Sous prétexte d'une romance avec un jeune Tokyoïte, Ni d'Eve ni d'Adam est la chronique d'une histoire d'amour avec le Japon : sentimentalement parlant, quel dommage qu'elle finisse par une fuite car le jeune Rinri a tout du prince charmant dont rêvent, sinon toutes, la plupart de filles.
L'épisode de l'excursion périlleuse dans la montagne enneigée, la nuit dans le gîte glacial, l'imaginaire autour de Yamamba la sorcière et la relation au Mont Fuji traduisent de manière exaltée le caractère de la relation de l'auteur avec son pays "de naissance".
Lu le 11 juillet 2014
La nostalgie heureuse (audio)
De retour au Japon avec une équipe de télévision, l'auteur retourne dans la province du Kansaï et à Kobé, découvre la reconstruction de Fukushima après le tsunami, retrouve sa nourrice, son école maternelle, son fiancé Rinri, le parc où ils allaient admirer les cerisiers en fleurs, mais aussi le vide des lieux détruits ou disparus. C'est l'occasion d'évoquer après 15 ans d'absence, les souvenirs de Ni d'Eve, ni d'Adam, de Stupeur et tremblements (dont les révélations lui valurent de ne plus être traduite en japonais pendant une dizaine d'années), d'aborder des réflexions philologiques, sa genèse personnelle et les sentiments très particuliers que lui inspire la culture japonaise.
Stupeur et tremblements roman autobiographique d'Amélie
Nothomb, a été adapté au cinéma par Alain Corneau, avec Sylvie Testud
dans le rôle de l'auteur. Elle s'inspire de son
expérience professionnelle d'une année au sein d'une grosse entreprise
tokyoïte et relate son apprentissage parfois cruel des rapports
hiérarchiques : ancrés dans la tradition japonaise, dont cette
expression est révélatrice : on ne s'adresse à l'empereur qu'avec "
stupeur et tremblements ", ils sont basés sur la crainte et le respect
des apparences et ne laissent place ni à l'initiative, ni à la
contestation.Grand Prix du roman de l'Académie française en 1999
2 commentaires:
Nothomb, je lirai peut-être un jour mais j'ai fait un essai et il n'a pas été concluant.
Bon dimanche.
J'ai beaucoup aimé, comme tous les romans d'AN qui traitent du Japon ... La suite est bien aussi ...
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