Le fruit du mois est la pomme, avec une jolie diversité :
- un album illustré (Myriam Deru) bilingue (Paule Alen) pour apprendre en douceur auprès de deux mangoustes facétieuses, Apple (le garçon) et Pineapple (la fille), aux prises avec le quotidien
- un livre jeunesse : Pomme et le magasin des petites filles pas sages
- une BD : Pommes d'amour - 7 love stories
- des histoires de Grosse pomme
- un roman : Katharina HAGENA, Le goût des pépins de pomme LC 20 septembre 2011
Je reprends intégralement le billet de Grominou tant il traduit ma pensée (c'est ICI si vous voulez lui rendre visite) :
Après tout le tintouin que la traduction française de ce roman allemand a provoqué dans la blogosphère, je m'attendais à quelque chose de formidable. C'est sans doute pour cela que je suis un peu déçue de le trouver juste «bien». C'est l'histoire d'une jeune femme qui revient dans la maison de campagne que lui a légué sa grand-mère et qui voit tous ses souvenirs de famille remonter à la surface. C'est intéressant et agréable à lire, cela parle de mémoire et d'oubli, des lieux qui nous ont marqués, mais jamais je ne me suis sentie emportée, je suis toujours restée observatrice extérieure. Je pense que la traduction n'a pas aidé, j'ai trouvé le rythme saccadé, le style banal, les dialogues artificiels. D'habitude j'adore les description de jardins et de bouffe, mais là je suis restée indifférente, sauf durant quelques passages plus réussis. Bref, déception. D'ailleurs, ai-je imaginé cet engouement universel, est-ce que tout le monde a adoré ce livre sauf moi? J'ai peut-être été surtout attirée par la magnifique couverture...
Le court avis que j'avais rédigé sitôt après lecture :Pendant les deux premiers chapitres, je n'ai pas compris l'engouement suscité par le livre de Katherine Hagena : le décès de Bertha, l'aïeule et une vieille demeure en héritage dans un village reculé d'Allemagne. Après l'enterrement et la lecture du testament, tous les parents désertent rapidement Booshaven, mais Iris qui n'a aucune intention de garder la maison, s'y installe pour la nuit. Les souvenirs resurgissent et peu à peu, les témoignages inscrivent Iris dans une histoire familiale insoupçonnée. Je me suis laissée porter mollement plutôt qu'emporter par l'intrigue de ce roman dont la principale qualité tient en ce qu'il fait la part belle aux personnages féminins des trois générations : Bertha/Anna, Inga/Christa/Harriet, Iris/Rosemarie/Mira mais au final je lui ai trouvé un goût de trop peu...
Autre lecture proche, que j'ai néanmoins préférée : La pluie avant qu'elle tombe de Jonathan Coe

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire