Je termine ma lecture du roman de Cizia Zikë et je suis incapable de répondre à une question simple mais existentielle puisqu'elle est à l'origine de ce blogue : tenir le compte(-rendu) de mes lectures. Avais-je déjà lu ce roman ? Le cas échéant, aurais-je pu si totalement l'oublier qu'il ne m'a laissé qu'une forte impression de déjà-vu qui m'a pourtant poursuivie durant une partie de ma lecture, se faisant plus prégnante à certains passages, surtout la scène de l'auto-stoppeuse et l'esthétisme de la touche finale ? N'a-t-il fait que me rappeler d'autres scènes par d'autres auteurs... Au début le personnage d'Alixe m'a beaucoup fait penser à un emprunt à la Joséphine d'Agatha Christie (je vais retrouver le titre, mais l'histoire de cette petite fille surdouée dans son domaine et sa relation avec sa protectrice m'a beaucoup marquée) sauf que tout est plus limpide chez Zikë ; le lecteur un peu averti voit d'emblée où les premiers faits vont mener, la surprise vient des cibles et des moyens déployés.
Le résumé est à éviter, une fois encore, si on ne veut pas se faire trop spoiler !Les hauts de Biarritz. Un été brûlant, une villa somptueuse. Alixe, douze ans et demi, vient de quitter son pensionnat pour retrouver, le temps des vacances, sa mère, son beau-père, la mère de celui-ci et son demi-frère. Un semblant de famille où elle se sent mal aimée, et qu'elle déteste. Comment l'esprit du mal vient-il aux adolescentes ? Combien de meurtrières cachent les silhouettes graciles des jeunes filles pubères, dans le surgissement fatal de leur féminité ?
A l'automne, dans la villa silencieuse, une ombre se promène parmi les cadavres...
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