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mercredi 12 août 2015

Sophie Kinsella (3)

Très chère Sadie
Quand Lara, vingt-sept ans, rencontre sa grand-tante décédée à l'âge vénérable de cent cinq ans, elles se trouvent au crématorium. Comme Lara est la seule à la voir et à l'entendre, Sadie exige d'elle qu'elle interrompe la cérémonie et se mette à la recherche d'un fabuleux sautoir de perles auquel elle est très attachée sentimentalement. L'envahissante aïeule qui a retrouvé les sensations de ses vingt ans, refuse de s'en aller vers son " repos éternel " avant de récupérer le bijou. De fil en aiguille, Sadie qui a vécu sa jeunesse trépidante au cours des années folles se met à régenter la vie de Lara qu'elle entraîne péremptoirement dans des situations qui lui échappent.
Le rythme est endiablé et les quiproquos loufoques se succèdent de telle façon que la lecture de ce roman s'enchaîne sans s'en rendre compte. Les incongruités nombreuses sont bien vite pardonnées car bien qu'elles m'aient toutes les deux agacée, tant Lara - femme entrepreneur lâchée dans la même journée par son associée et son fiancé - que Sadie - jeune femme affranchie, égérie secrète d'un peintre dont elle ignore qu'il est devenu célèbre - sont attendrissantes avec leurs fêlures de femmes fortes.
Je reproche à ce roman les habituels défauts de Sophie Kinsella, le côté nunuche : tête vide, désemparée et trop prévisible de ses héroïnes, mais j'ai apprécié la description des toilettes inattendues de la frivole Sadie et surtout les séances de conseils d'habillage et de fouille parmi les cintres des fripiers vintage. Elle m'a fait bien rêver la couleur irisée des perles de ce fabuleux collier aux libellules, j'aurais presque pu dessiner le tableau où il représente le seul et unique vêtement du modèle.
Lu le 8 juillet 2015

Les petites secrets d'Emma
Depuis que le grand patron a annoncé sa visite, l'agence londonienne est en émoi. Emma, une modeste employée au service marketing, ignore qu'elle a déjà fait sa connaissance dans l'avion qui la ramenait de Glasgow, après une mission qui a viré au désastre. Au cours d'un vol très secoué où elle a cru sa dernière heure venue, elle n'a rien trouvé de mieux que de révéler tous ses petits secrets, y compris les moins avouables, à son voisin de siège, un parfait inconnu qu'elle pensait ne jamais revoir...
Jack Harper est le co-inventeur de la boisson énergisante Panther Cola et du slogan Donne-toi à fond ! Après être resté en retrait des affaires pendant trois années, suite à la mort accidentelle de son associé, il décide de lancer un nouveau produit. Emma ne sait plus à quel saint se vouer, mais ce n'est pas grave parce que Jack semble sous le charme de la  gaffeuse demoiselle ! Exit Connor, le beau parti avec lequel, de l'avis de ses collègues et copines, elle forme le couple parfait et qui, prélude assuré à une demande en mariage, vient de lui proposer d'emménager avec lui.
Une midinette au coeur d'artichaut s'éprend d'un milliardaire qui, las des habituelles mannequins et femmes d'affaires qui l'entourent, tombe sous le charme de cette " Mademoiselle tout le monde " : du pur Sophie Kinsella qui revisite, sans aucune surprise, ni de style, ni de fond, le thème rebattu du prince et de la bergère.
Lu le 12 août 2011

Lexi Smart a la mémoire qui flanche
(A)Lexi(a) Smart a perdu la mémoire à la suite d'un accident de voiture. Ses plus anciens souvenirs remontent à la veillée de l'enterrement de son père, mais elle a oublié la totalité de ses trois dernières années : sa prodigieuse progression de carrière, sa fulgurante ascension sociale, son fabuleux mariage... et même l'homme qui se prétend son amant. En réapprenant à connaître ceux qui l'entourent, mère, petite soeur,  mari et amies, elle s'aperçoit qu'en dépit des apparences, certains points semblent clocher dans sa merveilleuse existence.
Les romans de Sophie Kinsella ou de ses consoeurs me font un peu l'effet du chocolat, je me dis après coup que je devrais renoncer à ce plaisir facile, illusoire et très passager, mais pourtant je replonge à chaque fois tête baissée.
Lu le 11 septembre 2010

