La nouvelle de Robert Heinlein mise en ligne gratuitement sur HaL, est introduite et commentée par Olivier Rey, avec une biographie de l'auteur et toutes les éléments explicites, nécessaires à la compréhension de cet auto-paradoxe temporel subtil.
« Je suis mon propre grand-père » est une chanson de Dwight Latham et Moe Jaffe, datant de 1947.
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Pour de multiples raisons, je trouve intéressant de découvrir la manière d'écrire d'un auteur à travers une nouvelle. La lettre volée ne vient pas contredire cette règle qui a fait ses preuves :Louis XIV et (pourrais-je dire) Mazarin sont au pouvoir. Le personnage récurrent de Jean d'Aillon est un notaire et fils de notaire anobli. Le premier point positif est la véracité historique de l'environnement narratif.
Louis Fronsac est chargé par un condisciple de jeunesse au collège de Clermont, de retrouver une lettre qui lui a été volée dans sa cassette fermée à clef. Peu de familiers ont accès à la chambre. Il est fort probable que seul un spécialiste en clavellerie (serrurerie) peut être l'auteur du larçin.
La victime est Paul de Gondi, coadjuteur de l'archevêché de Paris, un personnage historique du parti des dévots. Louis Fronsac se réclame de l'esprit mathématique de son époque : Fermat, Blaise Pascal, etc. Sa perspicacité va lui permettre de découvrir les non-dits et autres éléments qui lui ont été tus et de résoudre l'énigme, tout en éclairant le lecteur sur la grande et la petite histoire.
Le deuxième point positif est la logique psychologique de l'intrigue.
Enfin, le style est très agréable et bien que truffé de références, il n'en est pas alourdi pour autant. Je suis tentée de lire une plus longue aventure de Louis Fronsac, celle autour de Fermat par exemple.
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