jeudi 31 décembre 2009

mercredi 30 décembre 2009

Ultimes nouvelles du challenge ABC 2009

J'ai avancé lentement mais sûrement à raison de deux-trois titres par mois, mais je lis aussi beaucoup en dehors de ma liste déposée chez Missginy que je remercie une nouvelle fois. Grâce à quelques remplacements opportuns, je suis venue à bout de ce challenge. Et comme j'y ai pris goût, je participerai en 2010 au circle challenge ABC, c'est-à-dire que je lirai une liste composée par un(e) autre participant.

N - Amélie NOTHOMB : Le fait du prince ♥♥ (PAL)
V - Stephen VIZINCZEY : Eloge des femmes mûres ♥♥♥ (PAL)
X - Françoise XENAKIS : Moi j’aime pas la mer
Z - Stefan ZWEIG : Le voyage dans le passé ♥♥
A - Pierre ASSOULINE, La cliente ♥♥ remplace Eliette ABECASSIS, Qumran (LAL)
U - Tomi UNGERER : Otto, autobiographie d’un ours en peluche
S - Eric-Emmanuel SCHMITT, Odette Toulemonde et autres nouvelles ♥♥♥ remplace Nathalie SARRAUTE, Portrait d’un inconnu (AAL)
B - Simone de BEAUVOIR : La femme rompue ♥♥♥ (AAL)
M - Haruki MURAKAMI, Kafka sur le rivage ♥♥ remplace Ryu MURAKAMI : Bleu presque transparent déplacé vers ma LAL "Too ce bleu"
O - Erik ORSENNA : La chanson de Charles Quint ♥♥♥ remplace Voyage aux pays du coton qui reste dans ma (PAL)
L - Stieg LARSSON, Millénium ♥♥♥(LAL)
P - Chuck PALAHNIUK Survivant ♥♥ remplace Fight club (LAL)
W - Virginia WOOLF : Une chambre à soi ♥♥♥ (AAL)
Y - Marguerite YOURCENAR : Conte bleu ♥♥♥ (AAL)
F - Jean-Louis FOURNIER, le CV de Dieu ♥ remplace René FALLET, Le Beaujolais nouveau est arrivé
I - Arnaldur INDRIDASON : La cité des jarres ♥♥♥ (AAL) remplace Yuki INOUE, Mémoires d'une geisha (LAL)
R - Jorn RIEL : La vierge froide et autres racontars ♥ (AAL)
G - Jean-François GRANGE : Miserere (LAL) ♥♥
Q - Pascal QUIGNARD, Terrasse à Rome ♥♥♥, remplace Bâtons, chiffres et lettres de Raymond QUENEAU
J - Andrea JAPP, Le septième cercle ♥♥♥ remplace Entretiens avec une tueuse (LAL)
D - Philippe DJIAN : Vers chez les blancs ♥ remplace Doggy bag (LAL)
H - Joe HALDEMAN, La guerre éternelle ♥♥♥
T - Koushun TAKAMI, Battle royale ♥♥♥
C - Truman CAPOTE : De sang froid ♥♥♥ (AAL)
K - Jean-Paul KAUFFMANN, L'arche des Kerguelen ♥♥♥ (LAL) Last but not least

à reprendre (peut-être)
Eliette ABECASSIS, Qumran (LAL) abandonné au tiers, et sa suite Le trésor du temple - Umberto ECO : La mystérieuse flamme de la reine Loana (AAL) repris deux fois, abandonné deux fois - Yuki INOUE, Mémoires d'une geisha reste dans ma (LAL) - Nathalie SARRAUTE, Portrait d’un inconnu (AAL) abandonné également, mais là, je crois que je devrais renoncer à cet auteur : je me souvenais d'avoir assez peu apprécié Les fruits d'or en lecture imposée et je voulais retenter librement l'expérience - Les introuvables, mais je poursuis les recherches : René FALLET, Le Beaujolais nouveau est arrivé - Raymond QUENEAU, Bâtons, chiffres et lettres

lundi 28 décembre 2009

L'arche des Kerguelen

Embarqué au départ de La Réunion sur le Marion Dufresne des Terres australes et antarctiques françaises, Jean Paul Kauffmann a séjourné quelques semaines dans l'archipel des Kerguelen et livre en retour son récit de Voyage aux îles de la Désolation. Dans une chronique très documentée, l'auteur mêle et confronte ses souvenirs vécus aux réflexions que lui inspire sa compilation de la bibliographie sur le sujet : les publications de ses prédécesseurs - précurseurs, découvreurs et explorateurs de diverses nationalités - qui y posèrent le pied ou parfois même pas, comme ce fut le cas pour l'énigmatique Yves de Kerguelen au procès retentissant, qui leur donna pourtant son nom.

Un très beau texte "impressionniste" voire mystique, écrit sur le ton de l'émotion autant que de l'érudition, qui révèle plus qu'il ne satisfait mon envie de découvrir la magnifience de ces terres extrêmes.
"Depuis quarante ans, je me prépare à ce voyage. J'irai à Port-Christmas pour découvrir l'arche des Kerguelen. Cette voûte de cent trois mètres de hauteur, qui stupéfia tant de navi­gateurs, évoque l'entrée d'une crypte. " mais les intempéries ne permettront jamais à Jean-Paul Kauffmann d'approcher la voûte... qui d'ailleurs s'est brisée entre 1909 et 1914. Quelle tristesse ! Je suis aussi déçue que lui, il m'a fait rêver à cette arche deux fois grande comme l'Arc de Triomphe.
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mercredi 23 décembre 2009

Programme de lecture

La BD Mort sur le Nil m'a redonné envie de dévorer les facéties neuronales du petit détective belge. La série de ses aventures commence à Styles, avec "La Mystérieuse Affaire de Styles", et finit à... Styles, la dernière de ses enquêtes dans laquelle il meurt "Hercule Poirot quitte la scène".
Les 33 romans, les 3 recueils de nouvelles et les 20 nouvelles d'Agatha Christie où il apparaît  sont les suivants :
  1. (1920) : La Mystérieuse Affaire de Styles
  2. (1923) : Une aventure de Noël (nouvelle ayant donnée naissance à la nouvelle : The adventure of the Christmas Pudding (1960)
  3. (1923) : Le Crime du golf
  4. (1923) : L'invraisemblable vol (in Poirot résout trois énigmes)
  5. (1924) : La disparition de Mr. Davenheim (in Allo, Hercule Poirot)
  6. (1924) : Les Enquêtes d'Hercule Poirot (recueil de nouvelles) : L'aventure de l'étoile de l'Ouest ; La tragédie de Marsdon Manor ; L'aventure de l'appartement bon marché ; Le mystère de Hunter's Lodge ; Vol d'un million de dollars de bons ; L'aventure du tombeau égyptien ; L'enlèvement du Premier Ministre ; Le crime de Regent's court ; L'énigme du testament de Mr March
  7. (1926) : Le Meurtre de Roger Ackroyd
  8. (1926) : Le retour d'Hercule Poirot
  9. (1927) : Les Quatre
  10. (1928) : Le Train bleu
  11. (1928) : Double manoeuvre (in Témoin à charge)
  12. (1932) : La Maison du péril
  13. (1932) : Le Mystère du bahut de Bagdad
  14. (1932) : Le miroir du mort (in Poirot résout trois énigmes)
  15. The Second Gong (1932) (nouvelle)
  16. (1932) : Le mystère du bahut espagnol (in Témoin à charge)
  17. (1933) : Le Couteau sur la nuque
  18. (1934) : Le Crime de l'Orient-Express
  19. (1934) : Vol de bijoux à l'hôtel Métropole (in Marple, Poirot, Pyne... et les autres)
  20. (1935) : Drame en trois actes
  21. (1935) : La Mort dans les nuages
  22. (1936) : A.B.C. contre Poirot
  23. (1936) : Cartes sur table
  24. (1936) : Meurtre en Mésopotamie
  25. (1936) : Trio à Rhodes (in Témoin à charge)
  26. (1936) : Feux d'artifice (in Poirot résout trois énigmes)
  27. (1937) : Mort sur le Nil
  28. (1937) Le mystère de la balle du chien (nouvelle ayant donné naissance au roman : Dumb Witness
  29. (1937) La capture de Cerbère (nouvelle dont le récit est différent de celui de la nouvelle au même titre parue dans Les travaux d'Hercule)
  30. (1937) : Témoin muet
  31. (1937) : Yellow Iris (nouvelle)
  32. (1938) : Le rêve (in Témoin à charge)
  33. (1938) : Rendez-vous avec la mort
  34. (1939) : Le Noël d'Hercule Poirot
  35. (1940) : Un, deux, trois...
  36. (1940) : Je ne suis pas coupable
  37. (1940) :Le mort avait les dents blanches (in Témoin à charge)
  38. (1941) : Les Vacances d'Hercule Poirot
  39. (1942) : Cinq petits cochons
  40. (1946) : Le Vallon
  41. (1947) : Les Travaux d'Hercule suivi de Les écuries d'Augias (recueil de nouvelles) : Le Lion de Némée ; L'Hydre de Lerne ; La Biche aux pieds d'airain ; Le Sanglier d'Érymanthe ; Les Écuries d'Augias ; Les Oiseaux du lac Stymphale ; Le Taureau de l'île de Crète ; Les Cavales de Diomède ; La Ceinture d'Hippolyte ; Les Troupeaux de Géryon ; Les Pommes d'or du jardin des Hespérides ; La capture de Cerbère
  42. (1948) : Le Flux et le reflux
  43. (1952) : Mrs McGinty est morte
  44. (1953) : Les Indiscrétions d'Hercule Poirot
  45. (1955) : Pension Vanilos
  46. (1956) : Poirot joue le jeu
  47. (1956) : Un indice de trop (in Allo, Hercule Poirot)
  48. (1959) : Le Chat et les pigeons
  49. (1960) : Christmas Pudding (in Le retour d'Hercule Poirot)
  50. (1963) : Les Pendules
  51. (1966) : La Troisième Fille
  52. (1969) : La Fête du potiron
  53. (1972) : Une mémoire d'éléphant
  54. (1974) : Le guêpier (in Allo, Hercule Poirot)
  55. (1974) : Le Bal de la Victoire (recueil de nouvelles précoces) : Le bal de la victoire ; L'aventure de la cuisinière de Clapham ; Le mystère des Cornouailles ; L'enlèvement de Johnny Waverly ; Énigme en mer ; La femme voilée ; La boîte de chocolats ; Les plans du sous-marin ; Le mystère de Market Basing ; La mine perdue ; La succession Lemesurier ; Comment poussent vos fleurs ? ; L'express de Plymouth ; L'appartement du troisième ; Le roi de trèfle
  56. (1975) : Hercule Poirot quitte la scène

vendredi 18 décembre 2009

Un inconnu m'a offert... un livre

Après le Swap Explorateurs du temps, le RSFBlog - tenu par l'inépuisable Lhisbei - lance une nouvelle opération " Impulse : un inconnu vous offre... un livre ".
Le principe est simple : il s'agit d'envoyer un livre à un inconnu, qui va lui-même envoyer un livre à un autre inconnu et ainsi de suite jusqu'à épuisement du nombre de participants. Une chaîne de livres en somme. Cette chaîne est ouverte à tout blogueur, qu'il habite Paris, Lyon, Mayotte ou Tombouctou, prêt à envoyer un livre, un seul livre (poche ou grand format), accompagné d'un mot gentil, à Marseille, Le Havre, Saint Denis de la Réunion ou Buenos Aires ... Des informations plus détaillées sont consultables dans ce billet.
Je me suis donc laissée tenter par l'aventure, dont voilà le résultat. J'ai reçu de la part d'El Jc que je remercie, mon cadeau de Noël avant l'heure, un très bon choix puisque j'adore la littérature qui a trait au Japon : Tokyo année zéro par David Peace.
Mon paquet, lui, est arrivé chez Sandrine. Voilà ce qu'elle pense de la découverte de Mishima à travers 4 nouvelles.

jeudi 17 décembre 2009

Histoires de Groënland [2]

Le swap " Aux semelles de vent " me permet de découvrir un peu de l'histoire du Groënland à travers cette fiction de Guillaume Hintzy, dans une belle collection qui sort de l'ordinaire.
L'homme tordu, le roman d'Einar Thorvaldson

Les temps sont durs à Gratahild, les hivers plus durs encore et les étés de plus en plus courts ; les bêtes meurent, les hommes reculent peu à peu face au glacier qui s'étend. Sédentarisés, les héritiers des fiers Vickings, sont devenus éleveurs et chasseurs. Le jour où les Inuits les agressent, ils ont transformé leurs armes en outils et ne savent plus se battre ; ils craignent, mais méprisent profondément ces " hommes tordus ", des demi-bêtes, qui ont su conquérir la banquise et y survivre.
Par la faute d'un ancêtre, Einar est un métis, mi-vicking, mi-inuit, mais dans son village presque tous l'ont oublié jusqu'au jour où il est exilé pour homicide ; devenu un transfuge, il doit aller négocier la paix avec le peuple ennemi. Finalement rejeté de part et d'autre, Einar assiste, en dépit de ses efforts pour la 
                                                     survie des siens - mais quels sont-ils ? - à la fin d'un monde.

Atanarjuat
La légende l'homme qui court
Ce film réalisé par Zacharias KUNUK est le premier long métrage en langue inuktitut jamais réalisé. Authentique reconstitution d'un conte oral millénaire, il raconte l'histoire de deux frères : Atanarjuat et Amaqjuaq, chasseurs dans une tribu inuite. Il démystifie les stéréotypes autochtones en racontant une histoire profonde et universelle.
Lorsque Atanarjuat gagne la main de la belle mais aguicheuse Atuat lors d'un concours de coups de tête, les deux frères provoquent sans le vouloir Oki, le prétendant d'Atuat pourvu d'un très mauvais caractère. Le conflit entre Oki et les deux frères déclenche des événements qui conduiront au meurtre d'Amaqjuaq. Après un moment d'égarement, Atanarjuat finira par venger la mort de son frère et ramener l'harmonie dans la tribu.
Tourné en vidéo numérique, Atanarjuat, la légende de l'homme rapide (2002) est une fresque épique qui atteint son point culminant dans une séquence stupéfiante de 20 minutes au cours de laquelle Atanarjuat, poursuivi par l'effroyable Oki, se sauve nu en courant sur la banquise fondante.
Lors de la première au Festival de Cannes 2001, Zacharias Kunuk remporte la Caméra d'or, un prix décerné au meilleur premier long métrage. Il remporte également le prix du meilleur long métrage canadien au Festival international du film de Toronto et plus tard, cinq prix Génie, dont ceux du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur scénario.
Vu en novembre 2011

mercredi 16 décembre 2009

Petit-déjeuner chez Tiffany

Le narrateur se souvient qu'à son arrivée à New York, il fut voisin d'immeuble avec Miss Holiday Golightly. Imprévisible et fantasque, un peu actrice, un peu aventurière, se présentant comme voyageuse de commerce sur sa carte de visite, Holly, qui se joue des hommes, l'intrigue et l'attire. Pour elle, le comble du luxe consiste à prendre son petit-déjeuner chez Tiffany.
Ce court roman ou cette longue nouvelle, qui passe pour un des meilleurs textes écrits par Truman Capote, donne son titre au recueil qui en contient quatre. Adaptée à l'écran sous le titre "diamants sur canapé" avec Audrey Hepburn dans le rôle phare, l'histoire effleure la vie de la petite Lulamae, née à Tulip, Texas. Adolescente en fuite, elle épouse le docteur Golightly, avant de s'échapper de nouveau. En ville, elle visite régulièrement en prison un caïd de la mafia, dont elle prétend être la nièce. Puis un jour la scandaleuse disparaît, laissant derrière elle des admirateurs inconditionnels et leurs bribes de souvenirs incomplets.
Ce n'est pas à mon goût la meilleure des nouvelles rassemblées autour du titre phare. J'ai beaucoup aimé les héros simples de Souvenir de Noël où Buddy, 7 ans et son amie d'une soixantaine d'années, en économisant sou à sou le prix des ingrédients, fabriquent des cakes aux fruits pour le plaisir de les offrir ou bien La guitare de diamants, où M. Schaeffer réussit à s'imposer en prison sans être un caïd. Le point commun entre toutes : ce sont des histoires de grandes solitudes mais sans désespoir.

samedi 12 décembre 2009

Fin du voyage " Aux semelles de vent "

Le swap "aux semelles de vent" proposé par En-Cathy-mini pour découvrir et faire découvrir un pays à travers livres, film, objet, gourmandise, accessoire de voyage... Je propose l'Inde et suis prête à toute découverte en retour.
Le nom de ce swap est bien sûr une référence à - j'ai nommé Arthur Rimbaud - " l’homme aux semelles de vent ".