Un week end entre amis
Sophie Kinsella est un alias de Madeleine Whickham, dont le premier roman, Un week end entre amis est de la même veine caustique que la série des Becky, L'accro du shopping.
D'anciens voisins perdus de vue se retrouvent le temps d'un week end à la campagne. Les bourgeois qu'ils sont devenus dressent, non sans une pointe d'acrimonie, le bilan comparatif de la réussite et de l'accomplissement des rêves de jeunesse des uns et des autres. Le dimanche tend au réglement de comptes sans indulgence, d'où émergent les trahisons et les frustrations accumulées.
Lu le 19 octobre 2009  

Retours sur L'accro du shopping 


L'accro du shopping dit oui
La demoiselle déraisonnable et follement dépensière imaginée par Sophie Kinsella récidive dans de rocambolesques aventures : alors que le roman débute par le mariage de sa meilleure amie, on patiente jusqu'au dernier chapitre pour savoir si le beau Luke réussira à lui glisser la bague au doigt. Bien que tout soit dans le titre, le suspense reste insoutenable jusqu'au bout.
C'est de la même eau que Sex and the City, la chronique new-yorkaise de Carrie Bradshaw. Tout ce beau monde de Big Apple baigne dans le luxe et l'argent facile. Pas de mauvaise surprise, on sait à quoi s'attendre avec ces romans : les anglo-saxons disent "chick lit". Divertissant sans plus.
Lu le 11 septembre 2009

L'accro du shopping attend un bébé
Après un rebondissement inattendu, où elle se découvre une demi-soeur (par son père, voir L'accro du shopping a une soeur), Becky se retrouve enceinte au retour de son voyage de noces. Elle se jette avec frénésie dans une sphère d'achats qu'elle ignorait : la puériculture et se trouve face à un nouveau dilemne : accouchement traditionnel ou holistique ?
Si l'inspiration retrouve les attendus qui ont fait son succès, l'héroïne ne bénéficie plus de l'attrait de la nouveauté et de désopilante (peut-être) elle devient carrément horripilante : c'est à se demander comment ce "pauvre" Luke (jeune, beau, riche et intelligent, il faut le rappeler) fait pour la supporter encore ! On serait presque d'accord avec cette garce de Cruella de Venetia.

L'accro du shopping à Manhattan
Pétrie de bonnes intentions et inscrite à une visite guidée de Manhattan, Becky se retrouve sur la mythique 5ème avenue et réagit au quart de tour à l'appel de ses sens affolés. Elle plante là son groupe, ses bonnes résolutions et les promesses faites à son banquier ainsi qu'à sa colocataire et néanmoins amie Suze, pour se lancer dans une course effrénée aux soldes de grandes marques, bonnes affaires et braderies minute dont elle découvre l'existence au milieu des fashion victims new yorkaises. Prise en flagrant délit de shopping exagéré par un tabloïd, elle doit faire face à une campagne de dénigrement qui vise à travers elle à déstabiliser Luke au cours de l'implantation de son entreprise aux Etas-Unis. De retour à Londres, elle met par hasard le doigt sur le complot organisé par l'assistante de Luke, Alicia dite la garce aux longues jambes.

jeudi 6 août 2015

challenge des nombres 2015

Cinq filles, trois cadavres mais plus de volant

Inconditionnelle d'Andrea Japp pour la partie thrillers contemporains, j'ai tenté de faire le tour de sa bibliographie. Il me reste encore certains pans à explorer : ses romans médiévaux et une série de titres plus légers que Le ventre des lucioles ou Entretiens avec une tueuse.
Cinq filles, trois cadavres mais plus de volant raconte l'histoire de cinq copines dont le point commun, outre une solide amitié, est qu'elles n'ont pas froid aux yeux même quand un cadavre vient s'asseoir dans la Mini de l'une d'elles, menotté au volant. Leur réaction conjointe, déroutante, n'est pas celle à laquelle pourraient s'attendre les services secrets et les espions qui gravitent autour de l'appartement de Charlotte. Ensuite les cadavres semblent se multiplier autour d'elles.
Hélène, Nathalie, Juliette, Emma, Charlotte : actives ou mère au foyer, mariée ou célibataires, cinq portraits de filles contemporaines, parisiennes quadragénaires unies pour la vie, partageant à égalité leur réussite et leurs déboires, sentimentaux et/ou professionnels. Divertissant mais moins prenant que la série des Gloria Parker Simons par exemple. 

Lu le 6 août 2015

Barbarie 2.0

Le dernier roman d'Andrea Japp renoue avec les sujets contemporains. Avec une vision sociétale à faire froid dans le dos, elle y livre une lecture inexorable de l'évolution des faits divers. Dans un souci d'étayage de ses sources parfois fastidieux, elle renvoie en notes de bas de page vers toutes les publications qui ont servi à l'élaboration de son diagnostic relatif à l'augmentation de la violence individuelle et collective à travers les actualités récentes.
Un groupuscule craignant une explosion incontrôlable des meurtres sanglants organise en secret la lutte face à l'avènement de la barbarie dans le but de préserver un échantillon sélectionné et enrichi de l'humanité. De leur côté, les milieux économiques se préparent à engranger les profits d'une situation certes inconfortable pour les futures victimes mais dont ils seront à l'abri dans des ghettos ultra sécurisés. Une même analyse, des moyens équivalents, mais des perspectives diamétralement opposées. Entre les deux camps, Yann, un jeune analyste chargé par son supérieur des services secrets d'enquêter sur les activités d'un professeur radié de l'ordre des médecins pour activité illégale, cherche sa vérité au risque de se faire broyer.

Lu le 24 décembre 2015

samedi 30 novembre 2013

Amore 14

Federico Moccia est scénariste pour le cinéma. Sa carrière littéraire a démarré en trombe avec un premier titre sur le thème des amours adolescentes 3 mètres au dessus du ciel, qui a fait beaucoup de bruit. Dans la même veine, Amore 14 raconte une année de la vie d'une jeune romaine de 13 ans 1/2 et a été adapté au cinéma en 2009.


Caro (Carolina) est dans sa dernière année de collège. Elle vit à Rome avec ses parents, un père un peu aigri et une mère effacée mais attentive, un frère en pleine rébellion qu'elle idolâtre (Giovanni dit Rusty James) et une soeur qui se désintéresse de la vie de famille Ale (Alessandra).
Elle a des bons copains Filo et Gibbo et deux meilleures amies : Alis (Alice) fille de divorcés, pleine aux as, belle et snob et Clod (Claudia) de famille plus modeste et qui gère comme elle peut un embonpoint lié au fait qu'elle ne sait pas résister pas à la nourriture.

A l'âge des premiers troubles, premiers baisers, premières tentatives de séduction, mais aussi des amitiés inébranlables, des engagements "pour la vie" et de la compétition entre initiées " expérimentées " et profanes, Caro attend impatiemment ses 14 ans comme l'horizon où il va enfin lui arriver quelque chose d'inoubliable.
Cette attente se cristallise autour de la personne de Massi (Massimiliano) qu'elle a croisé au rayon disques d'un magasin. Il lui laisse son numéro de portable mais elle se fait voler son téléphone et ne peut le recontacter en dépit de ses recherches poussées. Espérant le croiser de nouveau par hasard, elle n'en continue pas moins de sortir et de faire d'autres rencontres (voire plus si affinités). Mais dans sa tête, Massi garde la première place. La vie et les mois passent.

Ce n'est pas vraiment un journal intime même si cela en a la forme, mais plutôt un récapitulatif mensuel qui débute par la fin (un drame se prépare) puis reprend les choses depuis le début, le jour de la rentrée des classes. Dans un style spontané, parfois candide ou touchant de naïveté, donc réaliste et crédible (la plupart du temps), Caro confie ses états d’âme, ses craintes et ses joies, ses expériences amoureuses et les petits drames de la vie, ses sentiments par rapport à ses camarades ou sa famille. Bref, toutes les préoccupations d’une jeune fille de 13 ans, dont la vie tourne autour d’elle-même et de ses amis.

Le style est fluide et dynamique, très dialogué ; il y a de l’humour, de l'énergie à revendre, de l'allégresse, de la tristesse aussi ; c’est vers son journal qu’elle se tourne naturellement pour faire part des drames qui le touchent : la mort de son grand-père, le départ de son frère après une violente scène avec leur père.
J'ai aimé le découpage des parties du roman : en début de chaque mois, le résumé de ce qui s'est passé et les chansons, état d'humeur, etc. intercalés de chapitres où ses proches se présentent et livrent leurs pensées ou leurs sentiments sur les autres membres de la famille. Cela donne une impression de grande solidarité, même si Giovanni rue dans les brancards pour suivre la voie qu'il s'est choisie. Les personnages sont attachants et le couple des grands parents maternels est formidable. L'identification marche à plein régime, même si ce n'est pas exactement le souvenir de notre réalité vécue.

Quatorze ans, l’âge des révoltes et des coups de cœur, mais aussi l’âge où l’on veut croire que les rêves deviennent réalité… Ce livre étant susceptible d'intéresser les demoiselles, j'en ai partagé la lecture avec miss XL pour avoir son point de vue.
 Il compte pour le challenge numérique.
challenge tour du monde : Italie

vendredi 12 octobre 2012

Shoe addicts

J'ai beaucoup apprécié les quatre héroïnes de Beth Harbison : je dois dire que je ne suis pas loin de partager les affres de leur passion farfelue : pour monter au septième ciel, il leur suffit de s'offrir la paire de chaussures qui les tentent, quitte à en faire exploser leur compte en banque. Mais ces acheteuses compulsives qui aiment les chaussures de luxe au-delà de toute raison , sont vite en manque. Quand l'une d'elles a l'idée de la solution miracle, un club d'échanges pour «Shoe Addicts» de pointure identique, leur point commun les rapproche irrésistiblement. C'est presque naturellement qu'elles deviennent amies et partagent tous leurs secrets. La réponse à leurs ennuis pourrait même venir de leur ruineuse addiction.
Lu le 10 mars 2009

Après s'être laissées aller avec inconséquence à une soirée de folie à Las Vegas, trois amies se retrouvent confrontées au besoin urgent de réunir rapidement une grosse somme d'argent sous peine de conséquences potentiellement catastrophiques pour leur ménage. L'impunité a un prix : conseillées par Sandra, la folle de chaussures, elles deviennent opératrices de téléphone rose. Facile de s'y adonner pendant que les enfants sont à l’école, le reste n'est qu'une question d'organisation sans faille !
Lu le 12 octobre 2012

dimanche 5 juin 2011

Mama cool

Persuadée que " La mère parfaite n'existe pas ! " Marie-Julie Gagnon  a décidé pour sa part d'être une " Mama cool ", envers et contre l'avis des multiples censeurs et donneurs de conseils.
Dans ce livre issu de ses chroniques en ligne, elle partage avec un sourire complice, les péripéties de son quotidien depuis la naissance de sa fille. Les courts chapitres racontent l'alternance des tracas d'organisation, quand il faut apprendre à jongler avec l'emploi du temps d'une mère de famille et le télétravail et de l'émotion intense des " premières fois " avec Petit Trésor.
sympathique à petites doses

