lundi 28 septembre 2020
Donato Carrisi [2]
vendredi 25 septembre 2020
La fenêtre jaune
La couverture de La fenêtre jaune de Serge Brussolo annonce un
thriller inédit. Très orienté science fiction, voire fantastique, il
y est question de relativité du temps. L'intrigue soulève des questions
éthiques intéressantes : les
personnages y répondent en fonction de leur caractère, mais ils restent, en particulier Cassie, assez prévisibles. Les plus
improbables sont les V.E. ou virtual ego, des créatures surnaturelles
nourries d'énergie et de rancoeur. Je regrette que le cadre de
l'intrigue, un environnement historique qui puise au contexte de la
guerre
froide mais aussi à une vision fantasmée de la guerre de Sécession, soit abordé
trop brièvement et de façon superficielle. J'ai apprécié le suspense
longtemps maintenu entre une mystification ou un phénomène paranormal
qui
défie toute logique et j'ai rêvé, émerveillée, à la beauté des objets issus de la transmutation.
Dans une réserve indienne située en plein
désert de Californie, des carambolages étranges se produisent autour de l'autoroute zéro, une base militaire désaffectée, destinée pendant la guerre froide au lancement des super-bombardiers menaçant Moscou. Les premiers indices y conduisent Cassidy et Mitch lancés à la recherche de Woody et Nathan, le frère et le petit ami de
la jeune femme, disparus à quelques mois d'intervalle sans laisser de traces. Les renseignements et preuves matérielles fournis par Ziggy Starboy et un indien Shoshone, deux solitaires vivant près de l'ancienne piste d'envol les rend perplexes et dubitatifs. Mais le retour de Nathan affecté d'un mal contagieux qui transforme tout être vivant en or pur les décide à tenter à leur tour l'abordage de la mystérieuse fenêtre jaune qui s'ouvre certaines nuits pendant une fraction de minutes. jeudi 24 septembre 2020
Deux enquêtes du vice-commissaire Carl Mørck
Random et ABC Polars : lettre A + BONUS septembre : adaptation cinématographique
Autour d'un saison : roman de plus de 500 pages
Bingo de l'automne : + PIWI : Grand Prix des lectrices Elle 2012 - Policiers. Les prix scandinaves les plus prestigieux couronnent la première enquête de l'inspecteur Mørck.
Misericorde de Jussi Adler-Olsen
Après une bavure qui a entraîné la mort d'un de ses équipiers et la paralysie de l'autre, le vice-commissaire Carl Mørck est relégué dans les sous-sols de la préfecture de police et nommé à la direction du fictif département V, à l'initiale de la parlementaire qui est à l'origine de sa création. Il s'attend à couler des jours ennuyeux et passifs, mais ce n'est pas du goût de Hafez el Assad, son assistant-homme à tout faire. Parmi les dossiers non résolus figurent une affaire qui a fait les échos de la presse cinq ans auparavant. Merete Lyyngaard, une étoile montante de la scène politique d'opposition, a disparu sans laisser de trace sur un ferry assurant la liaison entre l'Allemagne et le Danemark. J'ai assez vite soupçonné les éléments de résolution de l'enquête, bien qu'ils aient été assez habilement dissimulés. Ma meilleure surprise est venue d'ailleurs et je ne l'aurais pas envisagée si je n'avais déjà lu précédemment le tome 4 de la série. Contre toute attente, l'improbable et hétéroclite duo fonctionne pour le lecteur : la figure entourée de mystère mais charmeuse du réfugié politique syrien contrebalance le peu avenant mais habile enquêteur Danois.
Quelle déception alors que je croyais bien ajouter le Danemark à mon tableau des nationalités ! Néanmoins j'ajoute une lettre - le A - et une nouvelle équipe à mon challenge ABC polar avec Dossier 64 de Jussi Adler Olsen et les trois membres, plus atypiques les uns que les autres, du département V, le service des affaires classées de la police criminelle de Copenhague.
Carl Mørck est vice-commissaire ; la saga existe depuis déjà trois tomes, ce qui fait que je ne sais pas comment les deux autres l'ont rejoint. Hafez-el-Assad, Assad pour ses collègues, possède de multiples talents, mais pas de ceux dont son supérieur aimerait se vanter en public ; il a été parachuté dans le service qui occupe le sous-sol de la préfecture de police et de larges pans de son passé et de sa vie actuelle sont obscurs. Rose, ou parfois sa soeur Yrsa car elle souffre de dédoublement de la personnalité, n'a pas sa pareille pour dénicher dans les archives des affaires pendantes qui méritent d'être élucidées ; elle a la langue bien acérée et quand elle tient une idée, elle ne la lâche plus...
