mercredi 23 mai 2012

Journal intime

Lecture du Read-a-thon Mai 2012 : le bilan complet est ici
4/6

En 2 ans et 150 pages, la narratrice pose un point final à son aventure avec un homme marié. Du fond de son impasse, elle dresse le constat d'une relation qui n'était fusionnelle que de sa part : une autre histoire de Back Street, sans l'humour.
Au fil de la plume, Nathalie Rheims confie son attente lamentable entre deux rencontres, le rare bonheur de quelques escapades prolongées, plombées d'avance par l'imminence de la séparation prochaine et son désarroi, puis sa lassitude face à une situation qu'elle subit jusqu'à la lie. Pour s'échapper et se reconstruire, elle doit en passer par deux étapes successives, renoncer et consigner la trace de ce lent détachement.
J'ai parfois envie de la plaindre et en même temps, je ne peux complétement compatir à son abnégation et à l'abandon de son libre arbitre ; surtout je ne vois pas bien l'intérêt de cet étalage sentimental si ce n'est pour atteindre une seule personne, qui ne sera jamais nommée, et tenter un dernier rappel, en lui communiquant le prix et le poids de ce renoncement, duquel je ne suis finalement qu'à moitié convaincue.
J'ai déjà écrit à propos du livre d'Eric Fottorino L'homme qui m'aimait tout bas, combien le deuil me semblait mal s'accommoder d'une exposition en place publique.
Je goûte d'autant moins le genre autobiographique qu'il s'agit ici du deuil d'un amour. Ce n'est pas la démarche qui me gêne, mais son contenu le plus prosaïque, alors que la sublimation de la perte (voire de la non concrétisation) dans une oeuvre qui transcende l'expérience particulière a pu donner, notamment chez les romantiques mais je pense aussi à Pétrarque, des pages magnifiques.

mardi 22 mai 2012

Marie Antoinette, la reine fantôme

Lecture du Read-a-thon Mai 2012 : le bilan complet est ici

Maud est la jeune veuve très fortunée d'un homme âgé qu'elle aimait. Son beau-fils qui voudrait remettre la main sur la fortune paternelle, lui fait une cour aussi assidue que grossière, mais elle ne lui accorde qu'un intérêt ennuyé. Par dépit, il veut faire croire qu'elle est incapable de gérer ses biens.
En effet, Maud, qui est peintre, montre un comportement de plus en plus étrange. L'explication est hallucinante : alors qu'elle faisait des croquis pour une prochaine exposition, la reine de France guillotinée lui est apparue pour lui demander de ramener ses restes mortels dans la nécropole royale de Saint Denis. Marie Antoinette n'en est pas à sa première tentative mais ses entrées en contact se sont soldées par des échecs. Grâce à la sensibilité de Maud, elle croit enfin pouvoir compter sur une âme compatissante et trouver le repos.

Je retrouve avec plaisir le parfum suranné qui m'a plu dès le départ dans le travail d'Annie Goetzinger. Je trouve que son style, très réaliste, convient bien à un travail sur le fantastique (Félina). Elle est à l'aise avec les décors et les costumes historiques. Elle est associée dans cet album à Rodolphe que je découvre comme scénariste. L'histoire se passe à la Belle Epoque et s'appuie sur un fait divers authentique : deux anglaises racontent avoir croisé la reine au Petit Trianon, un lieu où elle passait beaucoup de temps avec ses dames de compagnie et qu'elle affectionnait particulièrement. Cet album est un one-shot qui s'intercale dans la série en cours : Agence Hardy

lundi 21 mai 2012

Orfi aux enfers

Lecture du Read-a-thon Mai 2012 : 2/6 et le bilan complet
Dino Buzzati est un de mes auteurs italiens (novelistes) préférés. J'avais fait figurer Orfi aux enfers dans ma LàL après en avoir lu quelques pages sur le web et c'est avec un immense plaisir que j'ai reçu d'Orchidée, dans un colis qui nous a donné des sueurs froides tant il a tardé !
D'abord, mes attentes ont été complétement dépassées par ce roman très graphique paru dans la collection Actes Sud. Je ne le voyais pas du tout comme ça en fait, je pensais à quelques planches, jamais à un si gros livre, très beau, très fini. C'est un bel ouvrage qui m'a offert une rare surprise et qui m'a totalement déroutée, surprise, stimulée.
L'histoire ne vaut pas en soi mais par la liberté d'interprétation - littéraire aussi bien que littérale - qu'a prise l'auteur par rapport au mythe d'Orphée, revisité dans un Milan (un peu désincarné) de la fin des sixties. Je trouve le graphisme très pop'art mais il possède aussi une touche expérimentale très personnelle que je reconnais de l'écriture de Dino Buzzati. Il savait d'ailleurs son oeuvre tellement d'avant-garde qu'il avait d'ailleurs jugé préférable de ne la publier qu'une vingtaine d'années plus tard.
C'est un livre que je suis contente de posséder car il fait partie de ceux dont je sais que je prendrai plaisir à les redécouvrir souvent ou à en consulter quelques pages au hasard.

dimanche 20 mai 2012

0.4

Lecture du Read-a-thon Mai 2012 : le bilan complet est ici
1/6

Sous la plume de Mike Lancaster, Kyle Straker prend le micro pour raconter à la postérité - s'il y en a une - ce qui est arrivé à son village de 1000 habitants au cours d'une banale après-midi de kermesse. Danny, un jeune collégien de son entourage tente un numéro d'hypnose et demande des volontaires. Pour les quatre candidats, le réveil (?) est étrange, voire flippant.

Il est assez difficile de commencer à raconter quoi que ce soit d'autre sans risquer d'en dire trop.
L'accroche du roman et la structure sont très originaux, d'autant que le témoignage de Kyle est entrecoupé de commentaires a posteriori qui expliquent et extrapolent sur certains passages. J'ai juste été gênée par une petite atteinte à la crédibilité de l'ensemble, avec l'épisode qui concerne Annette la soeur de Danny sur laquelle il s'était entraîné quelques jours auparavant.

Il était dans ma LàL et m'a gentiment été offert par Petitebelge
1.4 est annoncé et j'ai bien envie de lire la suite !

0.4 entre dans le challenge à vos nombres de Piplo.

samedi 19 mai 2012

Aujourd'hui c'est Read-a-thon

Le RAT (readathon d'origine outre atlantique) est un tournoi de lecture non-stop de 12 ou 24 heures d'affilée. Il se tient habituellement deux fois l'an, à l'automne et au printemps. Pour la France (ou les francophones), celui de printemps aura lieu le 19 mai, avec une possibilité le dimanche 20 pour celles et ceux qui le souhaiteraient.
Les horaires sont 10 heures - 22 heures pour le mini
ou 10 heures - 10 heures J + 1 pour le big RAT
Avis aux amateurs !
Les inscriptions se font chez Dolmen
Comme chaque année je n'en lirai pas 1/10ème mais je prépare néanmoins ma liste :-)

Ma première lecture est pour le challenge Un mot des titres, je n'en dévoilerai donc le titre que dans dix jours !
Un petit repas et je vais choisir une deuxième lecture plus courte...
Journal intime de Nathalie RHEIMS, un livre rapide, bizarre
Maintenant une BD pour entrecouper
Marie Antoinette La reine fantôme de Rodolphe et Annie GOETZINGER
J'hésite pour la suite...
Orfi aux enfers de Dino BUZZATI, chouette roman graphique que je voulais lire depuis longtemps, arrivé dans ma PàL grâce à Orchidée
Bilan à mi-RàT : 800 pages

