mercredi 31 juillet 2013

Contes de la fée verte

L'addiction, la folie, la mort sont au rendez vous de chacune des nouvelles qui composent ce recueil signé Poppy Z. Brite. La nouvelle éponyme fait référence à la délicieuse absinthe qui rend fou celui qui s'y adonne. 

challenge Livr'à2 pour Pàladdict
J'avais bien apprécié Âmes perdues et j'ai donc été enchantée que Parthenia me fasse sortir ce titre de ma PàL. Mais si j'ai retrouvé avec plaisir les personnages de Ghost et Steve dans un des textes (Prise de tête à New York ), je suis passée à l'écart de la plupart des autres. Le fantastique morbide domine et je demeure étonnée qu'ils soient publiés dans une collection SF, ce qui m'a induite en erreur lors de mon achat.
Un des aspects les plus positifs à mon goût tient dans les descriptions, tant géographiques qu'anthropologiques de La Nouvelle Orléans, qui rendent une atmosphère interlope si particulière à l'auteur : bayous, magie noire, mélange de soufre et de sexe, peurs viscérales et désirs mêlés.
Parthenia a choisi de lire La rue au Moyen Age 

challenge 50 billets, 50 états : Louisiane


Sommaire
  1. Anges
  2. Conte géorgien
  3. Sa bouche aura le goût de la fée verte
  4. Musique en option pour voix et piano
  5. Xénophobie
  6. La sixième sentinelle
  7. Disparu
  8. Traces de pas dans l'eau
  9. Prise de tête à New York
  10. Calcutta seigneur des nerfs
  11. Paternité
  12. Cendres du souvenir, poussière du désir

dimanche 14 juillet 2013

Objectif Tintin Chez Myrtille

Il a sillonné les terres, les mers et même l'espace... jeune journaliste à la mèche rebelle, accompagné de deux fidèles compagnons, un fox blanc du nom de Milou et un vieux loup de mer amateur de wishky et d'expressions imagées dénommé François de Haddock.


Le cottage de Myrtille propose une relecture de Tintin pour l'été ICI
C'est l'occasion pour moi de présenter l'un de mes albums favoris de Tintin :  je me souviens d'avoir rêvé souvent aux merveilles enfermées dans le Château de Moulinsart qui apparaît pour la première fois dans ce double album puisqu'il s'agit bien sûr du Secret de la Licorne suivi du Trésor de Rackham le Rouge.Le film réalisé par Steven Spielberg est sorti il y a peu, je vais sans doute me laisser tenter...
Synopsis : Parce qu’il achète la maquette d’un bateau appelé la Licorne, Tintin, un jeune reporter, se retrouve entraîné dans une fantastique aventure à la recherche d’un fabuleux secret. En enquêtant sur une énigme vieille de plusieurs siècles, il contrarie les plans d’Ivan Ivanovitch Sakharine, un homme diabolique convaincu que Tintin a volé un trésor en rapport avec un pirate nommé Rackham le Rouge. Avec l’aide de Milou, du capitaine Haddock, du professeur Tournesol et de deux détectives maladroits, Dupond et Dupont, Tintin va parcourir la moitié de la planète, et essayer de se montrer plus malin et plus rapide que ses ennemis, tous lancés dans cette course au trésor à la recherche d’une épave engloutie qui semble receler la clé d’une immense fortune… et une redoutable malédiction. De la haute mer aux sables des déserts d’Afrique, Tintin et ses amis vont affronter mille obstacles, risquer leur vie, et prouver que quand on est prêt à prendre tous les risques, rien ne peut vous arrêter…

vendredi 12 juillet 2013

Challenge Livra'deux pour Pal'Addict 5

Me voici inscrite à la cinquième session du challenge Livra'deux pour Pal'Addict organisé sur Livraddict.
Le principe est tout simple : chacun choisi trois livres dans la PAL de l’autre, et on a jusqu'au 31 juillet 2013 pour en sélectionner un, le lire et le chroniquer.
Pour le moment, je suis en attente de binôme par tirage au sort et nous ne pourrons donc faire nos choix que quand le hasard nous aura désignés l'un à l'autre.
Edit du 6 mai :
Je suis en binôme n° 50 avec Parthenia.(un clic sur l'image pour visiter son blogue Pérégrinations livresques)