Résumé :
A la fin des années 80, quatre personnes disparaissent mystérieusement
en l'espace de quelques jours. Jamais élucidée, l'affaire se retrouve
sur le bureau du Département V. Carl Mørck et ses improbables
assistants, le réfugié syrien Assad et la pétillante Rose, ne tardent
pas à remonter jusqu'aux années 50 où s'ouvre un sombre chapitre de
l'histoire danoise : sur la petite île de Sprögo, des femmes sont
internées et stérilisées de force sous la direction du docteur Curt Wad,
obsédé par l'idée d'un peuple " pur ". Plongé dans une terrible histoire de vengeance, Mørck enquête cette fois
dans le milieu politique opaque d'une société danoise où l'influence
des extrêmes se fait sentir.
Dans la veine des "socio-polars" scandinaves, Jussi Adler-Olsen prétexte un roman pour s'emparer d'un sujet d'investigation qui touche à un point douloureux du passé national. Généralement, je n'apprécie pas ces fictions, parce que les thèses développées ne se mêlent pas harmonieusement à la trame narrative fictionnelle et je trouve les passages descriptifs, parfois intéressants mais souvent très ennuyeux. Ce n'est pas le cas dans Dossier 64. Au milieu du 20ème siècle, de nombreux pays européens se sont laissés tenter par les convictions eugénistes et ont exclus, de gré ou de force, des centaines de femmes du droit d'être mères. L'enquête du département V le conduit vers les milieux d'extrême-droites qui ne reculent ni devant la force, ni devant les moyens de parvenir à leurs fins politiques. Un double rebondissement vient clore l'affaire et si une partie du scénario est attendue, l'ensemble est plein d'imprévus et de surprises agréables, comme les histoires parallèles de Carl, Assad et Rose.
Lu le 4 septembre 2017
mardi 1 septembre 2020
Agnès Martin-Lugand [3]
Les couvertures figent bien l'attente suspendue... Des femmes blessées, engourdies, une forme de dépaysement, de renouveau possible, l'amorce d'un amour salvateur, une recette qui se répète mais un style qui se lit bien ; j'ai été contente de retrouver Diane et Edward après quelques années de blogue, la fantaisie de Félix et l'idée du café littéraire " Les gens heureux " ; Hortense et Elias m'ont moins convaincue, mais restent tout de même attachants.
A la lumière du petit matin
À l'approche de la quarantaine, Hortense
se partage entre son métier de professeur de danse et sa liaison avec un
homme marié. Elle se dit heureuse, jusqu'au jour où le destin la fait
trébucher...
Lu le 1er septembre 2020
Saga Les gens heureux lisent et boivent du café
Diane perd brutalement son mari et sa fille dans un accident de voiture. Égarée dans leur souvenir, elle s’exile en Irlande.
tome 2 : La vie est facile, ne t'inquiète pas
Rentrée d'Irlande, Diane est décidée à reconstruire sa vie à Paris. Avec l'aide de Félix, elle s'est lancée à corps perdu dans la reprise en main de son café littéraire.
Lu le 31 août 2020
Les gens heureux lisent et boivent du café
La vie de Diane bascule avec l'accident de voiture qui coûte la vie à Colin son mari et leur fille Clara âgée de six ans. Elle végète pendant un an, traînant dans les souvenirs de leur appartement parisien, incapable de s'intéresser encore au café littéraire qu'elle a ouvert avec Félix. Décidée enfin à se reprendre en main, elle s'exile en Irlande et loue un cottage au bord de la plage, dont l'unique voisin, un photographe, est souvent absent. Mais ses quelques rencontres avec Edward provoquent des étincelles.
L'auteur, Agnès Martin-Lugand, est psychologue clinicienne de formation. Le roman parle de deuil bien sûr et de difficile reconstruction, avec des mots qui touchent. Clara est ouvertement écorchée, mais Edward ou même Félix, l'un ténébreux et l'autre solaire, cachent leurs propres fêlures sous des abords plus rudes.
J'ai aimé le titre qui me l'a fait emprunter, j'ai aimé le texte qui fait partager un fort attachement à l'Irlande, évoque avec beaucoup de bonheur ses paysages grandioses autant que sauvages et donne envie d'aller à la rencontre de ses habitants.
La suite : La vie est facile, ne t'inquiète pas
Lu le 26 février 2017