Je voulais une surprise totale et j'ai été exaucée au-delà de toute espérance.
D'abord, la destination :
J'avais donné comme orientation, Australie, Nouvelle-Zélande ou pays scandinaves : ma swappeuse n'a pas choisi entre les deux extrêmes, elle m'a fait voyager dans les deux directions opposées !
Ensuite le contenu :
- des nouvelles (mon format préféré) sur l'Australie dont une qui met à mal mes idées reçues sur les koalas (snif) Le koala tueur ; un conte aborigène et de la musique sur CD ; Bernard et Bianca au pays des kangourous en DVD
- une BD (mon autre préférence) sur les mers du Grand Nord ; un roman en avant-première d'un auteur que je découvre Guillaume Hintzy ;
- un carnet de notes de la collection Actes sud (que j'adore) et un super mot gentil (je note l'adresse et ne manquerai pas de passer quand je serai dans l'est -mes racines lointaines un peu oubliées-)
- pour accompagner les sens : du thé à l'orange et une crème à l'estragon ainsi qu'une belle bougie bleue.
Tout ce qui se voit, s'entend ou se mange a déjà été consommé !!
Mille mercis à ma swappeuse et à l'organisatrice.
Ah oui, j'ai gardé le suspens jusqu'au bout : j'ai eu la chance d'être gâtée par Esmeraldae, mais ceux qui la connaisse l'avaient peut être reconnue.

Quant à mon colis, j'ai choisi pour Briggy, le roman d'Indu Sundaresan dont l'intrigue s'appuie sur les quatre jours de mai 1942, qui foudroyèrent la paix d’un minuscule royaume au nord-ouest de l’Inde.

Résumé de l'éditeur : Des saris chatoyants, une forte odeur de jasmin et d’encens, des bracelets d’argent ternis, une poupée de bois, trois petits singes sculptés, une photographie... Voilà quelques-uns des trésors expédiés à une jeune Américaine, qui sont autant d’indices sur l’existence de la mère qu’elle n’a pas connue. Une lettre, jointe au colis, lui révèle le secret de sa naissance. Au fil des pages se dessinent l’histoire de Samuel, un soldat américain à la recherche de son frère porté disparu, celle de Mila, une jeune Indienne éprise de liberté, promise à un maharadjah, et celle d’un pays tiraillé entre l’occupant britannique, le désir d’indépendance et les soubresauts de la Seconde Guerre mondiale.

En guise de carnet de voyage, celui du grand voyageur, Patrick Boman. Avec Retour en Inde, il nous livre les notes prises au cours d’un voyage dans le sous-continent entrepris après une longue absence dans le pays, dont le moins qu’on puisse dire est qu’il a subi des transformations majeures et inédites – mondialisation oblige. Ce journal détaillé, de Calcutta à Bombay via Chandernagor, Bénarès et Goa, tord le cou à de nombreux clichés, sur la misère inexorable ou au contraire le trop rapide enrichissement, les délocalisations, l’informatisation, les castes, les rapports entre les différents groupes, etc.

Son colis en reportage photos :

jeudi 10 décembre 2009

J'ai tué la princesse

En 2004, une jeune inconnue de 24 ans répondant au nom de Danuta de Rhodes, soi-disant styliste passionnée de littérature médiévale, publie en Grande-Bretagne un roman ayant pour sujet l'énorme traumatisme populaire causé par la mort accidentelle de la princesse de Galles.

Véronique passe une mauvaise soirée auprès de son amant et décide de rentrer chez elle en dépit d'un état d'ébriété avancé. Elle se réveille le lendemain l'esprit embrumé et ne se souvient de la nuit que par bribes. En ce matin du 31 août 1997, elle apprend aux informations le décès de Lady Di, puis la fuite d'un chauffard "à la Fiat Uno blanche" disparu sous le pont de l'Alma. Incapable de s'expliquer la carrosserie cabossée de sa voiture, identique à celle recherchée par toutes les polices de France, sa première réaction est de tenter de faire disparaître le véhicule compromettant.
Ce roman se lit comme un petit manuel de l'apprenti mécanicien-démolisseur.

Extrait de la présentation de l'éditeur
Le jour de leur arrivée, elles étaient allées à une soirée donnée par un ami de Phuong, étudiant lui aussi. La conversation avait immanquablement tourné autour de la consommation de viande de cheval et du gavage des oies. Les Anglais se méprennent toujours sur les sourires polis des Françaises à l'évocation de tels sujets, persuadés qu'elles sont sincèrement amusées [...]
Pour [Dan Rhodes], l'accident n'est que prétexte à une peinture hilarante et décalée des Français tels qu'ils sont vus par leurs chers voisins anglais. Des personnages plus loufoques les uns que les autres et des situations aussi improbables que drôles : voilà la recette secrète d'un auteur qui ne se prend décidément pas au sérieux.

lundi 7 décembre 2009

Hell

L'héroine de Lolita Pill s'auto-définit comme une pétasse dès la première ligne du roman. Riche et belle, elle appartient à la jeunesse dorée et désabusée qui hante les nuits parisiennes et elle traite sans pitié les jeunes gens qui tombent sous son charme autodestructeur. Hell est le nom qu'elle se donne.
Lorsqu'elle fait la rencontre d'Andrea, son double masculin, le couple semble hésiter sur le fil d'une possible rédemption mutuelle. Elle se laisse séduire ; il s'efforce de la divertir de son mal-être. Mais les démons de Hell sont les plus forts. Tragique comme le sont souvent les plus belles histoires.

vendredi 4 décembre 2009

Délires en noir

Présenté par Andrea H. Japp, ce recueil regroupe les trois lauréats d'un concours de nouvelles organisé en partenariat avec le centre Georges Pompidou, sur la base d'un incipit commun, également repris dans le corps de la nouvelle signée par l'écrivain Le chateau du rat.
Quatrième de couverture :
" L'homme hésita. Sur la place, la pluie qui n'avait cessé de tomber depuis le début de l'après-midi faisait briller les pavés en pente d'une lueur pâle. "
Ne vous étonnez pas si trois des quatre nouvelles composant ce recueil débutent par des phrases identiques. Il ne s'agit pas d'une erreur d'impression mais d'un exercice de style proposé par le Centre Pompidou, la Bibliothèque publique d'information, la Carte Jeunes et les Editions du Masque à des auteurs en herbe, dans le cadre d'un concours national d'écriture intitulé Délires en noir. Les trois meilleurs textes sélectionnés vous sont donc présentés ici, sous le parrainage d'Andrea H. Japp, membre du jury et auteur d'une nouvelle dans laquelle se sont également cachées les lignes livrées à l'inspiration des candidats..."

mardi 1 décembre 2009

La voleuse de livres

Quand la Mort raconte une histoire, on l'écoute... Ainsi, la Mort a rencontré la Voleuse de livres à quelques reprises et elle en a été intriguée. Quelques lignes et le ton est donné. J'ai été captivée par les premières pages feuilletées à la bibliothèque. La suite est plus inégale et finalement un peu décevante : au lieu du coup de coeur que j'attendais, cela n'est qu'une excellente lecture.
L'histoire se déroule entre janvier 1939 et 1943 en Allemagne, sur fond de montée du nazisme. La mère de Liesel et Werner Meminger, échouant à s'en occuper, doit les confier à une famille d'accueil. Dans le train qui les conduit à Munich, le petit garçon meurt : Liesel a remarqué la Mort venue recueillir son âme. Elle dérobe son premier livre à l'occasion de la mise en terre. Elève à problèmes, elle réussit néanmoins à apprendre à lire grâce à l'aide de son père nourricier.

mercredi 18 novembre 2009

Stéphanie Benson [5]

J’ai commencé par le meilleur de Stéphanie Benson à mon goût, Le loup dans la lune bleue, d’ailleurs récompensé par le prix Michel Lebrun de la ville du Mans en 1997. Elle est un auteur prolifique qui affectionne les histoires à suite et fait merveille dans un style plutôt noir.
Le loup dans la lune bleue est un livre dur où le sordide côtoie le sublime. Il traite de sujets difficiles - comme les affectionne l'auteur - la pédophilie, la toxicomanie. Mais comme c'est très bien écrit et sans voyeurisme outrancier, on lit ou plutôt on encaisse jusqu'au bout le tragique de vies détruites.

Sauf Al teatro dont j’attends de lire la suite avec grand intérêt, je trouve l’intrigue de ses romans policiers trop simpliste pour me donner envie de lire les séries complètes, même si leur univers - les menaces biologiques contemporaines - est intéressant : trafic de farines animales pour Carnivore express, algues tueuses génétiquement modifiée dans Requiem en bleu

EPICUR 1, je trouve Carnivore express un peu simpliste mais agréablement écrit (six tomes parus).
Un homme traqué, portant une mallette menottée à son poignet, meurt dans la collision entre le train qui le conduit vers Londres et un convoi de marchandises transportant des fertilisants. Dans la nuit suivante, un des policiers chargés de l'affaire est "victime" d'un suicide, puis un pompier intervenu sur les lieux fait une chute mortelle. EPICUR, une agence rattachée à Europol missionne une équipe internationale pour élucider cet accident aux circonstances de plus en plus suspectes. Les enquêteurs ne tardent pas à remonter jusqu'à une grosse entreprise agro-alimentaire à laquelle l'inconnu du train avait rendu visite le jour de sa mort.

mardi 17 novembre 2009

Quintett, la chute


Une brillante machination ourdie par le fécond Franck Giroud et admirablement servie par le talent des différents illustrateurs.