vendredi 20 mai 2011

Ma vie privée sur Internet

Carole Matthews a un créneau dans les histoires de filles détestables pour le commun des mortelles ! Elles ont un corps de rêve et n'ont généralement qu'un petit pois dans la tête, ce qui ne les empêche en rien d'arriver à leurs fins avec un type sublime (voire plusieurs quand l'auteur est en grande forme) : beau, riche, intelligent, sensible, gentil, en un mot craquant, alors que toutes les autres, les obscures, les sans grâce, triment pour un plus piètre résultat.
Même Cara est de mon avis après qu'Adam, le collègue qu'elle tente secrètement de séduire, à grand renfort de séances d'envoûtement et de filtres d'amour, s'est entiché sans le savoir de sa meilleure amie, alors en pleine déroute. A la suite de la trahison de son petit ami qui a mis en ligne des photos d'elle en tenue légère, Emily a perdu, dans la foulée, ses illusions, sa crédibilité, son travail, sa maison et son argent. Il ne lui reste que le soutien et l'hospitalité de Cara, laquelle ne lui révèle pas qu'elle connaît pertinemment l'identité du bel inconnu qui lui a tapé dans l'oeil et pourrait bien lui permettre de remonter la pente...
Aussi : Happy end à Hollywood et En finale de Fame Game.

mercredi 13 avril 2011

La vie secrète d'une mère indigne

Ce premier roman de Fiona Neill se classe sans conteste dans la catégorie Chick-litt, mais il en émerge également de manière imperceptible, ce qui m'a poussée à m'interroger... pour découvrir ce qui différencie la " mère indigne " des héroïnes de Sophie Kinsella et ses consoeurs et en fait un roman actuel plus proche, dans l'esprit, de Nicole de Buron que des anglo-saxonnes : Lucy Sweeney, trentenaire londonienne mariée à Tom et heureuse en ménage, n'est aucunement obnubilée par elle-même mais au contraire très préoccupée de sa progéniture, trois garçons de 9, 5 et 3 ans.
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Désorganisée et laxiste, piètre femme au foyer, Lucy est souvent débordée et supporte les manies d'un mari-super-ordonné et d'une belle-mère-itou. Pleine d'énergie et de bonne volonté, elle avance pourtant vaille que vaille dans le chaos qu'elle auto-génère sur son chemin. Elle envie Mère-parfaite n°1, s'oppose à Mère-efficace, la déléguée des parents et lorgne plus que de raison sur Père-au-foyer-sexy. Elle forme avec ses deux copines, célibataire ou fraîchement divorcée, un trio de choc, soudé et complice qui partage émois et confidences, succès et déconvenues. Sur un mode drôle et frais, c'est un roman qui sonne vrai, sait aller au-delà des apparences et remet les tracasseries quotidiennes à leur juste place. 400 pages à lire presque sans s'en apercevoir, parfait pour les heures creuses du RAT !

samedi 8 janvier 2011

Célébutantes

Par "célébutante", contraction de célébrité et débutante, il faut entendre jeune femme issue d’une famille riche et célèbre dont le style de vie et l’allure suscitent l’intérêt des médias.
Comment se faire un prénom dans la jungle d'Hollywood ? est le fruit d'une collaboration, la mise en commun d'expériences vécues par « deux princesses d’Hollywood, Amanda Goldberg [fille de producteur] et Ruthanna Hopper [fille d'acteur, qui] nous guident dans la folle semaine des Oscars, dont elles connaissent toute la magie et tous les secrets depuis leur enfance. (Vanity Fair) »

Lola Santisi est accablée de deux géniteurs d'exception : un réalisateur sur le point d'être double-oscarisé et une ancienne top model. Elle souffre de nullitude, sentiment fréquent chez les enfants de "pipole" ! Fleur bleue, elle est accro aux jeunes premiers qui de leur côté ne pensent qu'à leur carrière. Son frère Christopher essaie de se faire reconnaître comme réalisateur, ses amies Cricket, comme actrice et Kate comme agent et J. Tennant, son meilleur ami gay, comme styliste des stars. Justement, Julian lui demande d'utiliser son carnet d'adresses pour les convaincre de porter ses créations sur le tapis rouge lors de la soirée de remise des Oscars. Adrienne Hunt, sa concurrente et ennemie jurée, engagée par Prada pour la même mission, fait tout pour lui couper l'herbe sous les stylettos...
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En général, les romans du genre se passent à New York, mais ici, il s'agit d'une variante avec Los Angeles, plus précisément Hollywood. La vie des jeunes femmes riches : instituts, boutiques, réceptions, etc. n'y est pas plus facile qu'ailleurs... au contraire : elles ajoutent au problème de l'oisiveté celui de la notoriété. Pour le reste, ce n'est ni mieux écrit, ni plus divertissant, mais cela sonne juste et possède même un certain accent de vérité ; la plupart des noms cités appartiennent vraiment à des personnalités qui ont leur place dans le monde à grand spectacle.
Là où règnent en maîtres absolus, caprices, lubies et privilèges exhorbitants, engouements réversibles d'un jour, concurrence impitoyable et inimitiés farouches, le nom de Lola ne la suffit pas à la protéger de l'inconstance et de la méchanceté des stars, qui prennent les subalternes pour des paillassons et où chacun finit par trouver son inférieur avec lequel il se permet d'être odieux à la mesure de ce qu'il subit.

lundi 13 décembre 2010

Brune, blonde ou rousse

Toutes les rousses ne sont pas des sorcières
Valérie Bonnier suggère que les rousses rêvent "sexe, mode et célébrité". Clarisse est dotée d'une chevelure flamboyante ; jeune et belle, sensuelle, sexy et passionnée, la jeune femme possède en outre un humour ravageur et d'un aplomb apparent à toute épreuve. Faisant preuve d'un goût immodéré pour la mode, elle se met en tête de devenir la styliste de ses rêves et montre alors une ambition capable de forcer le destin et de vaincre tous les obstacles. Edouard, le séduisant patron sexagénaire d'un petite entreprise de confection textile dont elle va bouleverser la vie et les méthodes de travail, s'en aperçoit pour son plus grand (malheur) bonheur. La réussite et la liberté sont au bout de l'aventure.

Rousse, blonde, brune, pas si sages… après Clarisse, Valérie Bonnier se propose de poursuivre son étude avec Sidonie et Graziella, des jeunes femmes au caractère bien déterminé qui se découvrent, s'admirent et s'entraident. Trois histoires modernes, drôles et émouvantes qui forment un triptyque.
Lu le 19 mai 2010

Toutes les brunes ne sont pas des tigresses
Graziella, une belle brune aux yeux verts d'origine brésilienne, féline et sensuelle, danse sur les places de Montmartre pour gagner sa vie : elle compense son absence de technique académique par un sens du rythme à fleur de peau. Repérée par un chorégraphe célèbre qui lui propose d'intégrer son école de danse, en vue d'auditionner pour le prochain ballet qu'il est en train de monter, elle doit choisir entre abdiquer une part de sa liberté ou accepter la discipline de fer que requiert une carrière de danseuse. Entre l'insoumission viscérale de la belle tigresse et la volonté de dompteur de Dimitri, le combat dépasse bientôt les aspects strictement professionnels pour s'engager sur le terrain des émotions.
On retrouve le personnage de Clarisse dont j'ai préféré l'histoire et de Sidonie qu'il me reste à découvrir.

