mercredi 26 juillet 2017

Veuve noire

Challenge Chacun son époque : Première guerre mondiale 5/5 

J'avais beaucoup apprécié Au revoir là haut de Pierre Lemaître. Dans le même ordre d'idées, Veuve noire de Michel Quint ne m'a pas déçue. L'action se déroule à Paris dans l'immédiat après-guerre, parmi ceux qui sont restés à l'arrière, les planqués, mais aussi les petites gens qui ont appris à vivre dans une économie de pénurie et peinent à se remettre des bouleversement sociaux liés à quatre années de conflit. De la même façon, l'intrigue repose sur une arnaque née sur les champs de bataille, fomentée dans la confusion du retour à une vie normale. L'intrigue policière pourtant bien menée et subtile est vite devenue secondaire à mon goût, j'ai été contente de la découverte du fin mot de cette histoire mais c'est surtout le personnage principal qui a suscité mon intérêt.

Jeune épousée, jeune veuve, petite bourgeoise ruinée par des placements insolvables souscrits par son mari, Léonie Rivière ne se résigne pas... Dans l'euphorie de l'armistice, alors que tout Paris fête la victoire des alliés et la bonne fortune des soldats de retour du front, elle décide de suivre son instinct et de prendre sa vie en main. Avant même la confirmation de la disparition d'Antoine son mari, qui n'a plus donné de nouvelles depuis son positionnement sur Le chemin des Dames, elle sent qu'une partie des femmes ne reviendra pas en arrière.
Sans engagement féministe volontaire, elle a des élans de liberté et un appétit de vivre qui ne demandent qu'à s'exprimer. Ses modèles sont les scandaleuses de l'époque. Elle est déjà journaliste à la pige, introduite dans le milieu des arts et des lettres, elle veut en vivre, obtenir une véritable reconnaissance, un poste et une rubrique dans un grand journal.
L'environnement du roman m'a beaucoup plu : Léonie y croise à tous les coins de rue les écrivains et les peintres qui ont fait l'actualité et le renouveau culturel de l'après-guerre.

Résumé :
Le 11 novembre 1918, Léonie Rivière, jeune veuve de guerre qui espère subsister en devenant reporter, rencontre Edgar Prouville, soldat démobilisé après une blessure. Très vite, ils entament une liaison passionnée et Prouville, qui débute une carrière de courtier en peintures, entrepose chez Léonie, à Montparnasse, un stock de toiles d'artistes dont il espère voir monter la côte : Modigliani, Picasso...Mais il disparaît en laissant ses toiles. Aidée par Norbert Rameau, un photographe qui a été gazé au front, Léonie, résolue aussi à conquérir sa liberté de femme, va mener l'enquête à travers le Montparnasse de l'après-guerre. Une enquête qui la mènera à un quadruple meurtre commis au printemps 1917 sur le Chemin des Dames...

2 commentaires:

Philippe D a dit…

Tu parles de "Au revoir là-haut", ce n'est pas de Michel Bussi mais de Pierre Lemaitre...
Michel Quint, je n'en ai lu qu'un que je n'ai pas aimé, je crois...

XL a dit…

tu as raison, je corrige, heureusement que tu veilles ! si tu as lu Effroyables jardins, je peux comprendre, j'en ai lu beaucoup et j'aime bien, mais pas à la suite, j'avais emprunté Fox trot, je viens de le rendre pour plus tard à bientôt