La quatrième de couverture recommande de ne pas lire La chute avant les quatre volets précédents qui exploitent les points de vue de Dora Mars, Alban Méric, Elias Cohen et Nafsika Vasli.
Aucun des protagonistes cependant n'a toutes les clefs pour comprendre l'événement qu'ils ont vécu en commun et dont le dernier volume révèle les dessous insoupçonnables.

dimanche 15 novembre 2009

Sa Majesté des mouches

J'ai longtemps été intriguée par le titre de William Golding, sans me résoudre à le lire. Le rapprochement que font certains blogues entre Sa Majesté des mouches et Battle royale que je viens de finir, m'a finalement décidée.
S'il est vrai que l'auteur dans sa préface se déclare intéressé aux comportements développés par les enfants dans la liberté des jeux, j'ai trouvé finalement l'argument assez éloigné de Takami, sauf à s'appuyer sur la cruauté dont peuvent se montrer capables des adultes en herbe.
PS : La réponse à l'interrogation suscitée par le titre n'est apportée qu'à la fin du roman et rien ne permettait de l'anticiper.

jeudi 12 novembre 2009

Battle royale

Dans une république japonaise ultra-nationaliste, Koushun Takami imagine la mise en oeuvre du Programme [de défense nationale] destiné à toutes les classes de troisième : tous les ans, à la place de leur voyage d'études de fin de collège, cinquante classes tirées au sort sont placées dans un huis clos et les élèves jusqu'au dernier doivent alors affronter leurs anciens camarades dans un combat à mort qui ne laisse place qu'à un seul survivant par classe. Mais rien n'interdit qu'à une classe sélectionnée pour le jeu puisse appartenir un redoublant ayant déjà participé l'année précédente : au pire, cela pourrait corser les paris des organisateurs sur le vainqueur potentiel.
Un bouquin génial, Les dix petits nègres à la puissance 4, ça percute et même si c'est un pavé de plus de 800 pages, le plus gros volume de mon challenge que j'ai donc un peu hésité à l'entamer, une fois commencé, j'ai eu envie de le lire d'une traite et je ne regrette pas de l'avoir gardé pour la fin !
Je viens de voir le film, qui est loin d'égaler la finesse psychologique développée dans le roman : déçue...

dimanche 25 octobre 2009

Festival Ekwa

Plein de petites merveilles cinématographiques, notamment des courts métrages j'adore ! à découvrir lors du festival international du film [des pays riverains] de l'océan indien Ekwa.
Le prix du public a été remis à un film plutôt loufoque dont le jeu de l'acteur principal a vraiment fait réagir la salle : Le syndrôme de Stockholm, où un amoureux éconduit imagine reconquérir sa belle en la retenant en otage.
Et j'ai croisé l'invité d'honneur du festival Huggy-les-bons-tuyaux !

samedi 24 octobre 2009

Helene Hanff (2)

Helene Hanff, écrivain new-yorkais féru de littérature anglaise, est par ailleurs auteur de théâtre et de télévision. Dans 84, Charing cross road, elle reprend vingt années de correspondance avec les employés de la librairie londonienne où elle commande les éditions épuisées qu'elle convoite. Marks and Co est naturellement devenu son éditeur. C'est un livre, inclassable sauf dans la mégaliste du Blog-ô-trésors. Il vient à point après ma récente lecture de Virginia Woolf, où j'ai déjà croisé un certain nombre des références d'Helene Hanff. Un pan entier de la littérature anglo-saxonne encore à découvrir.

En dépit du titre, ce n'est pas de la Chick Litt. La duchesse de Bloomsbury street est la suite logique de 84, Charing cross road. Traversant enfin l'Atlantique, Helene Hanff découvre l'Angleterre qu'elle attend depuis vingt ans. Elle retrouve l'épouse et la fille de son correspondant chez Marks & Co, ainsi que des lecteurs enthousiastes et aux petits soins qui lui font découvrir Londres et ses environs.Tout la ravit ou l'étonne. Elle me fait un peu penser, à l'inverse, au récit de voyage de Colette découvrant New York. "La duchesse de Bloomsbury street" pour décrire avec ironie et son sens de l'humour particulier, l'attention et les attentions dont elle est l'objet. Elle visite tous les endroits rêvés où ses auteurs chéris ont passé. Après cinq semaines enchanteresses et alors qu'elle se prend au jeu des mondanités, les vacances ont une fin.

mercredi 21 octobre 2009

Vers chez les blancs

Un roman sur les écrivains, l'inspiration, la notoriété, la rivalité et aussi sur le sexe, le sexe, le sexe. Le pire de Philippe Djian à mon goût : je ne me souviens pas avoir eu autant d'ennui à finir 37,2 le matin ou Bleu comme l'enfer.
Vers-chez-les-Blanc est une localité suisse rattachée à la commune de Lausanne.

mardi 20 octobre 2009

La nostalgie de l'ange

Suzie Salmon, quatorze ans, a disparu au retour du collège sans laisser de trace. L'assassin avait préparé son coup et n'a laissé aucune piste exploitable par la police. Le corps, sauf un coude, n'est pas retrouvé ; pourtant, l'hypothèse du meurtre se confirme. Faute de preuves, l'inspecteur Len Fenerman finit par classer l'affaire. Mais le père de Suzie persiste dans ses soupçons envers un voisin bizarre et inquiétant.
L'esprit de Suzie, qui a été violée, puis égorgée et dissimulée profondément, ne parvient pas à quitter les lieux et continue à côtoyer ses père, mère, grand-mère, frère et soeur, proches amis. Le roman fait figure de journal intime post mortem, où la victime rapporte son point de vue au jour le jour. Le procédé littéraire employée par Alice Sebold est très intéressant en terme de narration et naturellement émouvant. Le personnage central, depuis l'instant où elle s'est laissée entraîner par son tueur, est devenue spectatrice impuissante et n'a plus prise sur le cours des choses.

dimanche 18 octobre 2009

Mémoires de porc épic

CONGO
Un porc épic ayant atteint l'âge vénérable de 42 ans trouve refuge au pied d'un baobab auquel il conte ses mémoires.
Certains êtres humains sont assortis d'un "double nuisible". Un porc épic se retrouve ainsi associé au jeune Kibandi, initié par son sorcier de père à l'âge de dix ans. Devenu adulte et assuré de son invulnérabilité, Kibandi multiplie les maléfices. Exécuteur des basses oeuvres de son maître, le porc épic répugne de plus en plus aux missions qui lui sont assignées. La mort d'un bébé innocent va entraîner la chute du jeteur de sort. Libéré du joug de son maître, le porc épic apprend alors la liberté.

Déroutée par l'absence de majuscule et de ponctuation, tentative qui si elle crée un style, rend le cours du livre très difficile à suivre et découd le propos, j'ai eu beaucoup de peine pour venir à bout de ce roman qui valut à Alain Mabanckou le prix Renaudot 2006.

samedi 17 octobre 2009

Conclusion du swap Explorateurs du temps

Youpi, le colis de Boréale est arrivé (je comprends maintenant son pseudo), tout bien choisi, commenté et très joliment emballé (j'ai peur que ma photo n'y rende pas justice). Bravo pour ta première participation et merci (aucun souci sur l'état des livres), ainsi qu'au commandant de bord.

Pilotée par Lhisbei, la manoeuvre répondait aux instructions suivantes :
- deux romans format poche destinés à explorer le temps : un pour le passé (uchronie, roman historique...), un pour le futur.
- une gourmandise d’époque … passée ou futuriste … à grignoter ou à boire...
- une objet surprise personnalisé qui pourra être fabriqué de vos mains si vous voulez.