vendredi 27 août 2010

Sexe, diamants et plus si affinités - Le diable s'habille en Prada

Trois amies que tout oppose se lancent un défi : pendant une année, Emmy, la monogame convaincue, délaissée de fraîche date par son ami volage, va essayer d'aller à l'encontre de son caractère pour s'amuser sans arrière pensée et séduire autant d'hommes qu'il existe de continents, Adriana, la belle et sensuelle brésilienne en quête perpétuelle d'aventures, va tenter de s'en tenir à un seul homme et si possible en faire son futur mari, bague de plusieurs carats à l'appui et Leigh enfin, la récente fiancée dont toutes les femmes envient le couple idéal, espère ressentir dans les bras de l'homme de sa vie plus que le tiède sentiment de confort affectif que lui inspire Russell et va remettre en cause son existence toute tracée.

Lauren Weisberger annonce sans équivoque son trio gagnant : Sexe pour l'une, diamants pour l'autre et plus si affinités pour la dernière... mais les circonstances peuvent s'ingénier à ménager des surprises là où elles sont les moins attendues.
Le pire dans ce roman est qu'il donne peu l'impression d'être une oeuvre d'invention : l'auteur vient et vit du monde qu'elle décrit. Je dois avouer que le portrait de ces trentenaires new yorkaises privilégiées, belles, riches et frivoles, socialement intégrées et jouissant de professions en vue, me fait plus craindre pour le féminisme que plusieurs générations de machos convaincus.

Lu en 2009
Le diable s'habille en Prada, du même auteur, raconte les débuts et déboires d'une jeune journaliste ingénue dans le monde sans pitié de la mode new yorkais, avant qu'elle ne devienne à son tour plus retorse que sa rédactrice en chef.
Je dois avouer pour une fois que j'ai préféré au livre la version cinématographique avec une Meryl Streep totalement crédible dans le rôle de Miranda Priestly, gourou de la mode et parfaite garce par ailleurs.

vendredi 21 mai 2010

En finale de Fame Game

Hollywood, Californie : Sadie a quitté Londres sur un coup de tête pour répondre à l'invitation d'un jeune producteur beau, riche et célèbre. Après sa rencontre avec un adorable acteur, plus jeune, plus beau mais pas encore célèbre et sans le sou, elle ne sait plus lequel choisir.
Cela sans compter le sadisme de l'auteur, Carole Matthews, qui corse le cruel dilemme de Sadie... hésitant entre un homme encore marié qui n'arrive pas à se débarasser d'une épouse envahissante et un supposé homosexuel qui refuse de s'engager.
Quand Sadie est finalement prête à abandonner pour rentrer en Angleterre, les deux hommes lui déclarent leur amour.
Parviendra-t-elle à trouver le bonheur dans la ville des illusions ?

Carl est le guitariste qui accompagne Fern tous les soirs dans le pub où leur duo se produit, mais aussi le confident des mauvais jours qui l'a poussée à s'inscrire aux sélections de Fame Game, une émission télévisée qui recherche de nouveaux talents de la chanson et n'a retenu qu'elle. David Evan, un ténor d'opéra charismatique mais hypocondriaque, ignore le second boulot de sa nouvelle assistante et l'entraîne, émerveillée, dans son sillage de star talentueuse à la renommée internationale et à la vie dénuée d'embûche.
Carole Matthews est assurément la championne des choix cornéliens. Entre l'amour platonique de son meilleur ami et la cour fascinante de son prestigieux patron, Fern hésite, tergiverse, se décide, puis se repent...

C'est de la pure Chick Litt mais je crois bien que j'ai un gros coup de coeur pour cette collection grâce aux illustrations de couverture de Margaux Motin.
Lus le 21/05/2010

vendredi 23 avril 2010

Crimes et cocktails en série

Publiée dans la collection Red Dress Ink, plutôt destinée à un public adulescent, Wendy Roberts mêle comédie et mystère dans cette histoire de prémonitions et de pratiques sataniques qui fonctionne à coup de grosses ficelles.
Moderne Fantômette, l'héroïne joue, à ses risques et périls, les redresseurs de tort involontaires. Si elle ne croit pas à ses talents de medium, ils lui valent l'admiration inconditionnelle de son amie Jenny. Ses véritables ennuis commencent le jour où il lui faut se rendre à l'évidence. Suivant ses visions, elle se met à découvrir des cadavres - chat, puis humain - ce qui lui vaut l'attention soupçonneuse de la police, ainsi que celle, professionnelle, de l'avocat le plus sexy du cabinet où elle travaille... avant d'en être mise à l'écart pour cause d'implication dans une enquête criminelle.

