
Federico Moccia est scénariste pour le cinéma. Sa carrière littéraire a démarré en trombe avec un premier titre sur le thème des amours adolescentes
3 mètres au dessus du ciel, qui a fait beaucoup de bruit. Dans la même veine,
Amore 14 raconte une année de la vie d'une jeune romaine de 13 ans 1/2 et a été adapté au cinéma en 2009.
Caro (Carolina) est dans sa dernière année de collège. Elle vit à Rome avec ses parents, un père un peu aigri et une mère effacée mais attentive, un frère en pleine rébellion qu'elle idolâtre (Giovanni dit Rusty James) et une soeur qui se désintéresse de la vie de famille Ale (Alessandra).
Elle a des bons copains Filo et Gibbo et deux meilleures amies : Alis (Alice) fille de divorcés, pleine aux as, belle et snob et Clod (Claudia) de famille plus modeste et qui gère comme elle peut un embonpoint lié au fait qu'elle ne sait pas résister pas à la nourriture.
A l'âge des premiers troubles, premiers baisers, premières tentatives de séduction, mais aussi des amitiés inébranlables, des engagements "pour
la vie" et de la compétition entre initiées " expérimentées " et profanes, Caro attend impatiemment ses 14 ans comme l'horizon où il va enfin lui arriver quelque chose d'inoubliable.
Cette attente se cristallise autour de la personne de Massi (Massimiliano) qu'elle a croisé au rayon disques d'un magasin. Il lui laisse son numéro de portable mais elle se fait voler son téléphone et ne peut le recontacter en dépit de ses recherches poussées. Espérant le croiser de nouveau par hasard, elle n'en continue pas moins de sortir et de faire d'autres rencontres (voire plus si affinités). Mais dans sa tête, Massi garde la première place. La vie et les mois passent.
Ce n'est pas vraiment un journal intime même si cela en a la forme, mais plutôt un récapitulatif mensuel qui débute par la fin (un drame se prépare) puis reprend les choses depuis le début, le jour de la rentrée des classes. Dans un style spontané, parfois candide ou touchant de naïveté, donc réaliste et crédible (la plupart du temps), Caro confie ses états d’âme, ses craintes et ses joies, ses expériences amoureuses et les petits drames de la vie, ses sentiments par rapport à ses camarades ou sa famille. Bref,
toutes les préoccupations d’une jeune fille de 13 ans, dont la vie
tourne autour d’elle-même et de ses amis.
Le style est fluide et dynamique, très dialogué ; il y a de l’humour,
de l'énergie à revendre, de l'allégresse, de la tristesse aussi ; c’est vers
son journal qu’elle se tourne naturellement pour faire part des drames qui le touchent : la mort de son grand-père, le départ de son
frère après une violente scène avec leur
père.
J'ai aimé le découpage des parties du roman : en début de chaque mois, le résumé de ce qui s'est passé et les chansons, état d'humeur, etc. intercalés de chapitres où ses proches se présentent et livrent leurs pensées ou leurs sentiments sur les autres membres de la famille. Cela donne une impression de grande solidarité, même si Giovanni rue dans les brancards pour suivre la voie qu'il s'est choisie. Les personnages sont attachants et le couple des grands parents maternels est formidable. L'identification marche à plein régime, même si ce n'est pas exactement le souvenir de notre réalité vécue.
Quatorze ans, l’âge des révoltes et des coups de cœur,
mais aussi l’âge où l’on veut croire que les rêves deviennent réalité… Ce livre étant susceptible d'intéresser les demoiselles, j'en ai partagé la lecture avec miss XL pour avoir son point de vue.
Il compte pour le challenge numérique.
challenge tour du monde : Italie