La couverture de La fenêtre jaune de Serge Brussolo annonce un
thriller inédit. Très orienté science fiction, voire fantastique, il
y est question de relativité du temps. L'intrigue soulève des questions
éthiques intéressantes : les
personnages y répondent en fonction de leur caractère, mais ils restent, en particulier Cassie, assez prévisibles. Les plus
improbables sont les V.E. ou virtual ego, des créatures surnaturelles
nourries d'énergie et de rancoeur. Je regrette que le cadre de
l'intrigue, un environnement historique qui puise au contexte de la
guerre
froide mais aussi à une vision fantasmée de la guerre de Sécession, soit abordé
trop brièvement et de façon superficielle. J'ai apprécié le suspense
longtemps maintenu entre une mystification ou un phénomène paranormal
qui
défie toute logique et j'ai rêvé, émerveillée, à la beauté des objets issus de la transmutation.
Dans une réserve indienne située en plein
désert de Californie, des carambolages étranges se produisent autour de l'autoroute zéro, une base militaire désaffectée, destinée pendant la guerre froide au lancement des super-bombardiers menaçant Moscou. Les premiers indices y conduisent Cassidy et Mitch lancés à la recherche de Woody et Nathan, le frère et le petit ami de
la jeune femme, disparus à quelques mois d'intervalle sans laisser de traces. Les renseignements et preuves matérielles fournis par Ziggy Starboy et un indien Shoshone, deux solitaires vivant près de l'ancienne piste d'envol les rend perplexes et dubitatifs. Mais le retour de Nathan affecté d'un mal contagieux qui transforme tout être vivant en or pur les décide à tenter à leur tour l'abordage de la mystérieuse fenêtre jaune qui s'ouvre certaines nuits pendant une fraction de minutes.
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