vendredi 5 mars 2010

Les petites diablesses

Hazel, lycéenne à Brookhaven, caresse deux rêves inaccessibles : éveiller l'intérêt du nouveau de la classe (Matty) et intégrer le groupe très fermé des LPD (Les petites diablesses). Elle ne croit pas à sa chance lorsque Sylvia, leur leader, l'invite à l'une de ses soirées... mais le bizutage est plutôt sévère.
Nancy Holder a obtenu plusieurs prix pour ses romans, réputés renouveler le genre de la chick litt, mais je ne me fais décidément pas à cette littérature adulescente dans laquelle je me suis de nouveau sentie égarée.
Sans intérêt

dimanche 30 août 2009

Bimbo mais pas trop

Harper Roberts est une brillante avocate de trente cinq ans spécialisée dans les brevets industriels. Elle rêve de rencontrer l'âme soeur mais sa vie sentimentale est un fiasco.
Depuis le départ de Peter, son ami depuis deux ans, elle est persuadée que sa réussite au sein d'un prestigieux cabinet de Manhattan fait fuir les hommes qu'elle rencontre.

Jolie, intelligente et ambitieuse, elle n'est pas détestable en soi, mais tout de même pleine de préjugés.
Poussée par son trio d’amies d’enfance, elle se laisse entraîner dans le plan bimbo qui consiste à se faire passer pour une blonde écervelée sur un site de rencontres par Internet. Elle espère rencontrer enfin l'homme idéal et s'est engagée à rédiger un article pour un magazine féminin à la fin de l'expérience.
Cela ressemble à un énième roman à l’eau de rose pour midinette au coeur d'artichaut, même si pour l'héroine de Kristin Harmel, l'histoire ne se termine pas par l'incontournable happy end de conte de fées... « ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants » !

samedi 14 mars 2009

Histoires de blondes

Pure blonde
Dans ce premier roman, Kathleen Flynn-Hui décrit un monde qu'elle connaît bien ou la version coiffure du best-seller Le Diable s'habille en Prada.
Georgia Watkins arrive à New York en compagnie son ami Patrick, avec des rêves plein leurs poches vides de provinciaux. Faisant son apprentissage et gravissant les échelons de la profession dans le salon so frenchy de Jean-Luc, elle est d'abord l'assistante bafouée de l'odieux Richard. En quelques années, elle devient pourtant une coloriste recherchée par la riche clientèle de l'Upper East Side et elle découvre l'amour de Massimo, l'associé de Jean-Luc. Finalement, trahis par leur patron qui vend son entreprise à un groupe d'investisseurs après leur avoir fait miroiter l'ouverture d'une franchise à Paris, Patrick, Massimo et Georgia font le pari risqué d'ouvrir leur propre salon. Malgré les embûches, le succès est au rendez-vous.
Lu le 6 octobre 2009

Blonde attitude - Débutantes divorcées
Je suis définitivement déçue par les héroïnes de Plum Sykes. De la recherche du meilleur parti potentiel avec la Blonde attitude à celle de l'amant idéal des Débutantes divorcées, elles ont plus de coups de coeur sentimentaux que vestimentaires. En proportion, leur côté superficiel et coeur d'artichaut de midinette attardée m'est bien plus insupportable et moins divertissant que chez les pures accro du shopping. Bon public toutefois, je me suis laissée surprendre, à deux reprises, par la chute.
Lus le 14 mars 2009