Je poursuis avec une autre uchronie inspirée de la révolution bolchevique, L'Impératrice Rouge, la grande saga russe de Jean Dufaux et Philippe Adamov (dont je suis fan depuis Les eaux de Mortelune), en quatre tomes également.
A la tête de toutes les Russies, le vieil empereur Pierre et sa jeune épouse Catherine se disputent le pouvoir : tous les coups sont permis dans l'affrontement impitoyable auquel se livre le couple ennemi.
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L'impératrice Catherine, reine de toutes les Russies, refuse de se soumettre à son terrible époux, vieillissant mais encore puissant. Belle et intrigante, elle aspire au pouvoir sans partage et fomente intrigues et complots pour parvenir à évincer l'empereur. Cherchant à s'allier des forces présumées indomptables, le couple rivalise dans la trahison et la cruauté. La lutte qui s'engage dans les couloirs du palais s'étend bientôt à toutes les steppes !
Une ambiance fantastique, des personnages typés, des événements en phase avec notre actualité : une série qui démarre haut et fort.
Cœurs d'acier
Avec ce deuxième tome, on continue d’évoluer dans un univers futuriste au parfum d’URSS, qui n'avoue toutefois pas pleinement son appartenance à l'uchronie. Pourtant... Une référence à Trotsky peut laisser croire que la révolution de 1917 a bien eu lieu ; des cavaliers cosaques semblant surgis du Moyen âge s'emparent d'ogives nucléaires !
Mêlant splendeur graphique et suspense haletant, aspect historique et imagination débridée au sein d'un univers original, le scénario permet toutes les supputations pour les amateurs d'enjeux de pouvoir et d'embrouilles machiavélico-politiques.
Impurs
L’impératrice rouge qui semblait mener la danse en début de série, subit de sérieux revers et se retrouve bientôt seule et sans aide. Ses trois principaux alliés se débattent dans des situations quasi désespérées. Pierre semble donc prêt de triompher. Pourtant, dans les oubliettes du palais, une étrange révolution est en marche, préparant la coalition des forces de la plaine et de la ville pour la victoire finale... Un palais impérial où l'or remplace la pierre et une étoile rouge tombée dans la boue, tel est le décorum fantastique d'un opéra baroque où science-fiction et nostalgie, splendeur et misère se côtoient au fil des pages.Avec ce tome prend fin le cycle de L'Impératrice Rouge, une vision audacieuse de l'ascension de la grande impératrice Catherine et des tensions qui ont émaillé sa prise de pouvoir étonnante. Les pièces du puzzle s'assemblent en une fresque fantastique qui allie passé, présent et futur pour imaginer un contexte historique sur mesure dont l'intrigue est suffisamment dense pour autoriser toutes les suites.
La rouille guette les cachalots d'acier oubliés au fond de la mer, rappelant qu'il n'y a pas de pouvoirs sans pertes, ni renoncement, même si le siècle qui s'ouvre pour la nouvelle Russie semble d'or et de brocart.
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