COUP DE COEUR Le roman possède d'innombrables qualités et je remercie celle qui me l'a donné avec un lot d'autres livres surprenants dont aucun ne m'a déçue jusqu'à présent.
J'ai lu ce roman avec hâte, celle de connaître la suite des aventures de l'extravagante Grace, mais aussi de découvrir l'évolution de ses relations avec sa mère, sa soeur Jill et sa nièce Larry, les épisodes de ses rencontres avec Seamus, partagée entre le doute et l'espoir d'une fin heureuse. Grace porte un regard plein d'humour sur son entourage mais aussi elle est capable d'évoquer son cas avec autodérision : les séances de psychothérapie de groupe avec les Bacteryphobes restent très drôles malgré la gravité du sujet. Le style est parfois cru, vulgaire surtout en début de roman (ou je me suis habituée) mais cela montre le caractère de Grace, qui ne mâche pas ses mots pour appeler un chat, un chat ! Je ne comprenais pas bien la couverture, plutôt repoussante à mon goût par l'image et les couleurs, même si elle se justifie à un moment de l'histoire.
challenge premier roman chez Fattorius
Grace a une manie, elle compte absolument tout, la moindre de ses actions et tout ce qui se trouve dans son environnement, du matin au soir. Cela la sécurise et elle n'en souffre pas vraiment même si sa vie s'en trouve un peu compliquée : par exemple, elle doit absolument acheter dix bananes et quand elle s'aperçoit qu'il lui en manque une à la caisse du supermarché, il lui faut parvenir à subtiliser celle dans le panier du client qui attend son tour derrière elle. Elle vient sans le savoir de croiser celui qui sera capable de l'aimer en dépit ou pour ce qu'elle est : une jolie femme, attachante, intelligente et drôle : Seamus s'est aperçu du manège et se montre curieux, mais ne parait pas se formaliser de la bizarrerie de son geste. Mais Grace a déjà un homme dans sa vie, Nikola Tesla, inventeur du transformateur et dont l'unité de mesure porte le nom. Elle s'est prise de passion pour la vie de l'ingénieur, dont elle connaît le moindre fait rapporté, depuis qu'elle a appris que son oeuvre était à la fois le fait d'une intelligence fulgurante et d'un esprit dérangé.
Grace en héroïne vulnérable mais pas pitoyable m'a fait penser à Eleanor Rigby de Dougas Coupland.
Pour une autre raison je recommande également la lecture de Toc de Nathalie Ours.
1 commentaire:
Merci d'avoir évoqué ce roman pour le Défi Premier roman! Je ne le connais guère, et ça m'intrigue un peu.
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