Quand Lara, vingt-sept ans, rencontre sa grand-tante décédée à l'âge vénérable de cent cinq ans, elles se trouvent au crématorium. Comme Lara est la seule à la voir et à l'entendre, Sadie exige d'elle qu'elle interrompe la cérémonie et se mette à la recherche d'un fabuleux sautoir de perles auquel elle est très attachée sentimentalement. L'envahissante aïeule qui a retrouvé les sensations de ses vingt ans, refuse de s'en aller vers son " repos éternel " avant de récupérer le bijou. De fil en aiguille, Sadie qui a vécu sa jeunesse trépidante au cours des années folles se met à régenter la vie de Lara qu'elle entraîne péremptoirement dans des situations qui lui échappent.
Le rythme est endiablé et les quiproquos loufoques se succèdent de telle façon que la lecture de ce roman s'enchaîne sans s'en rendre compte. Les incongruités nombreuses sont bien vite pardonnées car bien qu'elles m'aient toutes les deux agacée, tant Lara - femme entrepreneur lâchée dans la même journée par son associée et son fiancé - que Sadie - jeune femme affranchie, égérie secrète d'un peintre dont elle ignore qu'il est devenu célèbre - sont attendrissantes avec leurs fêlures de femmes fortes.
Je reproche à ce roman les habituels défauts de Sophie Kinsella, le côté nunuche : tête vide, désemparée et trop prévisible de ses héroïnes, mais j'ai apprécié la description des toilettes inattendues de la frivole Sadie et surtout les séances de conseils d'habillage et de fouille parmi les cintres des fripiers vintage. Elle m'a fait bien rêver la couleur irisée des perles de ce fabuleux collier aux libellules, j'aurais presque pu dessiner le tableau où il représente le seul et unique vêtement du modèle.
Lu le 8 juillet 2015
Depuis que le grand patron a annoncé sa visite, l'agence londonienne est en émoi. Emma, une modeste employée au service marketing, ignore qu'elle a déjà fait sa connaissance dans l'avion qui la ramenait de Glasgow, après une mission qui a viré au désastre. Au cours d'un vol très secoué où elle a cru sa dernière heure venue, elle n'a rien trouvé de mieux que de révéler tous ses petits secrets, y compris les moins avouables, à son voisin de siège, un parfait inconnu qu'elle pensait ne jamais revoir...
Jack Harper est le co-inventeur de la boisson énergisante Panther Cola et du slogan Donne-toi à fond ! Après être resté en retrait des affaires pendant trois années, suite à la mort accidentelle de son associé, il décide de lancer un nouveau produit. Emma ne sait plus à quel saint se vouer, mais ce n'est pas grave parce que Jack semble sous le charme de la gaffeuse demoiselle ! Exit Connor, le beau parti avec lequel, de l'avis de ses collègues et copines, elle forme le couple parfait et qui, prélude assuré à une demande en mariage, vient de lui proposer d'emménager avec lui.
Lu le 12 août 2011
Lexi Smart a la mémoire qui flanche
(A)Lexi(a) Smart a perdu la mémoire à la suite d'un accident de voiture. Ses plus anciens souvenirs remontent à la veillée de l'enterrement de son père, mais elle a oublié la totalité de ses trois dernières années : sa prodigieuse progression de carrière, sa fulgurante ascension sociale, son fabuleux mariage... et même l'homme qui se prétend son amant. En réapprenant à connaître ceux qui l'entourent, mère, petite soeur, mari et amies, elle s'aperçoit qu'en dépit des apparences, certains points semblent clocher dans sa merveilleuse existence.
Les romans de Sophie Kinsella ou de ses consoeurs me font un peu l'effet du chocolat, je me dis après coup que je devrais renoncer à ce plaisir facile, illusoire et très passager, mais pourtant je replonge à chaque fois tête baissée.
Lu le 11 septembre 2010
Un week end entre amis
Sophie Kinsella est un alias de Madeleine Whickham, dont le premier roman, Un week end entre amis est de la même veine caustique que la série des Becky, L'accro du shopping.
D'anciens voisins perdus de vue se retrouvent le temps d'un week end à la campagne. Les bourgeois qu'ils sont devenus dressent, non sans une pointe d'acrimonie, le bilan comparatif de la réussite et de l'accomplissement des rêves de jeunesse des uns et des autres. Le dimanche tend au réglement de comptes sans indulgence, d'où émergent les trahisons et les frustrations accumulées.
Lu le 19 octobre 2009
Retours sur L'accro du shopping
La demoiselle déraisonnable et follement dépensière imaginée par Sophie Kinsella récidive dans de rocambolesques aventures : alors que le roman débute par le mariage de sa meilleure amie, on patiente jusqu'au dernier chapitre pour savoir si le beau Luke réussira à lui glisser la bague au doigt. Bien que tout soit dans le titre, le suspense reste insoutenable jusqu'au bout.
Lu le 11 septembre 2009
L'accro du shopping attend un bébé
Si l'inspiration retrouve les attendus qui ont fait son succès, l'héroïne ne bénéficie plus de l'attrait de la nouveauté et de désopilante (peut-être) elle devient carrément horripilante : c'est à se demander comment ce "pauvre" Luke (jeune, beau, riche et intelligent, il faut le rappeler) fait pour la supporter encore ! On serait presque d'accord avec cette garce de Cruella de Venetia.
L'accro du shopping à Manhattan














Carl est le guitariste qui accompagne Fern tous les soirs dans le pub où leur duo se produit, mais aussi le confident des mauvais jours qui l'a poussée à s'inscrire aux sélections de Fame Game, une émission télévisée qui recherche de nouveaux talents de la chanson et n'a retenu qu'elle. David Evan, un ténor d'opéra charismatique mais hypocondriaque, ignore le second boulot de sa nouvelle assistante et l'entraîne, émerveillée, dans son sillage de star talentueuse à la renommée internationale et à la vie dénuée d'embûche.