Le colis contenait :
- pour le passé : Tim Powers, Les voies d'Anubis
- pour le futur : Wul, Nôo
- une boisson "en lien avec le précédent, propice au voyage spatio-temporel" : le Maté, un thé d'Amérique du Sud que je n'ai jamais goûté
et comme objet surprise, "un spécialiste des va-et-vient, ici et là, qui a traversé les époques"


samedi 10 octobre 2009

La fin du non-A

J'adorais la SF selon Van Vogt (Alfred Elton) et j'ai fait une consommation effrénée de ses romans durant l'adolescence. A la poursuite des Slans, l'histoire d'un jeune mutant en proie à la haine des "humains" jaloux de ses pouvoirs, fut sans doute l'un de mes préférés.
Je gardais aussi en bonne place dans mes souvenirs de lectures adolescentes, Le Monde des [non]Ā. C'est donc avec plaisir que j'ai découvert une suite, qui m'avait échappé, aux aventures de Gilbert Gosseyn I. Je le découvre donc sous la forme de son second avatar, Gilbert Gosseyn II. Les précédents épisodes me reviennent au fur et à mesure et je trouve drôle que le roman débute par le "réveil" du héros qui se souvient lui aussi peu à peu.
Mais je n'ai rien retrouvé en fin de compte de ce qui m'avait tant plu et je constate avec dommage que ce livre sonne pour moi la fin du Ā.


dimanche 4 octobre 2009

Le Fifai

Un festival dans sa treizième édition
Une expérience originale près des bassins du Port et des silos à sucre
Des fictions ou des documentaires rares, parfois inédits, beaux et forts, intenses et émouvants, intimistes mais pas voyeurs
Des films sur la musique, des films pour les images, des films qui font réfléchir
Des lieux décalés, un théâtre en plein air, un hangar, un vieux cinéma de quartier qui revit pour l'occasion.

vendredi 2 octobre 2009

Intelligence artificielle et autres histoires du futur

Brian Aldiss signe ici un recueil de (parfois très) courtes nouvelles d'anticipation/fiction dont la première Les supertoys durent tout l'été, ensuite complétée par deux autres Les supertoys quand arrive l'hiver et Supertoys les autres saisons, a donné lieu à l'adaptation de Stanley Kubrik.
Finalement réalisé par Steven Spielberg, le film I.A. ou les aventures d'un petit garçon qui ne réussit pas à se faire aimer de sa maman, pose les limites de l'intelligence artificielle.
Pour la science fiction, j'apprécie souvent de lire des anthologies ou des recueils de nouvelles, car la forme s'adapte bien au genre et cela me permet de découvrir et de comparer le style et les sources de nombreux auteurs. Je retrouve ce goût de la variété avec Brian Aldiss dans la forme d'expression mais si l'inspiration est souvent au rendez vous, l'intérêt reste variable et en définitive je n'ai pas vraiment accroché.

dimanche 27 septembre 2009

Le mangeur d'âmes

Nicobar Lane, mercenaire à la solde des plus grands zoos des galaxies, se lance sur les traces du mythique "Marchand de rêves". Il apprend que la créature est le dernier survivant d'une espèce intersidérale faite d'énergie pure, combattue par les Dornes de la planète Belore jusqu'à leur extinction réciproque.
Une histoire d'amour galactique, belle et inattendue, inspirée à Mike Resnick par le capitaine Achab et sa poursuite de la légendaire Moby Dick.

mardi 15 septembre 2009

Le circle challenge ABC

Je viens de m'inscrire à un swap d'un genre particulier, ainsi que l'auteur l'explique en trois points :
  • « le principe d'un challenge ABC est d'établir une liste de 26 livres dont l'initiale du nom de chaque auteur illustre l'une des 26 lettres de notre alphabet. Il s'agit ensuite de lire ces livres...
  • Et le principe d'un circle challenge est de réaliser une telle liste et de la confier à quelqu'un d'autre...
  • Et comme c'est un challenge ABC et bien nous pourrions fonctionner aussi avec la première lettre de notre pseudo, ainsi Anita passe à Bréman qui passe à Castor... Et ZoraLR passe à Anita !! Et la boucle est bouclée. »
Principe de liberté :
Comme le rappelle Daniel Pennac, nous avons toutes et tous :
  1. Le droit de ne pas lire.
  2. Le droit de sauter des pages.
  3. Le droit de ne pas finir un livre.
  4. Le droit de relire.
  5. Le droit de lire n'importe quoi.
  6. Le droit au bovarysme.
  7. Le droit de lire n'importe où.
  8. Le droit de grappiller.
  9. Le droit de lire à haute voix.
  10. Le droit de nous taire.
Ma présentation sur le blogue du challenge (Antépénultième) :
Bonjour,
Je suis contente de rejoindre le circle challenge ABC où j'occuperai une des dernières places de l'alphabet, avec mon pseudo XL.
J'ai comme passion, l'évasion, que je pratique essentiellement à travers les livres et les voyages. Je ne tiens guère en place ; j'ai vécu dans plusieurs pays et actuellement je suis installée à la Réunion avec mes deux plus jeunes enfants. Je suis fan de la toile car elle me permet de rester en contact avec tous mes amis dispersés. J'ai découvert la blogosphère il y a moins d'un an, par le biais des swaps.
Pour les livres, je suis tombée dedans toute petite : je lis presque tout ce qui me passe sous les yeux, je suis inscrite dans plusieurs bibliothèques, j'achète aussi les livres qui m'ont vraiment plu ou certains auteurs dont je suis inconditionnelle et surtout des BD ; mes goûts sont assez éclectiques et j'ai hâte de découvrir la liste qui me sera concoctée par mon binôme !

samedi 12 septembre 2009

Terrasse à Rome

Académie Française - Grand Prix du roman - 2000
Cet étrange roman de Pascal Quignard , écrit à la manière d'une étude biographique basée sur des sources historiques, écrites et iconographiques retrace la vie de Geoffroy Meaume, ami de Claude Gelée. Le personnage, né au XVIIème siècle en Lorraine, est mort à Utrecht, après avoir vécu à Bruges et Rome, où il acquit et pratiqua son art de graveur, spécialiste de l'eau forte et passionné de la manière noire.
J'aime beaucoup, à la fois le choix du sujet, la manière narrative, le style concis et les chapitres ultra courts, la description des estampes et la vision du travail de l'artiste.

jeudi 10 septembre 2009

Bleu Ritz

Un professeur de linguistique et de littérature comparée de Jacksonville découvre par hasard dans une villa d'Acapulco la cassette rapportant l'histoire de deux amants qui se sont perdus de vue. Lui qui n'a jamais publié que quelques articles érudits dans des revues spécalisées décide d'en faire un manuscrit qu'il propose à un éditeur, lequel est enthousiaste.
Le procédé narratif est usuel mais ne réussit pas toujours également : ici, Pierre Rey signe une très belle histoire d'amour écrite à la première personne et très judicieusement enrobée dans une narration portée par une tierce personne.

Pour Greg, cinquième fortune américaine, et Morgane, jeune australienne de 19 ans étudiante à la Sorbonne, l'amour sur fond de ciel et de mer méditarrannéens ne peut être que Bleu Ritz comme l'hôtel où ils se sont croisés fortuitement. Pourtant ils se sont quittés ou plutôt laissés échapper, chacun étant happé par sa propre vie, avant de se retrouver grâce à l'aide malicieuse et bienveillante du narrateur et aux indices détaillés fournis par le manuscrit.

dimanche 30 août 2009

Bimbo mais pas trop

Harper Roberts est une brillante avocate de trente cinq ans spécialisée dans les brevets industriels. Elle rêve de rencontrer l'âme soeur mais sa vie sentimentale est un fiasco.
Depuis le départ de Peter, son ami depuis deux ans, elle est persuadée que sa réussite au sein d'un prestigieux cabinet de Manhattan fait fuir les hommes qu'elle rencontre.

Jolie, intelligente et ambitieuse, elle n'est pas détestable en soi, mais tout de même pleine de préjugés.
Poussée par son trio d’amies d’enfance, elle se laisse entraîner dans le plan bimbo qui consiste à se faire passer pour une blonde écervelée sur un site de rencontres par Internet. Elle espère rencontrer enfin l'homme idéal et s'est engagée à rédiger un article pour un magazine féminin à la fin de l'expérience.
Cela ressemble à un énième roman à l’eau de rose pour midinette au coeur d'artichaut, même si pour l'héroine de Kristin Harmel, l'histoire ne se termine pas par l'incontournable happy end de conte de fées... « ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants » !

vendredi 28 août 2009

Titanic 2012

A la croisée des visions de Jules Verne, le précurseur de la science fiction et de Jacques Rougerie, architecte et auteur d'Habiter sous la mer, Christophe Lambert, un homonyme de l'acteur, imagine le projet d'un gigantesque complexe sous-marin construit autour de l'épave du Titanic à 3800 mètres de profondeur et abritant la proue du navire restaurée (presque) à l'identique. Malgré l'optimiste des organisateurs, l'inauguration, qui se déroule cent ans jour pour jour après le naufrage le plus célèbre de l'histoire maritime ne se déroule pas comme prévu. En surface, un cyclone prénommé Damien vient perturber les prévisions météorologiques. Seule Katherine Wells, une océanographe de l'équipe technique émet des doutes sur la fiabilité des boucliers moléculaires protégeant les gigantesques dômes. Conçus que pour une température inférieure à 3° Celsius, ils risquent d'entrer en surchauffe à la faveur du brassage des eaux induit par le déplacement de Damien. Des mesures de sécurité suffisantes ont-elles été prises ? L'histoire se répèterait-elle autour du Titanic ? Invité à la cérémonie, le dernier survivant de la catastrophe du 14 avril 1912, a l'intime conviction qu'il ne reviendra pas impunément bousculer ses souvenirs.
L'auteur réunit dans ce roman les éléments d'un scénario-catastrophe semblable à la traversée inaugurale du Titanic, vue par le réalisateur James Cameron.
La lecture de Titanic 2012 est aisée et agréable, les chapitres sont très courts (généralement 3 pages), l'écriture est concise, sans digressions inutiles au déroulement de l'histoire.

mardi 25 août 2009

Miserere

La quatrième de couverture de Miserere m'a donné envie de le lire avant tout autre roman de Jean Christophe Grangé :
CE SONT DES ENFANTS.
ILS ONT LA PURETE
DES DIAMANTS
LES PLUS PARFAITS.
AUCUNE OMBRE.
AUCUNE INCLUSION.
AUCUNE FAILLE.
MAIS LEUR PURETE EST CELLE DU MAL.

Jai vu Le concile de Pierre, que j'ai moyennement apprécié -grâce à la beauté des paysages mais à cause de la complexité du scénario- et aussi Les rivières pourpres dans son adaptation cinématographique avec Jean Reno dont j'avoue que, tenue en haleine tout le long du film, j'ai été un peu déçue par la chute, trop facile.

Je trouve des points de convergence avec Miserere, comme le tandem de choc à la forte personnalité et aux manières peu orthodoxes entre Lionel Kasdan, vieux flic arménien au passé camerounais un peu trouble et Cédric Volokine, jeune major de promo prodige camé à donf à l'héro.
Duo d'écorchés vifs en mal de catharsis et souffrant du syndrome du requin "si tu t'arrêtes, tu meurs", ils se découvrent à travers leur intérêt commun pour l'enquête relative au meurtre sauvage et improbable commis dans la paroisse de Kasdan.
Sur la touche tous les deux, l'un est retraité, l'autre en cure de désintoxication, ils décident de coopérer en marge de l'enquête officielle. Wilhem Goetz, chef de choeur chilien, réfugié politique et homosexuel, est mort d'une crise cardiaque à la suite d'un choc terriblement violent dans les tympans.
A cause de la nationalité du défunt, la PJ privilégie la piste politique liée au passé de la victime, qui se révèle finalement plutôt placé du côté des bourreaux puisqu'il a servi le régime de Pinochet et n'a fui son pays qu'aux premières plaintes contre les exactions commises pendant la dictature.
Suivant l'intuition de Volokine, Kasdan qui bénéficie d'une longueur d'avance car il est arrivé sur les lieux du crime dans les "pas" de l'assassin, s'intéresse davantage à l'activité professionnelle de Goetz et au lien possible du meurtre avec les chorales d'enfants. Ils découvrent alors un monde de passionnés de musique vocale où se côtoient chiliens, anciens nazis et tortionnaires français.
Pour Kasdan et Volokine, l'heure de la confrontation avec leurs souvenirs refoulés les plus terribles est proche.

lundi 24 août 2009

Fausses nouvelles

Quinze auteurs inventent l'actualité sous le direction de Bernard Géniès. Quinze auteurs à la une. Quinze évènements d'une actualité réinventée. Quinze récits insolites, émouvants, drôles, tragiques.
Quinze auteurs répondent à une commande : élaborer une histoire à partir d'un fait avéré ou supposé réel.
Cela donne lieu à un recueil de nouvelles pas si fondamentalement différentes des autres, puisque laissant aller leur imagination, les écrivains-journalistes complètent, déforment, transforment, enjolivent les évènements qui forment la trame de l'histoire qu'ils récrivent.

samedi 22 août 2009

Blog-o-trésors, des nouvelles

Lassée d'attendre sa disponibilité au prêt, je me suis décidée à acquérir cet été L'élégance du hérisson de Muriel Barbery, réédité en poche au vu de son succès.
Je vais donc débuter par lui le défi du Blog-ô-trésors, alors que je devrais -prorata temporis- avoir déjà lu trois de mes choix du début d'année.
Je sais que Sur la tête de la chèvre est disponible au rayon jeunesse de la bibliothèque.
Sans parler du chien que je vais remplacer par Le bizarre incident du chien pendant la nuit, offert dans le cadre du swap bleu-orangé, il me restera à trouver La nébuleuse du crabe ou une autre histoire de poissons dont Le froid modifie la trajectoire...

lundi 3 août 2009

Pandora box

La série écrite par Alcante et illustrée par sept dessinateurs reprend le thème de la boîte de Pandorre d'où sortirent les célèbres maux : l’Orgueil, la Paresse, la Gourmandise, la Luxure, l’Avarice, l’Envie et la Colère, alors que L’Espérance – sortie en dernier selon la légende – donne son titre au huitième et dernier album.
Chaque histoire associe un personnage de la mythologie grecque, un pêché capital et une technologique moderne. Le dernier album boucle la boucle, en révélant le destin du bébé illustrant la couverture du premier tome.
Pour résumer, peu de choses ont changé dans la nature humaine depuis l'Antiquité.
Une excellente série, un scénario de qualité : j'ai bien sûr préféré certains albums à d'autres, choix du dessinateur oblige.





dimanche 26 juillet 2009

L'évangile selon Satan

Caleb le Voyageur, voleur d'âmes, crucifie des religieuses depuis le Moyen-Age. Il traque les Recluses, dont l'ordre est dépositaire des textes protégés par les secrets du Vatican.
Resurgi aux Etats-Unis, il y croise la route de Marie Parks, profileuse du FBI spécialisée dans les cross-killers. Les qualités médiumniques de Marie se sont extraordinairement développées à la suite d'un accident qui l'a plongée dans un coma dépassé.
Avec l'aide d'Alfonso Carzo, père de la Congrégation des miracles et exorciste, elle découvre que Caleb est à la recherche d'un manuscrit caché au fond des bibliothèques interdites. La révélation de l'Evangile selon Satan, qui récèle un mensonge vieux comme la chrétienté, pourrait ébranler la papauté.
Un haletant thriller à travers les siècles, qui fait froid dans le dos et glace les sangs

Repères :
à lire aussi de Patrick Graham : L'apocalypse selon Marie

samedi 25 juillet 2009

Le C.V. de Dieu

Du sommet de sa création, Dieu s'ennuie. Jean-Louis Fournier imagine qu'à la suite d'une candidature spontanée, Dieu participe à des tests d'embauche sur terre. C'est drôle et cela se lit presque trop vite. Mais le candidat Dieu sera-t-il recruté à la fin de l'entretien ?

dimanche 19 juillet 2009

Les oiseaux de proie

Wilbur Smith situe ce roman historique à la fin du XVIIème siècle. Dans la guerre qui oppose l'Angleterre à la Hollande, tous les coups sont permis pour la suprématie des mers : les corsaires du roi reçoivent des lettres de marque les accréditant à rançonner les lourds galions marchands de la compagnie des Indes, chargés des épices et des métaux précieux de l'Orient.
C'est au large du cap de Bonne Espérance qu'Henry Courteney dit Hal, le fils de Sir Francis, fait son apprentissage d'homme, de marin et de chevalier nautonier.



A suivre

lundi 6 juillet 2009

La passion secrète de Fjordur

Pour le Groënland, bien que l'auteur soit danois (et la grande Ile verte également) parce qu'en dehors de la période estivale, les chasseurs doivent bien trouver matière à s'occuper l'esprit, à l'exemple des racontars collectés par Jorn Riel qui fournissent quelques exemples savoureux.

Découverte et raillée par les autres chasseurs, la passion secrète de Fjordur l'a contraint une première fois à fuir la baie de l'Hudson, alors il n'entend pas la partager avec ses nouveaux compagnons et s'enferme à double tour dans sa cabane ! Hélas, l'ennui forcé combiné au merveilleux mystère exacerbent leur curiosité.
Autre passion tolérée par les hommes du Nord, celle du Comte pour les cultures "exotiques" (pomme de terre, vigne) et bientôt partagée par le notaire venu l'avertir de son héritage.
Passion et initiation à la chasse à l'ours pour Bjorken et Museau et leur apprenti Lasselille (L'épreuve de virilité). Passion contrariée du même Bjorken pour le bon voisinage, qui fut fatale à un certain inspecteur et sa montre de gousset (Un cas d'autodéfense)
Passion finalement partagée par Doc et le télégraphiste Mortensen pour la musique (La maison de concert)
Passion de Lause et Hansen pour les bons mots, qui les conduit à s'affronter en une joute verbale sans merci pour laver un affront (Un étrange duel)
Passion réciproque de Lodvig et son chien extraordinaire Laban, qui accomplit le trajet du Groenland au Danemark, en passant par Paris, pour le retrouver.

