jeudi 31 décembre 2009
mercredi 30 décembre 2009
Ultimes nouvelles du challenge ABC 2009
J'ai avancé lentement mais sûrement à raison de deux-trois titres par mois, mais je lis aussi beaucoup en dehors de ma liste déposée chez Missginy que je remercie une nouvelle fois. Grâce à quelques remplacements opportuns, je suis venue à bout de ce challenge. Et comme j'y ai pris goût, je participerai en 2010 au circle challenge ABC, c'est-à-dire que je lirai une liste composée par un(e) autre participant.
N - Amélie NOTHOMB : Le fait du prince ♥♥ (PAL)
V - Stephen VIZINCZEY : Eloge des femmes mûres ♥♥♥ (PAL)
X - Françoise XENAKIS : Moi j’aime pas la mer ♥
Z - Stefan ZWEIG : Le voyage dans le passé ♥♥
A - Pierre ASSOULINE, La cliente ♥♥ remplace Eliette ABECASSIS, Qumran (LAL)
U - Tomi UNGERER : Otto, autobiographie d’un ours en peluche ♥
S - Eric-Emmanuel SCHMITT, Odette Toulemonde et autres nouvelles ♥♥♥ remplace Nathalie SARRAUTE, Portrait d’un inconnu (AAL)
B - Simone de BEAUVOIR : La femme rompue ♥♥♥ (AAL)
M - Haruki MURAKAMI, Kafka sur le rivage ♥♥ remplace Ryu MURAKAMI : Bleu presque transparent déplacé vers ma LAL "Too ce bleu"
O - Erik ORSENNA : La chanson de Charles Quint ♥♥♥ remplace Voyage aux pays du coton qui reste dans ma (PAL)
L - Stieg LARSSON, Millénium ♥♥♥(LAL)
P - Chuck PALAHNIUK Survivant ♥♥ remplace Fight club (LAL)
W - Virginia WOOLF : Une chambre à soi ♥♥♥ (AAL)
Y - Marguerite YOURCENAR : Conte bleu ♥♥♥ (AAL)
F - Jean-Louis FOURNIER, le CV de Dieu ♥ remplace René FALLET, Le Beaujolais nouveau est arrivé
I - Arnaldur INDRIDASON : La cité des jarres ♥♥♥ (AAL) remplace Yuki INOUE, Mémoires d'une geisha (LAL)
R - Jorn RIEL : La vierge froide et autres racontars ♥ (AAL)
G - Jean-François GRANGE : Miserere (LAL) ♥♥
Q - Pascal QUIGNARD, Terrasse à Rome ♥♥♥, remplace Bâtons, chiffres et lettres de Raymond QUENEAU
J - Andrea JAPP, Le septième cercle ♥♥♥ remplace Entretiens avec une tueuse (LAL)
D - Philippe DJIAN : Vers chez les blancs ♥ remplace Doggy bag (LAL)
H - Joe HALDEMAN, La guerre éternelle ♥♥♥
T - Koushun TAKAMI, Battle royale ♥♥♥
C - Truman CAPOTE : De sang froid ♥♥♥ (AAL)
K - Jean-Paul KAUFFMANN, L'arche des Kerguelen ♥♥♥ (LAL) Last but not least
à reprendre (peut-être)
Eliette ABECASSIS, Qumran (LAL) abandonné au tiers, et sa suite Le trésor du temple - Umberto ECO : La mystérieuse flamme de la reine Loana (AAL) repris deux fois, abandonné deux fois - Yuki INOUE, Mémoires d'une geisha reste dans ma (LAL) - Nathalie SARRAUTE, Portrait d’un inconnu (AAL) abandonné également, mais là, je crois que je devrais renoncer à cet auteur : je me souvenais d'avoir assez peu apprécié Les fruits d'or en lecture imposée et je voulais retenter librement l'expérience - Les introuvables, mais je poursuis les recherches : René FALLET, Le Beaujolais nouveau est arrivé - Raymond QUENEAU, Bâtons, chiffres et lettres
lundi 28 décembre 2009
L'arche des Kerguelen
Embarqué au départ de La Réunion sur le Marion Dufresne des Terres australes et antarctiques françaises, Jean Paul Kauffmann a séjourné quelques semaines dans l'archipel des Kerguelen et livre en retour son récit de Voyage aux îles de la Désolation. Dans une chronique très documentée, l'auteur mêle et confronte ses souvenirs vécus aux réflexions que lui inspire sa compilation de la bibliographie sur le sujet : les publications de ses prédécesseurs - précurseurs, découvreurs et explorateurs de diverses nationalités - qui y posèrent le pied ou parfois même pas, comme ce fut le cas pour l'énigmatique Yves de Kerguelen au procès retentissant, qui leur donna pourtant son nom.
Un très beau texte "impressionniste" voire mystique, écrit sur le ton de l'émotion autant que de l'érudition, qui révèle plus qu'il ne satisfait mon envie de découvrir la magnifience de ces terres extrêmes.

mercredi 23 décembre 2009
Programme de lecture
Les 33 romans, les 3 recueils de nouvelles et les 20 nouvelles d'Agatha Christie où il apparaît sont les suivants :
- (1920) : La Mystérieuse Affaire de Styles
- (1923) : Une aventure de Noël (nouvelle ayant donnée naissance à la nouvelle : The adventure of the Christmas Pudding (1960)
- (1923) : Le Crime du golf
- (1923) : L'invraisemblable vol (in Poirot résout trois énigmes)
- (1924) : La disparition de Mr. Davenheim (in Allo, Hercule Poirot)
- (1924) : Les Enquêtes d'Hercule Poirot (recueil de nouvelles) : L'aventure de l'étoile de l'Ouest ; La tragédie de Marsdon Manor ; L'aventure de l'appartement bon marché ; Le mystère de Hunter's Lodge ; Vol d'un million de dollars de bons ; L'aventure du tombeau égyptien ; L'enlèvement du Premier Ministre ; Le crime de Regent's court ; L'énigme du testament de Mr March
- (1926) : Le Meurtre de Roger Ackroyd
- (1926) : Le retour d'Hercule Poirot
- (1927) : Les Quatre
- (1928) : Le Train bleu
- (1928) : Double manoeuvre (in Témoin à charge)
- (1932) : La Maison du péril
- (1932) : Le Mystère du bahut de Bagdad
- (1932) : Le miroir du mort (in Poirot résout trois énigmes)
- The Second Gong (1932) (nouvelle)
- (1932) : Le mystère du bahut espagnol (in Témoin à charge)
- (1933) : Le Couteau sur la nuque
- (1934) : Le Crime de l'Orient-Express
- (1934) : Vol de bijoux à l'hôtel Métropole (in Marple, Poirot, Pyne... et les autres)
- (1935) : Drame en trois actes
- (1935) : La Mort dans les nuages
- (1936) : A.B.C. contre Poirot
- (1936) : Cartes sur table
- (1936) : Meurtre en Mésopotamie
- (1936) : Trio à Rhodes (in Témoin à charge)
- (1936) : Feux d'artifice (in Poirot résout trois énigmes)
- (1937) : Mort sur le Nil
- (1937) Le mystère de la balle du chien (nouvelle ayant donné naissance au roman : Dumb Witness
- (1937) La capture de Cerbère (nouvelle dont le récit est différent de celui de la nouvelle au même titre parue dans Les travaux d'Hercule)
- (1937) : Témoin muet
- (1937) : Yellow Iris (nouvelle)
- (1938) : Le rêve (in Témoin à charge)
- (1938) : Rendez-vous avec la mort
- (1939) : Le Noël d'Hercule Poirot
- (1940) : Un, deux, trois...
- (1940) : Je ne suis pas coupable
- (1940) :Le mort avait les dents blanches (in Témoin à charge)
- (1941) : Les Vacances d'Hercule Poirot
- (1942) : Cinq petits cochons
- (1946) : Le Vallon
- (1947) : Les Travaux d'Hercule suivi de Les écuries d'Augias (recueil de nouvelles) : Le Lion de Némée ; L'Hydre de Lerne ; La Biche aux pieds d'airain ; Le Sanglier d'Érymanthe ; Les Écuries d'Augias ; Les Oiseaux du lac Stymphale ; Le Taureau de l'île de Crète ; Les Cavales de Diomède ; La Ceinture d'Hippolyte ; Les Troupeaux de Géryon ; Les Pommes d'or du jardin des Hespérides ; La capture de Cerbère
- (1948) : Le Flux et le reflux
- (1952) : Mrs McGinty est morte
- (1953) : Les Indiscrétions d'Hercule Poirot
- (1955) : Pension Vanilos
- (1956) : Poirot joue le jeu
- (1956) : Un indice de trop (in Allo, Hercule Poirot)
- (1959) : Le Chat et les pigeons
- (1960) : Christmas Pudding (in Le retour d'Hercule Poirot)
- (1963) : Les Pendules
- (1966) : La Troisième Fille
- (1969) : La Fête du potiron
- (1972) : Une mémoire d'éléphant
- (1974) : Le guêpier (in Allo, Hercule Poirot)
- (1974) : Le Bal de la Victoire (recueil de nouvelles précoces) : Le bal de la victoire ; L'aventure de la cuisinière de Clapham ; Le mystère des Cornouailles ; L'enlèvement de Johnny Waverly ; Énigme en mer ; La femme voilée ; La boîte de chocolats ; Les plans du sous-marin ; Le mystère de Market Basing ; La mine perdue ; La succession Lemesurier ; Comment poussent vos fleurs ? ; L'express de Plymouth ; L'appartement du troisième ; Le roi de trèfle
- (1975) : Hercule Poirot quitte la scène
vendredi 18 décembre 2009
Un inconnu m'a offert... un livre
Le principe est simple : il s'agit d'envoyer un livre à un inconnu, qui va lui-même envoyer un livre à un autre inconnu et ainsi de suite jusqu'à épuisement du nombre de participants. Une chaîne de livres en somme. Cette chaîne est ouverte à tout blogueur, qu'il habite Paris, Lyon, Mayotte ou Tombouctou, prêt à envoyer un livre, un seul livre (poche ou grand format), accompagné d'un mot gentil, à Marseille, Le Havre, Saint Denis de la Réunion ou Buenos Aires ... Des informations plus détaillées sont consultables dans ce billet.
Je me suis donc laissée tenter par l'aventure, dont voilà le résultat. J'ai reçu de la part d'El Jc que je remercie, mon cadeau de Noël avant l'heure, un très bon choix puisque j'adore la littérature qui a trait au Japon : Tokyo année zéro par David Peace.
Mon paquet, lui, est arrivé chez Sandrine. Voilà ce qu'elle pense de la découverte de Mishima à travers 4 nouvelles.
jeudi 17 décembre 2009
Histoires de Groënland [2]
L'homme tordu, le roman d'Einar Thorvaldson
Les temps sont durs à Gratahild, les hivers plus durs encore et les étés de plus en plus courts ; les bêtes meurent, les hommes reculent peu à peu face au glacier qui s'étend. Sédentarisés, les héritiers des fiers Vickings, sont devenus éleveurs et chasseurs. Le jour où les Inuits les agressent, ils ont transformé leurs armes en outils et ne savent plus se battre ; ils craignent, mais méprisent profondément ces " hommes tordus ", des demi-bêtes, qui ont su conquérir la banquise et y survivre.Atanarjuat
La légende l'homme qui court
Ce film réalisé par Zacharias KUNUK est le premier long métrage en langue inuktitut jamais réalisé. Authentique reconstitution d'un conte oral millénaire, il raconte l'histoire de deux frères : Atanarjuat et Amaqjuaq, chasseurs dans une tribu inuite. Il démystifie les stéréotypes autochtones en racontant une histoire profonde et universelle.
Lorsque Atanarjuat
gagne la main de la belle mais aguicheuse Atuat lors d'un concours de
coups de tête, les deux frères provoquent sans le vouloir Oki, le
prétendant d'Atuat pourvu d'un très mauvais caractère. Le conflit entre Oki et les
deux frères déclenche des événements qui conduiront au meurtre
d'Amaqjuaq. Après un moment d'égarement, Atanarjuat finira par venger la mort de son frère et ramener l'harmonie dans la
tribu. Tourné en vidéo numérique, Atanarjuat, la légende de l'homme rapide (2002) est une fresque épique qui atteint son point culminant dans une séquence stupéfiante de 20 minutes au cours de laquelle Atanarjuat, poursuivi par l'effroyable Oki, se sauve nu en courant sur la banquise fondante.
Lors de la première au Festival de Cannes 2001, Zacharias Kunuk remporte la Caméra d'or, un prix décerné au meilleur premier long métrage. Il remporte également le prix du meilleur long métrage canadien au Festival international du film de Toronto et plus tard, cinq prix Génie, dont ceux du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur scénario.
Vu en novembre 2011
mercredi 16 décembre 2009
Petit-déjeuner chez Tiffany
samedi 12 décembre 2009
Fin du voyage " Aux semelles de vent "
Le nom de ce swap est bien sûr une référence à - j'ai nommé Arthur Rimbaud - " l’homme aux semelles de vent ".
Je voulais une surprise totale et j'ai été exaucée au-delà de toute espérance.D'abord, la destination :
J'avais donné comme orientation, Australie, Nouvelle-Zélande ou pays scandinaves : ma swappeuse n'a pas choisi entre les deux extrêmes, elle m'a fait voyager dans les deux directions opposées !
Ensuite le contenu :
- des nouvelles (mon format préféré) sur l'Australie dont une qui met à mal mes idées reçues sur les koalas (snif) Le koala tueur ; un conte aborigène et de la musique sur CD ; Bernard et Bianca au pays des kangourous en DVD
- une BD (mon autre préférence) sur les mers du Grand Nord ; un roman en avant-première d'un auteur que je découvre Guillaume Hintzy ;
- un carnet de notes de la collection Actes sud (que j'adore) et un super mot gentil (je note l'adresse et ne manquerai pas de passer quand je serai dans l'est -mes racines lointaines un peu oubliées-)
- pour accompagner les sens : du thé à l'orange et une crème à l'estragon ainsi qu'une belle bougie bleue.
Tout ce qui se voit, s'entend ou se mange a déjà été consommé !!
Mille mercis à ma swappeuse et à l'organisatrice.
Ah oui, j'ai gardé le suspens jusqu'au bout : j'ai eu la chance d'être gâtée par Esmeraldae, mais ceux qui la connaisse l'avaient peut être reconnue.
Quant à mon colis, j'ai choisi pour Briggy, le roman d'Indu Sundaresan dont l'intrigue s'appuie sur les quatre jours de mai 1942, qui foudroyèrent la paix d’un minuscule royaume au nord-ouest de l’Inde.
Résumé de l'éditeur : Des saris chatoyants, une forte odeur de jasmin et d’encens, des bracelets d’argent ternis, une poupée de bois, trois petits singes sculptés, une photographie... Voilà quelques-uns des trésors expédiés à une jeune Américaine, qui sont autant d’indices sur l’existence de la mère qu’elle n’a pas connue. Une lettre, jointe au colis, lui révèle le secret de sa naissance. Au fil des pages se dessinent l’histoire de Samuel, un soldat américain à la recherche de son frère porté disparu, celle de Mila, une jeune Indienne éprise de liberté, promise à un maharadjah, et celle d’un pays tiraillé entre l’occupant britannique, le désir d’indépendance et les soubresauts de la Seconde Guerre mondiale.
En guise de carnet de voyage, celui du grand voyageur, Patrick Boman. Avec Retour en Inde, il nous livre les notes prises au cours d’un voyage dans le sous-continent entrepris après une longue absence dans le pays, dont le moins qu’on puisse dire est qu’il a subi des transformations majeures et inédites – mondialisation oblige. Ce journal détaillé, de Calcutta à Bombay via Chandernagor, Bénarès et Goa, tord le cou à de nombreux clichés, sur la misère inexorable ou au contraire le trop rapide enrichissement, les délocalisations, l’informatisation, les castes, les rapports entre les différents groupes, etc.Son colis en reportage photos :
jeudi 10 décembre 2009
J'ai tué la princesse
lundi 7 décembre 2009
Hell
Lorsqu'elle fait la rencontre d'Andrea, son double masculin, le couple semble hésiter sur le fil d'une possible rédemption mutuelle. Elle se laisse séduire ; il s'efforce de la divertir de son mal-être. Mais les démons de Hell sont les plus forts. Tragique comme le sont souvent les plus belles histoires.
vendredi 4 décembre 2009
Délires en noir
mardi 1 décembre 2009
La voleuse de livres
L'histoire se déroule entre janvier 1939 et 1943 en Allemagne, sur fond de montée du nazisme. La mère de Liesel et Werner Meminger, échouant à s'en occuper, doit les confier à une famille d'accueil. Dans le train qui les conduit à Munich, le petit garçon meurt : Liesel a remarqué la Mort venue recueillir son âme. Elle dérobe son premier livre à l'occasion de la mise en terre. Elève à problèmes, elle réussit néanmoins à apprendre à lire grâce à l'aide de son père nourricier.
mercredi 18 novembre 2009
Stéphanie Benson [5]
Un homme traqué, portant une mallette menottée à son poignet, meurt dans la collision entre le train qui le conduit vers Londres et un convoi de marchandises transportant des fertilisants. Dans la nuit suivante, un des policiers chargés de l'affaire est "victime" d'un suicide, puis un pompier intervenu sur les lieux fait une chute mortelle. EPICUR, une agence rattachée à Europol missionne une équipe internationale pour élucider cet accident aux circonstances de plus en plus suspectes. Les enquêteurs ne tardent pas à remonter jusqu'à une grosse entreprise agro-alimentaire à laquelle l'inconnu du train avait rendu visite le jour de sa mort.
mardi 17 novembre 2009
Quintett, la chute

Une brillante machination ourdie par le fécond Franck Giroud et admirablement servie par le talent des différents illustrateurs.
