vendredi 11 juillet 2014

Stupeur et tremblements - Ni d'Eve ni d'Adam - La nostalgie heureuse

Comme d'autres lectrices, j'aime particulièrement quand Amélie Nothomb prend pour sujet ses années au Japon. La période décrite dans Stupeur et tremblements se situe au coeur de ce roman, pendant l'année où elle a tenté d'être une employée japonaise comme une autre. La suite, 16 ans après, est racontée dans La nostalgie heureuse que je suis en train d'écouter.

Sous prétexte d'une romance avec un jeune Tokyoïte, Ni d'Eve ni d'Adam est la chronique d'une histoire d'amour avec le Japon : sentimentalement parlant, quel dommage qu'elle finisse par une fuite car le jeune Rinri a tout du prince charmant dont rêvent, sinon toutes, la plupart de filles.
L'épisode de l'excursion périlleuse dans la montagne enneigée, la nuit dans le gîte glacial,  l'imaginaire autour de Yamamba la sorcière et la relation au Mont Fuji traduisent de manière exaltée le caractère de la relation de l'auteur avec son pays "de naissance".
Lu le 11 juillet 2014

La nostalgie heureuse (audio)
De retour au Japon avec une équipe de télévision, l'auteur retourne dans la province du Kansaï et à Kobé, découvre la reconstruction de Fukushima après le tsunami, retrouve sa nourrice, son école maternelle, son fiancé Rinri, le parc où ils allaient admirer les cerisiers en fleurs, mais aussi le vide des lieux détruits ou disparus. C'est l'occasion d'évoquer après 15 ans d'absence, les souvenirs de Ni d'Eve, ni d'Adam, de Stupeur et tremblements (dont les révélations lui valurent de ne plus être traduite en japonais pendant une dizaine d'années), d'aborder des réflexions philologiques, sa genèse personnelle et les sentiments très particuliers que lui inspire la culture japonaise.

Stupeur et tremblements roman autobiographique d'Amélie Nothomb, a été adapté au cinéma par Alain Corneau, avec Sylvie Testud dans le rôle de l'auteur. Elle s'inspire de son expérience professionnelle d'une année au sein d'une grosse entreprise tokyoïte et relate son apprentissage parfois cruel des rapports hiérarchiques : ancrés dans la tradition japonaise, dont cette expression est révélatrice : on ne s'adresse à l'empereur qu'avec " stupeur et tremblements ", ils sont basés sur la crainte et le respect des apparences et ne laissent place ni à l'initiative, ni à la contestation.
Grand Prix du roman de l'Académie française en 1999


2 commentaires:

Philippe D a dit…

Nothomb, je lirai peut-être un jour mais j'ai fait un essai et il n'a pas été concluant.
Bon dimanche.

fersenette a dit…

J'ai beaucoup aimé, comme tous les romans d'AN qui traitent du Japon ... La suite est bien aussi ...