Bilan de missXL qui a joué avec nous : 949 pages
Peau de pêche de Jodi Lynn ANDERSON
Une fille et 7 voeux de Rose WILKINS
Histoires de princesses de Christine PALLUY et Rebecca DAUTREMER

Tentative de Big-RàT, suite et fin :
Une lecture avec un nombre pour le challenge de Piplo : 0.4 de Mike LANCASTER merci à PetiteBelge
Pour finir la nuit, un gros volume écrit petit (est-ce une bonne idée ??!)
Sans parler du chien de Connie WILLIS qui était dans ma LàL depuis une éternité et qui m'a été offert par Cln! avec une jolie carte marque-page que j'ai découverte en l'ouvrant Merci

Je n'ai pas fini le dernier roman, mais je ne le lâche pas car il me plaît bien, désopilant et farfelu à souhait, me sens un peu fatiguée et surtout je suis satisfaite de mon bilan et de ma tentative de Big-RàT

AUTEUR et TITRENombre de pages
Dino BUZZATI, Orfi aux enfers (BD)232
Mike A. LANCASTER, 0.4255
Âme361
Nathalie RHEIMS, Journal intime158
Annie GOETZINGER, Marie Antoinette (BD)66
Connie WILLIS, Sans parler du chien288/574
 Total =1360

Chez les autres participantes :Adalana, Asphodèle, Giny, La bibliothèque du dolmen (organisatrice)  L'or des chambres, Sharon, Syl, Touloulou. Bonne journée à toutes.

Il est midi pour moi, nous allons manger et puis nous irons... à la bibliothèque !  Je me suis écroulée et j'ai même pas réussi à dormir : vivement ce soir, après quelques pages de Connie Willis avant de fermer les yeux ! Demain boulot

jeudi 17 mai 2012

Confessions d'une femme mûre

Ce roman-témoignage est l'occasion de revenir sur ma première lecture inscrite au challenge ABC 2009. Michèle Goettmann précise en dédicace que le roman de Stephen Vizinczey lui a donné envie d'écrire le point de vue d'une femme en réponse à son Eloge des femmes mûres.
Isabelle, la quarantaine assumée, deux fois mariée, dévoile son apprentissage de l'amour physique, ses attentes et expériences de femme affirmant sa liberté sexuelle et ayant mûri avec le souci de donner satisfaction à ses partenaires en assouvissant ses et leurs désirs charnels. Elle porte un regard de femme sur les hommes qui ont croisé sa route et entend déclarer, dans le même temps, son amour à son mari.
Le roman ne parle que de sexualité, en dépit des explications liminaires où les mots d'empathie, de philanthropie, de souci de l'autre, auraient pu faire penser à la recherche d'un accomplissement aussi philosophique que physique.L'écriture, qui se veut spontanée et sans inhibitions, échoue à faire la part des choses entre exhibitionnisme et pornographie. Vers chez les blancs, le roman de Philippe Djian, pourtant aussi crûment sexuel, ne fait ressentir ni cette vacuité, ni cet écoeurement.
J'ai donc été déçue par ce roman dont l'objectif est loin d'être atteint. Le résultat est moins flatteur que le souvenir que m'a laissé la lecture de sa source d'inspiration, sans doute parce qu'il tient plus du témoignage et donc du catalogue que le roman de Stephen Vizinczey. Certains chapitres sont toutefois plus intéressants que d'autres : dans le désordre, les hommes de la famillle, les amis, les amoureux transis, les vacances, le bureau.

Lu le 18 décembre 2010

Âme rouge : tome 3 de Blacksad

Juan Diaz Canales et Juanjo Guarnido
Il y a certaines BD dont je me demande pourquoi, en dépit d'éloges soutenus et unanimes, j'ai résisté si longtemps avant de daigner les ouvrir, ... sans doute pour me réserver le plaisir de les découvrir après tout le monde.
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tome 1 : Quelque part entre les ombres
Natalia, une actrice de cinéma est retrouvée assassinée dans son lit. Le détective Blacksad, anciennement son amant, est maintenu à l'écart de l'enquête. Il en faudrait plus - ou il n'en faut pas moins - pour que son intérêt redouble. Il en fait une affaire personnelle. Sa seule piste le mène jusqu'à la disparition étrange de Léon Kronski, un scénariste qui l'avait remplacé auprès de la belle. Mais cela n'était sans doute pas du goût de son protecteur ! Pour l'histoire, l'amateur de thriller très très noir, à l'américaine, n'a pas lieu de se sentir dépaysé.
Graphiquement, c'est tout le contraire. Les deux auteurs, Juan Diaz Canales et Juanjo Guarnido, sont issus des studios d'animation Disney et cela se sent à certains cadrages et mises en page inusités et audacieux, parfois empruntés au cinéma (plongée,contre-plongée...). Chaque planche est sublime : du grand art parfaitement maîtrisé. Blacksad est à juste raison salué comme un des chefs d'oeuvre du 9ème art, à commencer par Régis Loisel qui en signe la préface !
Les détails sont fouillés, que ce soit dans les scènes de ville, d'intérieur ou les plans rapprochés sur les personnages. Tous sont représentés par des animaux, dont le faciès est souvent plus humain que nature - on pourrait presque leur prêter la voix de certains acteurs de polar tant ils sont expressifs - et ils sont regroupés par catégories d'espèces, en fonction des caractéristiques à exprimer, en une étude de moeurs habile.
Lue le 25 mai 2011

tome 2 : Artic-Nation
Oldsmill, le maître de la ville, un tigre blanc, Karup, le chef de la police, un ours blanc et Huk, son âme damnée, un renard blanc, soutenus par les gros bras d'Artic-Nation, le parti raciste, font régner la loi des WASP (white/anglo-saxon/protestant) sur la ville.
Kyle, une petite fille a disparu. Dinah, sa mère travaille comme femme de ménage chez Karup, mais une femme de couleur n'a aucun droit, même ou surtout si elle est la petite amie du fils Oldsmill. Personne n'accepte d'enquêter, sauf John Blacksad, auquel on ne fait pas appel en vain.

tome 3 : Âme rouge
Après avoir eu affaire aux noires affaires des animaux à pelage immaculé, son moral  est au plus bas.
Il est appelé à Las Vegas pour protéger un joueur fortuné, excentrique et superstitieux. Au cours d'une conférence sur le nucléaire, il reconnaît Otto Lieber, un scientifique de haut rang auquel il fut lié dans sa jeunesse. Alma, une jeune femme énergique et autoritaire, lui barre la porte du savant. Il la retrouve peu après sous les traits de l'épouse sulfureuse de Gotfield, son employeur. Elle joue du fait qu'elle ne le laisse pas indifférent.