Mes propositions :

un classique, un des meilleurs titres de Colette à mon avis
Le Blé en herbe de Colette
parmi les nombreux titres d'histoire de sa PàL (inconnu)
La rue au Moyen Age de Jean-Pierre Leguay
tous ses choix de BD sont tentants mais j'ai particulièrement aimé  Les eaux de Mortelune (BD), tome 01 : L'échiquier du rat de Patrick Cothias  et Philippe Adamov
Edit du 12 mai :
Ses choix, tous excellents, je vais avoir du mal à me décider...

* livre que j'ai lu et aimerais te faire découvrir : Le Dahlia Noir de James Ellroy (qui fut une lecture choc pour moi mais d'un bonheur plutôt intense, même si le mot bonheur est peut-être mal choisi !!^^)
* dont j'aimerai avoir l'avis : Contes de la fée verte de Poppy Z. Brite (j'ai lu de cette auteure Ames perdues, que j'avais adoré, et j'aimerais savoir si ses autres livres sont de la même veine...)
* des titres qui m'interpellent pour leur résumé : Petits suicides entre amis d'Arto Paasilinna (je ne connais pas du tout cet auteur mais il paraît que son humour est décapant ! )

Edit du 31 juillet :
Parthenia a choisi de lire La rue au Moyen Age

mercredi 10 juillet 2013

Jumelles

Jumelles de Saskia Sarginson
Merci à Livraddict et aux éditions Marabout

Ce roman n'est pas une banale histoire de gémellité, le sens du drame qu'il développe tient même à la confrontation de deux personnalités que les évènements font diverger peu à peu jusqu'à les rendre assez éloignées et étrangères l'une à l'autre. Il n'y a rien d'extravagant non plus dans l'histoire de cette famille monoparentale, même si la mère est une originale, et les évènements sont tout à fait plausibles, c'est leur enchaînement qui crée la tension, devenue insoutenable pour le plus faible des jumeaux.
A l'origine, elles étaient étroitement mais faussement semblables - presque - car issues d'un oeuf monozygote. De subtiles différences de caractère vont aller s'accentuant avec les aléas de la vie : loin d'être tendre pour elles la vie. Pourtant, il faut se construire, en dépit des déchirures, des incompréhensions et des désirs refoulés. 
On arrive dans ce roman par la vision de Viola dont on comprend assez rapidement qu'elle va mal : elle souffre de problèmes psychologiques graves et s'autodétruit. Ensuite on découvre la vie de sa soeur jumelle Isolte qui semble avoir mieux réussi. Elle travaille dans le monde sans pitié de la mode, elle vit avec Ben, un photographe et semble aller bien et mener agréablement une vie qui lui convient.

Ce sont deux jeunes adultes maintenant, mais le secret de leur état présent et de leur éloignement, même si Isolte prend grand soin de la santé de Viola, remonte à leur enfance, plus exactement à l'été de leurs douze ans, lorsqu'elles emménagent avec leur mère dans un village du Suffolk près d'Ipswich. Elles y rencontrent une autre paire de vrais jumeaux, un peu plus âgés : Michael et John. Dans le même temps, leur mère fait la connaissance de Franck qu'elle envisage comme compagnon. Il est veuf et père d'une petite Polly de sept ans. Des secrets petits et grands s'installent qui vont perturber leur vie future.
La narration passe allégrement de l'une à l'autre jumelle mais c'est parfaitement maîtrisé par l'auteur et à aucun moment je ne me suis sentie perdue. Au contraire, le procédé enrichit la perception du drame qui prend comme une mayonnaise. La pesanteur des évènements augmente au fil des pages et on conçoit que les filles ont dû beaucoup souffrir pour en arriver là. De temps en temps, la figure bienveillante et maternelle de leur tante Hettie qui les a recueillie à la mort de leur mère vient alléger la tension.

