jeudi 17 mai 2012

Confessions d'une femme mûre

Ce roman-témoignage est l'occasion de revenir sur ma première lecture inscrite au challenge ABC 2009. Michèle Goettmann précise en dédicace que le roman de Stephen Vizinczey lui a donné envie d'écrire le point de vue d'une femme en réponse à son Eloge des femmes mûres.
Isabelle, la quarantaine assumée, deux fois mariée, dévoile son apprentissage de l'amour physique, ses attentes et expériences de femme affirmant sa liberté sexuelle et ayant mûri avec le souci de donner satisfaction à ses partenaires en assouvissant ses et leurs désirs charnels. Elle porte un regard de femme sur les hommes qui ont croisé sa route et entend déclarer, dans le même temps, son amour à son mari.
Le roman ne parle que de sexualité, en dépit des explications liminaires où les mots d'empathie, de philanthropie, de souci de l'autre, auraient pu faire penser à la recherche d'un accomplissement aussi philosophique que physique.L'écriture, qui se veut spontanée et sans inhibitions, échoue à faire la part des choses entre exhibitionnisme et pornographie. Vers chez les blancs, le roman de Philippe Djian, pourtant aussi crûment sexuel, ne fait ressentir ni cette vacuité, ni cet écoeurement.
J'ai donc été déçue par ce roman dont l'objectif est loin d'être atteint. Le résultat est moins flatteur que le souvenir que m'a laissé la lecture de sa source d'inspiration, sans doute parce qu'il tient plus du témoignage et donc du catalogue que le roman de Stephen Vizinczey. Certains chapitres sont toutefois plus intéressants que d'autres : dans le désordre, les hommes de la famillle, les amis, les amoureux transis, les vacances, le bureau.

Lu le 18 décembre 2010

Aucun commentaire: