylindrées, des routes en virage en surplomb de l'azur de la mer... Sébastien Japrisot, plus connu sous son nom de plume, Jean Baptiste Rossi, signe un suspense alambiqué à la Hitchcock. Il est également l'auteur de L'été meurtrier ou Un long dimanche de fiançailles.
La Dame dans l’auto avec des lunettes et un fusil est paru l'année de ma naissance.
Le roman a reçu le Prix d'Honneur en France et le prix du meilleur roman étranger 1968 en Grande Bretagne. Joann Sfar l'a adapté au cinéma.
samedi 12 février 2011
Stella la petite étoile
mercredi 31 mars 2010
Le pharaon noir
Le pharaon noir retrace la lutte de Pi(ankh)y dit « le vivant », pharaon de Haute et Basse-Egypte, pour reconquérir les provinces du delta et de Moyenne Egypte passées aux mains d'une coalition de princes lybiens menés par Teknakt, prince de Saïs.Les points de vue, apparemment irréconciliables, des parties adverses se croisent et alternent en de courts chapitres, qui suivent les avancées des deux armées. L'affrontement final, qui met en présence le prince rebelle du nord et le pharaon en titre, issu de Nubie à l'extrême sud du royaume et adorateur d'Amon, trouve une issue inattendue.