J'avais très hâte de découvrir le secret de Viola, de leur enfance heureuse dans la forêt et de ce qui les en avait éloignées pour les retrouver jeunes adultes dans la grande ville de Londres, avec leur problèmes, les cauchemars terribles d'Isolte, la claustration de Viola, mais à aucun moment je n'ai adhéré au drame qui se jouait, j'y suis restée insensible, sans doute parce qu'il y a beaucoup de recul dans les propos alors que les tragédies qui se succèdent sont parmi les pires à endurer.
Au final, je partage assez la conclusion de Mabiblio1988 :
Cette chronique a été compliquée à écrire car j’ai apprécié ma lecture mais j’ai du mal à exprimer ce que j’ai ressenti du fait de ne pas avoir réussir à m’identifier aux personnages.

lundi 8 juillet 2013

Automne 79

challenge des nombres 9
LC avec Missmolko

Reçu en partenariat entre Livraddict et les éditions NiL que je remercie, Automne 79 est la seconde partie du roman graphique autobiographique de Hugues Barthe. 
Au cours de L’Été 79, la mère d'Hugues anéantie par la violence de son mari, s’est enfuie de la maison familiale et s’est réfugiée, loin du village, chez une amie en ville. Hugues, lui, est envoyé chez sa tante Dominique et son époux à Besançon.
Au début de L'automne 79, c'est là que nous le retrouvons.
Résumé éditeur :
Pour le jeune garçon qui à 12 ans n’est jamais sorti de sa campagne, c’est un émerveillement. Il découvre la ville – les magasins, les musées, les cafés, les librairies –, une vie de famille où les rires remplacent les coups – cela existe donc ! – et une mère de substitution enjouée, rieuse, curieuse, avec elle il peut parler de tout – à la différence de sa propre mère, mutique et dépressive… Mais cette parenthèse enchantée ne dure qu’un temps car, à la fin de l’été, Dominique lui annonce une « bonne » nouvelle qui est en fait une terrible nouvelle : sa mère est retournée vivre avec son père.
L’adolescent revient donc chez lui et, rapidement, tout recommence : l’alcool et la violence du père qui, tous les soirs, se déchaîne contre sa mère. Cela durera dix ans encore, dix années pendant lesquelles Hugues grandira sans espoir, sans avenir, isolé dans sa campagne, avec la bande dessinée pour seul refuge. Il sait qu’il doit fuir mais il n’y arrive pas. Le déclic viendra de l’annonce de la maladie mortelle de sa mère.
La sachant condamnée, Hugues prend un appartement en ville et décide de vivre de sa passion : la bande dessinée. Mais il lui faudra encore vingt ans pour réussir à dessiner ce qui s’est passé cette année 79. Aujourd’hui, à 47 ans, après bien des souffrances et des essais infructueux, Hugues Barthe a réussi à écrire L’Été 79 et L’Automne 79 – son œuvre la plus importante, sa libération.