Dans le Nord-Est du Groënland, le soleil se couche pour six mois. Au cours de la longue nuit arctique, qui pèse sur les humeurs, les hommes rudes doivent gérer leur promiscuité avec un compagnon, voire avec un animal de compagnie dans les cas de misanthropie extrêmes.
Emma La vierge froide, qui donne son nom au recueil, est née de l'imagination de Mads Madsen chef de la station de Kap Thompson ; elle fait ensuite l'objet de tractations entre les chasseurs dispersés sur les glaces arctiques.
Des contes incongrus et malicieux, pour un dépaysement garanti.

dimanche 5 juillet 2009

Nicole de Buron [5]

Elle est spécialiste des récits humoristiques, en partie autobiographiques, qui racontent les aventures au quotidien d'une femme écrivain et de sa « tribu » : l'Homme, ses filles, ses petits-enfants. J'ai lu quelques uns de ses livres récents : Qui c'est, ce garçon ? C'est quoi, ce petit boulot ? Mais t'as-tout-pour-être heureuse ! Chéri, tu m'écoutes ? J'ignorais toutefois que Nicole de Buron fut l'auteur du scénario, adapté de deux de ses romans, des 39 épisodes de la fameuse série télévisée des années soixante Les saintes chéries.

samedi 27 juin 2009

challenge Chick Litt for men

Je reviens sur l'original défi lecture à l'attention des seuls messieurs proposé par Calepin et j'en profite pour lui faire un coucou, c'est ICI.
Les Dames du Chick Lit » Kinsella Sophie » Keyes Marian » Evanovich Janet » Wolff Isabel » Lloyd & Rees » O'Connell Tyne » Jaivin Linda » Curnyn Linda » Young Elizabeth » Zigman Laura
Les Héroïnes du Chick Lit » Vip » Sex and the City » Gossip Girl » Becky : l'accro du shopping » Girls in the city
Ce qui m'interpelle pourtant dans cet univers de la chick litt, outre la prolifération récente d'auteurs, n'est pas son existence, puisque nos aïeules avaient déjà les romans de la collection Delly et Barbara Cartland (qui me donne l'impression d'avoir toujours existé). Non, ce qui me semble réellement préoccupant est l'apparition d'une tendance qui n'existait pas "à mon époque" et qui est en train de se développer, avec une littérature à destination des poulettes en herbe, comportant déjà tous les clichés du genre, le sexe en moins mais il s'en faut de peu ! à quand des SAS pour la jeunesse, avec un Malko en culotte courte tentant de séduire des demoiselles à couettes, entre deux aventures de super héros des bacs à sable ?

lundi 22 juin 2009

Les enquêtes de l'inspecteur Harry Bosch [3]

Echo Park - En dépit d'un travail acharné, l'inspecteur Harry Bosch de la police à Los Angeles, n'a jamais réussi à élucider la disparition de Marie Gesto.
Treize ans plus tard, un contrôle de routine permet à la police d'appréhender le coupable, dont les aveux sont le fruit d'un accord entre son avocat et le procureur. Au cours de la reconstitution, le prévenu parvient à s'échapper, blessant grièvement l'équipière de Harry. Pire, il aurait dû être suspecté du meurtre dès le début... Harry soupçonne un subterfuge et malgré une mise à pied, continue discrètement avec l'aide de Rachel Walling, profileuse au FBI. S'attachant à retrouver le "renard" de l'histoire, il réussit à clore définitivement son enquête au terme de rebondissements judicieusement inattendus.

A genoux - Un chirurgien au-dessus de tout souçon est "exécuté" de deux balles dans la nuque, à proximité de son domicile sur les hauteurs de Los Angeles.
La police découvre qu'une photo de sa femme, retrouvée ligotée dans leur chambre, a servi à l'attirer dans le piège, après l'avoir forcé à livrer des matières radioactives auxquelles sa profession lui donne accès. En raison de ce profil à risque, il était sous surveillance discrète du FBI, qui ne tarde pas à s'approprier l'enquête et se lance sur la piste de réseaux islamistes et d'attentat terroriste à la bombe sale. Alors que l'agence se désintéresse de la partie homicide et méconnaît certains indices, Harry Bosch s'y attache au contraire, persuadé que la piste du meurtrier le mènera jusqu'au dangereux cesium qui a été dérobé.

Los Angeles River - Le Poète, mentor et premier patron de Rachel mais aussi redoutable serial killer, refait surface huit ans après que le FBI l'a déclaré mort des balles de son élève. Il l'attire sur une scène de crime particulièrement retorse - pour la piéger ou la défier - mais croise ainsi la route de Harry, qui enquête sur la mort suspecte d'un ex-collègue et ami. Comme pour tout polar, il n'y a pas lieu d'en raconter plus, sinon à risquer d'en gâcher le suspense pour les lecteurs suivants. Les scenari sont bien pensés, la lecture est prenante, les personnages récurrents intéressants et les héros sympathiques et attachants : ici, Harry découvre qu'il est père d'une fillette de six ans qu'il apprend à connaître et débute son idylle mouvementée avec Rachel.

dimanche 21 juin 2009

Le responsable des ressources humaines

Passion en trois actes
Une femme, victime d'un attentat suicide, décède dans l'anonymat à Jérusalem. Un journaliste fielleux part en croisade contre l'employeur qui ne s'est pas inquiété de la disparition et l'accuse de manquer d'humanité. Le responsable des ressources humaines est chargé de tirer l'affaire au clair et de trouver les arguments afin de dédouaner son patron aux yeux de l'opinion. 
Avec pour unique point de départ, la feuille de paye anonymisée que l'inconnue portait sur elle et qui la relie à l'entreprise, il identifie Julia Ragaïev, employée en CDD dans l'équipe de nettoyage de nuit et remonte le fil des jours qui ont précédé sa mort. Il se laisse subjuguer peu à peu par la belle étrangère blonde aux yeux bridés et prend en charge le rapatriement de la dépouille jusqu'aux confins de ses steppes natales.
Au bout de la course, il décide de ramener le cercueil plombé à Jérusalem, terre d'élection de la défunte, et d'aider son fils et sa mère à s'y installer, selon leurs voeux à tous trois. Ce road movie inattendu va le faire croiser des personnages attachants et pleins de bon sens, mais aussi l'amener à ausculter son âme, mal remise d'un récent divorce.
Le roman est d'Avraham Boolie Yehoshua, récompensé pour l'ensemble de son oeuvre par le Grand prix de littérature d'Israël. Il me rappelle Le roman de la momie de Théophile Gautier où le narrateur s'éprend, au mépris de la mort et les siècles qui les séparent, d'une mystérieuse princesse égyptienne à la momie incroyablement conservée.

mercredi 17 juin 2009

Chuk Palahniuk (2)


Peste
Cette lecture me confirme que l'écriture de Chuk Palahniuk est aussi dérangeante que le cinéma de David Cronenberg : totalement iconoclaste, scatologique, pornographique. Dans Peste, il se livre à une enquête "de voisinage" (amis, ennemis...) sur un jeune homme qui vient de mourir après avoir semé les germes d'une épidémie dévastatrice. On apprend que Rant est un sérotype rarissime de la rage, qu'il a contractée enfant en se faisant mordre volontairement et de multiples fois par des animaux sauvages. Il est décrit comme une personnalité manipulatrice et d'une perversité insoupçonnée par son entourage, sans doute dès son plus jeune âge. Sa mort, durant une séance de Crashing - un jeu pendant lequel des conducteurs en équipe s'amusent à s'emboutir - ressemble à un suicide ou à une fuite.
Lu le 18 décembre 2010

