Née en Inde, Isis est une intouchable abusée à l'âge de dix ans par des inconnus et laissée pour morte au bord du Gange. Sa douleur muette croise celle de Susan Mac Coy qui vient de perdre son fiancé atteint de fièvre jaune. Recueillie et élevée aux Etats-Unis, elle est devenue une jeune femme accomplie à la beauté envoûtante. En épousant Horace Coltrane, l'homme de confiance du domaine administré par Susan, elle semble pouvoir enfin goûter au bonheur de vivre au milieu des roses.
Anne Bragance tisse sa toile à coups de petits paragraphes sans lien apparent : le fil rouge entre les différents personnages est une fleur, symbole du destin inéluctable qui va les amener à se rejoindre : une rose magnifique originaire de Valle del Mazaro, ramenée aux Etats-Unis par Susan Mc Coy, qui en lança la culture à grande échelle ; une rose d'une velours profond, cultivée avec amour par Horace et Isis Coltrane dans la merveilleuse Eden Valley ; une rose fatale qui permet à Isis, ivre de vengeance après la mort accidentelle d'Horace, de s'arroger le droit de vie ou de mort sur les personnes qu'elle fait enlever, séquestrer, puis exécuter s'ils se révèlent insensibles à la beauté.
vendredi 30 avril 2010
lundi 26 avril 2010
Et toi, tu vis toute seule ?
Anne de Bartillat est une sorte de Nicole de Buron qui aurait failli à s'entourer d'une famille nombreuse mais heureuse en dépit de fréquentes embrouilles affectives. L'auteure élève seule ses deux filles dont le père, le géniteur plus exactement, a préféré la fuite à la charge de parent.
Faisant face avec bonne humeur aux petites lassitudes et aux grandes joies quotidiennes d'une "cheffe" de famille monoparentale, elle brosse avec humour, en de courts chapitres, les activités à plein temps d'une wonderwoman ordinaire. Optimiste mais partagée, elle occupe sa vie de femme active, de mère et de femme (parfois) à jongler avec le temps et les aléas familiaux et professionnels.
vendredi 23 avril 2010
Crimes et cocktails en série
Publiée dans la collection Red Dress Ink, plutôt destinée à un public adulescent, Wendy Roberts mêle comédie et mystère dans cette histoire de prémonitions et de pratiques sataniques qui fonctionne à coup de grosses ficelles.
Moderne Fantômette, l'héroïne joue, à ses risques et périls, les redresseurs de tort involontaires. Si elle ne croit pas à ses talents de medium, ils lui valent l'admiration inconditionnelle de son amie Jenny. Ses véritables ennuis commencent le jour où il lui faut se rendre à l'évidence. Suivant ses visions, elle se met à découvrir des cadavres - chat, puis humain - ce qui lui vaut l'attention soupçonneuse de la police, ainsi que celle, professionnelle, de l'avocat le plus sexy du cabinet où elle travaille... avant d'en être mise à l'écart pour cause d'implication dans une enquête criminelle.
Moderne Fantômette, l'héroïne joue, à ses risques et périls, les redresseurs de tort involontaires. Si elle ne croit pas à ses talents de medium, ils lui valent l'admiration inconditionnelle de son amie Jenny. Ses véritables ennuis commencent le jour où il lui faut se rendre à l'évidence. Suivant ses visions, elle se met à découvrir des cadavres - chat, puis humain - ce qui lui vaut l'attention soupçonneuse de la police, ainsi que celle, professionnelle, de l'avocat le plus sexy du cabinet où elle travaille... avant d'en être mise à l'écart pour cause d'implication dans une enquête criminelle.
jeudi 22 avril 2010
Niccolò Ammaniti
Je n'ai pas peur
Et je t'emmène
Ce sont les mots du titre, mais aussi les derniers du livre, ceux que le narrateur écrit de prison à sa seule amie. Cette histoire croise le parcours de deux anti-héros dont on comprend mal ce qu'ils vont partager. Pietro Moroni est un élève de 12 ans qui apprend, au début du roman, qu'il est le seul de tout le collège à redoubler : il est sanctionné pour avoir commis, sous la contrainte d'une bande de voyous locaux, effraction et dégradations. A 44 ans, Graziano Biglia est un séducteur de boîte de nuit qui vient de se fiancer à une jeune gogo danseuse et envisage de la présenter à sa mère. Ischiano Scalo est leur village natal, le long de la voie Aurelia qui relie Rome à Vintimille...
Et je t'emmène
Ce sont les mots du titre, mais aussi les derniers du livre, ceux que le narrateur écrit de prison à sa seule amie. Cette histoire croise le parcours de deux anti-héros dont on comprend mal ce qu'ils vont partager. Pietro Moroni est un élève de 12 ans qui apprend, au début du roman, qu'il est le seul de tout le collège à redoubler : il est sanctionné pour avoir commis, sous la contrainte d'une bande de voyous locaux, effraction et dégradations. A 44 ans, Graziano Biglia est un séducteur de boîte de nuit qui vient de se fiancer à une jeune gogo danseuse et envisage de la présenter à sa mère. Ischiano Scalo est leur village natal, le long de la voie Aurelia qui relie Rome à Vintimille...
lundi 19 avril 2010
Le sourire de l'ange
Je n'ai pas grand chose à ajouter à la présentation éditoriale de ce thriller de Joyce Carol Oates publié sous le pseudonyme de Rosamond Smith : " Un visage avenant, un esprit brillant : Colin Ash, vingt-sept ans, recueille tous les suffrages au sein de la haute bourgeoisie de Boston. Or, chacun ignore qu'il note le détail de ses forfaits dans un registre bleu. Dorothea Deverell, la veuve dont Colin s'est épris, découvrira que, derrière son sourire d'ange, se cache un être inquiétant... "
Une lecture agréable mais dont le dénouement est un peu trop attendu, puisque tout est quasiment révélé dès le début : l'intrique y perd beaucoup en intérêt.
Une lecture agréable mais dont le dénouement est un peu trop attendu, puisque tout est quasiment révélé dès le début : l'intrique y perd beaucoup en intérêt.
dimanche 18 avril 2010
Eau lourde et autres nouvelles
La perception et la gestion de l'altérité, dans des sociétés jumelles des nôtres mais transposées dans des mondes imaginés, sert souvent de base aux romans de science-fiction. Certaines nouvelles de Martin Amis sont le reflet d'une réalité à peine distordue, à la limite du genre : je citerais L'envers du placard qui détourne les clichés envers l'homosexualité, pour en parer l'hétérophobie qui règne dans une Amérique parallèle aux mentalités peu différentes par ailleurs.Un recueil qui porte bien son titre : des réflexions lourdes de sens dont la lecture n'est pas sans laisser les traces d'un malaise diffus ; je déplore que le style, exploratoire, soit parfois illisible.
vendredi 16 avril 2010
Thérèse Raquin
Quel plaisir de reprendre contact - grâce au circle challenge ABC - avec l'oeuvre monumental de Zola, dont le nom évoque pour moi le meilleur de l'écriture du XIXème siècle. Il signe dans ce roman, un de ses premiers (1867) et celui qui l'a fait connaître du public littéraire parisien, un splendide portrait de femme. Femmes auxquelles il sait faire la part belle, même si, comme l'inoubliable Nana, elles ne sont pas des plus recommandables !
Adoptée dès l'enfance par sa tante paternelle et promise au mariage avec son cousin maladif, Thérèse ne connaît et n'attend rien de la vie. Faute d'être avertie des choses de l'amour, la rencontre avec un collègue de son mari la met aux prises avec des pulsions qu'elle ne contrôle pas et qui l'entraînent sur la pente d'une passion criminelle.
Le trio infernal est en place : la femme, le mari, l'ami, l'amant. Si le scénario n'est pas original, Emile Zola, par son regard d'entomologiste, en tire une histoire qui le devient. Tel un scientifique rendant compte d'une expérience de laboratoire, il note avec précision les étapes de la métamorphose des protagonistes au contact l'un de l'autre.
En réponse aux accusations portées par certains critiques lors de la première parution, il justifie dans la préface de la seconde édition la violence et la bestialité des personnages : « Dans Thérèse Raquin, j'ai voulu étudier des tempéraments et non des caractères. Là est le livre entier. J'ai choisi des personnages souverainement dominés par leurs nerfs [Thérèse] et leur sang [Laurent], dépourvus de libre arbitre, entraînés à chaque acte de leur vie par les fatalités de leur chair. Thérèse et Laurent sont des brutes humaines, rien de plus ».
Adoptée dès l'enfance par sa tante paternelle et promise au mariage avec son cousin maladif, Thérèse ne connaît et n'attend rien de la vie. Faute d'être avertie des choses de l'amour, la rencontre avec un collègue de son mari la met aux prises avec des pulsions qu'elle ne contrôle pas et qui l'entraînent sur la pente d'une passion criminelle.
Le trio infernal est en place : la femme, le mari, l'ami, l'amant. Si le scénario n'est pas original, Emile Zola, par son regard d'entomologiste, en tire une histoire qui le devient. Tel un scientifique rendant compte d'une expérience de laboratoire, il note avec précision les étapes de la métamorphose des protagonistes au contact l'un de l'autre.
En réponse aux accusations portées par certains critiques lors de la première parution, il justifie dans la préface de la seconde édition la violence et la bestialité des personnages : « Dans Thérèse Raquin, j'ai voulu étudier des tempéraments et non des caractères. Là est le livre entier. J'ai choisi des personnages souverainement dominés par leurs nerfs [Thérèse] et leur sang [Laurent], dépourvus de libre arbitre, entraînés à chaque acte de leur vie par les fatalités de leur chair. Thérèse et Laurent sont des brutes humaines, rien de plus ».
jeudi 15 avril 2010
Thérèse Desqueyroux
La Thérèse de Zola me fait penser à une autre Thérèse, qui lui est de 60 ans postérieure, une autre femme meurtrie par la vie et les conventions sociales, aussi meurtrière en puissance. Basé sur un fait divers, il s'agit du personnage décrit par François Mauriac dans son roman le plus célèbre.
L'illustration de couverture, un portrait de 1920 signé Kees Van Dongen, traduit bien les affres du personnage de Thérèse Desqueyroux qui réapparait dans un autre roman La Fin de la nuit ainsi que dans deux nouvelles, Thérèse chez le docteur et Thérèse à l'hôtel.
Thérèse Desqueyroux a tenté en vain d'empoisonner son mari à l'arsenic. Celui-ci, par souci du scandale ou par calcul machiavélique, la disculpe au cours du procès qui conclut à un non-lieu. Mais la victime se transforme rapidement en bourreau : dès le retour au domicile conjugal, Thérèse est transformée en captive muette et en souffre-douleur. Elle se raconte dans une longue confession qui cherche autant à comprendre qu'à expliquer : en dépit de son geste criminel, elle apparaît comme profondément humaine face à la froideur de son mari.
L'illustration de couverture, un portrait de 1920 signé Kees Van Dongen, traduit bien les affres du personnage de Thérèse Desqueyroux qui réapparait dans un autre roman La Fin de la nuit ainsi que dans deux nouvelles, Thérèse chez le docteur et Thérèse à l'hôtel.
Thérèse Desqueyroux a tenté en vain d'empoisonner son mari à l'arsenic. Celui-ci, par souci du scandale ou par calcul machiavélique, la disculpe au cours du procès qui conclut à un non-lieu. Mais la victime se transforme rapidement en bourreau : dès le retour au domicile conjugal, Thérèse est transformée en captive muette et en souffre-douleur. Elle se raconte dans une longue confession qui cherche autant à comprendre qu'à expliquer : en dépit de son geste criminel, elle apparaît comme profondément humaine face à la froideur de son mari.
mercredi 14 avril 2010
Pierrot le fou

Le miracle des premières fois s'est produit avec le film de Jean Luc Godard dont la découverte dans une version restaurée par la cinémathèque française m'a laissée pantoise. Je suis restée les yeux équarquillés devant le choc des couleurs qui explosent, le (dés)équilibre du couple Ferdinand/Pierrot-Marianne, la naissance du mythe "Anna Karina", auquels s'ajoute la saveur des mots, lus, écrits, mimés-même, avec l'irruption de Raymond Devos dans un exercice qui n'appartenait qu'à lui... Le Cinéma qui transporte, non seulement à travers la France, à l'image de l'odyssée des deux héros, mais aussi à travers le temps avec un film qui a fait date mais n'avoue pourtant pas son âge.
lundi 12 avril 2010
Elle voit des rhinos partout
Grâce au talent de Mister Kiki qui me l'a fabriquée sur mesure, à ma couleur, me voilà pourvue d'une image toute belle-toute neuve et absolument perso ! Merci




Je profite de ce propos pour revenir sur " Le prix de l'amitié " dont m'a gratifiée Saphoo en décembre 2009 (oups) !
1/ les rhinocéros
J'en ai toute une série qui commence à prendre de la place, même si les miniatures de ma collection sont très loin d'avoisiner la taille du modèle grandeur nature. Mon rêve serait de posséder une reproduction du rhinocéros à la dentellière de Dali, dont j'ai pu admiré l'original lors d'une exposition temporaire à Rome.
Respect oblige, mon premier tag est attribué à mon généreux contributeur, s'il l'accepte et n' a pas déjà participé (= clause de refus).
2/ les courts-métrages
Je suis fan absolue de ce format, qui oblige à une extrême concision de moyens et permet en outre à de jeunes/futurs réalisateurs d'exercer leur talent et de se faire connaître lors de festivals dédiés. Je regrette le temps d'avant où histoire de se mettre en condition pour bien débuter une séance, les cinémas projettaient quelques films courts maintenant désavantageusement remplacés par des bandes-annonces.
Parce qu'il a la chance d'être au bon endroit et de pouvoir participer à la sélection officielle pour le Méliès d'or, je tague El Jc (clause de refus).
3/ les villes au bord de l'eau
Qu'elles soient baignées d'une rive ou d'une rivage peu m'importe, je m'aperçois que je préfère souvent les villes magnifiées par la présence de l'eau, notamment les capitales fluviales : Paris, Lyon, Venise, Prague, Budapest... auxquelles je trouve une majesté particulière dans le souffle vital qui semble traverser l'architecture de leurs quais, au rythme de ces eaux tumultueuses ou faussement calmes qui les drainent d'amont en aval. Je n'éprouve pas le même plaisir pour les cités lacustres, trop statiques, trop assoupies peut-être : il faut y voir sûrement une obscure explication subconsciente, je crois que je dois réviser mon Bachelard sur L'eau et les rêves !
Pour ce tag, je choisis la plus parisienne des blogueuses cosmopolites ou la plus cosmopolite des blogueuses parisiennes, j'ai nommé Cécile de Quoide9 (clause de refus).
4/ les marrons glacés
Il n'y a pas de saison pour les déguster : j'en raffole toute l'année !
Sur ce coup, j'ai envie de passer le relais à CookingKitten du challenge ABC qui m'a l'air bien placée côté gourmandise (clause de refus).




Je profite de ce propos pour revenir sur " Le prix de l'amitié " dont m'a gratifiée Saphoo en décembre 2009 (oups) !
Je vais tenter de répondre en choisissant 7 choses que j'aime - lecture à part, car évidemment sur un blogue de lecture ça ne compte pas - puis en décernant à mon tour le prix à 7 autres blogueurs :
1/ les rhinocéros
J'en ai toute une série qui commence à prendre de la place, même si les miniatures de ma collection sont très loin d'avoisiner la taille du modèle grandeur nature. Mon rêve serait de posséder une reproduction du rhinocéros à la dentellière de Dali, dont j'ai pu admiré l'original lors d'une exposition temporaire à Rome.
Respect oblige, mon premier tag est attribué à mon généreux contributeur, s'il l'accepte et n' a pas déjà participé (= clause de refus).
2/ les courts-métrages
Je suis fan absolue de ce format, qui oblige à une extrême concision de moyens et permet en outre à de jeunes/futurs réalisateurs d'exercer leur talent et de se faire connaître lors de festivals dédiés. Je regrette le temps d'avant où histoire de se mettre en condition pour bien débuter une séance, les cinémas projettaient quelques films courts maintenant désavantageusement remplacés par des bandes-annonces.
Parce qu'il a la chance d'être au bon endroit et de pouvoir participer à la sélection officielle pour le Méliès d'or, je tague El Jc (clause de refus).
3/ les villes au bord de l'eau
Qu'elles soient baignées d'une rive ou d'une rivage peu m'importe, je m'aperçois que je préfère souvent les villes magnifiées par la présence de l'eau, notamment les capitales fluviales : Paris, Lyon, Venise, Prague, Budapest... auxquelles je trouve une majesté particulière dans le souffle vital qui semble traverser l'architecture de leurs quais, au rythme de ces eaux tumultueuses ou faussement calmes qui les drainent d'amont en aval. Je n'éprouve pas le même plaisir pour les cités lacustres, trop statiques, trop assoupies peut-être : il faut y voir sûrement une obscure explication subconsciente, je crois que je dois réviser mon Bachelard sur L'eau et les rêves !
Pour ce tag, je choisis la plus parisienne des blogueuses cosmopolites ou la plus cosmopolite des blogueuses parisiennes, j'ai nommé Cécile de Quoide9 (clause de refus).
4/ les marrons glacés
Il n'y a pas de saison pour les déguster : j'en raffole toute l'année !
Sur ce coup, j'ai envie de passer le relais à CookingKitten du challenge ABC qui m'a l'air bien placée côté gourmandise (clause de refus).
5/ les volcans
Ils me fascinent et me font tout l'effet contraire des villes sur l'eau : ce n'est pas pour rien que j'habite une île volcanique, ce qui me permet en même temps d'habiter en bord de mer. Ceci dit, j'ai aussi vécu à Naples, à côté des pentes du Vésuve et séjourné sur le Stromboli en éruption. Je rêve bien sûr d'Islande -c'est d'actualité mais ne date pas d'hier - d'Hawaï et de Terre de Feu.
La parité est respectée jusqu'à présent dans mes tags : là, il me faudrait une fille volcanique... ou peut-être Le port de l'encreuse pour savoir ce qu'elle aime, de notre île commune et d'ailleurs (clause de refus).
6/ la couleur bleue
6/ la couleur bleue
Toute la gamme de tous les tons de bleu... mais aussi tous les termes qui en déclinent toutes les nuances. A cet égard, je signale le magnifique Conte bleu de Marguerite Yourcenar qui offre la richesse d'une large palette de mots bleus.
7/ l'infinie diversité du monde
Dans les voyages, j'apprécie surtout la découverte de cultures étangères, c'est la raison pour laquelle j'aime aussi voyager par les livres. Dans le questionnaire de Proust, je choisis toujours les langues comme don que j'aimerais posséder, pour accéder sans intermédiaire à la parole et à la lecture. Qui dit traduction dit un peu aussi trahison me semble-t-il.
jeudi 8 avril 2010
Verre Cassé
Seconde tentative après les déroutantes Mémoires de porc-épic, j'ai voulu prendre part à cette lecture commune de Verre cassé proposée par Bladelor, mais j'ai renoncé avant la fin.
« Le crédit a voyagé » est un nom bien pompeux pour l'obscur bar congolais un peu crasseux, dont le narrateur entreprend d'écrire l’histoire « très honorifique » pour le compte du propriétaire des lieux. Sans concession au mensonge, il y décrit l'origine de l'établissement et les déboires du tenancier, décidé coûte que coûte à rester ouvert 365 jours par an. Il raconte les jours et les heures passés au coin d'une table avec pour compagnons, les êtres que le hasard et l'infortune ont échoué là pour lui conter leurs aventures misérables ou édifiantes.
Sans conviction.
« Le crédit a voyagé » est un nom bien pompeux pour l'obscur bar congolais un peu crasseux, dont le narrateur entreprend d'écrire l’histoire « très honorifique » pour le compte du propriétaire des lieux. Sans concession au mensonge, il y décrit l'origine de l'établissement et les déboires du tenancier, décidé coûte que coûte à rester ouvert 365 jours par an. Il raconte les jours et les heures passés au coin d'une table avec pour compagnons, les êtres que le hasard et l'infortune ont échoué là pour lui conter leurs aventures misérables ou édifiantes.Sans conviction.
mercredi 7 avril 2010
Le roman de l'adolescent myope
Le roman de l'adolescent myope est une oeuvre de jeunesse de l’écrivain roumain Mircea Eliade, retrouvée dans un grenier de Bucarest, où il fait part de son ambition et de ses réflexions sur le métier d’écrivain, narre son quotidien de lycéen et les préoccupations de ses camarades de classe Robert et Dinu, leurs lectures et leurs discussions d’avenir.
J'ai abandonné à la moitié : c'est plutôt intéressant pour la démarche et de bonne lecture quant au style, mais je n'ai pas vraiment accroché.
J'ai abandonné à la moitié : c'est plutôt intéressant pour la démarche et de bonne lecture quant au style, mais je n'ai pas vraiment accroché.
mardi 6 avril 2010
La Créode
La lecture de l'impressionnant recueil qui vient de paraître, rassemblant trente années de nouvelles écrites par une grande dame de la SF française : La Créode et autres récits futurs m'a donné envie de découvrir au moins trois de ses romans : les Maîtres-feu, L'océanide et Chromoville. Le style de Joëlle Wintrebert est séduisant à beaucoup d'égards : un univers particulier, où l'esthétique et la poésie sont souvent présents, une écriture très fluide, travaillée au point d'en devenir insoupçonnable, des problématiques récurrentes très marquées par les préoccupations de l'auteur, dont elle s'explique dans une longue interview placée en fin de volume... autant d'arguments en faveur d'une découverte que je recommande chaleureusement.
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