Des animaux plus vrais que nature :
Les albums ne valent pas tant par l'intrigue policière qui se défend pourtant bien que par  l'illustration de caractéristiques humaines et l'incroyable diversité des physionomies qui transparaissent à travers les faciès des animaux : par exemple, Alma en petite chatte agressive toutes
griffes dehors ou l'amoureuse suave aux yeux de miel dont ce don Juan accompli brise le coeur sans le prévoir, Liebbert le hibou idéaliste ou Litzac le peintre engagé/enragé, le tueur sur gages aux bottes en croco ou le journaliste : chacal, fouine ou putois ?
Une BD troublante, qui renouvelle le genre du polar politique.
Lue le 17 mai 2012

Un mot, des titres

à venir (avec rhinocéros inside)
Broussaille, Un faune sur l'épaule, Frank

mercredi 16 mai 2012

Dans ma BàL ces jours-ci

Un grand merci à l'organisatrice du swap anniversaire qui nous tient en haleine depuis un an (reste Mandy dans les Vosges qui attend toujours son colis, la pauvre !). Tout au long de l'année, Petitebelge avait également proposé un concours intra-swap sur le thème de " l'anniversaire-mystère ". Comme je ne suis arrivée que deuxième, elle a eu la gentillesse de me faire parvenir un super lot de consolation : des livres que  j'avais très envie de lire :
0.4 de Mike Lancaster
L'élue de Lois Lowry (la suite du Passeur découvert grâce au Babychallenge science-fiction)
La salle de bain du Titanic de Véronique Osvaldé

Ensuite, du côté des partenariats avec Livraddict ça se bouscule
Le Livre de Poche vient de m'adresser Kane et Abel de Jeffrey Archer - Chronique pour le 15 juin 2012

Les éditions Hachette jeunesse m'ont envoyé Au commencement il y avait Bob de Meg Rosoff - Chronique pour le 19 juin 2012

mardi 15 mai 2012

Le combat ordinaire

La série porte bien son titre, c'est déjà un bon point à accorder à Manu Larcenet. Ensuite, même si je n'adhère pas à son trait griffonné, il colle bien à la sordidité (?) quotidienne qu'il décrit. Autant certains auteurs comme Philippe Delerm s'attachent à mettre en relief les menus plaisirs de la vie, autant Manu Larcenet s'emploie à montrer le côté désenchanté du réel. Ce sont deux positions philosophiques symétriquement défendables, mais je préfère pencher vers l'optimisme - aveugle - dirons certains. Je lis de la BD pour me détendre, me faire voyager, m'apprendre, me faire réfléchir (pas trop) et donc j'ai généralement plus de goût pour les envolées chevaleresques ou aventureuses, les planches chatoyantes, les couleurs. Petit écart dans mes propos, j'ai bien aimé la sobriété des planches qui correspondent au paysage mental du héros.

1. Le combat ordinaire
2. Les quantités négligeables
3. Ce qui est précieux
4. Planter des clous

Marco est photographe, trentenaire et mal dans sa peau. Il a un rapport un peu élastique avec sa famille : son frère " Georges " et leurs parents qui vivent au bord de la mer. Menuisier, le père a travaillé dans les chantiers navals qui se meurent. Il souffre d'Alzheimer. La mère est un personnage admirable, très présent mais pourtant en retrait : elle a de petites phrases lucides qui font mouche.
Le premier album le montre à un tournant de sa vie. Il suit une psychothérapie qu'il décide d'arrêter, il part habiter au vert car il pense qu'il y vivra plus heureux, il reprend son métier de photographe car il souffre de faire du reportage à sensations. En amenant son chat chez le vétérinaire, il rencontre la femme qui va être capable de le supporter. Il se lie également avec un vieux voisin sympathique.
Marco est un émotif en crise, un indécis en porte-à-faux permanent, fragilisé par un rien comme se faire mettre le couteau sous la gorge par Emilie, la gentille véto qui veut emménager avec lui ou apprendre que le vieux monsieur amoureux de la nature a un passé honteux d'ancien tortionnaire.
Marco grandit à reculons, cède des morceaux de son refus d'entrer dans la maturité, ne va pas au bout de ses opinions. La perte de son père le confronte à une remise en question plus abrupte, le force à ouvrir les yeux. Il retourne aux ateliers et parle avec les anciens qu'il a connus gamin. La réalité de la crise le frappe de plein fouet. Il fait un reportage vérité qui déplaît à son journal mais trouve un écho artistique.

Voilà, je viens de finir le tome 4 et je ne sais pas si je me suis familiarisée avec le dessin, mais c'est celui que j'ai préféré. Il montre Marco plus apaisé, sans être totalement assoupi. Dans sa vie, il est devenu père d'une petite fille et à 2 ans, Maude l'accapare tellement qu'il n'a plus le temps pour s'ausculter le nombril. Professionnellement, il a surmonté sa crise morale et se remet au reportage. Il prend parti pour la cause perdue des chantiers : restructurations, fermetures, plan social et licenciements sont à l'ordre du jour. En parallèle, l'histoire politique voit l'affrontement des présidentielles 2007. L'album se termine par un long monologue d'un des gars du chantier, mis en pré-retraite à 59 ans et qui livre à Marco ses réflexions sur la vanité de la lutte.
Je l'avais dans ma PàL depuis un moment mais je l'ai lu au lendemain du second tour des élections 2012, par hasard. Il m'a servi de mise au point sur les évènements d'il y a un quinquennat. Les choses changent imperceptiblement, les problèmes demeurent.

Je ne peux pas dire que j'ai aimé la série au point de lire d'autres albums mais la réflexion progressive d'un homme qui se cherche, ses émotions, ses doutes, m'a intéressée, sans toutefois me le rendre sympathique. J'ai de loin préféré les personnages secondaires : la mère, le voisin au passé douteux, le vieux du chantier.

dimanche 6 mai 2012

Le diable vit à Notting Hill

coup d'épée dans l'eau
Voilà une lecture dont j'aurais pu m'abstenir et qui va vite passer aux oubliettes.
Je n'ai pas vraiment compris si le titre de Rachel Johnson est une allusion au roman de Lauren Weisberger Le diable s'habille en Prada, mais si c'est le cas, il ne s'agit que d'une pâle copie d'intention et le ton n'y est pas. Le roman est à l'image du petit monde élitiste qu'il raconte : ceux qui connaissent s'y retrouveront, les autres peuvent passer leur chemin ou choisir de perdre quelques heures  !

Il y a deux co-narratrices à cette histoire. Clare et Mimi sont anglaises, citadines, quarantenaires, voisines et... amies jusqu'à un certain point.
Ralph, le mari de Mimi a hérité d'une petite maison sur un square privé de Notting Hill, un des quartiers les plus huppés de Londres. Il travaille dans les pétroles et ne fait pas partie des banquiers à 7 zéros de revenus comme les autres habitants du square. Au contraire de toutes les MNH, les mères de Notting Hill, élégantes et pleines aux as, Mimi est donc dans l'obligation de travailler et elle écrit comme pigiste dans un journal. Avec leurs trois enfants, ils mènent une vie un peu bohème, mais ils peinent souvent à boucler les fins de mois et font figure de parents pauvres dans la communauté étroite du square. Ralph, qui ne rêve que de pêche, voudrait vendre et s'installer à la campagne.
Mariée à Gideon, un architecte reconnu, Clare essaie depuis des années d'avoir l'enfant qui manque à son bonheur. Sous des dehors de complicité et d'entraide, elle envie secrètement la famille de Mimi, ce qu'elle ne s'avouerait en aucun cas.
Voilà pour les bases de l'intrigue.
Sinon, le roman passe en revue les potins et commérages de ce quartier particulier où en dépit de tout leur argent, les beautiful people ont les mêmes soucis d'amour, de pouvoir, de paraître... que tout le monde, puissance 10. Dans ce microcosme, chacun guette et commente les faits et gestes des autres. Malheur à ceux qui enfreignent les règles tacites de savoir vivre autour d'une des pelouses les plus chères au monde, comme ces Américains parvenus, Sélim Kasparian, le milliardaire pas vraiment intégré aux activités qui rythment la vie communautaire ou ce couple richissime, Bob et Sally, mis au ban car ils ont osé transformer leur garage en appartement pour les enfants et les domestiques.
Clare va faire mieux, elle va carrément acheter une seconde maison.

Sans doute à cause des tours de parole alternés entre Clare et Mimi, j'ai eu du mal à distinguer les couples principaux et secondaires dans ce méli-mélo d'intrigues et de chassés-croisés pas toujours crédibles (la nounou trop " bonne " qui épouse le milliardaire convoité par ces dames) et aucun personnage ne m'a été particulièrement sympathique. Seule Donna peut être, la prof de yoga qui a viré gourou feng shui et fait payer ses conseils de bon sens à 100£ de l'heure, parvient à tirer son épingle du jeu.

samedi 5 mai 2012

Yello(w)range exotic

Il ne s'est pas pressé, il a mis le temps depuis la mi-mars, mais il est arrivé, il est là et il est magnifique, à demi déballé sur mon canapé, plein de couleurs vives : bleu, fuschia, orange et jaune, il me tente et me fait envie !
MERCI  Orchidée tu dois être rassurée et moi je dois dire que je suis soulagée quuand je vois le nombre de tes paquets. Bon ceci dit,  tu m'as archi-gâtée :
- des douceurs il ne reste pas grand chose à montrer
" du mou saveur jaune " pas deviné : nougat au citron, saveur inconnue, surprenante, très bon et déjà englouti !
" orange foncé de la région dur ou mou " là je m'en doutais à cause de la fin : caramels au beurre salé, une valeur sûre, après un partage inéquitable, quelques rescapés mais pas pour longtemps
" du jaune à tartiner " il y a tellement de choses qui s'étalent ??? gelée fermière pomme mimosa, dans un mignon petit pot en verre, bien trouvé car j'adore les associations fleurs fruits ou fruits épices, à goûter, sur des crêpes je pense
- des senteurs et des saveurs
" orange, jaune à déguster " deviné à la forme du paquet : du thé aux agrumes de chez Dammann frères, hum!!!
" orange exotique pour les papilles " aucune idée avant d'ouvrir : Dans les dunes de Mezouga, épices pour la soupe, dans une petite bonbonne en fer du plus bel orange, là aussi très bonne idée car je fais beaucoup de potages, à essayer très bientôt
" de l'orange à enflammer " une bougie parfum passion dans son petit verre, qui va rejoindre ses copines.
- des lectures qui m'enchanteront
Elle qui chante quand la mort vient d'Andrea H. Japp, mon auteur de polars préféré du moment
Orfi aux enfers de Dino Buzzati, un auteur italien que j'aime lire et un livre abondamment illustré, entre roman graphique et BD, qui est dans ma PàL depuis des années, je ne le connaissais que par le net   SPECIAL MERCI rien que pour celui-là
La colère du rhinocéros de Christophe Ghislain, un roman de la rentrée littéraire 2011 qui me faisait envie, repéré également sur le net
- des attentions qui font plaisir
un marque page qui reproduit une illustration asiatique du XIXème siècle Oiseau et fruits (on reconnaît des grenades exotiques !)
- un carnet de papiers colorés grand teint de chez Le thé des écrivains, agréablement odorant : je ne connais pas mais c'est encore un carnet dans lequel je ne vais pas oser écrire
- un gentil mot sur une carte orange comme il se doit, avec une jolie demoiselle vêtue de rose et de prune, j'aime
un sans faute, merci encore, et comme dit le proverbe : tout vient à point qui sait attendre !

jeudi 3 mai 2012

Les croisés du cosmos

J'ai emprunté ce roman SF dans l'intention de le lire pour le challenge uchronique de Lhisbei, mais j'ai pris quelque retard... (une paille) dans mon programme ou bien je suis super en avance pour le Winter Time Travel III de l'an prochain !
En fait j'aurais pu y arriver dans les temps car c'est un petit volume qui se lit très vite. Il révèle bien l'univers dans lequel évolue l'auteur. Poul Anderson a une écriture particulière que j'aime beaucoup, car en dépit de concepts parfois compliqués, dans la narration, il est limpide : le lecteur que je suis se laisse emporte dans l'aventure humaine sans se poser de questions technico-métaphysiques insolubles dans l'espace.
Les Croisés du Cosmos par Poul Anderson Pour celle dont il est question présentement : imaginez le début du film Les visiteurs avec Jean Reno et Valérie Lemercier dans les rôles du seigneur et de sa gente dame, car ce sont les images très évocatrices qui me sont venues d'emblée dès les premières pages et que j'ai gardées pour les personnages principaux jusqu'à la fin. Messire Roger de Tourneville est un hobereau de campagne, un seigneur à peine moins pauvre ni moins rustre que ses paysans. Son épouse Lady Catherine, de meilleure naissance, s'est un peu mésalliée, mais elle se distrait en écoutant les vers courtois du chevalier sir Owain Montbelle. Son fief est en pleins préparatifs de bataille car le seigneur d'Ansby s'apprête à rejoindre son roi Edouard d'Angleterre qui combat en France, avant de partir pour délivrer Jérusalem.
C'est le moment que choisit un objet volant non identifié rutilant pour atterrir non loin des douves du château. Quelques hommes bleus au visage plat encadré de longues oreilles et à la courte queue * en descendent pour soumettre les " indigènes " de cette planète. Qu'à cela ne tienne, Roger de Tourneville croit à une nouvelle sorcellerie franco-sarrasine et marche sus à l'ennemi avec ses soldats. Les extra-terrestres sont tellement surpris par l'attaque qu'ils n'ont pas le temps d'utiliser leurs armes surpuissantes et ils sont rapidement défaits jusqu'à l'acant-dernier - Branithar - qui est fait prisonnier ainsi que son vaisseau.
Roger de Tourneville pense dans un premier temps l'utiliser pour se rendre plus vite en France, puis il songe à l'avantage que représente cette prise pour la croisade et il fait embarquer tous ses gens. Au lieu de les amener en Terre sainte, une trahison de l'otage les entraîne dans l'espace, vers une des planètes colonisées par les Wersgors et puissamment défendue par plusieurs garnisons armées.
Le ressort du roman est traité avec astuce et humour : sûr de son bon droit, fort de son honneur chevaleresque et d'une confiance absolue en la suprématie de la couronne d'Angleterre, Roger de Tourneville ne doute (presque) à aucun instant. Ses qualités, qui galvanisent ses troupes, désarçonnent les Aliens conquérants, peu habitués à rencontrer une résistance chez les peuples des planètes sur lesquelles ils jettent leur dévolu et l'effet de surprise allié une stratégie primitive mais efficace permettent aux croises de prendre l'avantage à chaque engagement.
De la SF qui m'a fait sourire bien souvent, ce n'est pas si fréquent ! à lire

* rappelez vous que c'est une des nouvelles de Poul Anderson dont j'ai déjà parlé qui a servi de point de départ au scénario du film Avatar

mardi 1 mai 2012

Ceux qui vont mourir te saluent

La lecture de mon premier Vargas est une réussite, avec des ingrédients que j'aime dans un roman : historique, italien, policier et contemporain, ainsi qu'une autre qualité que j'apprécie : ne pas en faire des tonnes.

