Au programme du circle challenge ABC 2011, Yslaire n'est pas réellement une découverte mais Petite Fleur m'invite à me repencher sur Sambre, une série fantastique à base historique en cinq tomes, avec laquelle j'ai toujours eu du mal...Pourtant, j'aime son trait sombre et nerveux, ses paysages ciselés, sublimes et lugubres, la beauté émaciée de ses personnages, sa grisaille (comme dans les vitraux médiévaux) de lavis, son économie de couleur trouée de touches plus vives de rouille, d'ocre, de pourpre, de sepia...
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Yslaire écrit avec les mots fulgurants de la passion et dessine avec un élan flamboyant cet hymne à l'amour impossible. Sambre où l'illustration exacte et parfaite du « Romantisme », entre noirceur de l'âme et brûlure des sentiments... A l'occasion de la sortie du cinquième tome tant attendu, quatre nouvelles et magnifiques couvertures ont été réalisées par Bernard Yslaire qui a également refait toutes les couleurs des albums, les rendant encore plus époustouflants. Ces dernières années, Yslaire a énormément travaillé sur la couleur, cela se sent notamment à la lecture de XXème ciel, et les nouvelles versions de Sambre en bénéficient pour notre plus grand plaisir ! Avec la sortie du dernier tome, Bernard Yslaire nous offre donc 5 nouveaux albums à lire et relire avec passion...
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Bernard tombe amoureux de Julie, la dernière représentante de la race honnie, maudite par le vieux Sambre son père, qui s'est sucidé après s'être crevé les yeux. Sa veuve se console furtivement avec un cousin officier de police à Paris et sa fille Sarah reprend l'écriture de La guerre des yeux, un ouvrage fanatique contre les humains aux yeux rouges, exterminés jadis par une coalition de toutes les autres races. Les ingrédients d'un amour impossible et d'une haine fratricide sont rassemblés, place à l'histoire complexe et fascinante des Sambre, sur fond de règne Louis Philippe. Une fable sur l'aveuglement et la folie...
Février 1848. L'agitation et le mécontentement à l'encontre du régime bourgeois de Louis Philippe couvent dans les bas-quartiers. A l'évocation de la Liberté, la fièvre monte, ainsi que les barricades. Pendant qu'elle sert de modèle au peintre Egon Valdieu qui l'a recueillie et soignée, Bernard, auquel des bribes de secret familial sont révélées, poursuit ses recherches et retrouve la trace de Sambre. Il reçoit l'aide doublement intéressée de Guizot, fat et inconscient du danger : point de révolution sous la pluie, Paris ne gronde qu'en juillet !
Julie, accusée du meurtre de Mme Sambre, a réussi à s'enfuir et a disparu. Le frère et la soeur la recherchent ; Sarah, par l'entremise du cousin Guizot, pour la faire taire et Bernard pour la faire parler... Sous prétexte de vendre l'hôtel particulier de leur père, il se rend à Paris dans l'espoir de la retrouver et cherche où elle a pu trouver refuge. Le scénario quitte la province, source de scènes bucoliques, symbole de l'innocence encore possible, pour la ville, capitale des vices, où se côtoient misère sordide et envie dans les bas-fonds, idées révolutionnaires, faux-semblants et mondanités dans les salons.
Février 1848. L'agitation et le mécontentement à l'encontre du régime bourgeois de Louis Philippe couvent dans les bas-quartiers. A l'évocation de la Liberté, la fièvre monte, ainsi que les barricades. Pendant qu'elle sert de modèle au peintre Egon Valdieu qui l'a recueillie et soignée, Bernard, auquel des bribes de secret familial sont révélées, poursuit ses recherches et retrouve la trace de Sambre. Il reçoit l'aide doublement intéressée de Guizot, fat et inconscient du danger : point de révolution sous la pluie, Paris ne gronde qu'en juillet !
Julie, de nouveau à la rue et recherchée pour meurtre, est cachée par Rodolphe, un révolutionnaire. Comme pour Valdieu, elle incarne pour ses compagnons d'oppression l'image de la Liberté immortelle. Mais enceinte et se sentant trahie, c'est la mort qu'elle appelle sur les barricades. Bernard ne va guère mieux : il cherche à rassembler les pièces d'une vérité qui semble tantôt se dévoiler, tantôt se dérober. Des révélations de Guizot, un Sambre illégitime, de sa soeur Sarah, du Vicaire, un brocanteur proxénète ou du majordome qui ont connu le vieux Sambre, il ne sait plus que croire.
Guizot est convaincu que l'ancienne malédiction que les femmes aux yeux rouges font peser sur la lignée des Sambre, ne peut être levée que par le départ de Julie. Il la tire du bagne pour organiser sa déportation en Guyane, tandis que Bernard-Marie, le dernier Sambre, né sur les barricades, est élevé par Sarah. Une nouvelle fois, le scénario joue l'éloignement, laissant derrière lui la terre de France, pour la promesse d'une autre vie.
sortie du tome 6 La mer vue du purgatoire
Graphiquement, les planches de cet album sont les plus abouties. Pourtant, est ce l'histoire ou ce rouge leitmotiv, le malaise que j'éprouve à cette BD ne s'estompe pas vraiment. Julie Saintange, avec son regard grenat et son visage en citrouille m'empêche de profiter pleinement de l'agrément du scénario et des illustrations, bien que je trouve un intérêt grandissant à cette série. Je retrouve également un autre élément constant qui me fait apprécier l'oeuvre de Bernar Yslaire : il intègre toujours à la trame narrative de ses albums de nombreux éléments de culture et d'histoire.
30 mars 2011
Une suite raconte La guerre des Sambre... à lire.
sortie du tome 6 La mer vue du purgatoire
Graphiquement, les planches de cet album sont les plus abouties. Pourtant, est ce l'histoire ou ce rouge leitmotiv, le malaise que j'éprouve à cette BD ne s'estompe pas vraiment. Julie Saintange, avec son regard grenat et son visage en citrouille m'empêche de profiter pleinement de l'agrément du scénario et des illustrations, bien que je trouve un intérêt grandissant à cette série. Je retrouve également un autre élément constant qui me fait apprécier l'oeuvre de Bernar Yslaire : il intègre toujours à la trame narrative de ses albums de nombreux éléments de culture et d'histoire.
30 mars 2011
Une suite raconte La guerre des Sambre... à lire.

































