lundi 20 décembre 2010

J'aurais préféré vivre

Jérémy se suicide par amour et désespoir le jour de ses 20 ans, le 8 mai 2001 : Victoria, qu'il croit aimer à la folie, l'a rejeté après qu'il lui a fait une déclaration passionnée. Il sort du coma le 8 mai 2002. S'il constate avec bonheur que Victoria est à ses côtés, follement amoureuse, il n'a gardé aucun souvenir de l'année écoulée. Lorsqu'il ouvre les yeux de nouveau, le 8 mai 2004, il est père et étonné par un bébé qui lui est parfaitement inconnu...
D'année en année, Jérémy sent ainsi sa vie et sa raison lui échapper ; entre deux sommeils, il semble être un autre, qui a renoncé à ses rêves et prend plaisir à détruire l'amour et l'amitié autour de lui. Au cours de ses brefs réveils, Jérémy tente de percer le mystère de son amnésie et de tendre des pièges à l'autre, pour l'empêcher de nuire à sa famille.
J'ai choisi ce titre bonus dans Ma liste de Sandrine pour le circle challenge ABC 2010. Thierry Cohen y raconte une histoire d'amour étrange et belle, impossible à lâcher du début à la fin. C'est un livre construit sur un suspense totalement incroyable et cela fonctionne pourtant merveilleusement bien : contre toute logique, on attend du dénouement qu'il soit aussi ingénieux que le récit et qu'il donne satisfaction au lecteur en relevant le héros de la malédiction initiale qui l'anéantit peu à peu.
Mais dans les livres, comme dans la vie, on n'a pas toujours ce qu'on souhaite et tous les titres ne sont pas trompeurs, il faut parfois les croire !
J'aurais préféré vivre a valu à son auteur le grand prix Jean d'Ormesson pour sa capacité à défendre la langue française.

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