vendredi 9 novembre 2018

Tour du monde en BD Hongrie Canada Espagne

Myriam KATIN (Hongrie)
Lâcher prise : un second volume est nécessaire à l'auteur pour revenir sur son (res)sentiment envers la Shoah. Le fil rouge de cet album est la décision d'Ilan son fils d'aller habiter Berlin avec son amie Binet, une artiste suédoise qui y est installée. Par facilité pour son installation, Ilan souhaite recouvrer sa nationalité hongroise et sollicite sa mère afin d'entreprendre les démarches ; sa grand-mère vit également à New York mais elle continue à parler hongrois en famille. Confrontée par cette demande à son héritage de juive hongroise, Myriam montre combien le passé pèse sur ses préjugés persistants envers le peuple allemand. Deux voyages dans la capitale germanique ne parviennent pas à lui faire apprécier les Berlinois, mais émoussent ses convictions. Le père, un musicien épris de compositeurs allemands, l'accompagne dans tous les sens du terme, avec amour et équinamité. Le recours aux crayons de couleur me plaît toujours, loin de toute pauvreté, ils sont d'une grande vivacité de style.

Yvon ROY (Canada)
Les petites victoires car il s'agit bien d'elles, racontent l'apprentissage conjoint de la différence par un père, une mère et leur enfant autiste, mais elles constituent aussi un précieux témoignage d'espérance, de remise en cause des pronostics les plus défaitistes et d'inventivité parentale à tous ceux qui sont confrontés au handicap infantile.
Le dessin tout en rondeur et des bulles où l'humour et la bonne humeur affluent finissent par donner de la légèreté à ce "lourd" sujet du polyhandicap psychomoteur, affectif et social.

Enrique COROMINAS (Espagne)
Le portrait de Dorian Gray est une fidèle transposition du roman éponyme.
Devant son portrait peint avec amour, qui montre un jeune homme parfaitement beau et sain, le personnage d'Oscar Wilde a fait le voeu de ne jamais vieillir. Pourtant, alors que l'original se laisse entraîner vers la dépravation, mais reste toujours jeune et frais, le portrait prend les stigmates de la vieillesse et de l'impureté grandissante de son âme. Dès qu'il remarque la première flétrissure, Dorian Gray cache soigneusement la preuve infamante, mais poursuit vilenies et trahisons.

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