J'ai beaucoup de mal à parler de ce roman graphique dans lequel je n'ai pas réussi à entrer, même si le sujet est poignant, surtout rapporté aux 12 ans de l'auteur à l'époque et au mal de réussir à achever sa narration. Il reste pour moi un côté inachevé, une absence de plan, dont il est d'ailleurs question à un moment dans le texte, apparemment résolue mais dont les difficultés ont à mon avis laissé leurs traces. Par exemple, je suis assez sensible aux détails et le fait de trouver le garçon avec les cheveux longs puis courts à des moments qui ne sont pas logiques dans la chronologie m'a gênée et je ne savais pas s'il était dans la continuité ou dans le souvenir. De même, il y a une image que je n'ai pas du tout comprise, quand il s'endort chez sa tante avec sa mère sous le lit.  J'avais cru que la couverture le représentait avec son père et il a fallu que je lise un autre commentaire, soulignant que son père n'est jamais figuré, pour que je comprenne qu'il s'agit de lui à deux âges de la vie : l'auteur de BD et le jeune garçon dont il évoque les souvenirs représentés côte à côte.
L'auteur se sert de son métier pour exprimer enfin, vingt ans après, les années sombres où il s'est construit en tant que futur adulte. Avec l'automne 79 s'achève la petite enclave de sérénité au sein d'une adolescence chahutée par l'alcoolisme paternel et la violence conjugale. Tante Dominique, même si son couple n'est pas parfait sous tout rapport, lui offre un modèle constructif de mère et d'épouse.
La démarche et le graphisme m'ont fait penser à Pourquoi j'ai tué Pierre, mais je crois justement, en référence à cet album, que l'auteur aurait peut être gagné à laisser dessiner son histoire par un autre. Cependant, j'apprends que  L’été 79 précise déjà des choix pris dès ses douze ans et mis en oeuvre avec une volonté forte : il souhaitait devenir dessinateur de bandes dessinées dans un style naïf.

samedi 6 juillet 2013

Stieg Larsson avant Millénium

Dans cette BD biographique, Guillaume Lebeau n'en apprend pas plus au lecteur que dans son documentaire Le mystère du quatrième manuscrit (lu en août dernier) mais l'approche, différente, présente un autre intérêt.
Il propose trois moments de la vie de Stieg Larsson entrecoupés de scènes d'une vie conjugale difficilement compatible avec son activisme politique :
- la transmission, pendant une chasse au renard dans les forêts enneigées de Suède, de l’antifascisme militant de son grand-père syndicaliste, pacifiste et communiste
- la formation d'une unité de femmes soldats au maniement du mortier lors d'une mission de soutien à la guérilla marxiste érythréenne organisée par la IV° Internationale
- la création de la revue antifasciste suédoise Expo (modèle réel de Millénium) dans le contexte de la montée d’un nazisme criminel et organisé dans les années 90, d'abord latent puis déclaré, les entraves à la liberté de la presse, les menaces de mort, la semi-clandestinité …

La sobriété du dessin en noir et blanc met en relief les intentions d'une BD " à texte ". Une chronologie documentée complète la biographie de l’écrivain : on apprend par exemple comment il est devenu Stieg Larsson à cause d'un homonyme qui ne rendait pas ses livres en bibliothèque ou quelle collègue photographe free lance lui a inspiré le modèle de Lisbeth.

jeudi 4 juillet 2013

D-Day : Masse Critique revient le jeudi 4 juillet.

Recevez une Bd en l'échange d'une critique !
250 albums à répartir
Rendez vous le 4 juillet à partir de 8h30
Il n'y en aura pas pour tout le monde
Avez-vous déjà repéré quelques titres dans la liste ? 
j'ai pu postuler au titre ci-contre

mercredi 3 juillet 2013

Concours Vendredi Lecture

patesDepuis le tout début, je suis dans l'aventure. Deux ans après, elles en ont fait du chemin. Pour fêter l'été (qui ne vient pas) VendrediLecture propose un concours estival.

Du 1er juillet au 31 août, écrivez « Vendredi Lecture » avec tout et n’importe quoi et envoyez-nous une photo de votre chef-d’œuvre ! Coquillages, sable, algues, crème solaire, crème glacée, chouchou et beignets, brosses à dents, trucs et machins, servez-vous des incontournables de l’été pour écrire ces deux mots si beaux. À la rentrée, l’équipe délibérera et choisira ses trois photos préférées. Les meilleurs photographes de l’été recevront – ô surprise – des livres !