Evidemment, je ne vais pas raconter l'histoire bien alambiquée qui se cache derrière ce titre-référence aux jeux du cirque. Pour continuer dans la métaphore antique, les trois héros portent des noms d'empereurs romains.
Claude Valhubert, le fils d'un éditeur d'art parisien réputé pour ses expertises, poursuit des études en histoire de l'art, tout en sachant qu'il ne parviendra pas à égaler son père. Ses amis n'ont pas ses moyens financiers mais réussissent à étudier avec lui à Rome grâce à la bourse obtenue par Thibault dit Tibère. Le dernier David, pensant et agissant sous le pseudonyme Néron auquel il s'identifie, est le caractère le plus difficile à cerner dans ce triumvirat dont il est l'instigateur et le moteur. Quatrième personnage, la femme, car il y en a toujours une dans toute histoire passionnelle, est comme il se doit belle à damner un saint homme.

Face à eux, l'inspecteur Richard Valence, apparaît plutôt sympathique en dépit d'un caractère bien trempé, mais il lui en faut pour résister aux intrigues compliquées de ses suspects et de sa hiérarchie. Sur fond de bibliothèque vaticane, de palais Farnèse, d'originaux de Michel Ange et d'érudition romaine, Fred Vargas tisse une toile dans laquelle il manque de peu se faire prendre. Il incarne le calme méthodique et la pondération,  là où les uns et les autres apportent éclat, chaos, mégalomanie, exubérance, baroque, nonchalance et mal de vivre.

Bien sûr, j'ai hâte de me replonger dans une autre de ses fictions et j'espère y retrouver certains des personnages, attachants ou intrigants, croisés dans les méandres de Rome et de cette histoire surprenante. Le prochain dans ma LàL est L'homme aux cercles bleus, repéré depuis les débuts de ce blogue.

lundi 30 avril 2012

Challenge ABC 2012 - Mai - A et V

Pour le mois d'avril, ce sont les lettres A et V qui sont sorties du panier.
J'ai continué dans la veine policière du mois d'avril, avec la découverte d'une autre grande dame de la série noire : Fred Vargas, Ceux qui vont mourir te saluent
et pour diversifier, un autre de mes genres de prédilection, un roman d'anticipation de type uchronique : Poul Anderson, Les croisés du cosmos.
Publication des billets demain !
chez Jeneen : Insoupçonnable de T. Viel

Pour rappel,  les auteurs en I et T seront à l'honneur au cours du joli mois de mai. 
En attente du tirage au sort du mois de juillet...    Le résultat est : E et L

dimanche 29 avril 2012

La part de l'autre

Coup de coeur
Dans le cadre de son challenge Eric Emmanuel Schmitt,  unchocolatdansmonroman organise une LC de La part de l'autre. C'est l'occasion de revenir sur cette lecture qui date un peu pour moi (Lu le 2 juin 2009) mais qui n'a pas pris une ride et dont le bon souvenir est toujours intact.

Sans Hitler qu'aurait été le vingtième siècle ? Avec cette uchronie pour point de départ, l'auteur pousse l'hypothèse à son extrême.
Adolphe H. n'échoue pas au concours d'entrée à l'école des Beaux-Arts de Vienne : sa vie est changée, donc le cours de l'Histoire ; ses pathologies demeurent mais elles suivent un cours différent. Les deux héros, côté pile et côté face d'une même personnalité, font des choix qui décident de leur avenir et modifient la face du monde. Les chapitres alternent et montrent, en une course poursuite destinée à ne pas se rejoindre, les deux trajectoires du Führer, une basée sur les faits historiques, l'autre plausible dans laquelle un psychanalyste débutant, le docteur Edmund Freud, commence par le guérir de son complexe envers les femmes...
Encore un très très bon Eric Emmanuel Schmitt. Un roman prenant qui ne condamne pas le dictateur mais essaie de dénouer les fils de sa biographie personnelle et la part dans la conception du nazisme de sa vocation artistique contrariée, mais aussi une prise de position intéressante sur le libre arbitre, ainsi que sur l'altérité, un thème récurrent chez lui.

dimanche 15 avril 2012

Âme, âmes... un mot des titres... pour le 1er juin

J'ai déjà quelques BD lues ou en vue et trois titres dans ma LàL
Tout en écoutant L'Âme-stram-gram de Mylène Farmer
ICI Les âmes vagabondes de Stéphanie Meyer.

Et aujourd'hui 15 avril, quelles sont les lectures à l'ordre du  JOUR ?
80 jours de Vadot et Guéret  et  11ème jour de Sandrine Revel, sans oublier le très beau  Ce que le jour doit à la nuit de Yasmina Khadra sur la fin de l'Algérie française.

Tous les détails du tirage au sort et des conditions de participation sont chez Calypso.

80 jours



A 80 ans, Edmond Lesage est condamné au lit. Juliette veille sur lui. Elle parle peu, mais lui fait l'effet d'une cure de jouvence. Un matin, il constate qu'il peut se lever et renouer avec le plaisir de la promenade. Son horloge interne se met à compter à rebours. Il retrouve l'acuité de sens remis à neuf. Si Juliette est déroutée, Edmond se contente de profiter de ce bénéfice inespéré. Il les emmène en vacances, là où il s'était promis d'aller avec sa femme. On apprend qu'elle est décédée dans un accident de voiture alors qu'Edmond conduisait et qu'elle avait décidé de le quitter.
Bientôt arrive le jour où Juliette et Edmond ont le même âge : 35 ans. Il leur offre un repas de fête. Juliette résiste à la situation, elle rentre à paris, le laisse sans nouvelles. Lui continue son processus de rajeunissement au rythme d'une année par jour. 80 jours semble être son horizon ultime dont la date se rapproche.


J'ai choisi cette BD car elle contient un chiffre et que j'ai commencé à lire systématiquement toutes celles de sa catégorie à la bibliothèque. Avant même de me lancer dans le challenge de Piplo, cela m'a permis de surprenantes découvertes comme 13m28, un ouvrage collectif et interactif scénarisé par RaphaelB. 80 jours n'échappe pas à cette règle de l'étrangeté. En outre, je me suis aperçue qu'elle me permet aussi de figurer au challenge de Calypso pour le mot JOUR, aux côtés de 11ème jour, choisi pour l'occasion.

