Septembre 2001, la dessinatrice Sandrine Revel effectuait son premier voyage à New York avec deux amis. Elle tentait de surmonter le deuil de son frère Stéphane récemment disparu :
" Sommet du World Trade Center. Je pense à mon frère Stéphane. J'aurais aimé qu'il soit près de moi. Sans doute, en ce moment, dans cette tour, personne n'imagine ce qui va arriver. Nous sommes le 9 septembre 2001."
Arrivée
deux jours avant l'attaque, elle a prévu ce matin-là, une visite au
muséum d'histoire naturelle. Au moment où l'attentat se produit, elle
est dans Manhattan, à quelques centaines de mètres des Twin Towers, à
l'époque les plus hautes du monde (à 411 m) après la tour Sears Tower de
Chicago. Comme des milliers de New-Yorkais stupéfaits, elle se retrouve
à errer dans les rues qui s'obscurcissent de fumée, en quête
d'informations.
L'auteur réussit à donner au témoignage un tour très personnel en
mélangeant son trouble face au drame intime qui la touche et l'immense
désarroi qui fait suite à l'effondrement des tours.L'ensemble reste pourtant assez aseptisé : elle semble flotter, hallucinée, au milieu des évènements, un peu anesthésiée par la perte de son frère. La BD est assez sourde, là où on s'attendrait à du bruit, des cris, du remue-ménage, de la panique. Elle plonge le lecteur dans un break, au point de rupture : j'ai l'impression que le moment de flottement avant que les esprits aient enregistré la réalité du choc est démesurément dilaté jusqu'à leur départ de l'aéroport, quand les vols internationaux commencent à reprendre.
C'est au final assez bizarre et je ne peux pas dire que j'ai vraiment adhéré à la démarche, même si je trouve que le format inusuel, avec beaucoup de cases par planches et un traitement de la couleur original, rendent cet album plus intéressant sur la forme que sur le fond.
Cette BD parue chez Delcourt entre dans ma compilation " des Français à New York ".
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No sex in New York
Riad Sattouf (prononcer Ryan made in US) est chargé par Libération d'un reportage illustré pour les pages été du journal. D'un séjour de trois semaines à New York, durant l'été 2004, il rapporte ces séquenes qui racontent son voyage. Il y montre les personnes qu'ils a rencontrées, essentiellement des français expatriés pour lesquels Manhattan et surtout les abords de Central Park représentent le rêve (américain) inaccessible.Sans nous apprendre grand chose, c'est un album qui reste agréable à lire. Le 18 janvier 2012
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New York mi amor

Ce volume propose une compilation inédite de l'œuvre de Jacques Tardi, pour partie méconnue du grand public car parue en magazine : trois formats courts co-signés avec Dominique Grange, sa compagne, et une version allongée de Tueurs de cafards écrit par Benjamin Legrand. Ces quelques BD devenues rares, entrecoupées de notes des auteurs, reflètent le New York des 80's : des planches en noir majeur, où éclatent quelques touches de couleur, qui disent des histoires étranges et dérangeantes, évoquant la violence, la déveine et la moderne solitude de personnages incomplètement adaptés, qui s'essaient à survivre, un peu en marge de la "ville des villes" ou s'y échouent pour mourir : It's so hard, Manhattan, Le meurtrier de Hung. Le 1er novembre 2010



4 commentaires:
les deux sont tentantes, chacune dans leur genre même si clichés il y a...merci pour ce billet instructif, je m'y connais peu en BD
Là, ça pourrait davantage m'intéresser. Je suis comme Jeneen, je n'y connais strictement rien en BD.
Merci (bis) ! :)
Voilà un billet qui n'est pas "rentable" pour ma LAL ... 3 titres de plus de notés !!!
Voilà qui est tentant, en particulier la première... A voir si je les croise dans les rayons de la médiathèque...
Hop, billet ajouté !
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