Ce roman jeunesse constitue le premier tome d'une trilogie de Jean Michel Payet dans laquelle j'ai plongé à la suite du jeune héros.
Emile Kolaux partage avec de nombreux adolescents la particularité de ne pas trop étudier en classe, mais plus encore, il partage une grande connivence avec un grand père original auquel il rend visite régulièrement dans son petit village. Un jour, il réussit à lui extirper son secret et apprend que Vladimir possède dans sa cave le moyen de retrouver chaque année, le jour de ses 20 ans, Marthe, sa tendre épouse trop tôt disparue. Traumatisé parce qu'une camarade de classe l'a traité de gros naze et de futur raté, Emile décide de tenter le voyage pour vérifier de ses yeux ce que l'avenir lui réserve. Il débarque par erreur dans un futur beaucoup plus tardif que prévu et fait le constat des nombreux désagréments survenus à sa commune et à sa famille, dont la disparition de sa soeur jumelle Clémence. Dès lors, il n'a qu'une idée, revenir dans son époque et agir pour prévenir les funestes évènements. La suite appartient aux tomes 2 et 3
Lu le 26 mars 2013
L'avis d'ImagIn qui me l'a troqué et que je remercie. Comme moi, elle a été sensible au message écologique destiné au jeune lectorat et curieuse de connaître les autres épisodes, elle poursuit la lecture de la série.
A presque deux ans d'intervalle, je découvre la suite de La ville engloutie. Emile est revenu dans son présent en 2010 mais tout va plutôt mal pour sa famille. Les quotas de pêche empoisonnent la vie de son père et l'argent manque catastrophiquement à la maison. Pour mettre un peu de beurre dans les épinards, Emile imagine un procédé qui n'est pas très glorieux, retourner en 2065 chercher les résultats des jeux de hasard pour forcer la fortune. Il a également un alibi plus personnel auquel sera sensible son sentimental grand père pour le laisser de nouveau emprunter le passage temporel de sa cave à Dréanzé : Emile compte revoir dans le futur la belle Alaska dont il s'est épris. Hélas, comme dans le premier tome, les choses ne tournent pas comme prévu. Dréanzé est déserté car l'eau est devenue tellement rare et chère que seuls les villages alimentés par une source ont pu subsister. Sur la côte, Saint Port où vivait sa famille est aux mains du maître de la seule source encore potable depuis que l'usine a pollué durablement tout le site. Emile est aussitôt recherché par la milice municipale car il est le parfait sosie d'Esteban, un jeune rebelle qui s'oppose au maire et dénonce ses agissements comme avoir fait disparaître des témoins gênants. Emile retrouve Alaska qui s'appelle Caroline dans cet univers et ne le reconnaît pas : au début, elle peine à le croire mais elle va de nouveau finir par lui venir en aide.
La série s'adresse à un jeune public dans le but de l'informer et de le sensibiliser sur les conséquences à moyen terme de la consommation insouciante des ressources naturelles. Emile prend de plus en plus conscience des risques écologiques. Il est revenu de sa première expédition persuadé que chaque geste anti-gaspi importe. Mais il se rend compte que son attitude impacte le futur et il craint de ne pas retrouver Alaska. La magie opère moins dans ce tome, sans l'attrait de la nouveauté ou que l'action musclée prend le pas sur la romance qui est
moins présente. Le sujet
est toujours en rapport à l'eau une ressource aussi précieuse que coûteuse
qui cette fois est devenue l'enjeu d'une manipulation malhonnête de la
part de Rodolphe Boulanger, un camarade de classe qui s'est approprié
l'ensemble de la ressource et pratique un tarif monopolistique. Son personnage cynique et sans scrupules, il se pose en bienfaiteur qui a construit hôpital et donné ses infrastructures à la ville, montre la cupidité et l'absence de conscience morale des affairistes.
1 commentaire:
Il a l'air sympa en effet!
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