L'histoire est vraiment très originale et la fin (presque) totalement inattendue, au moins en début de lecture. Ensuite, le processus devient évident et la chute inéluctable. Pourtant la conclusion reste surprenante. Une incroyable aventure traitée avec la banalité d'un fait divers : j'aime la simplicité narrative qui se retrouve dans le dessin, avec coup de crayons apparents.  La maîtrise du scénario et de la mise en cases ne se révèle qu'avec discrétion. Les personnages se dévoilent avec pudeur. Une BD plaisante, efficace, pleine de sagesse et de bonnes surprises.
© Nicolas Vadot / Olivier Guéret / Casterman
autres suggestions :
Les maîtres du temps de Moebius
La métamorphose de Kafka

samedi 14 avril 2012

Challenge nordique

Bon je craque et recraque encore pour un challenge : puisque j'ai envie de m'initier davantage à ces auteurs nordiques et qu'un an c'est un bon timing pour moi... comment mieux le faire qu'en partageant ses lectures et découvertes ?
Je me sens aventurière... je m'inscris donc spontanément en niveau 2 (après coup j'ai calculé que ça fait un livre par pays c'est jouable !)
Les inscriptions se font chez Myiuki
Mordue de littératures « venues du froid », je me suis dit qu’il serait intéressant de partager ma passion pour ces auteurs souvent méconnus et de découvrir de nouveaux romans grâce à des lecteurs souhaitant s’initier ou développer leurs connaissances en matière de littératures nordiques. Tous les genres sont acceptés, le seul but est de se faire plaisir.
De nombreuses propositions de lectures chez Prune.
Le principe est simple : lire autant de livres que possible dont l’auteur est originaire d’un des pays suivants ...
-    Norvège
-    Suède
-    Finlande
-    Islande
-    Danemark
Les catégories :
Pêcheur d’Islande : niveau découverte, de 1 à 3 livres à lire
Aventurier des fjörds : niveau connaisseur, de 3 à 5 livres à lire
Explorateur du Grand Nord : niveau expert, plus de 5 livres à lire
La durée : 1 an, soit du 1er avril 2012 au 1er avril 2013.

jeudi 12 avril 2012

Elle voit des rhinos partout [3]

challenge Totem chez Liligalipette
Ma photo
Logo des éditions Kartocéros
" Continuons à avancer ensemble et à faire vivre l'utopie cartonera "

La rhinomobile !
un projet intéressant, désolée je ne connais pas l'auteur pour le mentionner

Seuls   de Gazzotti et Fabien Vehlmann,
tome 1 : La disparition et tome 2 : Le maître des couteaux

On ne le signale pas souvent et pourtant elles ajoutent souvent de la qualité et du plaisir esthétique comme c'est le cas ici : les couleurs sont de Cerise dont il me semble avoir déjà remarqué le nom. Le graphisme est un peu "djeuns" j'entends par là qu'il me fait penser à mes BD d'enfance, sans mépris aucun : Boule et Bill ou plus récemment Titeuf, etc.

L'histoire ressemble un peu à une version BD de L'autre monde (Chattam) : des adolescents se réveillent un matin et toute leur famille a mystérieusement disparu. Ils représentent tous les âges et les cultures : du petit Terry encore à l'âge des peluches, à Ivan l'adolescent et Dodji, le jeune noir trop vite grandi dans un orphelinat, qui prend la direction du groupe, en passant par les filles : la blonde à tresses prénommée Camille, comme dans les petites filles modèles de la Comtesse de Ségur et Leïla, la beurette bricoleuse. On n'échappe pas véritablement aux traits caricaturaux puisque les deux à peau claire apparaissent au premier abord plutôt comme les intellos de la bande et les deux à peau foncée comme les plus opérationnels, ceux qui vont prendre en charge l'organisation matérielle des choses.

Le premier moment d'effroi passé après avoir constaté que dans toute la ville, il ne reste qu'eux, les cinq compagnons organisent leur survie avec les talents de chacun. Les heurts de personnalité ne sont pas évités. Ils cherchent à entrer en contact avec d'éventuels autres survivants. L'aventure commence bien et je suis prise par les questions qu'ils vont avoir à résoudre.
J'aime quelques pages improbables, presque surréalistes, avec l'apparition d'animaux de la jungle : un magnifique tigre blanc trop agressif qui finit malheureusement noyé dans un 4x4 ou un couple de rhinocéros qui ne supportent pas leur reflet et défoncent les vitrines... L'explication vient un peu plus tard, ils sont échappés d'un cirque voisin éventré.

Dans le tome suivant, ils sont aux prises avec un dangereux tueur, au faux air de fantôme masqué, qui paraît décidé à les éliminer. Ils ont emménagé au Majestic, beaucoup plus confortable, mais juste pour laisser à Leïla le temps d'aménager un bus qui va les emmener... ailleurs.
La suite parue : Le clan du requin, Les cairns rouges, Au coeur du maelström, La quatrième dimension et demie, Les terres basses.
Merci Livraddict : une belle découverte vers laquelle je ne serais pas allée spontanément à cause du dessin, mais maintenant j'ai envie de voir comment les personnages vont évoluer pour s'en sortir.

mercredi 11 avril 2012

L'enfant de la délivrance

Challenge Coup de coeur 2012 : catégorie Bit-litt   1/5
Résumé éditeur :
C'est en fouillant dans les affaires de son père adoptif que Juliette découvre son métier : il est tueur professionnel. Un choix évident vient alors dans son esprit, celui de faire le même travail. Mais lors de ses nombreuses missions, cette jeune femme va découvrir que certaines histoires semblant invraisemblables ne sont pas que des légendes. Entre des vampires et des loups-garous, Juliette va vite comprendre que la Terre ne possède pas en son sein que des humains, surtout quand l'héroïne rencontre le tout premier vampire, un homme sans aucun doute prétentieux mais d'une beauté à couper le souffle.
Livre 1 : Sans pitié (chapitres 1 à 10) raconte l'histoire de Juliette, les bases pour comprendre le coeur du roman
Livre 2 : Le changement (chapitres 11 à 16) qui déroule l'histoire de Charlène en trois parties
L'innocence (chapitres 1 à 7) ; Les découvertes (chapitres 8 à 12) ; Être femme (chapitres 13 à 18).

L'histoire est vraiment originale et j'ai apprécié : il est très rare de se débarrasser de l'héroïne aux deux tiers du roman, même si c'est sa propre fille qui prend la relève. L'adage telle mère telle fille ou Bon sang ne saurait mentir ne valent rien pour l'ascendance de Charlène. En effet, dans sa lignée, elle compte une grand mère vampire, l'autre sorcière, un grand père loup, l'autre humain mais tueur à gages, un père loup, une mère vampire, elle même étant une sorcière.
Toutefois, pour être honnête, je dois dire que le style m'a énormément gênée dans ma lecture. Quel dommage que tant de fautes de style et de trop nombreuses coquilles, des paragraphes qui parfois ne semblent pas s'enchaîner tout à fait, aient échappé à la correction.
Mais comme il s'agit d'un premier roman, l'indulgence est de mise et je suis curieuse de voir ce que donnera la plume de cet auteur dans quelques années.

Entretiens avec une tueuse

Je voulais lire ce roman d'Andrea Japp depuis mon challenge ABC 2009 (donc aux tout débuts de ce blogue). Comme j'ai de la suite dans les idées, je l'ai enfin trouvé et dévoré. Bien sûr, il est excellent comme je m'y attendais ! Un, voire mon préféré parmi ses romans.

Abandonnée dans une station de métro à cinq ans et déjà dotée d'un instinct de survie chevillé au corps, Théa est repérée par un rabatteur qui travaille pour M. Jean. Placée à l'Institut, une discrète école de formation professionnelle, éduquée et dressée dès ses onze ans, elle remplit ses premiers contrats à peine quelques années plus tard : séduire, tuer ! Douée au delà de toute espérance, elle se montre rebelle. Dans sa fuite, elle rencontre Marigold, un travesti qui lui donne refuge et un peu d'amour. Elle squatte ensuite avec des marginaux, drogués, casseurs organisés sous la coupe aveugle d'un fou furieux. Elle y croise Angel qu'elle aimera...
Traquée par M. Jean, qui cherche à l'atteindre dans ce qu'elle a de plus cher, elle peaufine une vengeance ultime, digne de son enseignement.