La quatrième de couverture recommande de ne pas lire La chute avant les quatre volets précédents qui exploitent les points de vue de Dora Mars, Alban Méric, Elias Cohen et Nafsika Vasli.
Aucun des protagonistes cependant n'a toutes les clefs pour comprendre l'événement qu'ils ont vécu en commun et dont le dernier volume révèle les dessous insoupçonnables.
dimanche 15 novembre 2009
Sa Majesté des mouches
S'il est vrai que l'auteur dans sa préface se déclare intéressé aux comportements développés par les enfants dans la liberté des jeux, j'ai trouvé finalement l'argument assez éloigné de Takami, sauf à s'appuyer sur la cruauté dont peuvent se montrer capables des adultes en herbe.
PS : La réponse à l'interrogation suscitée par le titre n'est apportée qu'à la fin du roman et rien ne permettait de l'anticiper.
jeudi 12 novembre 2009
Battle royale
Un bouquin génial, Les dix petits nègres à la puissance 4, ça percute et même si c'est un pavé de plus de 800 pages, le plus gros volume de mon challenge que j'ai donc un peu hésité à l'entamer, une fois commencé, j'ai eu envie de le lire d'une traite et je ne regrette pas de l'avoir gardé pour la fin !
Je viens de voir le film, qui est loin d'égaler la finesse psychologique développée dans le roman : déçue...
dimanche 25 octobre 2009
Festival Ekwa
Plein de petites merveilles cinématographiques, notamment des courts métrages j'adore ! à découvrir lors du festival international du film [des pays riverains] de l'océan indien Ekwa.Le prix du public a été remis à un film plutôt loufoque dont le jeu de l'acteur principal a vraiment fait réagir la salle : Le syndrôme de Stockholm, où un amoureux éconduit imagine reconquérir sa belle en la retenant en otage.
Et j'ai croisé l'invité d'honneur du festival Huggy-les-bons-tuyaux !
samedi 24 octobre 2009
Helene Hanff (2)
En dépit du titre, ce n'est pas de la Chick Litt. La duchesse de Bloomsbury street est la suite logique de 84, Charing cross road. Traversant enfin l'Atlantique, Helene Hanff découvre l'Angleterre qu'elle attend depuis vingt ans. Elle retrouve l'épouse et la fille de son correspondant chez Marks & Co, ainsi que des lecteurs enthousiastes et aux petits soins qui lui font découvrir Londres et ses environs.Tout la ravit ou l'étonne. Elle me fait un peu penser, à l'inverse, au récit de voyage de Colette découvrant New York. "La duchesse de Bloomsbury street" pour décrire avec ironie et son sens de l'humour particulier, l'attention et les attentions dont elle est l'objet. Elle visite tous les endroits rêvés où ses auteurs chéris ont passé. Après cinq semaines enchanteresses et alors qu'elle se prend au jeu des mondanités, les vacances ont une fin.
mercredi 21 octobre 2009
Vers chez les blancs
Vers-chez-les-Blanc est une localité suisse rattachée à la commune de Lausanne.
mardi 20 octobre 2009
La nostalgie de l'ange
L'esprit de Suzie, qui a été violée, puis égorgée et dissimulée profondément, ne parvient pas à quitter les lieux et continue à côtoyer ses père, mère, grand-mère, frère et soeur, proches amis. Le roman fait figure de journal intime post mortem, où la victime rapporte son point de vue au jour le jour. Le procédé littéraire employée par Alice Sebold est très intéressant en terme de narration et naturellement émouvant. Le personnage central, depuis l'instant où elle s'est laissée entraîner par son tueur, est devenue spectatrice impuissante et n'a plus prise sur le cours des choses.
dimanche 18 octobre 2009
Mémoires de porc épic
Déroutée par l'absence de majuscule et de ponctuation, tentative qui si elle crée un style, rend le cours du livre très difficile à suivre et découd le propos, j'ai eu beaucoup de peine pour venir à bout de ce roman qui valut à Alain Mabanckou le prix Renaudot 2006.
samedi 17 octobre 2009
Conclusion du swap Explorateurs du temps
Pilotée par Lhisbei, la manoeuvre répondait aux instructions suivantes :

- deux romans format poche destinés à explorer le temps : un pour le passé (uchronie, roman historique...), un pour le futur.
- une gourmandise d’époque … passée ou futuriste … à grignoter ou à boire...
- une objet surprise personnalisé qui pourra être fabriqué de vos mains si vous voulez.
Le colis contenait :
- pour le passé : Tim Powers, Les voies d'Anubis
- pour le futur : Wul, Nôo
- une boisson "en lien avec le précédent, propice au voyage spatio-temporel" : le Maté, un thé d'Amérique du Sud que je n'ai jamais goûté
et comme objet surprise, "un spécialiste des va-et-vient, ici et là, qui a traversé les époques"

samedi 10 octobre 2009
La fin du non-A
Je gardais aussi en bonne place dans mes souvenirs de lectures adolescentes, Le Monde des [non]Ā. C'est donc avec plaisir que j'ai découvert une suite, qui m'avait échappé, aux aventures de Gilbert Gosseyn I. Je le découvre donc sous la forme de son second avatar, Gilbert Gosseyn II. Les précédents épisodes me reviennent au fur et à mesure et je trouve drôle que le roman débute par le "réveil" du héros qui se souvient lui aussi peu à peu.