Survivant
J'avais inscrit Fight Club à mon challenge ABC pour en avoir vu l'adaptation cinématographique inoubliable avec un Brad Pitt merveilleux de crédibilité dans le rôle principal. Mais le premier roman de Chuck Palahniuk n'était plus disponible en librairie et j'ai donc opté pour son deuxième titre Survivant.
Au contraire d'Adam, son aîné de quelques minutes, qui possède le droit privilégié de se marier et de rester vivre au sein de la communauté des Creedish, Tender Branson est voué dès son plus jeune âge à l'apprentissage des tâches domestiques et à la vie civile. Après le suicide rituel de tous les membres de la secte, il devrait lui aussi mettre fin à ses jours, mais il trahit les principes de son éducation. Devenu l'unique survivant, il est contacté par un agent commercial patient et peu scrupuleux, qui fait de lui un gourou moderne afin d'exploiter son image. Mais Adam, toujours bien vivant, le traque afin de lui révéler un lourd secret. J'ai préféré la première partie à la seconde, un peu fastidieuse : on finit par perdre de vue l'intéressant compte à rebours du début, avec des chapitres qui décroissent au fur et à mesure de la narration-confession.
Lu le 17 juin 2009

dimanche 14 juin 2009

Conte bleu

Je suis heureuse d'avoir abordé la lecture de Marguerite Yourcenar par ce recueil posthume, préfacé avec justesse par Josyane Savigneau, car l'impression que je me faisais de cette académicienne en sort complètement transformée. Les trois nouvelles rassemblées sont des oeuvres de jeunesse.
L'inédit Conte bleu, tout en camaïeu de bleus, préfigure Les nouvelles orientales et devait s'accompagner d'un conte blanc et d'un conte rouge.
Le premier soir, par sa thématique et son déroulement, est très proche du dénouement de Vingt quatre heures de la vie d'une femme de Zweig : du voyage en train vers le supposé accomplissement de la toute première nuit -avec la maîtresse tant désirée ici ou la jeune épousée chez Marguerite Yourcenar- à l'acte inaccompli dont le protagoniste masculin se détourne par anticipation, blasé par les expériences antérieures.
Maléfice enfin plonge au coeur des croyances obscures pour jeter en pâture à la crédulité populaire une jeune pauvresse pour laquelle "les étoiles dessinaient, en grands jambages tremblés, les lettres géantes de l'alphabet des sorcières".

samedi 13 juin 2009

La fin du swap bleu orangé

Ma PAL vient brusquement de s'enrichir de cinq nouveaux titres : Battle Royale pour la lettre T de mon challenge ABC que je n'ai pas trouvé en bibliothèque et que j'ai acheté, Patriot Act grâce à Babélio et enfin, last but not least, trois livres offerts par ma swappeuse : le Bleu presque transparent du challenge ABC également, Le bizarre incident du chien pendant la nuit du défi Blog-ô-trésors et une surprise totale Le cinquième hiver du magnétiseur du suédois Per Olov Enquist. Je crains qu'Qumran d'Eliette Abécassis doive attendre encore un peu.

Pour en revenir à ma seconde participation à un swap, dont je crains qu'elle soit la dernière, Anne a mis la barre tellement haut qu'en comparaison, la prochaine fois, j'aurai encore plus peur de decevoir.

J'ai donc été démesurément gâtée avec les trois romans déjà cités, une bonbonnière de grisettes de Montpellier (anisées) pour déguster en savourant mes lectures -ou l'inverse- et puis des créa : une pochette en tissu doublée de poissons bleus et fermée par un petit poisson orange, une carte fait main sur le même thème, un marque page orange et bleu, avec une subtilité que je n'ai comprise qu'avec retard, car elle l'a décorée d'une bouteille bleue, comme la vraie qu'elle a trouvée pour rejoindre toutes celles de ma cuisine, et enfin une boîte customisée avec un motif rhinocéros comme je les collectionne. J'adore tout.
Des photos très bientôt et merci merci merci à Anne qui a dû étudier pendant des heures les quelques indices dont elle disposait pour trouver des cadeaux si subtilement adaptés à mes goûts et aussi à Akasha l'organisatrice pour avoir su proposer ce thème stimulant.

vendredi 12 juin 2009

Patriot Act

Programme « Masse critique » : l'adhésion à Babelio me vaut de recevoir un roman à lire et à commenter dans le mois. Les éditions First Thriller m'envoient Patriot Act : première enquête de l'inspecteur Elvis Casanova par Kenan Gorgun. Le roman est maintenant présent dans les rayons des libraires et pour faire bonne mesure, je l'offrirai à la bibliothèque afin que d'autres lecteurs en profitent. clin d'oeil : page 321 du roman, il est question de « masse critique ».

Résumé : Le professeur John Victor Saturne, spécialiste de la mémoire, meurt dans un étrange assassinat qu'il a pris soin de mettre en scène. Bien que ne le connaissant pas, le brillant inspecteur Elvis Casanova de la police criminelle de Baltimore hérite de sa maison et de tout son contenu : il y voit un message délivré par le mort et une énigme à résoudre. Cela irrite beaucoup son collègue le lieutenant Anthony Clark chargé de l’enquête.Vingt ans auparavant, les travaux du professeur furent encensés par la profession et la critique scientifique, avant que tous ne se détournent de lui. Le Pentagone l'avait alors contacté pour qu'il poursuive secrètement ses recherches. Seth et Richard, ses deux principaux ex-assistants, sont chargés de reconstituer une équipe pour étudier les documents laissés derrière lui, qui se révèlent parsemés d'erreurs. Victime d'un attentat qui le laisse pour mort, l’inspecteur en profite pour mener son enquête en toute liberté. Depuis l’accident et son séjour chez un ermite qui l'a recueilli, il a des visions qui le lancent sur une piste. Il découvre alors que les indices le mènent à une réserve indienne où l'attend Juan Rento Tchivo, l'assistant préféré de Saturne, disparu de la circulation et recherché avec force moyens par les fédéraux.

Eléments de cadrage : « Unir et renforcer l’Amérique en fournissant les outils nécessaires à l’interception et à l’obstruction du terrorisme » : le 25 octobre 2001, le Congrès et le Sénat américains approuvent à une écrasante majorité un corpus de lois connues sous l’acronyme USA PATRIOT Act. Adopté sous le coup de l’émotion au lendemain des attentats terroristes du 11 septembre, il donne aux agences fédérales des pouvoirs extraordinaires pour perquisitionner des propriétés privées, saisir des documents confidentiels et mettre sous écoute des lignes téléphoniques.
L'auteur prétend dénoncer l'absence de scrupules de l'appareil d'état américain quand il s'agit de sécurité nationale et surtout de suprématie mondiale.
Pire que Big Brother de George Orwell, « l'Anneau de Saturne » ainsi nommé par son inventeur, porte sur l'association -à l'échelle de l'humanité- de mini capteurs ou smartdust (poussière intelligente) insérés sous la peau et capables de transmettre par ondes électromagnétiques toute pensée humaine à un centre de traitement et de restitution de l'information sous forme d’hologramme planétaire.
Quand il est informé de l'usage que le Pentagone, qui mène des recherches parallèles pour se prémunir de l'effet des capteurs, entend faire de ses résultats, le professeur préfère saboter son projet et organiser sa disparition. En léguant ses biens à l'inspecteur, il lui transmet la charge de déjouer les mauvaises intentions qui entourent désormais le projet.

Les personnages :
Qui est le véritable héros de ce roman : le professeur Saturne ou l'inspecteur Casanova ? Mort dès les premières pages, le professeur reste présent en filigranes et manipule tout son monde avec brio. Pourtant, la vie de recherches à laquelle il a consacré temps et énergie est un fiasco et, comme par une ironie du sort qui s'acharne contre lui, l'auteur le fait souffrir d'un Altzheimer, maladie dégénérative du cerveau qui s'attaque en priorité au siège de la mémoire. Toutefois, la pitié ressentie pour lui s'amenuise quand l’auteur livre la clef du terrible secret qui a fondé ses recherches et dont il a dissimulé la preuve dans la toile Eyes Heat de Pollock.
Le personnage de l'inspecteur Casanova, présenté comme un beau gosse rebelle et flambeur, un peu superficiel, se révèle d'une plus grande profondeur au fil des pages. Il faut bien cela si l'auteur prétend donner une suite à cette première enquête. Il est pourtant entouré de beaucoup trop d’histoires concomitantes, qui fourniraient un bon sujet à un autre roman mais n'apportent rien à celui-ci et le rendent touffu : Archangela Rodriguez, la castriste infiltrée, Marcus Saint-Georges, le gentil flic sorti de Black Point, Calimerito, le monumental doux dingue patron de la lutte contre les narcotrafiquants… pour ne citer qu'eux. La structure du récit s'en trouve hachée par trop de points de vue différents.

En bref : 200 pages pour installer l'intrigue avant que le roman ne trouve son rythme, 200 de plus avant qu'il ne devienne réellement intéressant dans le livre trois : c'est long. Par ailleurs, le style, avec ses effets intempestifs, trop sporadiques pour créer un genre ou ses jeux de mots stériles, qui tels des private jokes tombent à plat ou comme un cheveu dans la soupe, ne m'a pas convaincue.