Fox trot Plusieurs fois que je m'y reprends et je n'avance toujours pas d'un chapitre ! Je me suis déjà passablement ennuyée avec Les amants de Francfort. Le style narratif me bloque. Pourtant j'ai aimé Veuve noire et vraiment apprécié Effroyables jardins. A vérifier, mais il me semble que les quatre romans se déroulent plus ou moins durant la même période historique.
enfin...
Après avoir eu beaucoup de mal à entrer dans l'histoire, je me suis intéressée à Charles Bertin, instituteur lillois en mal d'idéal et au contexte particulier des rivalités gauche-droite entre les deux guerres mondiales. Mes cours d'histoire contemporaine sur = Les droites en France = me sont revenus en mémoire, mais sous une forme beaucoup plus préhensible. La teneur et les enjeux des oppositions prennent vie à travers des personnages " humains " que ce soit une personnalité historique comme Roger Salengro, maire de Lille de 1929 jusqu'à son suicide en 1936 ou le fictif commissaire Demeyer, cousin protecteur de Charles. L'écriture m'a fait penser à du Modiano sans le style ! Si l'argot peut être bienvenu pour faire sentir les différences sociales, le relâchement du style m'a parfois gênée.
Les amants de Francfort
Un savoureux mélange de transactions humaines sur fond de salon du livre de Francfort : Michel Quint nous apprend comment se font les contrats en marge des stands officiels, mais aussi s'interroge avec nous sur le poids des héritages familiaux : qui est véritablement le Sandor au grand coeur qui se prétend descendant de Dracula, où vécut de 1943 à 1945 Louis Debaissieux, le grand père de Clémence qui se meurt d'une tumeur au cerveau, pourquoi le père de Florent Vallin, le jeune patron des éditions En colère, fut-il assassiné, est-ce en raison de ses sympathies nazies ou pour un autre motif, dans quelle mesure la troublante Léna et l'intrigant Fitz peuvent-ils l'aider...
Je n'avais pas retenu de ses autres romans qu'il avait cette façon d'écrire assez familière et le style, parfois télégraphique, m'a surprise. Pourtant, au sein de cet imbroglio sentimental, savamment nuancé du grave au léger, le plaisir de lire était là.
Lu le 23 mars 2015
1 commentaire:
Je n'ai lu qu'un seul livre de cet auteur, je pense.
Drôle de couverture.
Bonne fin de semaine.
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