La règle de quatre de Ian Caldwell et Dustin Thomason
Je n'ai pas de facilité à parler de ce roman qui m'a pourtant tenue en haleine durant quelques jours. Il appartient au style des romans de campus anglo-saxons, qu'il faut apprécier, c'est un prérequis indispensable. Certains passages sont légèrement plus creux que d'autres mais la tonalité générale est assez prenante. J'ai surtout était émerveillée par la suggestion des trésors disparus, comme ce fut le cas à ma lecture de la chambre d'ambre. Les
liens familiaux sont très importants dans l'intrigue parce que deux
générations successives se sont heurtées à l'énigme d'un chef d'oeuvre
de la Renaissance, Le songe de Poliphile que des savants tentent de décoder depuis 1499. Ecrit en cinq langues, orné de
gravures érotiques et violentes, ce texte à clefs a résisté à tous les assauts,
brisé des destins, des amitiés et des vies. Pourtant, deux étudiants de
Princeton osent s'y mesurer et, au fil des messages cachés, découvrent
l'histoire d'un prince du Quattrocento et l'existence d'une crypte
secrète qui recèle des trésors inouïs. Ils croyaient échapper à la
malédiction de cette énigme. Mais pour la défendre, certains sont prêts à
mourir et à tuer.
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