J'en attendais beaucoup plus. Maureen Johnson se livre à une sorte d'exercice de style, un jeu de rôle auquel se prête obligeamment la narratrice, mais aussi le lecteur, embarqué sur ses talons.
Tante Peg, peintre aux idées farfelues et défunte d'un cancer du cerveau, fait voyager sa nièce lycéenne, prénommée Virginia, comme l'état ou comme les vestales selon l'humeur et les chapitres), à travers les capitales de quelques pays européens : Londres, Edimbourg, Rome, Paris, Amsterdam, Copenhague, Corfou. Le séjour dans chaque ville excède rarement la journée, mais dure une incroyable semaine à Amsterdam, sans faire avancer le scénario. Ginny est embrigadée par la famille Knapp, venue du Minnesota visiter les hauts lieux du patrimoine hollandais avec un sens de l'organisation paramilitaire.
Le voyage, portant sans doute la marque des lubies d'une dame atteinte au cerveau, est plus fantasmé que crédible. C'est un sommet de la caricature à l'américaine, un feu d'artifice de clichés littéraires, de données peu fiables tirées de l'imagination et non pas d'un sérieux travail de recherches sur les villes d'Europe, avec en cerise sur le gâteau, une improbable course contre la montre dans Venise (p.269) : " Ils arrivèrent à Venise avec seulement un quart d'heure devant eux, sans aucune idée de l'endroit où ils se trouvaient. Ils [...] s'entassèrent dans un taxi clandestin et filèrent à près de cent cinquante à l'heure dans les rues désertes. [...] Et quelques instants plus tard, ils montaient sur un gros bateau rouge [pour Corfou] !!!

50 billets, 50 états
VIRGINIE OCCIDENTALE

1 commentaire:
Hop, billet ajouté !
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