Mais je n'ai rien retrouvé en fin de compte de ce qui m'avait tant plu et je constate avec dommage que ce livre sonne pour moi la fin du Ā.
dimanche 4 octobre 2009
Le Fifai
Un festival dans sa treizième éditionUne expérience originale près des bassins du Port et des silos à sucre
Des fictions ou des documentaires rares, parfois inédits, beaux et forts, intenses et émouvants, intimistes mais pas voyeurs
Des films sur la musique, des films pour les images, des films qui font réfléchir
Des lieux décalés, un théâtre en plein air, un hangar, un vieux cinéma de quartier qui revit pour l'occasion.
vendredi 2 octobre 2009
Intelligence artificielle et autres histoires du futur
Finalement réalisé par Steven Spielberg, le film I.A. ou les aventures d'un petit garçon qui ne réussit pas à se faire aimer de sa maman, pose les limites de l'intelligence artificielle.
Pour la science fiction, j'apprécie souvent de lire des anthologies ou des recueils de nouvelles, car la forme s'adapte bien au genre et cela me permet de découvrir et de comparer le style et les sources de nombreux auteurs. Je retrouve ce goût de la variété avec Brian Aldiss dans la forme d'expression mais si l'inspiration est souvent au rendez vous, l'intérêt reste variable et en définitive je n'ai pas vraiment accroché.
dimanche 27 septembre 2009
Le mangeur d'âmes
Une histoire d'amour galactique, belle et inattendue, inspirée à Mike Resnick par le capitaine Achab et sa poursuite de la légendaire Moby Dick.
mardi 15 septembre 2009
Le circle challenge ABC
- « le principe d'un challenge ABC est d'établir une liste de 26 livres dont l'initiale du nom de chaque auteur illustre l'une des 26 lettres de notre alphabet. Il s'agit ensuite de lire ces livres...
- Et le principe d'un circle challenge est de réaliser une telle liste et de la confier à quelqu'un d'autre...
- Et comme c'est un challenge ABC et bien nous pourrions fonctionner aussi avec la première lettre de notre pseudo, ainsi Anita passe à Bréman qui passe à Castor... Et ZoraLR passe à Anita !! Et la boucle est bouclée. »
- Le droit de ne pas lire.
- Le droit de sauter des pages.
- Le droit de ne pas finir un livre.
- Le droit de relire.
- Le droit de lire n'importe quoi.
- Le droit au bovarysme.
- Le droit de lire n'importe où.
- Le droit de grappiller.
- Le droit de lire à haute voix.
- Le droit de nous taire.
samedi 12 septembre 2009
Terrasse à Rome
Cet étrange roman de Pascal Quignard , écrit à la manière d'une étude biographique basée sur des sources historiques, écrites et iconographiques retrace la vie de Geoffroy Meaume, ami de Claude Gelée. Le personnage, né au XVIIème siècle en Lorraine, est mort à Utrecht, après avoir vécu à Bruges et Rome, où il acquit et pratiqua son art de graveur, spécialiste de l'eau forte et passionné de la manière noire.
J'aime beaucoup, à la fois le choix du sujet, la manière narrative, le style concis et les chapitres ultra courts, la description des estampes et la vision du travail de l'artiste.
jeudi 10 septembre 2009
Bleu Ritz
Le procédé narratif est usuel mais ne réussit pas toujours également : ici, Pierre Rey signe une très belle histoire d'amour écrite à la première personne et très judicieusement enrobée dans une narration portée par une tierce personne.
Pour Greg, cinquième fortune américaine, et Morgane, jeune australienne de 19 ans étudiante à la Sorbonne, l'amour sur fond de ciel et de mer méditarrannéens ne peut être que Bleu Ritz comme l'hôtel où ils se sont croisés fortuitement. Pourtant ils se sont quittés ou plutôt laissés échapper, chacun étant happé par sa propre vie, avant de se retrouver grâce à l'aide malicieuse et bienveillante du narrateur et aux indices détaillés fournis par le manuscrit.
dimanche 30 août 2009
Bimbo mais pas trop
Depuis le départ de Peter, son ami depuis deux ans, elle est persuadée que sa réussite au sein d'un prestigieux cabinet de Manhattan fait fuir les hommes qu'elle rencontre.
Jolie, intelligente et ambitieuse, elle n'est pas détestable en soi, mais tout de même pleine de préjugés.
Poussée par son trio d’amies d’enfance, elle se laisse entraîner dans le plan bimbo qui consiste à se faire passer pour une blonde écervelée sur un site de rencontres par Internet. Elle espère rencontrer enfin l'homme idéal et s'est engagée à rédiger un article pour un magazine féminin à la fin de l'expérience.
Cela ressemble à un énième roman à l’eau de rose pour midinette au coeur d'artichaut, même si pour l'héroine de Kristin Harmel, l'histoire ne se termine pas par l'incontournable happy end de conte de fées... « ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants » !
vendredi 28 août 2009
Titanic 2012
L'auteur réunit dans ce roman les éléments d'un scénario-catastrophe semblable à la traversée inaugurale du Titanic, vue par le réalisateur James Cameron.
La lecture de Titanic 2012 est aisée et agréable, les chapitres sont très courts (généralement 3 pages), l'écriture est concise, sans digressions inutiles au déroulement de l'histoire.
mardi 25 août 2009
Miserere
CE SONT DES ENFANTS.
ILS ONT LA PURETE
DES DIAMANTS
LES PLUS PARFAITS.
AUCUNE OMBRE.
AUCUNE INCLUSION.
AUCUNE FAILLE.
MAIS LEUR PURETE EST CELLE DU MAL.
Jai vu Le concile de Pierre, que j'ai moyennement apprécié -grâce à la beauté des paysages mais à cause de la complexité du scénario- et aussi Les rivières pourpres dans son adaptation cinématographique avec Jean Reno dont j'avoue que, tenue en haleine tout le long du film, j'ai été un peu déçue par la chute, trop facile.
Je trouve des points de convergence avec Miserere, comme le tandem de choc à la forte personnalité et aux manières peu orthodoxes entre Lionel Kasdan, vieux flic arménien au passé camerounais un peu trouble et Cédric Volokine, jeune major de promo prodige camé à donf à l'héro.
