
Les raisons d'un drame épouvantable ne semblent obscures que parce que les signes avant-coureurs sont restés ignorés. Le lecteur, aveuglé en première partie, mais guidé dans la seconde, ouvre peu à peu les yeux...
Une construction en miroir permet de suivre la vie de deux familles ordinaires... la première partie aborde le point de vue des parents qui reste à la surface des apparences, confronté en seconde partie au regard des plus jeunes qui éclaire le malaise latent : tous portent un masque et taisent un secret.
L'histoire décortique les Raisons obscures de la souffrance infligée par autrui : un cercle vicieux où le pire devient inévitable quand la pression dépasse la mesure. Les effets sont garantis parce que quasiment personne dans l'entourage
des protagonistes ne les aide faute de s'apercevoir à temps de la
spirale sans issue dans laquelle ils sont engagés.
Les Kessler ont déménagé pour se rapprocher de la famille maternelle ; leurs enfants, une fille et un garçon, vivent leur rentrée dans un nouvel établissement, désireux de s'intégrer.
Les Mariani sont installés de longue date, plus à l'aise matériellement ; le cadet a ses amis, l'aînée jouit impunément de sa côte de popularité.
J'ai vraiment été plus que surprise en découvrant parmi tous les sujets possibles, l'enfant souffre-douleur " rabaissé, moqué au quotidien, détruit dans le silence et l'aveuglement le plus complet " mais aussi, à part égale, par son harceleur.
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