Insensible à la peur à un degré qui en fait presque une infirmité, Théa ne laisse aucune place au sentiment : elle est une tueuse de sang froid, une criminelle payée à gages. Ses préférences vont aux armes blanches, parce qu'elles nécessitent une proximité sensuelle. Son enfance lui vaudrait sans doute ce que les avocats de la défense ont coutume d'appeler des "circonstances atténuantes". Seulement Théa n'a jamais eu à comparaître devant un jury d'assises en dépit des nombreux meurtres qu'elle a commis.
L'histoire de sa vie, elle la raconte à Thomas Renaudant, un journaliste qui l'a contactée pour recueillir ses confidences dans le but d'en tirer un livre. Dans un ouvrage écrit sous forme d'autobiographie, les confessions s'étirent sur douze jours d'entretiens (douze chapitres, un prologue et un épilogue) comme Théa en a décidé. Suspendu au récit, halluciné, le lecteur assiste, aux côtés du jeune homme soumis et séduit, à l'exploration psychologique de la tueuse. Les tendances morbides sont contrebalancées par un désir de vivre qui rythme le roman et le place de bout en bout sur un fil incertain.

Les entretiens se montrent incisifs, limpides ; ils débutent, sans compromis ni fausse pudeur :
Je suis retournée hier soir dans ce terrain vague, non loin de la porte de ..., à l'est de Paris.
Un gros immeuble neuf, fâcheux compromis entre l'économie vulgaire de cette fin de millénaire et quelques additions faux luxe, trônait à la place de l'hectare de broussailles roussies, de tessons de bouteilles et de détritus en tout genre.
Trois ans, déjà.
La vieille caravane de Marigold, dont l'émail blanc jaune s'était craquelé et boursouflé sous les flammes, a disparu. Les silhouettes menaçantes de ses grands chiens de garde ; si abâtardis qu'ils avaient l'air lunaire, aussi (...).
Lu le 11 avril 2012

dimanche 8 avril 2012

7 nains 1/2

Je commence le challenge de Piplo par 7 nains 1/2 de Tarek (scénariste) et Aurélien Morinière (dessinateur).
Si, je fais ce que je veux...
L'histoire est adaptée du célèbre conte de Grimm.
Un partie des personnages est tirée du monde réel et l'autre vient du domaine du conte. Le narrateur, une sorte d'original qui a le pouvoir de faire vivre ses récits, entreprend de raconter cette histoire pour divertir une petite fille qui passe par là, à la recherche de son animal de compagnie, une sorte de rat.
Blanche Neige devient la candidate d'une émission de télé réalité et les 7 nains, des vélocipèdistes pressés de poursuivre leur histoire, un peu comme l'Alice de Lewis Carol, se retrouvent enrôlés contre leur gré dans le jury de sélection. Bien leur en a pris car ils vont devoir protéger l'innocente jeune fille contre les manoeuvres des autres concurrentes ambitieuses.
Les auteurs livrent sous couvert d'humour et de BD jeunesse, une réflexion critique sur les préjugés et le monde des apparences symbolisé par la télé réalité.
          C'est décalé et décadent à souhait.  
Le duo a co-signé d'autres albums que je vais m'efforcer de trouver. De Tarek, j'ai lu les 2 tomes de Le prophète de Tadmor (en attente de la suite) que je vous recommande.

mercredi 4 avril 2012

Non je ne suis pas une geek accomplie

Nouvel environnement
Vous n'avez peut être pas remarqué car les apparences sont restées identiques, mais dans l'arrière-boutique, là où s'élaborent les articles, Blogger a tout changé et cela ne va pas sans mal... J'étais habituée à de petites choses que je ne retrouve pas.
Plus grave, par une fausse manip', j'ai perdu la totalité de mes suivis de blogues : c'est là que je verrai ceux que j'avais vraiment l'habitude de fréquenter et qui vont me manquer (dont je devrais réussir à me souvenir pour les réinjecter dans mes listes, actuellement désastreusement vides)
Egalement, tous les liens qui renvoyaient vers mon blogue sont inactivés. ZUT

mardi 3 avril 2012

A chaque fois, je dis que je vais arrêter...

Dernière ronde
Valérie nous a régalées de couleurs depuis plus d'une année. Elle lance le dernier swap de la série, qui finit en beauté puisque le thème sera celui des femmes et la couleur le violet.
Je reprends sa présentation, mais vous pouvez également faire un tour sur son blogue pour voir tous les autres thèmes...

Oui, je sais, certaines s'impatientent: "mais quand va-t'elle lancer son swap violet?". N'est-ce pas Tiphanie? Alors, c'est parti pour les dernier swap qui sera consacré au violet et aux femmes. Le swap fonctionnera sur le principe des binômes.

Chaque colis devra comporter: un roman dont la couverture contient du violet/ mauve ou dont le titre contient l'une de ces couleurs + un roman écrit par une femme et dont le personnage principal est une femme + un marque-page de la couleur ou sur le thème demandé + une surprise (si possible surprise ou MP préparé par vos petits doigts) de la couleur ou sur le thème demandé + une gourmandise de votre choix.
Les romans / BD d'occasion sont acceptés s'ils sont en TB état. On peut rajouter un livre en moins bon état mais c'est un bonus. Pour être acceptable, un livre doit remplir l'une de ces 3 conditions: 1) vous l'avez aimé 2) vous ne l'avez pas lu/aimé mais de nombreuses autres blogueuses l'ont aimé 3) il est dans la LAL de votre swappé(e).


Addiction(s)
En cette période de Pâques, un swap qui vient à point : il est proposé par Loula (du loto BD).
Le contenu du colis est plutôt simple :
- 2 BD
- du chocolat (on peut en mettre beaucoup!!)
- 1 surprise (en rapport avec le chocolat, la Bd, comme vous voulez...)
et le calendrier (car Loula est très précise) :
- Inscription jusqu’au 22 avril
- Préparation des colis jusqu’au 20 mai (4 semaines car il y a beaucoup de jours fériés)
- Envoi des colis jusqu’au 1er juin
- Publication des photos entre le 28 mai et le 8 juin (oui je précise car je veux aussi un engagement à publier les photos du colis dans un délai décent.
Sauf aléas postaux : les facteurs n'ont plus qu'à bien se tenir !!!

lundi 2 avril 2012

Challenge numérique

En résumé, mais inscriptions et commentaires chez  Piplo.
Le principe :
- lire des romans dont le titre comprend un nombre ; ne comptent pas les numéros de saga ou de tomes...
Le délai :
- le challenge se termine à la fin de l'année 2012
Les catégories :
- top ten : on choisit une liste de dix livres comprenant les nombres de 1 à 10 dans leur titre.
- aléatoire : on choisit un nombre de livres à lire avant la fin de l'année dont le titre contient un nombre:
Pour chaque catégorie, il y a quatre niveaux de difficulté
             - niveau 1 : de un à trois livres
             - niveau 2 : de quatre à six livres
             - niveau 3 : de sept à neuf livres
             - niveau 4 : dix livres (ou plus !!!)
On peut aussi cumuler les catégories.

Participations déjà acquises
  1. Tokyo année zéro de David Peace
  2. Tolérance zéro de Patricia Cornwell
  3. Divergence001 d'Alain Grousset
  4. Trois affaires criminelles résolues par le juge Ti de Robert H. Van Gulik
  5. Trois semaines pour dire adieu de Thomas Cook
  6. Les cinq pépins d'orange d'Arthur Conan Doyle
  7. Le cinquième évangile de Michel Faber 
  8. Bleu nuit ou les sept vies du moine de Daniel Vaxelaire
  9. Sept jours pour une éternité de Marc Lévy
  10. 7 nains 1/2 de Tarek et Aurélien Morinière
  11. Le huit de Katherine Neville
  12. La fille aux neuf perruques de Sophie Van der Stap
  13. 13m28 collectif et RaphaëlB
  14. Exterminateur 17 de Dionnet et Bilal
  15. 24 heures avant la nuit de David Benioff
  16. Level 26 d'Anthony E. Zuiker
  17. WEST Le 46ème état
  18. 100 % Dolto de 
  19. 666 de Froideval et Tacito
  20. La mille et deuxième nuit d'Alain Nueil
  21. Waterloo 1911
  22. Titanic 2012 de Christophe Lambert

dimanche 1 avril 2012

Histoires de Grosse Pomme

Le 11° jour
Septembre 2001, la dessinatrice Sandrine Revel effectuait son premier voyage à New York avec deux amis. Elle tentait de surmonter le deuil de son frère Stéphane récemment disparu :
" Sommet du World Trade Center. Je pense à mon frère Stéphane. J'aurais aimé qu'il soit près de moi. Sans doute, en ce moment, dans cette tour, personne n'imagine ce qui va arriver. Nous sommes le 9 septembre 2001."
Arrivée deux jours avant l'attaque, elle a prévu ce matin-là, une visite au muséum d'histoire naturelle. Au moment où l'attentat se produit, elle est dans Manhattan, à quelques centaines de mètres des Twin Towers, à l'époque les plus hautes du monde (à 411 m) après la tour Sears Tower de Chicago. Comme des milliers de New-Yorkais stupéfaits, elle se retrouve à errer dans les rues qui s'obscurcissent de fumée, en quête d'informations.
L'auteur réussit à donner au témoignage un tour très personnel en mélangeant son trouble face au drame intime qui la touche et l'immense désarroi qui fait suite à l'effondrement des tours.
L'ensemble reste pourtant assez aseptisé : elle semble flotter, hallucinée, au milieu des évènements, un peu anesthésiée par la perte de son frère. La BD est assez sourde, là où on s'attendrait à du bruit, des cris, du remue-ménage, de la panique. Elle plonge le lecteur dans un break, au point de rupture : j'ai l'impression que le moment de flottement avant que les esprits aient enregistré la réalité du choc est démesurément dilaté jusqu'à leur départ de l'aéroport, quand les vols internationaux commencent à reprendre.
C'est au final assez bizarre et je ne peux pas dire que j'ai vraiment adhéré à la démarche,  même si je trouve que le format inusuel, avec beaucoup de cases par planches et un traitement de la couleur original, rendent cet album plus intéressant sur la forme que sur le fond.
Cette BD parue chez Delcourt entre dans ma compilation " des Français à New York ".
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No sex in New York
Riad Sattouf (prononcer Ryan made in US) est chargé par Libération d'un reportage illustré pour les pages été du journal. D'un séjour de trois semaines à New York, durant l'été 2004, il rapporte ces séquenes qui racontent son voyage. Il y montre les personnes qu'ils a rencontrées, essentiellement des français expatriés pour lesquels Manhattan et surtout les abords de Central Park représentent le rêve (américain) inaccessible.
C'est bien sûr saturé de clichés sur Big Apple, telle que peuvent se l'imaginer les Français, mais il y est aussi question de réussite, de célébrités, de salaires mirobolants en dollars, de la difficulté de rencontrer l'âme soeur ou même de nouer des relations, du 11 septembre, de Ground zéro et des pompiers, les " malgré nous " héroïques de cette journée.
Sans nous apprendre grand chose, c'est un album qui reste agréable à lire.         Le 18 janvier 2012
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 New York mi amor
Ce volume propose une compilation inédite de l'œuvre de Jacques Tardi, pour partie méconnue du grand public car parue en magazine : trois formats courts co-signés avec Dominique Grange, sa compagne, et une version allongée de  
Tueurs de cafards écrit par Benjamin Legrand. Ces quelques BD devenues rares, entrecoupées de notes des auteurs, reflètent le New York des 80's : des planches en noir majeur, où éclatent quelques touches de couleur, qui disent des histoires étranges et dérangeantes, évoquant la violence, la déveine et la moderne solitude de personnages incomplètement adaptés, qui s'essaient à survivre, un peu en marge de la "ville des villes" ou s'y échouent pour mourir :  It's so hard, Manhattan, Le meurtrier de Hung.                Le 1er novembre 2010








50 états, 50 billets 
Manhattan, NEW YORK (ter)

Tolérance zéro

Le procureur Monique Lamont est une redoutable manipulatrice. Elle vise le siège de gouverneur de l'état du Massachusetts lors des prochaines élections et fait campagne sur le thème de la lutte contre la violence et l'insécurité, sous le slogan " n'importe quel crime, n'importe quand ". Elle est persuadée que la toute nouvelle technique de pointe en matière d'analyse ADN doit permettre d'élucider tous les crimes passés et présents.

L'inspecteur Win Garano, détaché auprès de sa juridiction, est son fer de lance. Elle veut le charger de résoudre une affaire vieille de 20 ans et l'envoie dans le Sud, avec l'arrière pensée de prouver la supériorité des techniques d'investigation de son bureau, sans prendre le risque de ne pouvoir maîtriser un éventuel échec.
Une riche veuve a été sauvagement agressée et tuée dans sa demeure, près de Knoxville, Tennessee. La découverte de nouvelles traces d'ADN permet de rouvrir le dossier. Avec l'aide précieuse de Sykes, une collègue qui suit comme lui la formation de l'académie de médecine légale, Win parvient à confondre le meurtrier. Mais ses moyens témoignent autant de l'intérêt des nouvelles technologies que des méthodes d'enquête traditionnelles et éprouvées : patiente étude des pièces, contre-interrogatoire des témoins, épluchage d'archives, assemblage des preuves...
Efficace comme le style de Patricia Cornwell, qui écrit comme au rouleur compresseur. Bon, j'ai bien aimé cependant et je voulais le lire à cause de cette histoire d'ADN, mais cela reste plutôt anecdotique.









Cambridge, Massachusetts


ABC 2012     7/26
Ca m'avait échappé mais il y a un chiffre dans le titre !

Challenge ABC 2012 - Avril - C & J

Tirage au sort du mois de juin, ce sont les auteurs en I et en T qui seront à l'honneur.En mai, nous attendons des  A et des V.
Quant à nos lectures du mois de mars J et C :
pour Jeneen
Le livre des jours  de M.Cunningham

XL :
Au menu de ce mois, deux grandes dames du roman noir : j'ai cité la Française Andrea Japp, Entretien avec une tueuse et l'Américaine : Patricia Cornwell, Tolérance zéro.