Duo d'écorchés vifs en mal de catharsis et souffrant du syndrome du requin "si tu t'arrêtes, tu meurs", ils se découvrent à travers leur intérêt commun pour l'enquête relative au meurtre sauvage et improbable commis dans la paroisse de Kasdan.
Sur la touche tous les deux, l'un est retraité, l'autre en cure de désintoxication, ils décident de coopérer en marge de l'enquête officielle. Wilhem Goetz, chef de choeur chilien, réfugié politique et homosexuel, est mort d'une crise cardiaque à la suite d'un choc terriblement violent dans les tympans.
A cause de la nationalité du défunt, la PJ privilégie la piste politique liée au passé de la victime, qui se révèle finalement plutôt placé du côté des bourreaux puisqu'il a servi le régime de Pinochet et n'a fui son pays qu'aux premières plaintes contre les exactions commises pendant la dictature.
Suivant l'intuition de Volokine, Kasdan qui bénéficie d'une longueur d'avance car il est arrivé sur les lieux du crime dans les "pas" de l'assassin, s'intéresse davantage à l'activité professionnelle de Goetz et au lien possible du meurtre avec les chorales d'enfants. Ils découvrent alors un monde de passionnés de musique vocale où se côtoient chiliens, anciens nazis et tortionnaires français.
Pour Kasdan et Volokine, l'heure de la confrontation avec leurs souvenirs refoulés les plus terribles est proche.
lundi 24 août 2009
Fausses nouvelles
Quinze auteurs répondent à une commande : élaborer une histoire à partir d'un fait avéré ou supposé réel.
Cela donne lieu à un recueil de nouvelles pas si fondamentalement différentes des autres, puisque laissant aller leur imagination, les écrivains-journalistes complètent, déforment, transforment, enjolivent les évènements qui forment la trame de l'histoire qu'ils récrivent.
samedi 22 août 2009
Blog-o-trésors, des nouvelles
Je vais donc débuter par lui le défi du Blog-ô-trésors, alors que je devrais -prorata temporis- avoir déjà lu trois de mes choix du début d'année.
Je sais que Sur la tête de la chèvre est disponible au rayon jeunesse de la bibliothèque.
Sans parler du chien que je vais remplacer par Le bizarre incident du chien pendant la nuit, offert dans le cadre du swap bleu-orangé, il me restera à trouver La nébuleuse du crabe ou une autre histoire de poissons dont Le froid modifie la trajectoire...
lundi 3 août 2009
Pandora box
Une excellente série, un scénario de qualité : j'ai bien sûr préféré certains albums à d'autres, choix du dessinateur oblige.
dimanche 26 juillet 2009
L'évangile selon Satan
Resurgi aux Etats-Unis, il y croise la route de Marie Parks, profileuse du FBI spécialisée dans les cross-killers. Les qualités médiumniques de Marie se sont extraordinairement développées à la suite d'un accident qui l'a plongée dans un coma dépassé.
Avec l'aide d'Alfonso Carzo, père de la Congrégation des miracles et exorciste, elle découvre que Caleb est à la recherche d'un manuscrit caché au fond des bibliothèques interdites. La révélation de l'Evangile selon Satan, qui récèle un mensonge vieux comme la chrétienté, pourrait ébranler la papauté.
Un haletant thriller à travers les siècles, qui fait froid dans le dos et glace les sangs
Repères :
à lire aussi de Patrick Graham : L'apocalypse selon Marie
samedi 25 juillet 2009
Le C.V. de Dieu
dimanche 19 juillet 2009
Les oiseaux de proie
C'est au large du cap de Bonne Espérance qu'Henry Courteney dit Hal, le fils de Sir Francis, fait son apprentissage d'homme, de marin et de chevalier nautonier.


A suivre
lundi 6 juillet 2009
La passion secrète de Fjordur
Découverte et raillée par les autres chasseurs, la passion secrète de Fjordur l'a contraint une première fois à fuir la baie de l'Hudson, alors il n'entend pas la partager avec ses nouveaux compagnons et s'enferme à double tour dans sa cabane ! Hélas, l'ennui forcé combiné au merveilleux mystère exacerbent leur curiosité.
Autre passion tolérée par les hommes du Nord, celle du Comte pour les cultures "exotiques" (pomme de terre, vigne) et bientôt partagée par le notaire venu l'avertir de son héritage.
Passion et initiation à la chasse à l'ours pour Bjorken et Museau et leur apprenti Lasselille (L'épreuve de virilité). Passion contrariée du même Bjorken pour le bon voisinage, qui fut fatale à un certain inspecteur et sa montre de gousset (Un cas d'autodéfense)
Passion finalement partagée par Doc et le télégraphiste Mortensen pour la musique (La maison de concert)
Passion de Lause et Hansen pour les bons mots, qui les conduit à s'affronter en une joute verbale sans merci pour laver un affront (Un étrange duel)
Passion réciproque de Lodvig et son chien extraordinaire Laban, qui accomplit le trajet du Groenland au Danemark, en passant par Paris, pour le retrouver.
Dans le Nord-Est du Groënland, le soleil se couche pour six mois. Au cours de la longue nuit arctique, qui pèse sur les humeurs, les hommes rudes doivent gérer leur promiscuité avec un compagnon, voire avec un animal de compagnie dans les cas de misanthropie extrêmes.
dimanche 5 juillet 2009
Nicole de Buron [5]
samedi 27 juin 2009
challenge Chick Litt for men
Je reviens sur l'original défi lecture à l'attention des seuls messieurs proposé par Calepin et j'en profite pour lui faire un coucou, c'est ICI. Les Dames du Chick Lit » Kinsella Sophie » Keyes Marian » Evanovich Janet » Wolff Isabel » Lloyd & Rees » O'Connell Tyne » Jaivin Linda » Curnyn Linda » Young Elizabeth » Zigman Laura
Les Héroïnes du Chick Lit » Vip » Sex and the City » Gossip Girl » Becky : l'accro du shopping » Girls in the city
Ce qui m'interpelle pourtant dans cet univers de la chick litt, outre la prolifération récente d'auteurs, n'est pas son existence, puisque nos aïeules avaient déjà les romans de la collection Delly et Barbara Cartland (qui me donne l'impression d'avoir toujours existé). Non, ce qui me semble réellement préoccupant est l'apparition d'une tendance qui n'existait pas "à mon époque" et qui est en train de se développer, avec une littérature à destination des poulettes en herbe, comportant déjà tous les clichés du genre, le sexe en moins mais il s'en faut de peu ! à quand des SAS pour la jeunesse, avec un Malko en culotte courte tentant de séduire des demoiselles à couettes, entre deux aventures de super héros des bacs à sable ?
lundi 22 juin 2009
Les enquêtes de l'inspecteur Harry Bosch [3]
Treize ans plus tard, un contrôle de routine permet à la police d'appréhender le coupable, dont les aveux sont le fruit d'un accord entre son avocat et le procureur. Au cours de la reconstitution, le prévenu parvient à s'échapper, blessant grièvement l'équipière de Harry. Pire, il aurait dû être suspecté du meurtre dès le début... Harry soupçonne un subterfuge et malgré une mise à pied, continue discrètement avec l'aide de Rachel Walling, profileuse au FBI. S'attachant à retrouver le "renard" de l'histoire, il réussit à clore définitivement son enquête au terme de rebondissements judicieusement inattendus.
A genoux - Un chirurgien au-dessus de tout souçon est "exécuté" de deux balles dans la nuque, à proximité de son domicile sur les hauteurs de Los Angeles.
La police découvre qu'une photo de sa femme, retrouvée ligotée dans leur chambre, a servi à l'attirer dans le piège, après l'avoir forcé à livrer des matières radioactives auxquelles sa profession lui donne accès. En raison de ce profil à risque, il était sous surveillance discrète du FBI, qui ne tarde pas à s'approprier l'enquête et se lance sur la piste de réseaux islamistes et d'attentat terroriste à la bombe sale. Alors que l'agence se désintéresse de la partie homicide et méconnaît certains indices, Harry Bosch s'y attache au contraire, persuadé que la piste du meurtrier le mènera jusqu'au dangereux cesium qui a été dérobé.
Los Angeles River - Le Poète, mentor et premier patron de Rachel mais aussi redoutable serial killer, refait surface huit ans après que le FBI l'a déclaré mort des balles de son élève. Il l'attire sur une scène de crime particulièrement retorse - pour la piéger ou la défier - mais croise ainsi la route de Harry, qui enquête sur la mort suspecte d'un ex-collègue et ami. Comme pour tout polar, il n'y a pas lieu d'en raconter plus, sinon à risquer d'en gâcher le suspense pour les lecteurs suivants. Les scenari sont bien pensés, la lecture est prenante, les personnages récurrents intéressants et les héros sympathiques et attachants : ici, Harry découvre qu'il est père d'une fillette de six ans qu'il apprend à connaître et débute son idylle mouvementée avec Rachel.
dimanche 21 juin 2009
Le responsable des ressources humaines
mercredi 17 juin 2009
Chuk Palahniuk (2)
Cette lecture me confirme que l'écriture de Chuk Palahniuk est aussi dérangeante que le cinéma de David Cronenberg : totalement iconoclaste, scatologique, pornographique. Dans Peste, il se livre à une enquête "de voisinage" (amis, ennemis...) sur un jeune homme qui vient de mourir après avoir semé les germes d'une épidémie dévastatrice. On apprend que Rant est un sérotype rarissime de la rage, qu'il a contractée enfant en se faisant mordre volontairement et de multiples fois par des animaux sauvages. Il est décrit comme une personnalité manipulatrice et d'une perversité insoupçonnée par son entourage, sans doute dès son plus jeune âge. Sa mort, durant une séance de Crashing - un jeu pendant lequel des conducteurs en équipe s'amusent à s'emboutir - ressemble à un suicide ou à une fuite.
Lu le 18 décembre 2010
J'avais inscrit Fight Club à mon challenge ABC pour en avoir vu l'adaptation cinématographique inoubliable avec un Brad Pitt merveilleux de crédibilité dans le rôle principal. Mais le premier roman de Chuck Palahniuk n'était plus disponible en librairie et j'ai donc opté pour son deuxième titre Survivant.
Au contraire d'Adam, son aîné de quelques minutes, qui possède le droit privilégié de se marier et de rester vivre au sein de la communauté des Creedish, Tender Branson est voué dès son plus jeune âge à l'apprentissage des tâches domestiques et à la vie civile. Après le suicide rituel de tous les membres de la secte, il devrait lui aussi mettre fin à ses jours, mais il trahit les principes de son éducation. Devenu l'unique survivant, il est contacté par un agent commercial patient et peu scrupuleux, qui fait de lui un gourou moderne afin d'exploiter son image. Mais Adam, toujours bien vivant, le traque afin de lui révéler un lourd secret. J'ai préféré la première partie à la seconde, un peu fastidieuse : on finit par perdre de vue l'intéressant compte à rebours du début, avec des chapitres qui décroissent au fur et à mesure de la narration-confession.
Lu le 17 juin 2009
dimanche 14 juin 2009
Conte bleu
L'inédit Conte bleu, tout en camaïeu de bleus, préfigure Les nouvelles orientales et devait s'accompagner d'un conte blanc et d'un conte rouge.
Le premier soir, par sa thématique et son déroulement, est très proche du dénouement de Vingt quatre heures de la vie d'une femme de Zweig : du voyage en train vers le supposé accomplissement de la toute première nuit -avec la maîtresse tant désirée ici ou la jeune épousée chez Marguerite Yourcenar- à l'acte inaccompli dont le protagoniste masculin se détourne par anticipation, blasé par les expériences antérieures.
Maléfice enfin plonge au coeur des croyances obscures pour jeter en pâture à la crédulité populaire une jeune pauvresse pour laquelle "les étoiles dessinaient, en grands jambages tremblés, les lettres géantes de l'alphabet des sorcières".
samedi 13 juin 2009
La fin du swap bleu orangé
Pour en revenir à ma seconde participation à un swap, dont je crains qu'elle soit la dernière, Anne a mis la barre tellement haut qu'en comparaison, la prochaine fois, j'aurai encore plus peur de decevoir.J'ai donc été démesurément gâtée avec les trois romans déjà cités, une bonbonnière de grisettes de Montpellier (anisées) pour déguster en savourant mes lectures -ou l'inverse- et puis des créa : une pochette en tissu doublée de poissons bleus et fermée par un petit poisson orange, une carte fait main sur le même thème, un marque page orange et bleu, avec une subtilité que je n'ai comprise qu'avec retard, car elle l'a décorée d'une bouteille bleue, comme la vraie qu'elle a trouvée pour rejoindre toutes celles de ma cuisine, et enfin une boîte customisée avec un motif rhinocéros comme je les collectionne. J'adore tout.
Des photos très bientôt et merci merci merci à Anne qui a dû étudier pendant des heures les quelques indices dont elle disposait pour trouver des cadeaux si subtilement adaptés à mes goûts et aussi à Akasha l'organisatrice pour avoir su proposer ce thème stimulant.
vendredi 12 juin 2009
Patriot Act
Résumé : Le professeur John Victor Saturne, spécialiste de la mémoire, meurt dans un étrange assassinat qu'il a pris soin de mettre en scène. Bien que ne le connaissant pas, le brillant inspecteur Elvis Casanova de la police criminelle de Baltimore hérite de sa maison et de tout son contenu : il y voit un message délivré par le mort et une énigme à résoudre. Cela irrite beaucoup son collègue le lieutenant Anthony Clark chargé de l’enquête.Vingt ans auparavant, les travaux du professeur furent encensés par la profession et la critique scientifique, avant que tous ne se détournent de lui. Le Pentagone l'avait alors contacté pour qu'il poursuive secrètement ses recherches. Seth et Richard, ses deux principaux ex-assistants, sont chargés de reconstituer une équipe pour étudier les documents laissés derrière lui, qui se révèlent parsemés d'erreurs. Victime d'un attentat qui le laisse pour mort, l’inspecteur en profite pour mener son enquête en toute liberté. Depuis l’accident et son séjour chez un ermite qui l'a recueilli, il a des visions qui le lancent sur une piste. Il découvre alors que les indices le mènent à une réserve indienne où l'attend Juan Rento Tchivo, l'assistant préféré de Saturne, disparu de la circulation et recherché avec force moyens par les fédéraux.
Eléments de cadrage : « Unir et renforcer l’Amérique en fournissant les outils nécessaires à l’interception et à l’obstruction du terrorisme » : le 25 octobre 2001, le Congrès et le Sénat américains approuvent à une écrasante majorité un corpus de lois connues sous l’acronyme USA PATRIOT Act. Adopté sous le coup de l’émotion au lendemain des attentats terroristes du 11 septembre, il donne aux agences fédérales des pouvoirs extraordinaires pour perquisitionner des propriétés privées, saisir des documents confidentiels et mettre sous écoute des lignes téléphoniques.
L'auteur prétend dénoncer l'absence de scrupules de l'appareil d'état américain quand il s'agit de sécurité nationale et surtout de suprématie mondiale.
Pire que Big Brother de George Orwell, « l'Anneau de Saturne » ainsi nommé par son inventeur, porte sur l'association -à l'échelle de l'humanité- de mini capteurs ou smartdust (poussière intelligente) insérés sous la peau et capables de transmettre par ondes électromagnétiques toute pensée humaine à un centre de traitement et de restitution de l'information sous forme d’hologramme planétaire.
Quand il est informé de l'usage que le Pentagone, qui mène des recherches parallèles pour se prémunir de l'effet des capteurs, entend faire de ses résultats, le professeur préfère saboter son projet et organiser sa disparition. En léguant ses biens à l'inspecteur, il lui transmet la charge de déjouer les mauvaises intentions qui entourent désormais le projet.
Les personnages :
Qui est le véritable héros de ce roman : le professeur Saturne ou l'inspecteur Casanova ? Mort dès les premières pages, le professeur reste présent en filigranes et manipule tout son monde avec brio. Pourtant, la vie de recherches à laquelle il a consacré temps et énergie est un fiasco et, comme par une ironie du sort qui s'acharne contre lui, l'auteur le fait souffrir d'un Altzheimer, maladie dégénérative du cerveau qui s'attaque en priorité au siège de la mémoire. Toutefois, la pitié ressentie pour lui s'amenuise quand l’auteur livre la clef du terrible secret qui a fondé ses recherches et dont il a dissimulé la preuve dans la toile Eyes Heat de Pollock.
Le personnage de l'inspecteur Casanova, présenté comme un beau gosse rebelle et flambeur, un peu superficiel, se révèle d'une plus grande profondeur au fil des pages. Il faut bien cela si l'auteur prétend donner une suite à cette première enquête. Il est pourtant entouré de beaucoup trop d’histoires concomitantes, qui fourniraient un bon sujet à un autre roman mais n'apportent rien à celui-ci et le rendent touffu : Archangela Rodriguez, la castriste infiltrée, Marcus Saint-Georges, le gentil flic sorti de Black Point, Calimerito, le monumental doux dingue patron de la lutte contre les narcotrafiquants… pour ne citer qu'eux. La structure du récit s'en trouve hachée par trop de points de vue différents.
En bref : 200 pages pour installer l'intrigue avant que le roman ne trouve son rythme, 200 de plus avant qu'il ne devienne réellement intéressant dans le livre trois : c'est long. Par ailleurs, le style, avec ses effets intempestifs, trop sporadiques pour créer un genre ou ses jeux de mots stériles, qui tels des private jokes tombent à plat ou comme un cheveu dans la soupe, ne m'a pas convaincue.



